Êtes-vous Prêt à Être Parent?

Vous voulez des enfants. Pas juste un, non, vous voulez le motherload de la famille moderne, une belle famille comme dans Les Sims, vous voulez de beaux enfants à la dizaine attablé autour d’une belle grosse dinde bien rôti, chantant des cantiques de Noël pis en riant en vous courant autour du divan et en faisant du lip synch sur Ain’t No Mountain High Enough avec vos brosses à cheveux pis vos peignes. C’est beau de rêver.

Si vous êtes un jeune couple hétérosexuel et dans la fleur de l’âge qui respire la fertilité, vous n’avez qu’à coller vos lits jumeaux et emboîter vos organes génitaux respectifs et vous aurez sous peu un joli petit bambin. Si vous êtes célibataire ou un couple avec des problèmes divers de fécondité ou couple homosexuel dans le vent qui veut une famille ou tout simplement parce que vous feelez pour prendre cette voie, l’adoption sera donc de mise pour votre couple.

Sachez-donc, comme je l’ai déjà mentionné auparavant, que viendra un moment dans la panoplie de tests psychosocial et autres entrevues du genre qui peuplent les procédures d’adoption où on vous demandera une série de questions du genre:

« Si votre enfant tient absolument à manger avec son nounours à table, qu’est-ce que vous dites? »

« Votre enfant pique une colère devant vos beaux-parents qui sont venu pour souper, est-ce que vous être trop gêné pour intervenir? »

« Votre enfant écrit REDRUM sur les murs et fait bouger son index en utilisant une voix creepy, qui va le recoucher en plein milieu de la nuit? »

« Vous entrez dans le salon et vos deux enfants se sentent tour à tour les fesses, vous retournez de bord comme si de rien n’était ou vous agissez comme un bon parent? »

Comme tout être humain normal, Papa pis Dada étaient parfois décontenancés à savoir de kessé de comment répondre à ce genre de question. Suite à ça, on se demandait si on était réellement prêt à être parent nous autres là.

Peut-être êtes vous comme nous, plein d’interrogations et de questionnements sur votre avenir et vos capacités en tant que futurs parents. Voici donc quelques petits tests faciles que vous pouvez faire chez vous drette là pour savoir si vous êtes prêt à avoir des enfants.

SPOILER ALERT: La réponse aux tests est non, vous êtes pas prêt à avoir des enfants, jamais.

Premier Test : Se sentir supérieur

Trouvez un couple qui a des enfants et passez du temps avec eux. Une fois dans la voiture avec votre conjoint, jugez les sur leur discipline disparate, leur manque de patience flagrant, leur seuil de tolérance presque inexistant et à quel point leurs enfants sont pas du monde.

Faites-vous de belles promesses sur votre façon d’éduquez vos enfants en riant follement et en faisant l’amour sur le bord de la 30 dans des positions impossibles. Félicitations ! Le premier test est pas mal facile.

Deuxième Test: Vie (et nuit) avec un jeune bébé

À partir de 4 heures de l’après-midi, promenez-vous de pièces en pièces avec une dinde dégelé de 10 lbs environ avec comme musique de fond Crazy Frog, Las Ketchup ou les Hanson (ou tout autre bruit qui vous irrite profondément le système). Crinquez le volume à fond jusqu’à temps que vous aillez envie de brailler ou vous chrisser des crayons dans les oreilles. Ne fermez pas la musique sous aucune raison.

À 10 heures, déposez votre dinde et allez vous coucher. Programmez votre alarme pour qu’elle sonne à toutes les heures environ. Réveillez-vous à chaque fois et promenez-vous avec votre dinde dans une des chambres de la maison. N’oubliez-pas de rallumez la musique irritante. Bercez-vous avec votre dinde et tentez de ne pas l’échapper en vous endormant.

Le matin (pas plus tard que 5h30,), réveillez-vous et prenez votre dinde avec vous. Préparez lunch pour votre époux et petit déjeuner avec votre dinde dans les bras tout en étant jovial et de bonne humeur afin de créer un climat positif pour toute la famille. Gardez le sourire perpétuellement.

Troisième Test: Nourrir jeune bébé

Attachez un bol de grandeur moyenne sur le poteau de votre laveuse. Partez la laveuse à un cycle normal afin que le poteau tourne de droite à gauche sans arrêt. Mélangez des céréales genre Cornflakes dans du yogourt et tentez de mettre de petites cuillerés dans le bol qui bouge sans en échapper sur votre beau plancher. Prenez le reste du bol et sâcrez vous ça sur le chandail, vos pantalons et sur le beau plancher.

Quatrième Test: Vous préparez le matin avec des enfants

Réveillez-vous une heure plus tôt qu’à votre habitude. Habillez-vous et choisissant votre plus beau kit. Préparez un beau déjeuner santé et coloré pour votre dinde/poteau de laveuse. Mangez une toast en courant de pièces en pièces. Sâcrez le beau déjeuner coloré aux vidange. Versez une tasse de crème épaisse et une tasse de jus de citron dans un verre. Chauffez-le 1 minute au micro-onde. Mélangez le tout. Apprêtez-vous à sortir dehors et versez-vous le contenu du verre sur l’épaule et votre belle chemise. Essuyez-vous avec une vieille serviette prise dans votre panier à linge sale. Ne vous changez pas, quittez immédiatement pour le boulot.

Cinquième Test: Habillez un jeune enfant

Achetez-vous une petite chèvre. Achetez un petit pantalon de Teddy Bear avec le petit chandail et les petits bas et les ti-souliers qui vont avec. Badigeonnez généreusement la petite chèvre d’huile de canola et courez lui après dans toute la maison pour tenter de lui mettre les vêtements en moins de cinq minutes.

Sixième Test: Faire l’épicerie avec des enfants

Amenez votre petite chèvre avec vous à l’épicerie sans la perdre de vue une seule fois. Faites toutes les allées tout en retenant votre petite chèvre afin qu’elle ne mange pas tous les aliments qu’elle voit. Payez tous ce que la petite chèvre à mangé ou détruit accidentellement. En aucun cas il ne faut tuer la petite chèvre, sinon vous échouez royalement le test.

Septième Test: Le ménage avec des enfants

Regardez votre belle maison propre et bien rangé et versez une unique larme sur votre joue droite. Cachez un bol de lait sous votre divan et un cornet de crème glacée sur votre banquette arrière de votre voiture. Cachez des Goldfish et des Legos dans toute votre maison. Beurrez-vous les lèvres de beurre de pinotte, essuyez vous avec vos mains et roulez-vous ensuite dans votre lit, votre tapis et votre fauteuil blanc. Terminez en prenant une clé et marquant votre frigo et votre voiture. Voilà, votre maison est prête à accueillir un enfant.

Huitième Test: Temps libre avec des enfants

Enregistrez votre voix sur un petit magnétophone, répétant votre nom aux 4 secondes (ou vous pouvez répéter Papa, Maman, Dada ou Votre Majesté, peu importe). Installez-vous pour votre activité préférée (écoutez la télé, lire un livre, gosser sur le Net, vous touchez en cachette dans la salle de lavage, whatever) et allumez le petit magnétophone. Mettez le son FORT. Faîtes le jouer à l’infini. FOREVER. Si vous changez de pièce, apportez le petit magnétophone avec vous. Si vous allez dehors dans le remise, apportez votre petit magnétophone avec vous. Si vous vous cachez dans les toilettes, placez le petit magnétophone tout près de la porte fermé et faites le jouer plus vite. Si à tout moment vous détruisez le petit magnétophone ou ben vous le câlissez par la fenêtre, considérez que vous avez échoué le test.

Neuvième Test: Votre vie sexuelle avec des enfants

Ne faites plus l’amour. Fin du test.
Répétez chacun de ces tests à tous les jours et voilà! Vous êtes prêt à être parent. Bonne chance!
Dada Blaise

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L’Enfant Têtu a.k.a Tête de Cochon

Il n’y a pas 36 façons de l’expliquer: ou bedonc ton enfant a la détermination et la force de caractère équivalent à un cadre d’entreprise international ou ben non. Il n’y a pas d’entre deux. L’enfant têtu à toujours la switch à on, testant constamment l’autorité, les limites de toutes les situations possibles et imaginables. Pourquoi? Parce que. C’est de même. Ils sont fait comme ça. Ils peuvent être TDAH, TSA, syndrome de ci ou de ça, whatever, ça n’a pas d’importance. On dit de ces enfants qu’ils ont du « caractère », qu’ils sont « strong-willed », qu’ils ont un « tempérament ». Bla bla bla. Quand ton enfant à ce trait de personnalité communément appelé « têtu » ou « tête de cochon » ou « My God arrête d’argumenter! », tu le sais. Oh boy que tu le sais et ce très très tôt. Aussitôt que le petit est en mesure d’exprimer quelque chose autre que des pleurs, le parent sait immédiatement à quel genre d’enfant il a à faire.

Être parent d’un enfant têtu n’est pas seulement difficile, c’est aussi freaking épuisant.

Comment ça? Laissez moi vous l’expliquer à l’aide d’une liste:

 

1. Le combat est éternel

On penserait associer la tête de cochon à une phase, à un âge en particulier, au temps gris ou à la tempête de neige, Vénus qui se fend le Scorpion ou whatever, mais malheureusement, il n’y a pas de temps de répit. Dès que le matin se pointe le bout de la craque, les arguments et les questions arrivent, et souvent avant même que j’aille réussi à ouvrir les yeux. Mon enfant est capable de me tenir tête sur le choix de la chaussette jusqu’à quel toilette il devrait utiliser dans la maison avant de partir. Il n’y a pas de solutions faciles, un matin telle truc peut marcher sur des roulettes pis la semaine d’après, surprise motherfucker!, c’est drette pas ça qu’il fallait faire.

2. Les « bons conseils » arrivent facilement

Les gens, vous les connaissez, ils aiment donc ça nous rappeler comment faire. Oh souvent ils le font subtilement, en affirmant qu’avec LEUR enfant ça marchait de même pis c’était merveilleux. Ben guess what, ça marche pas icitte. Un peu de « discipline » pis de « tableau récompense » pis de « coin de la punitance », ça marche pas pour un enfant têtu/opposant. Ça te force plutôt à constamment te réinventer et à surtout ne plus juger les méthodes des autres parents.

3. Tu te sens poche ben plus souvent qu’autrement

Les autres enfants, mon doux que ça a l’air facile pour eux autres. « Viens dans le bain pour chéri! » pis zoop le p’tit a enlevé son pyjama pis il est dans le bain en train de se laver les cheveux avec de l’huile de noix de coco. Est-ce qu’il est réellement possible de demander seulement UNE fois à un enfant d’arrêter de jouer pis de venir dans l’auto? Vraiment? Pour la plupart c’est facile, facile, de petits événements quotidiens qu’on ne remarque pas, mais quand ton enfant est un têtu/opposant, tu te poses sans arrêt des questions, tu lis tous les bons conseils sur le net pis dans les bons livres, tu essayes toutes les fucking méthodes inimaginables pis souvent tu finis ta soirée dans ton lit avec les oreilles qui résonnent par les résidus de crises intenses en priant le ciel qu’il s’endorme rapidement avant que tu prennes 300 lbs en chips de la désolation.

4. Tu te découvres plein de nouvelles émotions pis tu grandis (une p’tite affaire)

Parfois le combat entre moi et mon enfant est si intense qu’il dure jusqu’au réveil, où mon petit me réveille avec la petite lèvre qui se mordille, l’air songeur pis le gros câlin. C’est notre petit répit, une petite déclaration de paix, même si je sais qu’elle ne durera pas très longtemps. Il tiendra son point sur n’importe quel sujet qu’il trouvera. Le petit défiant est très bon pour trouver les pitons, la faille et m’a fait ressortir plus d’une fois une émotion terrifiante et noire que je ne pensais pas posséder. Il m’a également fait découvrir des nouvelles sources d’énergie que j’ignorais que je possédais. Et m’a appris que j’aimais cet enfant-là plus que tout.

5. Mais…

 

La Nature a fait que mon bambin est extra, triple crème mignon, ce qui l’aide beaucoup à ce qu’il gagne certaines de nos batailles. Mais punitions il y a, conséquences et récompenses, yeux piteux et Dada qui tient son bord, le plus serré qu’il peut pour que la leçon soit comprise. Mais l’est-elle vraiment? Fuck if I know. Pour une heure, un jour, puis la belle leçon semble s’effriter, à refaire, à recommencer. Mais j’ai toujours espoir qu’il reste tout de même une petite trace, une poussière, peu importe la grosseur, juste quelque chose, puis qu’à chaque leçon, chaque bataille, ce petit point grandisse et grossisse, jusqu’à ce qu’il emplisse complètement mon enfant et le modifie de l’intérieur, peu à peu, à son rythme à lui. Et c’est pas mal le côté le plus difficile de la vie d’un parent, non?

Dada Blaise, caché dans sa chambre entrain de manger des chips

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Le Plus Grand Dilemme des Parents: Sexe ou Dodo?

Oubliez les débats sans importance tel allaitement ou bouteille, laisser brailler le p’tit ou aller le réconforter immédiatement, la ville ou la banlieue….il n’y a rien de sujet plus déchirant pour un parent que le dilemme suivant: On fourres-tu ou ben on dort?

Les jeunes parents sont habituellement horriblement, terriblement, chrissement fatigué et ce TOUT LE TEMPS la plupart du temps. Ils sont fatigués de changer la couche du bébé quarante-huit fois de suite, de jeter une assiette pleine de nourriture parfaitement saine que les enfants ont refusés de même toucher ou d’empêcher le p’tit de se rentrer des billes dans le nez. Le parent qui reste à la maison passe sa journée à tenir la main d’un bambin qui s’assied sur lui, ou se roule sur lui ou lui grimpe dans la face lors des repas et des moments de détente,  ce qui veut dire que lorsque la nuit tombe, la dernière chose que ce parent à envie s’est d’assumer la position en se mordillant les lèvres d’extase. Le parent qui travaille lui arrive à la maison après une longue journée où il a dû endurer des collègues qui partageaient leur secret pour une soupe réussi (mettre un soupçon de cumin) ou leur dernier coup de cœur cinéma (Step Up 3D, les effets spéciaux sont écœurants!) tout en gardant le sourire. Alors pour eux aussi, la dernière chose qu’ils ont envie de faire c’est de vigoureusement se shaker le bas-ventre tout en râlant des mots sensuels.

Malgré tout, le soir approche, les étoiles apparaissent dans le ciel et certains couples, éreintés et épuisés par l’existence, tellement fatiguéss qu’ils semblent incapables de retirer leur sous-vêtements, combattent l’écrasant poids des choix de leur vie pour commettre malgré tout l’acte charnel. Le sommeil ne les arrêtera peut-être pas, mais un autre obstacle pourrait le faire: l’enfant. L’enfant, peu importe son âge, semble détecter la minute où ses parents semblent avoir du plaisir sans lui. Que ce soit par les fou rires partagés sous la couverture, le bruit presque imperceptible des boxers qui revolent sur le plancher ou simplement le silence anormal qui règne lorsque deux êtres humains qui copulent tentent de ne faire aucun bruit, le petit risque alors de pousser un hurlement digne de Mariah Carey qui pousse la high note dans son jeune temps. Certains parents tentent l’impossible, c’est-à-dire de continuer leur va-et-viens en espérant que le p’tit se rendort par lui-même. Si l’homme réussi à garder son érection pendant les cris interminables d’un jeune enfant, félicitez-le pour sa concentration ou ben posez-vous des questions sur son état mental.

Si l’enfant est capable de sortir de son lit, désolé de vous dire qu’il risque de resurgir aussitôt que vous êtes à quatre pattes la bouche ouverte pis toute. #imagementale  Vous serez bientôt obligé d’aller célébrer votre amour dans la shed, parmi les vieilles cannisses de gasoline, les pelles à jardin et le tricycle de Elsa.

Voilà pourquoi la plupart des parents aiment beaucoup mieux dormir que jouer aux foufounes. Oui, le sommeil, disons-le, le sommeil est pas mal en haut de la liste des choses préférés de Papa pis Dada. Le sommeil est la chose, LA CHOSE, la plus précieuse qui soit dans une maison qui comporte un enfant de moins de 10 ans. Le sommeil est la monnaie d’échange, la chose qui a le plus de valeur. Plus que du temps, de l’argent ou la dernière gorgée de vin. La vie d’un parent tourne constamment autour du sommeil, des horaires entiers sont construit autour de la possibilité du sommeil d’un enfant et du votre. Les couples se chicanent parfois pour avoir droit au sommeil, s’engageant dans des négociations compliqués, risqués et ce en pleine nuit à savoir qui va se lever, parce que c’est moi qui s’est levé la dernière fois. Donc, lorsque par un hasard des plus merveilleux la maison se retrouve vide de toutes présences d’enfants qui sautent, culbutent et quémandent pour quelque chose à manger, les parents se précipitent en courant vers leur grand lit défait parce que pas eut le temps de mettre les draps comme il faut, retirent tout vêtement superflus et se couchent au plus chriss sans se coller pour profiter de quelques moments de répits et de doux sommeil.

Pis quand ils se réveillent, ben why not coconut? wink wink.

Dada Blaise

 

Les Réalités de Cuisiner Avec un Enfant

« Touche pas au couteau! »

« Oh my God, enlève toi le doigt du nez, surtout au-dessus du fromage râpé! »

  • Cuisiner avec un enfant facilitera la préparation du souper! Avec un assistant, ça ira beaucoup plus vite!

La Réalité: Mmmm, ça sent la lâcheté et la commande de pizza, parce que accrochez-vous à vôtre tour de taille, vous n’avez pas fini! La recette de Ricardo, simple et abordable, clame que le temps de préparation est autour de 20 minutes? Si vôtre assistant à moins de 8 ans, doublez le temps. Si l’assistant à moins de 5 ans, ouvrez une bouteille de vin. Je recommande également de doubler les ingrédients, parce que la moitié va se ramasser dans la bouche de l’enfant ou bien par terre. La patience est de mise lorsqu’on cuisine avec un enfant, parce qu’en plus de se concentrer sur la recette, les ingrédients et à surveiller que votre enfant ne s’empale pas sur un couteau, il faut également répondre à la multitude de questions qui vous font sentir comme à un participant à un quiz télévisé:

« Pourquoi toi enlève les morceaux blancs dans les œufs? »

« Pourquoi toi mets du fromage? »

« Pourquoi du sel? »

« Dada, pourquoi toi tu pleures? C’est les oignons? »

  • Cuisiner avec un enfant l’aidera avec compétences mathématiques! À force de compter, mesurer et mixer les ingrédients, ça ne peut pas faire que de lui rentrer dans la tête! 

La Réalité: Le petit pratiquera surtout sa compétence à soustraire les choses, dans le genre: « Si il y a un sac de 80 pépites de chocolat, et que là il m’en reste seulement 14, combien tu en as mangé mon chéri quand je t’ai dis que tu pouvais en avoir 3? »

Cuisiner avec un enfant formera son indépendance! Il va être plus débrouillard et le matin il pourra se faire à déjeuner lui-même, me laissant quelques minutes de précieux sommeil de plus! 

La Réalité: Le petit peut effectivement ouvrir le garde-manger et prendre le pot de beurre de pinotte par lui-même, mais le voir se battre avec l’attache à pain et tenter de mettre une tranche de pain dans le toaster est l’équivalent de regarder une vieille personne utiliser Internet. Bref, c’est pas demain la veille que la rôtie sera beurrée et savouré par l’enfant devant son p’tit programme à la tivi pendant que j’ronfle élégamment la bouche ouverte.

Et je terminerai simplement avec ceci:

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Si votre enfant ne trippe pas autant à placer des brocolis cuit vapeur sans sel, sans goût, sans saveur dans un plat assorti, c’est que vous faîtes quelque chose de pas correct.

Dada Blaise

Le Parent Idiot

Être parent signifie échouer. Échouer tous les jours pour toutes sortes de raisons. Échouer quand ton p’tit mange pas ses légumes au complet. Échouer quand ton p’tit ne veut pas embarquer dans le bain. Échouer quand ton p’tit joue avec son pénis devant grand-maman. Échouer de façon grandiose en public, devant une foule de gens magnifiques, branchés et pimpants de bonheur pendant que tu ramasses les morceaux d’un pot de tapenade aux olives noires fracassé sur le carrelage d’une épicerie fine tout en retenant ton enfant qui a décidé qu’il voulait ingurgiter les morceaux de verres comme collation santé. Et même lorsque tu crois être le meilleur des meilleurs, tu es toujours sous le regard des gens, scruté et analysé dans tes moindres faits et gestes parce que tu as osé transporté ton p’tit dans tes bras au Zoo au lieu de le faire marcher sur le sol brûlant (oui, un véritable fait vécu par Dada lui-même…).

À ce que je peux comprendre avec cette mentalité de jugement qui est constante dans notre société, c’est que nous sommes tous une belle gang de caves quand viens le temps d’être parent. Qu’un parent est programmé pour fucker son enfant de mille façons différentes, soit en étant trop présent, trop impliqué, trop détaché, en offrant du miel avant 4 ans ou en lui essuyant les fesses trop fort. Ce que je trouve étrange c’est que tant de gens, et surtout d’autres parents, se sentent aussi confortables pour vous donner une opinion sur l’éducation de votre enfant. Certains en font même un métier semble-t-il. Pourtant le temps n’est pas si loin où moi aussi j’avais une opinion sur les parents. Le temps B.C. (Before Children) Je me rappelle très bien d’observer une famille et de me demander pourquoi leurs enfants étaient aussi bruyants, pourquoi ils les laissaient brailler ou ne les chicanaient pas plus que ça, pourquoi ils les laissaient manger telle ou telle affaire et pourquoi les parents étaient autant en amour avec leurs enfants.

Of course, j’ai ravalé ben vite mes beaux jugements de « moi ça va être différent », « moi chui capable, moi j’vais être un peu mieux que les autres », « moi il va m’écouter quand j’vais dire non. » quand j’suis devenu un Dada à mon tour. J’ai alors compris que la tâche parentale est énorme, intimidante et énervante, un projet sans fin semble-t-il, qui vous laisse toujours pantois et sur le qui-vive. Au départ, quand le petit n’est qu’un bébé, quand tu commences à peine à déchiffrer tout ce quoi implique la vie avec un bébé, tu te sens un peu plus insécure donc plus prompt à juger rapidement les autres. Tu sens une p’tite pointe de jalousie émerveillé également à voir certains parents aller, de voir à quel point ça semble facile et béatifique pour d’autres, que ce soit les nuits, calmer les pleurs, changer les couches ou réussir à partir du point A au point B dans un endroit public sans t’être arrêté 4 fois parce que le p’tit veut pas suivre. Chaque action commise semble énorme et irréversible, chaque cuillerée de crème glacée de trop semble la prémisse de l’obésité infantile, chaque câlin de trop semble être le début d’une relation malsaine, chaque « là ça va faire » semble être les premiers pas vers de l’abus verbale. Mais évidemment, plus mon enfant a grandit, plus mon jugement s’est estompé peu à peu, ainsi que ma jalousie et mes revendications de « ouain mais c’est pas juste! ». Je comprend mieux que les parents interagissent différemment avec leurs enfants selon leurs humeurs, leurs envies, leurs valeurs et leurs défauts.

J’aimerais terminer en affirmant que le jugement c’est out et qu’il faut arrêter immédiatement, mais c’est inutile. Je ne suis pas encore assez optimiste pour croire que le jugement va s’estomper aussi facilement. Parce que oui, c’est l’fun passer un commentaire disgracieux envers un autre. C’est méchant pis bitch pis c’est un plaisir malsain qu’on peut faire un soir entre copines. Le jugement restera présent parce qu’il est inné pour l’être humain de le faire et il est inné pour un parent de se sentir jugé. Essayons au moins d’être plus discret dans notre jugement public, gardons-le pour les soirées arrosé de vin, là où elles ont leur place.

Dada Blaise

40 Choses Qui Gossent un Parent

Certains m’affirment parfois que mes textes manquent de positif. Hé bien, guess what, ce texte n’en est pas un non plus!

C’est le mois de novembre, c’est gris, c’est frette, il fait noir de bonne heure, y’a pu de feuilles dans les arbres, la neige est slocheuse, ça pue dans la maison pis j’trouve pas ça vient de où, il y a des trous dans mes bas pis le chat étend de la petite rocaille de litière partout sur le plancher. Bref, j’ai le goût de chialer pis de maudire la Terre entière parce que quelqu’un laisse traîner sa paire de jeans à côté du lit au lieu de la mettre dans le panier à linge qui se trouve à 3 POUCES de là.

Le meilleur moyen pour chialer? Être parent! C’est parfait pour tester ta patience et la solidité de ta mâchoire quand tu demandes à ton enfant pour la 45e fois de rester assis pendant qu’il mange sa sandwich pas de croûte jambon/moutarde uniquement et qu’il refuse de manger les crudités savamment préparé! Fac, comme c’est le mois du pas bonheur pis vive le malheur, voici une liste de choses qui me gossent ces temps-ci:

1. Mettre des mitaines à un enfant.

2. Des ballons.

3. Essayer de prendre une belle photo de mon enfant.

4. Les après-midis sans sieste.

5. Aller chercher le bas qui est tombé en arrière de la sécheuse.

6. Des toilettes publiques trop petite pour m’accueillir moi et mon enfant

7. Les bonbons aux caisses d’épicerie.

8. Un enfant qui fait de la fièvre.

9. Du sable lunaire. Du fucking sable lunaire partout dans les p’tites craques.

10. Le rire de Bob l’Éponge.

11. Attendre après un enfant qui met des petites culottes.

12. Un jouet qui joue une p’tite chanson.

13. Le petit pied mou d’un enfant.

14. Les études qui démontrent que ce que je viens de faire est vraiment mauvais pour mon enfant.

15. Naître et Grandir et son calendrier des « étapes importantes »

16. Quand le gobelet de lait coule.

17. Les allergies.

18. Couper des petits ongles.

19. « Moi mon enfant… »

20. « Mes parents m’ont fait ça pis chu pas mort! »

21. « Tu devrais faire ça… »

22. Du vomi dans un siège d’auto.

23. Recevoir un appel au lieu d’un texto.

24. Être certain que tu vas parler sur le répondeur pis finalement quelqu’un répond.

25. Les crises.

26. Les gens qui te regarde pendant les crises.

27. Les allées trop petites pour les poussettes.

28. Les petits kits full cute pour enfant qui font pendant juste 2 semaines.

29. Les célébrités qui donnent des conseils sur comment élever un enfant.

30. Jaser avec d’autres parents inconnus pendant les cours de piscine.

31. « Pourquoi? »

32. Me faire dire de me calmer.

33. Me faire dire de relaxer.

34. Les collations.

35. Réaliser que ma mère avait raison.

36. Avoir un public dans la salle de bain.

37. Supplier mon enfant de mettre des pantalons.

38. Apprendre la propreté à un enfant.

39. Marcus dans Pat Patrouille.

40. À quel point ça va vite.

 

Bonne fin de semaine là!

Dada Blaise

Jouer à un jeu de société avec un jeune enfant têtu en 10 étapes

Dans le cadre de ma collaboration avec TPLMoms, j’ai eu la chance de recevoir quelques jeux de société à tester pour le temps des fêtes (allez lire mes suggestions!). Dimanche était une journée pluvieuse, froide et dépressive à souhait et mon petit courait en tout sens dans la maison, arpentant murs et portes-patio comme un lion en cage, menaçant à tout instant de détruire quelque chose avec le dangereux mélange de trop-plein d’énergie et d’ennui qui l’habitait. Je devais agir et c’est là que je me suis dit, aweille les beaux jeux de société amusants et éducatifs! Vous savez de quel type de jeu donc je parle, fait de bois, solide, simple, qui aide l’enfant à apprendre les mathématiques et à développer leur pensée critique, ce jeu qui pogne la poussière dans la petite bibliothèque? Une activité familiale, sans écran de télévision, éducative par dessus le marché! C’est quoi le pire qui pourrait arriver?

Comme d’habitude, la vie m’a fait ravaler mes paroles, parce que beaucoup de « pire » risque d’arriver lorsqu’on joue à des jeux de société avec un enfant de 3 ans têtu comme un mule. Voici donc les 10 étapes de jouer un jeu de société avec un jeune enfant:

Première étape: L’optimisme débridé

Nous allons tous jouer ensemble et avoir du plaisir! Brasser le dé et faire avancer le pion sera bon pour le p’tit afin qu’il apprenne à bien compter. Et le fait d’attendre son tour lui apprendra aussi développer sa patience. Quelle bonne idée vous avez eu! Installez le jeu devant votre enfant et expliquer lui les règles du jeu alors qu’il s’empresse de vider le contenu entier de la boîte sur la planchette de jeu, le divan et le plancher. Réessayer de réexpliquer les règlements une nouvelle fois mais faites vous interrompre par l’enfant qui a envie de caca/soif/faim/n’aime pas la couleur de son pion.

Deuxième étape: La patience qui meurt à petits feux

« Oui, vas-y, roule le dé mon chéri. Non, sur la table. Ah ah ah, oui c’est drôle par terre, mais lance le sur la table. C’est ça. Non, là. Là. Oui. LÀ! Bon. Ok, tu as eu « 3 ». Avance de trois cases. Compte avec moi. C’est ça. Oups, une case de trop mon poulet. Recule. Non, recule, pas avance. Recule. 1 case. 1 CASE. Bon, c’est ça. Ok! C’est mon tour! Donne le dé. Donne-moi le dé. Do…donne le dé! DONNE le dé, bon, merci! Ok… »

Troisième étape: Le compromis

Bon, le p’tit préfère maintenant faire cogner les divers pions ensembles au lieu de les avancer sur les cases comme le jeu suggère intelligemment. Peut-être a-t-il seulement besoin de s’asseoir sur vous et jouer AVEC vous. En équipe quoi! Voilà ce qu’il faut!

Quatrième étape: Les vers dans l’cul

Le petit a la danse de St-Guy et grouille de toute les façon possible. Il a peut-être compris que « s’asseoir tranquille sur Dada » signifiait « sauter sur les genoux de Dada et cogner son menton avec sa grosse tête dure de toddler« , qui sait? Reposez l’enfant de son bord de table avec vigueur paternel et brassez le dé avec violence pour vous défouler.

Cinquième étape: Éviter l’étouffement

Oups, le petit à maladroitement et sans aucune mauvaise intention fait tomber « accidentellement » quelques pions et le dé. En bon parent, demandez lui de ramasser ce qu’il a fait tomber. L’enfant peut refuser, voir se fâcher. Attendez patiemment. Surveillez d’un œil le chien qui s’approche dangereusement de la table. Rappelez à l’enfant que s’il ne se dépêche pas, le chien risque de manger les pions et pourrait s’étouffer. Regardez l’enfant paniqué se jeter sous la table et tout ramasser d’un seul coup. Félicitez le chaleureusement d’avoir fait un si bon geste. Écoutez patiemment alors que l’enfant vous mime et vous explique comment il a pris les objets avant que le chien ne l’avale. Précipitez vous sur l’enfant alors qu’il « mime » le chien en train d’avaler un pion en se le mettant directement dans la bouche.

Sixième étape: Les menaces

Le petit est parti dans l’autre pièce et chante des cantiques de Noël. Entreprise échoué? Non. Vous êtes têtu vous avec pis vous allez apprendre à ce satané cher enfant qu’une fois qu’on commence quelque chose, on va jusqu’au bout, damn it! Allez chercher l’enfant et ordonnez lui de s’asseoir afin qu’il joue avec vous et apprendre les couleurs et les chiffres et la patience et le développement social, et ce SUR-LE-CHAMP! Félicitez-vous de votre candeur et détermination. Cet enfant aura toutes les habiletés requises pour entrer à la maternelle, peu importe comment!

Septième étape: Retour sur les genoux

« Ayoye donc! Mon #%@#%@ de menton! Va t’asseoir à ta place!  »

Huitième étape: Le drame

Après quelques frustrations et quelques crachats terrifiants, le petit semble maintenant comprendre le fonctionnement du jeu et semble même y prendre plaisir. Hourrah! Lancez le dé tour à tour, riant d’une même voix en dégustant du pop-corn de chou-fleur. Jouez à votre tour et dépassez le pion de votre enfant d’une bonne distance. Tentez de bullshiter quelque chose lorsque vous réalisez les larmes de la frustration qui viennent de jaillir avec violence alors que l’enfant réalise que vous êtes plus loin que lui. Hésitez entre lui apprendre une belle leçon de vie que dans la vie il y a des gagnants et des perdants ou bien d’avoir le reste de la journée tranquille en faisant gagner le p’tit.

Neuvième étape: La fin du jeu

Et le petit annonce la fin du jeu lorsqu’il décide de flipper la planche de jeu comme l’aurait fait Krystle Carrington dans Dynastie et en proclamant qu’il est affamé et que votre pop-corn de chou-fleur goûte le « caca ».

Dixième étape: L’après-jeu

Bon, tout le monde a eu son plaisir ou semblant de plaisir alors on retourne à la première option:  un bon six heures de télévision sans interruption pendant que Dada tente stupidement de gagner un voyage en Europe ou dans les Bahamas avec des concours bidons sur le Net.

 

Dada Blaise

La Pas-Sieste ou « Moment de Repos »

Je ris toujours violemment en saignant du nez quand quelqu’un m’affirme avec gentillesse que les siestes sont primordiales et très, très importantes. Je le sais qu’elles sont importantes, vitales même, principalement pour le parent. Les siestes font la différence entre un parent heureux et épanoui qui semble tout droit sorti d’un catalogue J. Crew  et le parent qui ressemble à un criminel qui vient tout juste d’être relâché d’un pénitencier, poilu, confus, avec du linge ample, un soulier en moins et arborant un regard psychotique. Malheureusement pour notre foyer, le p’tit a décidé il y a de ça plusieurs mois déjà qu’il n’y aurait plus de siestes dans cette maison. Je sais ce que vous vous dîtes. « Ben voyons, c’est toi le parent, c’est toi qui décide. » Sur ce je répondrai: « Mange du poils. »

C’est connu, l’heure propice à la sieste est tout juste après le dîner, quand votre rejeton s’est bourré la face dans le yogourt et les fruits en ne touchant aucunement à votre pâté au poulet que vous aviez préparé avec amour en l’achetant tout fait au Maxi pour le faire réchauffer cinq minutes au micro-ondes. Peu après le dîner, il existe un moment en particulier où l’enfant peut, l’espace de quelques secondes, ressentir une légère pointe de fatigue. Vous pourrez le voir se frotter les yeux ou bien bailler ou bien regarder le néant. C’est à ce moment qu’il faut agir au plus chriss et précipiter l’enfant dans sa chambre pour la petite histoire, la chansonnette et les caresses dans le dos. Chez Papa pis Dada, le p’tit n’a pas cette seconde où il ressent le sommeil. Ou bien si il l’a, c’est un quart de millième de micro-seconde. Dans le temps qu’il faut pour dire:  » Hyperactif », le p’tit est reparti pour un après-midi de plaisir débridé et pitchage de coussins décoratifs sur le plancher. Certains enfants s’épuisent facilement, se fatiguent et s’endorment dans toutes sortes de positions cocasses durant l’après-midi même s’il refuse de se couchere, pour le plus grand plaisir des mères Instagrammeuses et Pinteresteuses qui créent des univers ludiques autour de leur bambin endormi (MAIS OÙ TROUVENT-ELLES LEUR ÉNERGIE SACRAMENT? XANAX? COCAINE? JE T’HAIS ARTISTE QUI A DU TALENT!).

 

Pas dans ma maison. Ici, plus la fatigue grandi, plus l’énergie du désespoir abonde dans le petit corps dodu de mon enfant, tel un écureuil sur le crack qui aurait ingéré 4 kilos de cocaïne en douce. Les culbutes et les sauts de voltige vont bon train alors que je cherche désespérément le moindre signe de faiblesse pour commencer la routine de la sieste. La plupart du temps, j’affronte le moment de la sieste avec la résolution d’Helen Hunt face à la tornade: je suis déterminé et mes cheveux restent en place malgré la tempête formidable que je m’apprête à affronter. Convaincre mon enfant d’aller faire un sieste n’est pas chose simple. Il faut faire plusieurs détours, répondre à plusieurs caprices et rafale de questions existentielles sur l’origine des nuages, si le Père Noël arrive bientôt, combien de bonbons il pourra manger après le souper et pourquoi le chocolat est la même couleur que son caca. J’aimerais vous dire qu’après mes nombreux efforts le petit fini par s’endormir dans son lit l’espace d’une heure, le temps que j’aille m’endormir moi-même évaché devant une série à la mode sur Netflix avec une palette de chocolat d’Halloween dans la yeule, mais c’est tout le contraire. Il refuse obstinément le sommeil. Il a alors droit à un « Moment de Détente », c’est-à-dire un moment où il est seul, dans sa chambre, la porte fermée, là où il peut tranquillement profiter d’un moment seul avec des livres qu’il aura préalablement câlicer au bout de la pièce tout en réfléchissant sur sa condition d’enfant de 3 ans en bûchant sur le mur et en hurlant qu’il « adore pas ça me reposer! ». Après quelques agréables moments à passer ainsi à me ronger la corne des pieds en cherchant sur Google: « Porte Coupe Son. », je me suis dit que j’étais mieux d’arrêter le « Moment de Détente » avant qu’il y est un trou dans le gyproc de la chambre. J’ai également essayer de mixer de la camomille, du passiflore et quelques pilules de gravol écrasé dans son jus d’orange, mais il était difficile à réveiller par la suite…(je blague…presque.)

Finalement, c’est le p’tit qui a gagné. La Pas-Sieste à lieu tout les jours à présent. À la garderie il reste tranquille sur son petit matelas sans bouger, mais ici nope! Alors j’ai l’immense plaisir d’écouter les 30 premières minutes de Monsters Inc ou le même épisode de 4 minutes de Mickey Mouse en boucle pendant une bonne partie de l’après-midi collé contre mon enfant et à écouter ses questionnements et ses histoires de dragon qui mange les orteils des enfants qui font des culbutes. Ça pourrait être pire, je vous l’avoue. C’est le prix à payer, mais je sais comment gérer la tornade à présent: je me met à l’abris, j’m’accroche à ce que je peux pis j’attends que ça passe.

Et bonus: à 7h30 pile (genre), le p’tit dort à poing fermés, tout écarquillés dans son p’tit lit douillet. Aweille sur Netflix!

Dada Blaise

 

 

 

Tels pères, tel fils

Quand le p’tit est arrivé chez nous, tout le monde capotait parce qu’il ressemblait donc à mon chum, le Papa du duo. Encore aujourd’hui, les gens n’en reviennent pas. « Mon doux qu’il ressemble à son père! » Effectivement, mon chum est grand, costaud, vire sur le blond et à les yeux bleu des mer d’Antilles. Bref, il pourrait faire le cover d’un roman Harlequin à la façon que je le décris.

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Pareil!

Sans blague, le p’tit et son Papa se ressemblent en effet, ce qui peut sembler un phénomène étrange en soi puisque ce n’est pas notre enfant biologique, mais la Nature et des années d’adaptation nous back sur ce point. Il est prouvé qu’un enfant adopté, peu importe ses origines, « pogne » les tics et faciès de ses parents d’adoption à force d’évoluer et grandir avec eux. Et c’est ce que Papa pis Dada remarque à mesure que Petit Pou grandi. Il utilise nos expressions préférés comme « câlisse! » « mon doux! », prononce certains mots de la même façon ou utilise les mêmes tournures de phrases que nous. Il fait des grosses faces coquines, aime faire rire et fait des moues boudeuses quand ça fait pas son affaire, comme Dada. Donc, oui, un enfant qui n’est pas biologiquement le nôtre peut tellement nous imiter qu’il en vient à prendre nos traits physiques. Fucké hein?

Mais quand est-il de sa personnalité? Une de mes plus grandes craintes lors de tout ce processus adoption a toujours été celle-ci: « Est-ce que mon p’tit va me ressembler un jour? » Pas seulement physiquement, non. Est-ce qu’un jour j’vais me voir en mon enfant? Est-ce que je vais reconnaître certains de mes traits de caractère (colérique), mes qualités (great lover), mes défauts (lazy as fuck), mes goûts pour les chansons de Whitney Houston, les chips au vinaigre et ma passion pour les jeux de société bizarres? Comme tout parent rationnel et psychotique sur les bords, j’ai dressé une belle liste de toutes les différences entre mon p’tit et moi, pour voir à quel point on est similaire ou pas:

Manger

Une fois à l’Université, après un party full boisson, j’me suis réveillé hangover comme le maudit, fiévreux et sous l’emprise d’un mal de cœur gastro-entérite intense. J’ai quand même manger les restants de salsa étagé crème sûr/fromage Philadelphia/piment vert à même le plat dans le réfrigérateur. Bref, j’ai toujours faim pis j’aime manger. C’est un plaisir pour moi. Mon p’tit lui, y’a jamais faim. Lui faire manger quelque chose de nouveau est aussi pire que si je lui proposais de lui arracher une dent. Bon, bon d’accord. Propose lui des fucking Goldfish ou des biscuits pis il va faire le beau pis se rouler par terre, mais propose une paella avec des belles écrevisses full antennes pis gros yeux noirs pis tout d’un coup c’est « yark pas bon! ».

Dormir

Pendant que j’me tortille d’impatience en pensant à mon beau grand lit douillet, mon p’tit se défend bec et ongles pour ne surtout, SURTOUT pas aller se coucher. J’comprends que j’suis une personne extraordinaire à côtoyer et qu’il veut surtout pas passer à côté d’une de mes blagues, mais quand il est rendu 10:00 du soir pis qu’il dort toujours pas, j’me demande s’il est pas comme la p’tite fille du film The Ring.


Courir

J’haïs l’effort physique. J’HAÏS courir. Moi j’cours si j’dois me sauver d’un meurtrier sadique, pendant les ventes de feu du IKEA pis si il y a un camion de crème glacée au bout de la rue. Mon p’tit a deux vitesse: « grouille toé l’matin fac j’vais marcher le plus lentement que j’peux » ou « COURIR! ». Il court, pis il cri. Il court des fois tellement vite que j’suis obligé de courir après pis ça me fait presque perdre du poids, pis c’est contre ma philosophie de vie.

Les chars

Vous dire à quel point je ne connais rien au char et à quel point ça ne m’intéresse pas, voici ma meilleure anecdote humiliante sur ce sujet: J’ai du inscrire ma voiture pour le stationnement au Cégep et lorsqu’on m’a demandé la marque de ma voiture j’ai dit: « Chevrolet », et quand on m’a demandé le modèle j’ai dit: « heu…Chrysler? ». Mon p’tit lui adore jouer aux p’tites autos, aime me pointer des « belles » autos (des camions) pis il aime le film Les Bagnoles (boring as hell). J’ai peur qu’il grandisse et se mette à me parler de chars sans arrêt, pis j’saurai pas quoi dire!

M’asseoir

Moi j’aime ça m’asseoir sur le divan pis regarder mon destin par la fenêtre. Pas mon p’tit. Lui il aime ça COURIR, pis SAUTER, pis FAIRE DES CULBUTES! Pis il arrête jamais! Hourrah!

Pis un beau matin, alors que je désespérais de ne jamais voir aucun de mes traits chez mon enfant, j’ai été dans ma chambre pour faire le lit (des fois j’fais ça le ménage). Mon p’tit a resurgi dans la chambre parce que j’ai jamais un moment seul dans c’te maison-là, pis alors que faisais flotter le drap au-dessus du lit, il s’est jeté dedans à grand coup d’éclats de rire pis de bonheur joyeux. « Encore! » qu’il me dit sur le champ. J’obéis. Pis on continue pis on a du fun. Pis discrètement, j’me suis essuyé une p’tite larme de la sensibilité et de l’émotion. Cette scène-là d’un enfant qui joue dans les draps, je l’avais déjà vécu avant. Avec ma maman. P’tit Dada se pitchait avec allégresse dans la vague des draps sous le regard attendrie de sa mère. Mon p’tit fait les mêmes choses que moi tout compte fait. Il sautait et jouait tout comme moi je l’aurais fait. En un instant, j’me suis reconnu dans mon gars. Mon p’tit gars colérique, têtu, bouffon, difficile, maussade, excité, paresseux et jovial. À force de chercher toutes nos différences, j’voyais pas nos ressemblances.

Like fathers, like son after all.

Dada Blaise

S’Habiller le Matin, Cet Éternel Combat

Il y a beaucoup de choses dont je suis fier dans la façon que je gère mon foyer (les crazy moments de danse spontané dans le salon, à quel point mon p’tit est poli et courtois, les concours de pets, mon gâteau aux carottes) et il y a pluuuuuuuusieurs choses dont je suis une p’tite affaire moins fier (les matins chaotiques, les nombreuses fois que je préfère jouer à l’ordi plutôt que de jouer avec mon enfant, les soirs « croquettes/frites, mon tour de taille). La chose la plus difficile à gérer dans ma maison, c’est d’entretenir une harmonie entre les trois personnalités si contradictoires des membres de ma famille, Papa pis Dada pis le P’tit. Papa est grognon, légèrement bourru et aime avoir raison. Dada aime se faire écouter, parle sans arrêt et aime avoir raison. Le p’tit est émotionnel, défiant et aime avoir raison. Finalement on est pas TANT différent finalement, mais beaucoup de petites tâches qui semblent simples et anodines dans une famille se transforment en véritable guerre mentale dans la notre.

Ainsi donc, demander à Petit Pou de faire quelque chose qui exige d’être accompli avec un peu d’effort ou par lui-même et qui n’entre pas dans la catégorie hilarante, drôle ou délicieusement couvert de chocolat est source de problème sans fin. Une chose en particulier: s’habiller le matin. Je sais, je sais, tout le monde le sait, mon père le sait, même Sonia Vachon le sait, beaucoup de jeunes enfants n’aiment pas s’habiller. Ils tiennent à cette parcelle de pouvoir avec toute la volonté dans leur petite main poisseuse et taché de yogourt. Je sais également qu’il ne faut pas presser l’enfant et que s’il n’est pas prêt à s’habiller seul, c’est correct. Je sais aussi qu’il est important que l’enfant apprenne à se responsabiliser et apprennent à s’habiller seul pour être indépendant. Mais pas trop vite! Mais pas trop tard non plus! Avant la maternelle genre! Mais il faut le laisser aller à son rythme là! Les autres à la garderie s’habillent seuls! Mais tous les enfants sont différents! L’important est d’imposer une ROUTINE et une saine AUTORITÉ parentale avec des instructions claires et des conséquences pour les actions. Bref, j’suis prêt à brûler le linge, ça semble plus simple. #lesconseilsaidentbeaucoup

Notre Petit Pou lui, n’aime pas s’habiller. Pour X raison. Parce qu’il n’aime pas vraiment les transitions. Il n’aime pas quitter son Papa pis son Dada. Il n’aime pas le fait d’aller à la garderie. Il a besoin d’être en sécurité avec des gens qu’il connait. Et ce n’est pas la faute de la garderie et de l’éducatrice qui se fend à quatre et se roule à terre pour tenter de le mettre à l’aise. Le p’tit aime juste pas aller là-bas. Et il nous le fait payer en refusant, à chaque fucking matin de s’habiller. (Bon, pas à chhhhhaaaaaque matin me fait préciser Papa, mais QUASIMENT!)

Au départ, j’ai suivi le modèle des menaces sans grande conviction:

« Si tu ne mets pas tes souliers tout de suite je m’en vais sans toi! »  – Évidemment je ne peux pas le faire réellement, pour plusieurs raisons: c’est illégal; je risque de revenir devant une maison en flamme; c’est illégal; mon p’tit a peur de l’abandon; pis je risque de ne plus avoir de nourriture dans la partie basse du frigo; c’est illégal.

« Bon, tu ne m’écoutes pas, plus de iPad d’abord! » – Sauf qu’ici la punition serait pour moi, parce que ces précieux moments où le p’tit joue au iPad sont les moments où je peux faire caca en paix/faire le souper/pleurer dans mon coussin/faire du quick sexe avec mon époux

« Veux-tu que je t’enlève ta doudou? » – Non, je ne suis pas aussi bitch que ça.

« Si tu ne t’habilles pas, tu iras tout nu à la garderie! » – Il attend juste ça, p’tit exhibitionniste qu’il est.

« Là je compte jusqu’à trois! 1…2…3… » – Pis là, j’fais quoi? Je l’enferme dans le caveau? Je jette son linge dans la poubelle? Je sors un gun pis j’y met sur la tempe?

J’ai également mis en place des nouveaux règlements pour mon p’tit, du genre:

  • Après ton déjeuner, tu enlèves ton pyjama et tu mets tes vêtements. Dire que tu n’es pas capable ne marche pas, vu que je t’ai FILMÉ en secret alors que la veille, oui batard, tu t’habillais seul, la fois où ça te tentait ça d’l’air.
  • Ça serait l’fun que tu t’habilles en dedans de 15 minutes mettons, et non pas dans un laps de temps d’une heure où tu lances ton chandail et place ton pantalon sur ta tête.
  • Tu dois également mettre tes souliers toi-même avant de quitter pour la garderie (ou ailleurs). Mettre ton orteil dans le fond du soulier pour l’enlever ensuite en disant que tu n’es pas capable ne compte pas.
  • J »apprécierais aussi que tu ailles à la salle de bain quand tu sens ton envie de pipi, et non pas quand la vessie est sur le bord de t’exploser et que tu gigotes violemment dans toute la pièce en te pognant le zouiz.

Évidemment, après avoir relu ma belle liste de règlements, j’ai câlissé le tout à la poubelle. Mon gars à trois ans. J’ai beau faire des menaces et faire des règlements à pu finir, il va faire les choses à son rythme. Pis mon gars est la personne qu’il est. Pis j’me dis qu’avec toute l’énergie que je met sur l’étape de l’habillage, ben ça compte pour mon cardio de la semaine, fac j’peux me permettre une coupe de vin avec le souper.

Hourrah le pragmatisme parental!

 

Dada Blaise

 

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