Les Bonbons de l’Halloween: un droit acquis des parents

Papa pis Dada pis le P’tit ont célébrer hier leur 4e Halloween en tant que famille heureuse et épanouie. L’expérience fut agréable et devait pas mal ressembler à la vôtre j’imagine: la joie de voir de beaux costumes originales et confectionné avec soin caché sous d’épais manteau d’hiver, consoler notre enfant qui sera maintenant traumatisé à vie par un voisin et son masque de tuer en série sanglant, faire un sourire gêné lorsque notre p’tit a lancé innocemment: « C’est pas beaucoup! » lorsqu’il a reçu ses premiers bonbons dans sa p’tite chaudière et se faire harceler par des enfants insistants déguisés comme les tueurs du film The Purge (sure why not!) qui cognaient à notre porte malgré le fait que TOUTES nos lumières étaient fermés (get the hint, y’en a pu de bonbons!).

La seule différence cette année concernait la dégustation des bonbons. Une fois bien enfermé dans la chaleur de notre foyer, nous avons étalé le contenu entier de la p’tite chaudière orange et noire sur la table. Dada allait se servir d’un bonbon, mais WHOA minute papillon que le p’tit m’a savamment indiqué de son cri de dauphin irrité. Quoi? Je n’avais pas le droit de manger un bonbon? Comment ça de kessé? Avant je pouvais me dis-je alors, surpris. S’il y a bien un droit acquis pour un parent, c’est la possibilité de manger les bonbons de la récolte de leurs enfants. Vous leur avez donnez la vie, vous avez enduré leurs crises et sautes d’humeur terrible au magasin, vous méritez bien un barre Mars et quelques Gobstopper.

Il fut un temps où piger dans les bonbons d’Halloween de mon enfant était facile. Autrefois, nous allions coucher le petit puis Papa pis Dada se bourraient la face comme des porcs dans la précieuses récolte de notre enfant pour ensuite se rouler dans les papiers d’emballage en petites culottes. Et la récolte de bonbons étaient du gâteau qui plus es. Quand le p’tit avait 8 mois, il n’avait qu’à porter son p’tit costume de citrouille dodue pis les voisins piaillaient d’excitation en tendant les précieux chocolats et caramels à pleine pelletés. Quand il avait 1 an et demi, il n’avait qu’à porter son p’tit costume de moufette adorable et marcher dans la rue pour que les passants jettent littéralement leurs récoltes à notre enfant tant ils étaient émus par tant de cutiness. À 2 ans, c’était légèrement plus complexe mais faisable. Le petit costume de chien et les petites bottes assortis faisaient la job. On pouvait bullshité les notions de « partage » et de « famille » pis ensuite se bourrer la face comme un diabétique dans une confiserie. Mais astheure, le p’tit approche 4 ans. Et la bullshit ne marche plus beaucoup. La game a pas mal changé. Le p’tit a l’esprit aussi aiguisé qu’un renard, surtout si ça concerne des bonbons. Papa pis Dada ne peuvent plus simplement piger dans la récolte de leur progéniture. Non. Le p’tit la surveille comme un chien pis son os, il a quasiment dormi avec sa p’tite chaudière et son précieux contenu. Mais comment faire alors pour manger les bonbons qui me sont dû, moi parent qui est sacrifié jeunesse et fesses bombés pour élever un enfant semi-sain d’esprit? Sure, j’peux aller m’acheter une boîte de palettes de chocolat au Costco, mais ça ne goûtera pas pareil, pis vous le savez très bien. Les bonbons de nos enfants goûtent la joie, l’excitation et le dur labeur, le goût exact que je recherche un lendemain d’Halloween.

Mais je ne recule jamais devant un défi. Voici donc quelques moyens de profiter de la récolte de bonbons de votre enfant et ce de façon sournoise:

 

Acheter de la scrap

Si votre enfant est comme le mien et est obsédé par les nombres, il insistera pour compter le nombre de bonbons qu’il a reçu (ou peut-être a-t-il compris que ses parents étaient des sneaky bastards?) Pas de problème. Une fois l’enfant endormi, convaincu qu’il a 150 bonbons exactement, troquez les Caramilk, Reese, Twix, Skittles et Kit Kat par des bonbons poches (Tire Ste-Catherine style ou réglisse, selon vos goûts) que vous aviez préalablement acheté pour ce plan. Quand le petit se réveillera le lendemain, il pourra alors compter allègrement sa récolte et s’assurer qu’il a encore bel et bien 150 bonbons exactement. Par contre, lorsqu’il dégustera ses bonbons, il risque de passer un commentaire du genre: « Yark, encore des boîtes de raisins secs! »

Faire peur

Quand j’étais jeune, dans les années 80, l’Halloween était certes un moment de réjouissance mais également de terreur. Terreur qu’un fou furieux ait inséré des lames de rasoir dans mes pauvres bonbons. Il était donc primordial que ma mère inspecte le contenu de mon sac de bonbons afin de vérifier qu’aucun bonbon ne contenait une de ces lames dangereuses. Elle prenait donc les bonbons « qui ont l’air pas safe » pis les « jetais » dans la poubelles. Traduction: elle prenait ce qu’elle voulait et mangeait allègrement MES bonbons. Ces rumeurs ne semblent plus être aussi intenses par les temps qui courent, alors je pourrais facilement recréer un climat de terreur pour mon petit en racontant vaguement que j’ai entendu parler d’un monsieur qui avait mis du POISON dans les bonbons, ainsi je pourrais facilement faire une inspection minutieuse et déclarer que certains bonbons semblent suspicieux (et par suspicieux je veux bien évidemment dire délicieux). Kaching!

En pleine nuit

Vous passez votre temps à entrer dans la chambre de votre petit quand il dort pour diverses raisons :le regarder dormir de façon attendri, ranger ses p’tits bas ou mettre un beau dollar sous son oreiller en échange d’une dent; alors qu’est-ce qu’il y a de mal, dîtes moi, de vous faufiler en plein milieu de la nuit pour prendre a shitload quelques bonbons?

Punition inutile

Si jamais les autres techniques n’ont pas fonctionné, vous pouvez utiliser celle-ci, mais c’est vraiment en DERNIER recours. Vous pouvez péter votre coche exagérément pour un rien, du genre « Tu as encore perdu tes p’tits gants noirs? Ça fait quatre paires que je t’achètes! Tu veux rire de moi? Là ça va faire, donne moi tes bonbons! Confisqué! »

Enjoy!

Dada Blaise

Mon Adolescent de 3 ans

Tout le monde connaît la phase du Terrible Two. Beaucoup viendront vous affirmer que non, c’est faux, ça n’existe pas. Fine. Restez dans votre univers parallèle, là où les enfants chantent Ave Maria pour s’endormir tout seuls, ne sont jamais « terribles » et remercient leurs parents humblement quand ils se font dire « non » ou « on ne liche pas la fenêtre du grand magasin ». Bref, le Terrible Two est pas mal connu. C’est le Éric Salvail du monde de l’enfance. Tu sais c’est quoi, c’est partout où tu regardes, pis tu ne peux pas l’éviter. Les phases qui suivent malheureusement ne reçoivent pas autant de publicité. Ce qui est probablement une bonne chose, car il n’y aurait pas grand monde qui aurait des enfants s’ils soupçonnaient que leur comportement devenait progressivement plus horrible chaque année. Moi, j’pensais qu’une fois le Terrible Two passé, j’étais safe pour un bout.

AHAHAHAHAHHAHAH!

Imaginez donc ma surprise lorsque mon garçon de 3 ans me lâcha un « Aweille goooooooo, dépêche-toi! » lorsque nous étions à un feu rouge qui venait tout juste de virer au vert. Le ton de voix bien impatient et imbu de lui-même, tel un grand gringalet du secondaire qui croit que la Terre entière le persécute. Heu, calm the fuck down kiddo, que j’me dis. Et voilà-ti pas qu’il renchérit le soir même ce cher sucre d’orge de mon cœur lorsqu’il me dit que mon souper est « digulasse ». Ah ouain? Toi tes dessins de soleil sont ben à chier pis j’te le dis pas! #alwaystellthetruth

Bref, ça ben d’l’air que mon enfant entre dans une nouvelle phase, le threenager. C’est une phase (ben oui encore une asti) où l’enfant s’affirme de façon agréable et rationnelle devant toutes formes d’autorité. Oui, je le sais, chaque enfant est un flocon de neige, unique et différent, et il ne faut en AUCUN CAS étiqueter les enfants, mais reste pareil que mon garçon de 3 ans a toutes les caractéristiques d’un adolescent. Vérifions le tout à l’aide d’une liste, shall we?

Tatouage : Yup. Sur le bras, le ventre, les fesses, dans la face. C’est ainsi qu’il peut reconnaître sa PatPatrouille Crew au parc. Total badass. Ils lancent des copeaux de bois, se pognent la poche et montent la glissade « de l’autre bord ». #rebels

Indépendance : Je ne m’attendais pas à ce que mon garçon n’ait plus besoin de moi avant qu’il ait 10 ou 11 ans. En fait, j’aime bien quand il est indépendant et qu’il s’occupe tout seul. Ça me laisse plus de temps pour aller bitcher sur les forums de maternité. Non, je corrige. J’AIMERAIS qu’il soit indépendant, mais pour mon gars, être indépendant signifie me crier après parce que j’ai voulu l’aider à mettre ses souliers, puis 5 minutes plus tard me crier après parce qu’il veut que je l’aide.

Attitude : As-tu déjà vu un p’tit de 3 ans lever le sourcil gauche d’incrédulité et de dégoût parce que son Dada chante L’Amour en Héritage de Nana Mouskouri à voix haute? Laisse-moi vivre mes illusions, damn it!

Incompréhension : 

Moi : Viens manger, Petit Pou »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi : « Petit Pou! Regarde le bel arc-en-ciel? »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi : « Petit Pou, faudrait que tu ramasses tes autos… »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi: « Petit Pou, une once de gin avec le tonic, pis rajoute une tranche de citron. »

Petit Pou: « HEIN? »

Mauvaises influences : C’est ben évident qu’au parc ou ailleurs, mon p’tit va suivre comme un chien de poche le p’tit bum avec la casquette à l’envers qui se jette en bas de la balançoire, lance des roches pis lève la jupe des filles. Pas de danger qu’il aille jouer avec l’autre là-bas qui a recréé le village des Schtroumpf dans le bac à sable et qui chantonne doucement des chansons de Passe-Partout.

Insultes : Ma bouffe est immangeable, la couleur du verre n’est pas la bonne, ce soulier-là est trop laid et j’ai des grosses fesses, semble-t-il. Being a parent is so rewarding!

Paresse : S’habiller est une corvée qu’on réserve aux damnés en Enfer. Marcher jusqu’au parc est semblable à marcher sur des charbons ardents. Transporter son verre jusqu’à la table est l’équivalent de se faire arracher les ongles un à un. C’est presque impressionnant de voir à quel point mon enfant s’implique dans sa paresse, surtout lorsqu’il faut se presser. Mais tant qu’à agir comme un ado de 13 ans, il pourrait également se lever à midi, ça ne me dérangerait pas.

Dada Blaise

Like et partage comme un ado. Ou pas. Whatever. J’m’en fous. Chillax. #yolo