Comment Être un Mauvais Parent

Imaginez que vous avez un enfant. Il naît, arrive chez vous par le biais de l’adoption, vous le trouvez sous une feuille de chou ou bien flottant dans un panier d’osier, peu importe. Vous l’avez placé dans son petit berceau et vous le regardez tendrement et, évidemment, vous vous demandez quarante-six-milles questions du genre: c’est quoi une bonne nuit pour un bébé? Est-ce que je risque de le rendre trop gâté à le tenir tout le temps dans mes bras? Suis-je obligé de lui faire porter un chapeau en tout temps? Son caca est vert, est-ce qu’il est humain? Bref, vous avez des questionnements, des inquiétudes, vous vous demandez si telle ou telle affaire est normale pour votre enfant et vous cherchez de l’aide. Comme vous êtes moderne et de votre époque, vous vous tournez vers votre Bible, c’est-à-dire Internet ou plus spécifiquement Facebook. Pauvre fou. Rapidement, vous découvrirez à quel point vous êtes un mauvais parent.

Une des premières choses qui fera de vous un mauvais parent est que vous laissez votre bébé faire la sieste sur vous. Tisk, tisk jeune imprudent. Dr. Spock, Super Nanny, Jacynthe René et toutes les mamans ordinaires vous le diront: votre bébé est supposé dormir un bon deux heures dans sa couchette et se réveiller frais, heureux et dispo avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles et la soif de découvrir le monde qui l’entoure avec vous couché sur un tapis blanc avec des chatons blanc duveteux qui jouent derrière vous.

Well, mon p’tit Baby Love ne semblait pas comprendre ce concept. Je lui ai expliqué pourtant! J’ai eu beau m’asseoir avec mon brand new baby pis lui pointer dans le livre qu’il était supposé dormir au moins deux heures dans son petit moïse, rien à faire. C’est comme s’il était pas capable de lire! Mon grand garçon dormait quasiment trois heures de temps et ce uniquement sur moi et ce réveillait comme un chacal enragé, donc, j’étais clairement un mauvais parent et ce depuis longtemps.

Deuxième bébé aime bien dormir dans sa balancigne (nom inventé pour l’espèce de chaise qui se berce tout seul et qui me permet d’écouter Black Mirror en paix). Encore une fois, je suis vraiment un mauvais parent de faire ça, parce que mon bébé n’apprend pas à s’endormir par lui-même, ce qui est encore un autre gros non, non, non gros épais. Dans le monde des parents, avoir un bébé qui s’endort par lui-même est l’équivalent d’avoir mis la main sur le Saint-Graäl. Les autres parents les vénèrent et les adulent comme les Dieux parfaits qu’ils sont, eux qui ont réussis à enfanter un bébé qui s’endort tout seul.

Bon, peut-être que votre bébé est maintenant rendu à un autre stade ou encore votre enfant à grandit et s’endort effectivement par lui-même. Pas de désespoir, il y a encore plein d’autres façons d’être un mauvais parent! Peut-être donnez-vous la suce à votre enfant, ce qui déformera ses dents, le rendra incapable de parler autrement que par grognement de singe et garanti qu’il va l’utiliser encore quand il sera à l’Université!

Vous pensiez donner du chocolat à Pâques pour vos enfants? Oh, oh, j’espère que vous avez assez économiser pour des broches quand il aura 16 ans!

Des promesses de iPad s’il est gentil au restaurant? Ça sonne comme des pots-de-vin de la submission bitch!

Dire à votre enfant qu’il vous laisse tranquille pendant que vous gosser sur l’ordinateur? Devinez qui ira en prison pour vol à main armée dans son adolescence pour cause de carence affective?

Rapidement vous pouvez commencer à vous sentir plus que mauvais, et même un peu coupable! Ben guess what, les guides et tous les autres vous disent que vous devriez arrêtez de vous sentir coupable! Aweille mauvais parent, un parent qui se sent coupable émet de mauvaises vibrations ou ben some shit ésotérique de même au bébé pis il va avoir de la difficulté à s’attacher ou ne mangera plus jamais de légumes de sa vie! Les articles de Facebook vous disent qu’il faut être le parent imparfait pis croquer dans le bonheur mais aussi se foutre de tout les autres pis faire des bricolages mais pas trop, sinon, ding ding, mauvais parent!

Maintenant, imaginez que votre enfant a une condition. Autisme, hyperactivité, agressivité, strabisme divergeant, intolérance au lactose, hermaphrodite, parle avec les morts, peu importe. Votre enfant agit différemment et cela double votre dose de doute de soi-même quant à vos capacités parentales. Afin de vous sentir moins seul, vous vous embarquez sur diverses forums ou pages Facebook avec d’autres parents comme vous. Vous vous dîtes qu’ici tout le monde se comprendra enfin. Pauvre conne va…Non, encore une fois vous découvrirez que vous êtes encore un mauvais parent toé chose!

En effet, il y a toujours le bon parent, celui qui en a donc vécu des choses et qui sait comment vous faire sentir comme une grosse marde et ce avec quelques mots seulement:

« Les parents d’aujourd’hui ne sont pas assez fermes, moi mes enfants sont (TSA, TDAH, albinos, peu importe), pis j’ai jamais eu de problème avec eux. Suffit d’un peu d’autorité! »

Peu importe le forum, thread de discussion, ce parent s’y retrouve sous une forme ou une autre. Imaginez-vous donc que ce bon parent a réussi grâce à ses capacités extraordinaires, sa voix douce et autoritaire et ses yeux exorbités à faire faire telle affaire à son jeune, que ce soit prendre l’avion pendant 12 heures de temps, lui faire manger des choux de Bruxelles ou bien le faire circoncire à frette. Ce bon parent est le top voyez-vous, parce qu’il vit avec un enfant différent et qui plus es, n’a JAMAIS eu de problèmes de sa vie. Jamais. Il sait quoi faire.

Maintenant imaginez que vous êtes un peu dans le doute, incertain, fragile parce que votre p’tit différent a hurlé pendant deux heures de temps et que vous avez dû l’arrêtez physiquement avant qu’il ne se blesse lui-même. Et que vous lisez ce genre de commentaire. Ouch, crunch, destruction du peu d’estime qui restait.

Je sais que ces personnes ne sont pas réellement conscientes de ce qu’elles ont écrit. Probablement qu’elles ne savent même pas le pouvoir de leur mots. Que plusieurs parents anonymes, comme moi, liront ces mots et ne lui répondront pas, n’auront pas la force de s’obstiner sur Internet avec un inconnu pour démontrer qu’il n’est pas toujours si simple d’avoir la « fermeté » et « l’autorité » avec un enfant, peu importe sa condition. Ces parents ne sauront pas à quel point ils pourront venir ébranler la force d’autres, les faire douter, les décourager, les anéantir.

Être un mauvais parent, c’est ben facile selon tout le monde. Alors, si vous êtes un bon parent parce que vous avec donc le tour, vous avez écouté Virginie et savez quoi faire, parce que vous avec eu le secret des Dieux, vous avez donné la bonne purée avant 4 mois et avez allaité votre bébé sur le côté les jambes dans les airs en lisant votre mantra, bravo. Partagez le juste pas avec le reste des mauvais parents. On le sait déjà ce qu’on fait de tout croche, on veut pas savoir ton truc, ni ton jugement, bitch.

Dada Blaise

 

L’Arrivée d’un Bébé Tout Neuf

Il n’y a pas grand chose qui top l’arrivée d’un bébé dans un foyer. Pas même l’achat d’une nouvelle souffleuse ou de l’annonce d’une journée de tempête surprise un mardi matin. Un bébé tout neuf qui arrive dans une maison c’est le monde qui r’vire de bord tout d’un coup, une vie au complet qui change dans un claquement de doigt. Je le sais, ça fait deux fois que je le vis. La différence est que c’te fois-ci, j’étais ben plus préparé. Mettons que je savais dans quoi j’m’embarquais et la marche était moins grande à enjamber qu’en 2013, alors que j’étais un jeune homme avec une tête pleine de joli cheveux chatoyants et des journées entières à lui-même pour faire de la bicyclette et prendre des Cosmo sur le bord de la piscine avec les copines. Le brouhaha et les émotions vives venant subitement de se terminer, j’me suis retrouvé seul avec mon p’tit babylove, pis j’me suis rappelé ces moments-là avec mon premier garçon. Le merveilleux qui venait avec puis toute l’incertitude qui était arrivé par la suite.

Bref, les premiers instants avec un bébé naissant sont vraiment magiques. On a l’impression que la Terre entière est heureuse pour toi. Tout le monde est excité de vous voir et de voir le p’tit bébé, les amis pis la famille retontissent les uns après les autres, les bras chargés de petites tuques mignonnes, petits pyjamas, cadeaux pis de lasagnes aidantes. Le boyfriend, normalement, prend congé et passe plein de temps à la maison pour aider, vous dire d’aller vous reposer et aller acheter de la bouffe Thaï pour le souper. Puis les journées passent et les visites se font moindre et vous vous retrouvez avec votre p’tit bébé tout neuf et son lot de responsabilités. Le quotidien revient subitement avec ses gros sabots et vous tasse la merveille dans le coin.

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Salut! Voilà ta vie maintenant! FOREVER!

Les guides et les bons conseils vous préviennent que de s’occuper d’un petit bébé est difficile, épuisant même, mais il n’y a pas grand chose qui peut vous préparer à ce brusque détournement que votre vie prend en quelques jours. Le nombre incalculable de petites débarbouillettes qui jonchent le sol, la lessive constante, les biberons à moitié vide trainant sur les comptoirs, les taches sur le divan, sur votre linge, votre chaise, vos napperons. Le stress constant à savoir si vous déchiffrer les pleurs comme il faut, si vous le laissez trop ou pas assez brailler, si vous faites les bonnes choses pour créer un lien solide avec lui. Parfois vous êtes assis sur votre divan plein de régurgis avec votre veste à moitié ouverte et vos pantalons mous, votre bol de céréales à moitié mangé et vos piles grandissantes de linges sales pis vous regrettez vos soirées de shooters de Sourpuss où vous vomissiez derrière les poubelles d’un bar avec un étudiant de médecine derrière vous qui attend patiemment que vous terminiez pour vous ramenez à son appartement pour jouer aux fesses pis pas vous rappelez le lendemain.

Vos journées sont longues ou bedonc incroyablement courtes pis vous avez toujours l’impression que vous n’avez rien fait. Les gens vous disent qu’il est donc important de sortir, d’aller dans des groupes avec d’autres jeunes parents et prendre un p’tit café avec eux pis jaser de vomi pis de selles verdâtres, et oui, parfois ça fait du bien, mais aussi, guess what, par boutte vous avez chrissement pas envie d’enfiler des pantalons de neige pour aller courir avec la poussette pis le p’tit tout en regardant d’autres mères aux corps sveltes et aux cheveux plein d’éclat. Pis il y en a toujours une, ou deux ou trois qui raconte que le sien fait ses nuits depuis qu’il a 2 jours, pis l’autre de dire que le sien se tourne déjà de bord pis l’autre renchérir que son chum lui paye toujours un voyage dans le sud avec la nanny après un accouchement pis l’autre elle fait 6 km de jogging tous les matins pour aller ensuite porter secours aux enfants du Tiers-Monde.

Plus souvent qu’autrement, vous vous sentez le seul qui l’a pas l’affaire. Celui qui a pas ben ben de fun finalement. Celui qui est en mode survie.

Ben vous êtes pas les seuls. On est une couple de même, toute la gang. Y’a des jours que c’est difficile, chrissement difficile, pis d’autres que non. Plus souvent qu’autrement, suffit de le dire à quelqu’un d’autre. « C’est vraiment difficile. » « J’me trouve poche. » Ça prend pas de temps que les autres parents vont venir vous confirmer qu’ils ont eut les mêmes sentiments une fois, deux fois, quarante-quatre fois. Mais vous savez quoi? On passe au travers. Les cris de bébé vous tueront pas. Brailler en robe de chambre en mangeant des tranches Singles de Kraft feront pas de vous une loque humaine. Dire que vous vous sentez pas bon fera pas de vous un mauvais parent.

Fac voilà mon premier conseil en tant que Dada pour la 2e fois: Le mode survie c’est ben correct. Faites ce qui faut pour survivre. Allez-y au cinéma avec votre bébé. Mangez la boite de biscuits au complet. Faites du co-dodo. Promenez vous en char pour l’endormir, donnez-y une suce, faites pas le ménage pis écoutez les reprises de Friends toute la journée tout en donnant le biberon. Le pire qui peut vous arriver c’est de vous faire juger par les Eux Autres, pis leur opinion vaut de la marde comme dirait Dada. #cbencorrect #modesurvie

 

Dada Blaise

 

 

 

 

Papa pis Dada VS La Charge Mentale

Hé, vous vous rappelez de l’hilarante déclaration de divers groupes religieux, back en 2005 quand le mariage gay est devenu officiellement légal pis que là tout le monde s’énervait donc le poil pubiens en disant que la société allait s’effondrer pis que les enfants allaient être confus et en détresse parce que les rôles des parents ne seraient plus clairement définis pis toute le chior pis l’apocalypse pis les grenouilles qui tombent du ciel pis matante Denise qui ne sait plus à qui faire la carte de Bonne Fête des Mères.

Well, well, well…r’garde donc la date toé chose. 2017. Pis non la société s’est pas auto-détruite pis les familles homoparentales continuent de pousser comme la belle mauvaise herbe fashion et trendy qui la caractérise. La croyance que les couples homoparentales viendraient nuire à l’institution de la famille semble un peu dépassé. Tout ceci originait du simple fait que pour beaucoup de gens, les rôles parentaux sont clair, net et précis. Je vous le résume en quelques mots: le père travaille et s’occupe d’amuser les enfants de temps en temps. La mère fait tout le reste.

J’pensais pourtant qu’en 2017, notre belle et merveilleuse société moderne aurait appris à passer par-dessus une telle notion, mais quelle ne fut pas ma surprise de voir des vidéos et des posts hilarants (not!) de mères donc ordinaires débordés par la vie  et le trop plein de verre de vin, accompagnés de leur mari ridicule qui ne sont pas capable de faire un pas devant l’autre sans s’enfarger dans leurs souliers, donc surtout pas capable de passer une soirée avec leur enfants, ni de trouver l’allée des épices dans une épicerie. Ben non, les stéréotypes n’ont toujours pas quittés la stratosphères parentale semble-t-il, et c’est bien dommage.

Voilà donc Papa pis Dada, fier parents du p’tit devil qui aime les billes pis le film Mon Voisin Totoro, marchant bravement au travers cette jungle de parents aux rôles bien définis. Comme la plupart des couples homosexuelles de notre belle planète, on a appris à improviser au fur et à mesure sur nos diverses tâches. Puisque nous sommes deux hommes, il n’y avait pas de rôle pré-établi par rapport aux habituels clichés de qui part les chicanes, qui initie le sexe, qui va changer les couches, qui va couper le gazon, qui va se trimmer les ongles au-dessus du lavabo et qui va faire la vaisselle en écoutant du Lana Del Rey.

Parce que la réalité moderne est tout autre. Malgré nos beaux pétages de bretelles pis nos belles tapes de félicitations dans le dos que nous sommes donc ouvert d’esprit pis avant-garde pis hipster pis « égaux », le couple moderne est encore un peu beaucoup prisonnier de son genre masculin et féminin. L’homme fait telle affaire, la femme fait l’autre affaire. Monsieur gosse sur le iPad, Madame torche pis s’épivarde comme une poule pas de tête sur le statut du couple pis le problème de mathématique du p’tit. Pas d’échange. La norme est telle. Pis ça m’enrage. Ça m’enrage de voir des vieux clichés ressortir de temps en temps, c’te pauvre père-là tout croche pis donc maladroit parce qu’il a les enfants avec lui. Ça m’enrage de voir des mères que je connais crouler sous le poids des responsabilités, dépassé par les événements parce qu’elles doivent tout gérer dans la maison. C’est le combat du moment. Le mot tendance. La charge mentale. Chercher un peu et vous verrez la tonne d’articles et témoignages sur le sujet. Même La Presse m’a appelé cet été pour me jaser de la charge mentale.

De kessé que les femmes se plaignent donc? M’a vous dire ça drette-là:

Je l’ai connu la charge mentale. La charge mentale c’est le poids perpétuelle du quotidien qui te pèse dans le cerveau. C’est de penser et prévoir et calculer et remémorer tout ce qu’il faut pour que toute la maisonnée soit vivante, au chaud, nourri et au sec à la fin d’une journée. C’est la présence constante, CONSTANTE, de tous ces détails dans ton esprit, alors que tu dois travailler et gérer mille autre chose à la fois. Pis non, ça se met pas à OFF de même.

Au départ de notre périple parentale, j’encaissais beaucoup. Je gérais beaucoup. J’en faisais beaucoup. Papa participait comme il le pouvait, il lui suffisait seulement que je lui demande un peu. Mais c’était justement-là que la situation se corsait. Moi j’anticipais tous les coups, les moindres situations complexes qui pourraient subvenir, alors que mon chum lui attendait le débordement pour agir. Il agissait quand l’Apocalypse survenait, sans se rendre compte que j’avais déjà détruites mille autres petites apocalypse auparavant. On s’est engueulé. On s’est crié après. On a eu du rough sex de la réconciliation ensuite. Mais c’était toujours un peu la même chose malgré tout. Jusqu’à ce que je réalise peu à peu que je mettais mis moi-même cette charge mentale-là parce que je m’étais attribué toutes les taches de la « maman ». Pis là j’ai capoté. Parce que j’ai réalisé que pour certaines choses, je l’avais pas pantoute. J’suis nul pour remplir un formulaire pis me rappeler des dates importantes. J’hais ça faire l’épicerie. J’hais ça aller acheter du linge pour mon p’tit. J’hais ça aller jouer dehors.

Fac peu à peu, Papa pis Dada ont commencé à se partager la charge mentale tout comme les taches de la maison. Ce n’est pas nos organes génitaux qui ont décidés qui ferait quoi, mais nos intérêts. C’tu pas magique ça? C’est ce que je trouvais intéressant. Comment nos familles homoparentales différaient de la norme. Comment nos couples à un genre s’en sortait pas trop pire pantoute finalement. Fac sorry, normalité hétérosexuelle, mais peut-être que pour une fois, vous auriez avantage à faire comme nous. Les critiques et les white trash habituels viendront dire qu’un couple homosexuel vient déformer la réalité parce qu’ils forment un couple « sans genre ». Ouain…mais mettons qu’on applique le « sans genre » à un couple hétérosexuel, cela veut dire que la tendre épouse n’est pas automatiquement celle qui sera responsable de remplir les formulaires de service de garde, de faire à manger, de prévoir les rendez-vous chez le dentiste, préparer la fête thème Mon Petit Poney pour la p’tite, se lever la nuit pour consoler l’autre, se rendre chez le pédiatre pis trouver un cadeau pour la prof. J’pense que beaucoup de mes amies mamans diraient « FUCK YES! » si on venait appliquer le terme « sans genre » à leur couple.

 

Dada Blaise

 

Plot Twist: Autisme!

ADVENTURES IN ADOPTIONLAND PART 4: PLOT TWIST: AUTISME!

 

Ouf! J’sais pas vous autres, mais ici on a eu toute qu’une rentrée scolaire! Une nouvelle école pour Dada, un nouveau bébé chaton qui nous réveille la nuit en nous sautant sur les gosses, des chaleurs intenses, le retour d’Occupation Double, mon p’tit qui a embrassé sa p’tite copine de garderie SUR LA BOUCHE, ma soeur qui s’est marié, j’me suis mis à faire du sport, pis, oh, oui, un p’tit diagnostic sur mon enfant, la déclaration officielle TSA. Il n’y a pas trente-six milles façon de l’annoncer. Après plus d’un an d’observation par divers petites madames bien intentionnés, du CLSC au pédiatre en passant par une voyante d’Outremont qui lit dans des boules de crystal, nous avons enfin eu notre verdict: notre p’tit garçon est autiste. Enfin, le nouveau terme est qu’il a un trouble du spectre de l’autisme.

La question qui reste est celle-ci: vais-je pouvoir devenir meilleur amis avec toutes les célébrités à la mode qui campagne pour la cause des enfants autistes? Peut-on toujours faire des blagues sur notre enfant et écrire les hauts et les bas de la vie familiale lorsqu’il y a un enfant TSA sous notre toit? Est-ce que mon enfant va être comme Dustin Hoffman dans Rainman et m’aider à faire fortune en escroquant les casinos?

Bien sûr, bien sûr au départ tout n’était pas hilarant et rose fleuri avec de la dentelle pis des pétales de fleurs. J’pensais être pas mal prêt à tout tsé. J’avais lu mes livres sur la normalité adoptive, sur les enfants adoptés. J’avais fait mes devoirs avec les livres sur les bébés, parcouru les forums, interrogés les matantes pis les belles-soeurs. J’avais réécouté De Quoi J’Me Mêle. J’étais prêt.

Pis of course, mon bébé est arrivé pis surprise, j’étais pas prêt finalement! T’as beau avoir lu ben des livres pis des regardé ben des films, y’a pas grand chose qui te prépare à changer une couche abondante dans une salle de bain sans table à langer dans un restaurant de Westmount tout en chantonnant Somewhere Over the Rainbown à un enfant pour qu’il se calme.

J’étais par contre pas vraiment préparé à me sentir poche la plupart du temps. J’étais pas mal confiant en mes habiletés parentales pourtant. Après tout, en tant que prof au primaire, j’étais capable de contrôler un groupe d’une vingtaine d’élèves, calmer des crises et attacher des souliers pis rezipper des manteaux d’hiver j’fais ça de toute ma sainte journée, fac j’pensais que je l’aurais facile. Quand j’ai vu mon p’tit la première fois, quand je l’ai pris dans mes bras pis que je l’ai bercé pendant que mon chum était parti acheté des trucs pis respirer dans un sac de papier avant d’hyperventiler par la nouvelle responsabilité d’un bébé, j’me trouvais pas mal bon. J’trouvais que ce p’tit-là pis moi, qu’on était pas mal destiné d’être ensembles. J’trouvais qu’il était à la bonne place, pis qu’on s’rait ben. Le sentiment était bien réel, bien incrusté dans mon coeur. On était meant to be. Flashfoward deux ans plus tard. Quand le Terrible Two commençait. Les crises, les pleurs, les demandes, les cris, les larmes, les crises, encore et encore.

Me semble que c’était difficile que j’me disais. Me semble que c’est, genre, câlissement difficile. Mais bon, l’internet tout entier semblait me dire que oui, élever des enfants était difficile. Pis que oui, le Terrible Two était assez intense, mais que c’était une phase. Une phase pis une autre pis une autre. Fac alors que le temps passait, j’en revenais à ce moment au tout début, entre mon p’tit pis moi, celui qui me disait qu’on était ben ensembles, que j’étais celui dont il avait besoin. Pis je continuais à me sentir poche, malgré les beaux compliments des amis pis de la famille pis du boyfriend. Fac j’ai persévéré, pis j’ai fait comme tout bon parent overwhelmed, j’me suis pitché un peu partout pour essayer à peu près n’importe quoi. Parce que les crises, elles arrêtaient pas. Les tantrums interminables, ils arrêtaient pas. Peut-être qu’on avait besoin de plus d’Omega-3. Peut-être qu’on avait besoin de plus d’air frais. Plus d’espace. Moins de gras trans. Une nouvelle chambre. Plus de probiotiques. Être plus sévère. Moins sévère. Parler en anglais. Une chambre avec des couleurs pastels. Des spinners? Jésus?

« C’est son âge. C’est normal. » ou « Le mien était pareil. Le mien a fait ça aussi. »Voilà ce que j’entendais à droite pis à gauche. Fac j’me disais que j’devais capoter. Ou ben que c’était l’adoption, la normalité adoptive. J’ai même écris là-dessus, parce que tsé, j’vide mon âme à tout bout de champ. Ce qui devenait mélangeant, c’est que mon cher et tendre démon aux yeux bleux et aux cheveux dorés comme le blé ne présente pas les signes habituellement associés à l’autisme. Ou du moins, l’image de l’enfant autiste que je m’était fait. Il est super affectueux. Me regarde dans les yeux. Veut mon attention. Parle comme nous. Puis, les signes pis les petites alarmes ont commencés à s’accumuler. Pis j’ai appris peu à peu à mieux comprendre l’autisme. 

Malgré la normalité adoptive, malgré son âge, malgré ceci pis cela, quelque chose semblait incertain. Il est vraiment doué avec les chiffres, genre un peu trop. Il alignait ses petites autos. Il a un gros imaginaire. Il a une obsession pour les horloges. Il a de la difficulté à jouer seul (voir incapable). Il frappait les amis, s’obstinait, se braquait aux changements. Et les crises…Oh boy. J’en ai parlé quelques fois sur le blog, mais des crises j’en ai vu, et ce de toutes les couleurs. Des crises terrifiantes où mon enfant se frappait la tête avec sa main, se cognait la tête sur le plancher, hurlait à en faire saigner les oreilles. J’exagérais pas quand je le comparais à Regan dans The Exorcist. Les chriss de crises, celles où j’allais m’enfermer dans ma propre chambre, que je devais barrer la porte et respirer à grand coups pour être certain de pas craquer. Parce que j’ai failli. Mon chum aussi. On a compris les parents qui pouvaient r’virer sur le capot. Ceux dont-on entend parler dans les nouvelles. Ceux qui ont enfermés leur p’tit dans la cave ou ben dans un garde-robe, ceux qui ont shakés l’enfant pour qu’il se ferme. Des sentiments noirs pis poisseux pis terrifiants. Pis au travers tout cela, il y avait toujours le même refrain d’un peu tout le monde:

« C’est son âge. C’est normal. » ou « Le mien était pareil. Le mien a fait ça aussi. »

J’ai essayé plus fort, plus ardemment. Aweille les ateliers créatifs pis les marionnettes pis les flûtes de pan relaxantes pis la lavande ingurgité de force. Ignorer ou ben tenir tête, les timeouts, les punitions, les récompenses, la prise de poids excessive pour noyer sa peine avec les chips du désespoir, tout y a passé. Arriver jour après jour à la garderie pis entendre les difficultés, les épreuves, les crises. Se débiner à tenter de trouver exactement où était le problème, parce que damn it, dans mon fin fond du fond, j’savais qu’il y avait quelque chose qui clochait. Pis finalement, ça s’est fait. Pas plus tard que la semaine passé. Fidèle à nous-mêmes, Papa pis Dada ont rigolés avec les pédopsychiatres et les spécialistes. Il n’y a pas eu d’énormes crises de larmes, pas d’arrachage de linge, pas de « DAMN YOU LIFE! » en hurlant vers le ciel. Juste un soulagement. Un énorme poids sur les épaules qui a disparu. Une piste à suivre. Un p’tit sentiment de: sti j’avais raison.

Fac on en est là. Savoir que mon enfant à un trouble du spectre de l’autisme a pas changé mon amour pour lui. Ça ne l’a pas changé non plus. L’étiquette que lui colle et qu’il aura toute sa vie ne le change aucunement à mes yeux. Il reste pareil, il est le même ti-gars qu’avant. Je ne crains pas l’étiquette qu’il a. Je ne crains pas le mot. Je sais simplement maintenant comment mon enfant fonctionne et comment j’vais faire pour l’aider au maximum de mes capacités.

Donc voilà pourquoi il y a longtemps que je n’ai pas écris. Il m’a fallu du temps pour savoir si je devais continuer ou pas. On est encore là finalement. Tant de questions et beaucoup d’incertitude, c’est pas mal le deal avec tout, n’est-ce pas?

Papa pis Dada pis le p’tit; notre famille juste un peu différente, avec maintenant un p’tit extra de pas pareil comme les autres!

 

Dada Blaise

Pour lire les autres aventures de l’adoption, c’est drette-là: 

Adventures in Adoptionland, PART 1: Ze Commencement

Adventures in Adoptionland, Part 2: Petit Pou Contre-Attaque! (Avec de l’amour!)

Adventures in Adoptionland, part 3: Ze Boutte Rough!

 

40 Choses qui gossent un parent (Summer 2017 version)

C’est l’été au cas où vous ne vous en êtes pas rendu compte!

Il fait chaud, fait frette, des alertes aux tornades menacent notre pique-nique champêtre, les annonces de retour à l’école sont déjà sur nos écrans pis mon enfant me tourne autour parce qu’il s’ennuie pis ne sait pas quoi faire de lui mis à part faire des cascades entre le divan pis la table du salon au lieu de jouer à faire du coloriage en silence pendant 6 heures d’affilée comme je le souhaiterais.

Hé oui! Je suis maussade et grognon pis j’ai le goût de chialer, sue me! C’est supposé être la belle saison du bonheur pis du plaisir en famille, mais moi y’a plein de choses qui me gossent ces temps-ci. Les voici dans le désordre:

1. Regarder un enfant mettre ses sandales pendant 45 minutes.

2. Les vieillards ben trop en forme qui font de la bicyclette avec des cuissards serrés.

3. Les flushs automatiques des toilettes publiques.

4. Les apps pour enfants « gratuites » qui coûtent finalement un bras pis un montant équivalent au downcash d’une première maison.

5. Le film Emoji

6. Les employés du Rona.

7. Oublier un papier dans la poche de mes shorts pis le ramasser en 33 bouttes dans la sécheuse.

8. Beurrer un épi de blé d’Inde avec un couteau.

9. Les enfants qui jouent à faire r’virer une bouteille d’eau à l’endroit.

10. Internet qui chie.

11. Ouvrir une petite salade de fruit pis me faire éclabousser immanquablement.

12. Le monde à l’épicerie.

13. Le monde au Zoo de Granby.

14. Le monde qui marche trop lentement.

15. Le monde à la plage.

16. Le monde en général.

17. Faire du camping.

18. Le poster de De Père en Flic 2.

19. La tension sexuelle palpable entre Ryder et Katie.

20. Les pantalons de yoga

21. Les « Life Hacks »

22. La maison à vendre de Mario Tessier

23. Le retour des pots suspendu en macramé

24. Les décomptes de 30 secondes avant Les Chefs

25. #blessed

26. Les machines à bonbons qui sont partout

27. Faire du compost

28. Les costumes d’Halloween au Costco

29. Les mouches à chevreuil

30. Suer sur une terrasse avec un drink ben trop cher

31. Cueillir des belles fleurs de dehors pis les rentrer en dedans pis avoir un shitload de fourmis

32. Les p’tits jouets du McDonald’s

33. Être obligé de porter un casque de vélo pour montrer le bon exemple

34. La personne (the boyfriend!!!) qui bourre le congélateur de popsicles et fudges engraissant sur lesquels je n’ai aucun self-control

35. Le sable de la plage ou d’un lac

36. Le sable qui s’infiltre dans le sac de plage

37. Le sable qui reste collé dans les sandales

38. Le sable collé dans craque

39. Ceux qui ont des bons conseils pour éviter le sable qui s’infiltre partout

40. Les vacances qui achèvent déjà

Bonne semaine là!

Dada Blaise

Parler Avec Son Enfant (Ou le plaisir d’entendre son nom être répéter 45 mille fois)

Avant d’avoir un enfant, je m’imaginais moi, mince et avec un sourire blanc scintillant, parlant des heures avec ma progéniture. Je me disais qu’une des plus belles facettes d’être parent était sûrement les conversations amusantes et attendrissantes entre un parent et son enfant. Oh mon doux que j’allais jaser avec mon p’tit! Les heures que j’allais passer avec lui, riant, répondant à tous ses questionnements sur le monde, lui ouvrant la porte sur la philosophie et l’esprit critique, lui faisant découvrir mers et mondes, forêts de l’imaginaire et vaste circonférences astrales. Nos discussions seraient pas mal le ciment qui souderait notre lien si fort et si puissant.

Quand j’voyais les autres parents à l’épicerie ou ben au parc ou bedonc dans des situations sociales agir du genre:

Enfant: J’veux c’t’affaire-là!

Parent: Sâcre-moi la paix!

Enfant: Pourquoi l’auto est rouge?

Parent: Parce que c’est d’même!!!!

 

J’avais alors presque envie de courir jusqu’à ce pauvre enfant et lui demander de venir vivre avec moi, loin de ces ingrats de parents qui ne savaient donc pas écouter leur enfant.

Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de me sacrer patience. Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de se la fermer. JAMAIS! Non, moi et mon enfant utopique nous irions courir dans les paquerettes, sous la voûte des cieux azur et observerions les nuages et parlerions toute la journée des mystères de la vie.

Fac quand Petit Pou est bel et bien arrivé dans mon foyer, tu peux t’imaginer que j’avais donc hâte qu’il me parle. J’avais vraiment hâte qu’il dise « Dada ». Qu’il m’appelle, moi. Qu’il est besoin de moi. Qu’il veule me parler, à moi. Je passais mes avants-midis à répéter « Dada » comme un forcené devant les yeux curieux de mon bel enfant, qui déjà semblait se dire « voyons qu’est-ce qu’il me veut lui calisse? ».

Puis un jour, c’est enfin arrivé. Le p’tit a bel et bien dit « Dada ». Pis pas juste par hasard ou ben entre deux prouts plein de bave. Un vrai « Dada » bien senti, qui allait drette dans le coeur. Les jours ont commencés à défiler à la vitesse de la lumière, pis le p’tit y allait de bon train avec « Dada » par ici pis « Dada » par là. Pis ben vite, ça a commencé à ressembler à des situations que j’avais déjà vu…

Le p’tit a vite catché d’autres mots également. Dans le temps de le dire, il savait comment demander « Pourquoi ». Une belle combinaison avec le mot « Dada ». Dans le genre:

Dada, pourquoi la carotte est orange?

Dada, pourquoi toi un gros ventre?

Dada, pourquoi le monsieur est foncé?

Dada, pourquoi le chat vomi?

Dada, pourquoi toi tu bois du gin à même la bouteille?

Je m’étais ben promis comme un épais de ne jamais dire à mon enfant de se la fermer, que j’allais apprécier chaque petites questions, mais tsé…Quand le p’tit m’a demandé pourquoi il y avait des trous dans son nez, j’ai failli répondre: « Pour que tu puisses respirer chriss de cave! » Mais comme je sais comment me contenir, j’ai juste répondu: « Là j’m’en vais aux toilettes deux minutes, Dada a besoin d’un p’tit break my love. »

Mais tu ne peux pas t’échapper de la parole de tes enfants. Il n’y a aucun endroit pour se cacher. Ils savent toujours vous retrouver…Ma fantaisie que j’ai écris plus haut, où je roule dans un champ de fleurs pis que je réponds aux sempiternelles questions de mon enfant? Ouain…ma fantaisie a changé astheure. Ma fantaisie est maintenant que j’aille aux toilettes 5 minutes sans entendre une question, varger dans la porte ou voir retontir mon enfant à deux pouces de ma face pour me faire demander si je fais caca ou pipi ou me faire dire « Je veux voir dans la toilette ce que tu as fait! »

Ces dernier temps, le p’tit a commencé à utiliser le mot « Dada » comme une arme de destruction massive. Sa cible? Ma santé mentale.

Le P’tit: Dada?

Dada: Quoi minou?

Le P’tit: Dada?

Dada: Oui?

Le P’tit: Dadaaaa?

Dada: Qu’est-ce que tu veux?

Le P’tit: Dadaaaaaaaa?

Dada: OUI? QUOIIIIIIIIIIII?

Le P’tit: Dadddddda? Dada? Dadaaa?

Dada: KESS TU VEUX!!??!?!???!???!??!!??!???!???!????!?

 

La meilleure solution dans ce temps-là?

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Tiens, un beau bol de poissons. Astheure va jouer plus loin là. 

Dada Blaise,

pour qui les Goldfish sont souvent la solution universelle

 

Comment Se Faire Des Amis « Parents » PART 1

Il serait simple de penser qu’une fois devenu parent se faire de nouveaux amis parents serait facile comme tout, après tout, vous êtes tous les deux parents! De jeunes enfants, à la même école/garderie/parc/cours de poterie de réalignement de chakra! Un petit sourire, une petite blague et pouf, vous vl’à ti-pas avec un nouvel meilleur ami! Vos enfants vont avoir du gros fun noir pendant que vous et votre nouvelle copine allez vous faire des tresses, boire du vin et divulguez vos histoires de baises de l’ancien temps en vous esclaffant et vous caressant mutuellement les seins.

Et pourtant, non. C’est pas si simple finalement. L’art délicat de l’amitié parental est difficile à maîtriser. Prenez les différents facteurs qui viennent compliquer l’amitié régulière, tel les horaires, intérêts, valeurs et venez tripler les complications en rajoutant un enfant ou trois. Qui plus es, le parent que vous apercevez de temps en temps au parc/école peut paraître bien sympathique mais peut cacher des secrets terribles une fois que vous vous mettez à le fréquenter de façon sérieuse. Vos enfants aiment peut-être tout deux se rouler de pâmoison devant Pat Patrouille, mais tout plein de facteurs peuvent venir fausser l’amitié bourgeonnante, comme par exemple:

« Oh moi et ma femme avons réservé nos vacances à OKApulco cet été! Vous devriez venir avec nous, il n’y a rien de tel que la douce brise sur un scrotum fraîchement rasé! »

« J’ai lu un reportage hier de Jenny McCarthy qui disait qu’il est très dangereux de faire vacciner son enfant. »

« Voici ma collection de Beanie Babies! »

« Est-ce que ces biscuits son vegan? »

« Kim Kardashian a tellement de talent! »

« En fait, il faut prononcer JIF et non GIF… »

Et en plus il faut également naviguer les différents parents et leur style de « parenting« .

« Notre petite Elaura ne porte jamais de couche. Nous pratiquons la méthode naturelle, c’est-à-dire d’attraper ses défécations avec nos mains. »
« Spartacus ne joue pas avec des jouets de plastique, désolé. »
« Sharone joue seulement avec des jouets non-genré et qui développe ses capacités motrices. »
« Ici c’est une maison où les enfants participent à l’élaboration des règlements! Ils peuvent décider eux-mêmes des règles qu’ils nous impose. »
Bref, se faire de nouveaux amis parents est aussi complexe que de rencontrer l’âme sœur. Peut-être faudrait-il, pour faciliter la chose, créer un réseau de rencontre, du genre Réseau Contact ou Tinder, avec des petites annonces présentant les différents candidats:
« Elle est une maman à la maison qui cuisine une lasagne comme pas une mais qui fabrique elle-même les meubles de la chambre du bébé avec du bois de grange, elle aime utiliser la phrase: « C’est dans les mains de l’Univers! » et regarde de vieux épisodes de One Tree Hill en boucle; Lui est un amateur de bon vin et aime mordre dans la vie, mais disparait quand c’est le temps de faire la vaisselle. Leur petite Mélissa ne dit jamais « merci » ou « s’il-vous-plaît » mais aucun de ses parents ne semblent intéresser à lui apprendre à le faire. »
« Jeune mère œuvrant dans le monde du cinéma, adore les marches en forêt, les coupes de cheveux en forme de bol, se regarder dans le miroir et faire à semblant qu’elle aime la littérature québécoise. Vit seule avec sa petite Régine, mignonne mais qui a tendance à hurler dans sa chambre, marcher à l’envers dans les escaliers et cracher du sang. Elle parle couramment le latin. »
Mais avec tout ça je n’ai toujours pas dit comment se faire des amis parents!
Alors le voici: vous êtes sûrement aussi fucké que les autres parents. On a tous nos petits secrets, fac, baissez vos attentes, restez ouvert d’esprit pis laissez tomber vos grands principes parentaux pis le jugement. On est tous dans le même bateau, c’est nous contre les p’tits, pis ben vite ils vont rire de nous, de nos coupes de cheveux pis nous goûts musicaux.

Dada Blaise

P.S: Ne manquez pas la suite de mes conseils pour vous faire des amis parents dans quelques jours à peine! Avec mon aide, vous serez les plus populaires! 

 

Retourner Vivre Chez Ses Parent

Papa pis Dada, comme le couple de jeunes gens modernes et tendances qu’ils croient être sont en plein projet de rénovation amusant et pas du tout stressant pour le gros nerf du cou. Ils se sont achetés une maison des années 50 qu’ils sont en train de transformer à leur goût à grand coup d’arrachage de vieux tapis poussiéreux et de tapisserie bleu poudre. C’est comme l’émission Comment rénover quand on mène une vie de fou ou toutes ces autres émissions de Canal Vie, sauf sans le budget des producteurs pis les conseils judicieux de Brigitte et ses yeux bleus pétillants de vie et de fait chier un peu. Notre maison étant pour l’instant composé de frames de bois et de fils électriques qui pendent, j’ai dû faire comme beaucoup de jeunes gens post-universitaires qui ont fait leur études en Histoire de l’Art, c’est-à-dire retourner vivre chez mes tendres parents le temps de me remettre sur pied. Et dans la vie il n’y a pas plus grand plaisir que de trimballer la moitié de son garde-robe dans des valises, quelques jouets pour son rejeton et envahir l’espace bureau de ses parents pour dormir sur un matelas gonflable.

Vivre avec ses parents une fois à l’âge adulte est une longue série de moments étranges et surréels, de bouffe abondante (mon Dieu qu’on mange!), de plaisir partagé et d’être agacé par n’importe quel petit détail anodin. Bref, on dirait que j’ai quinze ans à nouveau, mais avec un enfant à mes côtés. En plus, il y a le bonus de partager constamment la même chambre que son enfant! Hourrah la proximité!

Qu’à cela ne tienne, il ne faut surtout pas se décourager. Il parait qu’il n’est pas rare de nos jours pour un jeune adulte de retourner vivre avec ses parents pour quelques raisons que ce soit. Mais est-ce que c’est si plaisant que ça vivre avec ses parents une fois à l’âge adulte?Ouvrez donc vos boîtes de cartons et rangez-y votre amour propre, voici les nombreuses raisons pourquoi retourner vivre chez ses parents est la PIRE affaire au monde!

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Le Lavage

Quoi de PIRE que de revenir du travail pour constater que le lit est fait et que par-dessus, on y a déposé des piles de notre linge tendrement plié? J’étais habitué de porter ma paire de jeans 3 jours de suite afin de sauver sur le lavage et mes gilets blancs étaient toujours jauni par la sueur, maintenant tout mon linge est propre et sent la lavande fraîche, ce qui m’enlève toute crédibilité auprès des jeunes gens hipsters de mon âge….Franchement maman!

Les Repas

Oh sure, au départ ça semble être le paradis sur Terre, tous ses repas succulents et full fromage préparé avec tendresse, recelant la saveur particulière donc seul ma mère à le secret, mais rapidement, je réalise que peut-être que mes parents font maintenant partie d’une secte diabolique et qu’il tente de m’engraisser pour un sacrifice imminent à Lucifer, car c’est pas mal la seule explication logique qui expliquerait leur attitude étrange qui les pousse constamment à me demander si j’ai encore faim et si je veux une autre portion de poulet cacciatore ou ben un p’tit quelque chose de sucré.

The Price is Right

Comme les jours de semaine de mon enfance où je pouvais rester à la maison parce que je fakais j’étais malade, à 11hres, c’est sacré, il faut s’asseoir pour écouter The Price is Right. Le bruit agaçant de « Spin that wheel! » et les « Come on down! » m’agacent les oreilles! Pis Drew Carey est peut-être comique, mais rien ne bat Bob Barker, son long micro et ses remarques sexistes sur les Beauties.

La Proximité

Dormir avec son enfant toutes les nuits semble un rêve pour certain, mais pas pour Dada. La gifle dans la face, les ronflements et les pets abondants me rappellent l’époque des partys d’Université ou tout le monde s’endormait en gros tapon dans le salon à 5hres du matin. Et surtout la maudite veilleuse bleue qu’il faut ABSOLUMENT laisser allumer sinon les Gremlins ou j’sais pas quoi pourraient venir nous manger et qui éclaire comme un spot de 8ooo watts.

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La coupable.

La Proximité (Prise 2)

Et quoi de mieux que de se lever à 11h du soir pour aller à la salle de bain et tomber sur son père, nu, sur la toilette?

Redevenir jeune

À chaque jour nous découvrons une vieille relique de mon passé, que ce soit une vieille pouliche sale, Alan Grant de Jurassic Park, un projet de bricolage du primaire, une photo de moi déguisé en grand-mère dans une pièce de théâtre ou un jeu de société rongé par la moisissure. Peu à peu, je me sens rajeunir, comme si j’étais redevenu adolescent, comme un genre de Benjamin Button, mais sans le six pack. Rapidement, je passe mes soirées devant mon ordinateur à jouer à Warcraft ou à gosser dans la cave, en pantalon de jogging, à attendre mes repas tout en buvant de l’Orange Crush et en prenant 20 lbs par jour.

meatloaf

Tout de même, merci Pa pis M’man de me faire des pizza sur petit pain croûté et de me laisser jouer au Playstation pendant que vous entertainer mon rejeton avec des biscuits.

Dada Blaise

 

 

 

1o Résolutions Réalistes du Nouvel An Pour Le Parent

Hé oui, il ne reste pas grand temps à 2016 pour nous faire chier et tuer la moitié du gratin d’Hollywood nous émerveiller et c’est bien entendu le temps de prendre une petite pause personnelle et réfléchir à votre condition de vie, vos rêves, vos valeurs et vos buts. Vous savez déjà ce qui va arriver: vous voudrez perdre vos livres en trop, faire un peu plus d’argent, être plus patient, faire du yoga, tricoter vos propres foulards, prendre du temps pour vous et généralement être une meilleure personne en tout point de vue. C’est si prévisible que Facebook se fera un plaisir de vous rappeler avec vos souvenirs que vous aviez les mêmes ambitions il y a plus d’un an.

Étant un parent, je passe mon temps à chercher à m’améliorer et être meilleur que les autres en ce qui concerne l’éducation de mon enfant. Je cherche toujours à être plus compréhensif et patient, je veux créer un climat chaleureux, je veux passer plus de temps avec mon enfant et je veux qu’il apprenne à jouer au hockey, parle anglais, prenne soin du chat, change la litière et s’endorme sans chialer. J’aimerais aussi regarder un peu moins de Pat Patrouille, please God please.

Le problème c’est que les résolutions de la nouvelle année sont comme les bananes: ça dure quelques jours à peine pis ça se retrouve dans les vidanges dans le temps de le dire. J’adore quand je lis un statut Facebook d’un parent qui proclame: « Cette année nous allons passer plus de temps dehors et manger plus sainement! ». Pis la semaine d’après tu croises la même famille au St-Hubert en train de boire leur petit pot de sauce brune. C’est l’humble opinion de Dada lui-même que les bonnes résolutions sont un autre idéal impossible à atteindre pour le parent et que la seule façon de les rendre réalisable est de diminuer vos exigences. Genre diminuer pas mal beaucoup. Voici donc 10 résolutions réalistes pour tous les parents:

1. Cette année, j’vais être plus patient et compréhensif quand mon enfant pique une crise. 

Résolution réaliste: Achetez une paire d’écouteur coupe-son!

2. Cette année, j’vais préparer les repas de la semaine pendant la fin de semaine, j’vais moins courir tout le temps! 

Résolution réaliste: Alternez entre pizza, croquettes et sandwich aux œufs pour faire changement!

3. Cette année, j’vais être plus responsable avec mon argent et en garder un peu plus de côté.

Résolution réaliste: Vendre de vieux jouets de mon enfant sur le Net pendant qu’il dort = Kaching!

4. Cette année, j’vais limiter le temps de iPad et télévision de mon enfant. 

Résolution réaliste: Limiter iPad et télévision le weekend seulement. Pis des fois la semaine mettons, pendant que j’fais le souper. Mais juste un peu. 1 heure ou 7 heures, c’est selon. Pis dans les restaurants. Pis quand on va en visite. Pis si on a une longue route à faire. Ou si j’ai un appel important à faire. Mais à part ça, c’est tout!

5. Cette année, j’vais préparer des repas plus santé et manger plus de légumes. 

Résolution réaliste: Arrêtez de manger le restant froid de Kraft Dinner à même le chaudron au-dessus de l’évier avec la louche.

6. Cette année, j’vais accorder plus de temps aux soirées romantiques avec mon conjoint. 

Résolution réaliste: Tenter d’avoir une conversation qui n’a pas rapport à la maison, l’enfant ou nos jobs pendant plus de 15 minutes.

7. Cette année, j’vais écouter les conseils du dentiste et passer la soie dentaire à mon enfant tous les soirs avant le dodo. 

Résolution réaliste: Apprendre à parler le Mandarin.

8. Cette année, j’vais faire un peu plus d’exercice. 

Résolution réaliste: M’acheter une gaine amincissante.

9. Cette année, j’vais avoir une maison propre et fashion

Résolution réaliste: Tenter de garder de l’ordre dans mon tiroir à bas et sous-vêtements.

10. Cette année, j’vais prendre plus de temps pour moi. 

Résolution réaliste: Ahahha (brailler tout en pliant des bas et des sous-vêtements.)

 

Blague à part, la meilleure résolution à prendre quand on est parent c’est celle-ci: Apprendre à accepter le chaos. Faites-en votre meilleur ami. Papa pis Dada commencent leur nouvelle année avec un déménagement, des rénovations  majeures et l’attente d’un nouveau bébé. Chaotique it is. Et dans le chaos, c’est ben difficile d’avoir la perfection. Alors il faut apprendre parfois à se dire, c’est ben correct de même. #cbencorrect

Dada Blaise

 

Comment Faire Une Chicane de Couple Élégante en 1o Étapes Faciles

 

Ah le Temps des Fêtes! Quoi de mieux que de se rendre dans un magasin bondé afin de se frayer un chemin au travers la foule compacte de gens aux manteaux humides et petits nez qui coulent, contourner les nombreux obstacles tel que le vieillard qui marche à la vitesse de 0,2 km afin de profiter de la vie, la gang de médames qui ont décidés de faire leur magasinage des fêtes ensembles sous le couvert de la complicité féminine et les rires tonitruants, puis finalement les familles paniqués avec le p’tit qui braille derrière pour aller acheter au plus vite un chemin de table Ricardo avant qu’il n’y en aille plus. N’y a-t-il pas un meilleur moment que de s’obstiner avec son conjoint de vie sur le choix ridicule de la couleur dudit chemin de table qu’il s’entête à choisir? La foule de monde, l’air frette et nauséabond, le p’tit qui vous achale pour avoir de la crème glacée, les bottes humides, c’est idéal pour une bonne chicane de couple.

C’est un fait, devenir parent veut obligatoirement dire se taper sur les nerfs à un moment ou l’autre dans votre couple et vous emporter mutuellement dans une chicane stupide et insipide qui n’accomplira pas grand chose, pour finalement prendre de l’ampleur et devenir hors de votre contrôle, menaçant du coup votre relation et votre avenir. Vous êtes un nouveau parent et hésitez comment bien procéder pour vous chicaner avec votre tendre moitié? Ne cherchez pas plus loin qu’ici!

Voici donc le guide parfait pour se chicaner élégamment en couple en 10 étapes faciles:

 

Première Étape – Le Calme Avant La Tempête

Débuter la journée comme tout bon parent devrait l’être, c’est-à-dire épuisé, à fleur de peau et en grinçant des dents. Faites une activité anodine avec votre tendre moitié comme boire de l’alcool, regarder la télévision, ramasser du vomi ou bien magasiner un robinet, prenant bien soin d’encaisser chaque petits trucs qui vous énerve sans ne rien dire sur le coup. Après un moment, l’autre passe  un commentaire insignifiant du genre: « As-tu appeler le monsieur des assurances? », « As-tu plié le linge qui était dans la sécheuse à matin? » ou alors « Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse cet après-midi? ».

Deuxième Étape – L’Effarouchage

Pognez les nerfs brusquement en vous sentant attaqué par une telle remarque. C’est donc à vous de tout faire dans cette satanée maison, c’est ça? C’est à vous de toujours penser à appeler le monsieur des assurances, de plier le linge et de planifier chaque après-midi comme si vous étiez un G.O de camp de vacances bon marché? Vous êtes supposé être en COUPLE, une UNION, vous devez partager les taches!

Continuer ainsi pendant un moment, le doigt bien tendu et la voix sur le bord d’être chevrotante. Répétez.

Troisième Étape – La Riposte

Malheureusement l’autre membre de votre couple est rarement passif et peut également argumenter sur vos accusations. Voyez comment il peut rapidement tourner les arguments en sa faveur en affirmant qu’il ne  dit jamais rien de correct, que oui il aide souvent, que vous êtes donc ben soupe-au-lait pis de vous calmer. Vous calmer. Vous calmer? VOUS CALMER? VOUS CALMER!?! Ça ne se passera pas comme ça! Vous aurez le dernier mot!

Quatrième Étape – L’Aggravation

Et c’est parti pour la vraie de vraie chicane. Regarder comment tout amour propre et bon sens est rapidement délaissé pour faire part de toutes vos rancunes!

« Tu me critiques toujours! J’fais jamais rien de correct! J’haïs la couleur des murs! »

« C’est toi qui capote toujours pour rien! On peut jamais rien te dire! J’haïs ça les croûton dans la salade! »

« Pis c’est là que tu me le dis! J’pensais que t’adorais les croûtons! ADORAIS! »

« Si j’suis si pire que ça, pourquoi tu restes avec moi d’abord? »

« C’est ça, les menaces! Dis tout de suite qu’on devrait se séparer! »

Cinquième Étape – Les Vieilles Affaires

Enfoncez vous encore plus loin dans l’abyme en sortant de grandes proclamations sur des anciens conflits qui sont arrivés dans le temps que vous pouviez mettre des chandails taille small/medium. Perdez toute crédibilité dans la chicane en faisant des liens avec votre conflit actuel et la fois où il s’était saoulé pendant le party de jour de l’An , le fait que vous vous occupez toujours de l’enfant (faux), qu’il ne vous dit jamais rien de gentil (faux) et que vous avez pris 200 lbs à cause de lui et ses maudites chips qu’il achète à tout bout de champ (semi-faux). Affirmez également que vous êtes « à boutte », en tirant sur vos cheveux et en fracassant votre coupe de vin dans le foyer du même coup, pour l’effet dramatique.

Sixième Étape – Se Perdre Dans Les Détails

Épivardez incessamment alors que l’autre refuse d’embarquer plus loin dans votre chicane. Ventilez vos frustrations en crachant de furie tout en cherchant de pourquoi voyons vous vous chicanez depuis tantôt. Ça avait rapport avec la vaisselle? La sécheuse? Il y a quelques minutes vous vous obstiniez sur les taches ménagères et voilà que vous êtes en train d’analyser votre conjoint sur sa peur de l’intimité, sa relation avec son père et le fait qu’il prenne trop de place dans le lit.

Septième Étape – Le Boudage

Soyez contrarié et bourru et retranchez-vous dans vos quartiers pour bouder dans un silence pesant, ressassant les phrases que vous auriez dû dire et en vous répétant comme un mantra que VOUS avez raison et que l’autre à TORT et qu’à quel point vous ne comprenez pas comment il peut être aussi borné et têtu.

Après un moment venez à la réalisation que vous êtes vraiment stupide et un peu poche d’être autant sur la défensive et que vous devriez vous excuser afin de reprendre le cours normal de la journée.

Huitième Étape – Les Excuses

La chicane semble être terminé mais elle est en fait entré dans la seconde phase: « Qui Va Tenir Tête Le Plus Longtemps! » Agissez normalement comme si rien n’était arrivé, signalant à l’autre que vous êtes au-dessus de tout cela mais que vous encore trop fier pour admettre que vous vous êtes comporté comme un con. Jouer à ce jeu pendant un bout et surtout, ne flanchez pas avant l’autre. Demandez à l’autre une question banale puis attendez que l’autre craque et offre ses excuses. Maintenant qu’il s’est excusé et que votre ego est intact, offrez à votre tour vos excuses.

Neuvième Étape – Tout Est Bien Qui Finit Bien

Faîtes vous le câlin de la bonne entente et le bisou de l’amour, la tapoche sur la fesse droite puis promettez-vous de ne plus jamais vous chicaner sur un sujet aussi trivial et sans intérêt à l’avenir. Évidemment, il est immanquable que vous allez vous emportez sur des niaiseries dans l’avenir, mais l’espoir fait vivre.

Dixième Étape – L’Étape Bonus!

Maintenant que le conflit est résolu, il n’y a qu’un moyen de prouver votre amour mutuel: Faire l’amour sauvagement sur la table de la salle à manger! Just kidding! Vous êtes des parents maintenant! La table est couverte de dessins et bricolage, vous vous n’êtes pas lavé depuis 3 jours et vous n’avez simplement pas l’énergie pour enlever vos pantalons! Contentez-vous de vous asseoir cote à cote sur le fauteuil avec vos téléphones en main à regarder votre Facebook, les résultats du hockey et vos magasines Ma Maison.

Dada Blaise