10 façons d’avoir l’attention de vos enfants

Une des premières leçons que vous apprenez lorsque vous devenez parent d’un enfant qui se met à parler et marcher, c’est que votre enfant devient une personne à part entière. Il a ses propres idées, ses propres envies et sa volonté d’agir. Le monde s’ouvre à lui et voilà ti-pas qu’il se met à s’occuper par lui-même de plus en plus souvent. Bless the Lord! Ou pas. Qui dit enfant occupé, dit aussi enfant qui ne vous écoute pas toujours. Certains ordres et demandes comme « viens souper », « viens t’habiller », « viens mettre tes souliers » et « va te coucher » peuvent être élégamment ignorés. N’est-ce pas génial de ne pas se faire écouter par son enfant? La solution? HURLER, CRIER, LEVER LE TON!

Bon, bon, bon. Ça d’l’air que les enfants sont « sensibles », « fragiles » et sont « de petits êtres tout doux, tout mignons » et qu’il ne faut surtout pas crier ou lever le ton devant eux. Correct, correct. Papa pis Dada vous propose ici 10 moyens autres que de crier pour avoir l’attention de vos enfants :

1 – Allez aux toilettes

Saviez-vous qu’un enfant naît avec un 6e sens? Celui de ressentir les vibrations du siège de toilette. Rendez-vous dans la salle de bain et asseyez-vous sur le siège : ceci déclenchera automatiquement chez l’enfant une profonde curiosité/famine/urgence/alarme. Regardez à quelle vitesse il vous retrouvera assis sur le bol avec votre téléphone en main en train de scruter les fins fonds de Kijiji pour trouver une gardienne disponible pour la journée même. Bonus round: Votre enfant voudra vérifier la largeur de vos défécations et tiendra à lui-même flusher le tout.

2 – Allez vous laver

Le 6e sens est également déclenché par le bruit de la douche. Déshabillez-vous et profitez de 3 secondes d’extase alors que l’eau chaude ruisselle sur votre corps meurtri par les « concours de boxe » de votre enfant. Juste au moment où vous devriez ressentir les bienfaits de la relaxation, l’enfant surgira rapidement pour vous demander une question du genre : « Est-ce que je peux jouer avec l’essoreuse à salade et la pâte à modeler? » ou se plaindre de « la grosse mouche qui vole dans la fenêtre ». Bonus round: L’enfant se joindra à vous, glissera maladroitement dans le fond de la douche, se plaindra de l’eau dans ses yeux et vous questionnera sur votre appareil reproducteur.

3 – Asseyez-vous pour lire un bon livre

Vous êtes bien assis confortablement avec un best-seller recommandé par Oprah elle-même, l’air apaisé et serein? Parfait! Regardez autour de vous! Hé oui, ce sont vos enfants qui virevoltent incessamment en bourdonnant des demandes et des requêtes, comme des mouches autour de la marde du miel. Bonus round: L’enfant aura la bonne idée d’apporter SON livre afin que vous lui fassiez la lecture. Yeah, Frissons l’Écureuil pour la 329e fois!

4 – Essayez de manger des sucreries en cachette

Les enfants sont comme des requins. Ils sentent l’odeur du sang du chocolat à des kilomètres. Ils ont également le pouvoir magique de se téléporter à l’endroit où vous êtes, exactement au moment où vous vous apprêtez à enfourner un shitload de chocolat dans votre bouche. Magie! Bonus round: Tentez d’expliquer pourquoi vous avez le droit de manger ça, et pas eux. #bullshittingisanart

5 – Faites un appel important au téléphone

Rappelez-vous que vous êtes un adulte et que parfois vous devez parler à un autre être humain, et non tout régler par emails/textos. Empoignez le téléphone nerveusement et tentez de parler sérieusement avec l’interlocuteur, alors que derrière, le bruit infernal de vos enfants qui s’approchent dangereusement de vous se fait entendre. Vos enfants ne pourront résister à l’envie pressante de venir vous voir et de vous achaler pour savoir avec qui vous parlez et de vous dire avec une voix de ténor qu’ils ont faim/envie/ont un objet étrange pogné dans la narine gauche. Bonus round: Tentez d’empêcher votre enfant qui tient absolument à raconter ce qu’il a fait au parc à la madame des assurances.

6 – Parlez avec un autre adulte

Cette technique s’applique mieux dans un endroit public, parce que vous êtes toujours seul à la maison, comme la pauvre âme en peine qui noie ses malheurs dans le vin que vous êtes. Trouvez un autre adulte qui accepte de vous parler et engagez la conversation. Particulièrement efficace si vous voulez avoir vos enfants pendus après vous, couchés de tout leur long sur vos genoux ou gigotant comme un ver de terre cardiaque entre vos jambes. Bonus round: Recevez une violente gifle « non volontaire » de votre enfant alors qu’il tentait de vous faire un câlin pour que vous sachiez qu’il était là et qu’il est la seule personne qui compte sur Terre.

7 – Restez pogné dans le trafic

Vous vouliez que votre p’tit répète votre nom cinquante-six mille fois d’une voix suraiguë que seuls les dauphins peuvent comprendre? Bingo! Endurez le son mélodieux de votre enfant et soyez ébahi devant la force de votre lien d’attachement qui vous unit et qui vous empêche de lui pitcher votre café en pleine face. Bonus round: Vous ne pouvez vous échapper de la voiture! Aren’t kids the best?

8 – Essayez de travailler

Tentez d’avoir une vie autre que de préparer du macaroni Kraft et de peler des clémentines, en vous installant avec un portable/cahier/tableau et une craie (whatever, I don’t judge) sur un coin de table afin de travailler. Plus le travail est pressant/important, plus l’enfant devrait arriver vite et insister qu’il veut lui aussi « écrire » ou regarder Pat’Patrouille sur l’ordinateur. Bonus round: Riez follement lorsque l’enfant pèse accidentellement sur le piton power de l’ordinateur. FML

9 – Allez dans votre lit

Le 6e sens de la douche et de la toilette? Il y en a un pour votre lit aussi! Tentez de vous allonger pour vous reposer dans la pénombre bienveillante de votre chambre. Tournez la tête et hurlez de terreur en apercevant le visage de votre enfant à quelques millimètres de votre face. Bonus round: « J’ai fait caca… par terre… regarde mes mains! »

10 – Tentez de faire des cochonneries avec votre conjoint

Le simple fait de grimper dans votre lit n’a pas fonctionné? Alors allez chercher votre conjoint et commencez à faire des galipettes. Tournez-vous et retrouvez votre enfant au pied du lit, les yeux écarquillés et la bouche béate d’horreur. Tadam! Attention assurée! Bonus round: Vous ne pourrez plus jamais faire l’amour de votre vie de jeune adulte!

Dada Blaise

 

 

Comment Être un Mauvais Parent

Imaginez que vous avez un enfant. Il naît, arrive chez vous par le biais de l’adoption, vous le trouvez sous une feuille de chou ou bien flottant dans un panier d’osier, peu importe. Vous l’avez placé dans son petit berceau et vous le regardez tendrement et, évidemment, vous vous demandez quarante-six-milles questions du genre: c’est quoi une bonne nuit pour un bébé? Est-ce que je risque de le rendre trop gâté à le tenir tout le temps dans mes bras? Suis-je obligé de lui faire porter un chapeau en tout temps? Son caca est vert, est-ce qu’il est humain? Bref, vous avez des questionnements, des inquiétudes, vous vous demandez si telle ou telle affaire est normale pour votre enfant et vous cherchez de l’aide. Comme vous êtes moderne et de votre époque, vous vous tournez vers votre Bible, c’est-à-dire Internet ou plus spécifiquement Facebook. Pauvre fou. Rapidement, vous découvrirez à quel point vous êtes un mauvais parent.

Une des premières choses qui fera de vous un mauvais parent est que vous laissez votre bébé faire la sieste sur vous. Tisk, tisk jeune imprudent. Dr. Spock, Super Nanny, Jacynthe René et toutes les mamans ordinaires vous le diront: votre bébé est supposé dormir un bon deux heures dans sa couchette et se réveiller frais, heureux et dispo avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles et la soif de découvrir le monde qui l’entoure avec vous couché sur un tapis blanc avec des chatons blanc duveteux qui jouent derrière vous.

Well, mon p’tit Baby Love ne semblait pas comprendre ce concept. Je lui ai expliqué pourtant! J’ai eu beau m’asseoir avec mon brand new baby pis lui pointer dans le livre qu’il était supposé dormir au moins deux heures dans son petit moïse, rien à faire. C’est comme s’il était pas capable de lire! Mon grand garçon dormait quasiment trois heures de temps et ce uniquement sur moi et ce réveillait comme un chacal enragé, donc, j’étais clairement un mauvais parent et ce depuis longtemps.

Deuxième bébé aime bien dormir dans sa balancigne (nom inventé pour l’espèce de chaise qui se berce tout seul et qui me permet d’écouter Black Mirror en paix). Encore une fois, je suis vraiment un mauvais parent de faire ça, parce que mon bébé n’apprend pas à s’endormir par lui-même, ce qui est encore un autre gros non, non, non gros épais. Dans le monde des parents, avoir un bébé qui s’endort par lui-même est l’équivalent d’avoir mis la main sur le Saint-Graäl. Les autres parents les vénèrent et les adulent comme les Dieux parfaits qu’ils sont, eux qui ont réussis à enfanter un bébé qui s’endort tout seul.

Bon, peut-être que votre bébé est maintenant rendu à un autre stade ou encore votre enfant à grandit et s’endort effectivement par lui-même. Pas de désespoir, il y a encore plein d’autres façons d’être un mauvais parent! Peut-être donnez-vous la suce à votre enfant, ce qui déformera ses dents, le rendra incapable de parler autrement que par grognement de singe et garanti qu’il va l’utiliser encore quand il sera à l’Université!

Vous pensiez donner du chocolat à Pâques pour vos enfants? Oh, oh, j’espère que vous avez assez économiser pour des broches quand il aura 16 ans!

Des promesses de iPad s’il est gentil au restaurant? Ça sonne comme des pots-de-vin de la submission bitch!

Dire à votre enfant qu’il vous laisse tranquille pendant que vous gosser sur l’ordinateur? Devinez qui ira en prison pour vol à main armée dans son adolescence pour cause de carence affective?

Rapidement vous pouvez commencer à vous sentir plus que mauvais, et même un peu coupable! Ben guess what, les guides et tous les autres vous disent que vous devriez arrêtez de vous sentir coupable! Aweille mauvais parent, un parent qui se sent coupable émet de mauvaises vibrations ou ben some shit ésotérique de même au bébé pis il va avoir de la difficulté à s’attacher ou ne mangera plus jamais de légumes de sa vie! Les articles de Facebook vous disent qu’il faut être le parent imparfait pis croquer dans le bonheur mais aussi se foutre de tout les autres pis faire des bricolages mais pas trop, sinon, ding ding, mauvais parent!

Maintenant, imaginez que votre enfant a une condition. Autisme, hyperactivité, agressivité, strabisme divergeant, intolérance au lactose, hermaphrodite, parle avec les morts, peu importe. Votre enfant agit différemment et cela double votre dose de doute de soi-même quant à vos capacités parentales. Afin de vous sentir moins seul, vous vous embarquez sur diverses forums ou pages Facebook avec d’autres parents comme vous. Vous vous dîtes qu’ici tout le monde se comprendra enfin. Pauvre conne va…Non, encore une fois vous découvrirez que vous êtes encore un mauvais parent toé chose!

En effet, il y a toujours le bon parent, celui qui en a donc vécu des choses et qui sait comment vous faire sentir comme une grosse marde et ce avec quelques mots seulement:

« Les parents d’aujourd’hui ne sont pas assez fermes, moi mes enfants sont (TSA, TDAH, albinos, peu importe), pis j’ai jamais eu de problème avec eux. Suffit d’un peu d’autorité! »

Peu importe le forum, thread de discussion, ce parent s’y retrouve sous une forme ou une autre. Imaginez-vous donc que ce bon parent a réussi grâce à ses capacités extraordinaires, sa voix douce et autoritaire et ses yeux exorbités à faire faire telle affaire à son jeune, que ce soit prendre l’avion pendant 12 heures de temps, lui faire manger des choux de Bruxelles ou bien le faire circoncire à frette. Ce bon parent est le top voyez-vous, parce qu’il vit avec un enfant différent et qui plus es, n’a JAMAIS eu de problèmes de sa vie. Jamais. Il sait quoi faire.

Maintenant imaginez que vous êtes un peu dans le doute, incertain, fragile parce que votre p’tit différent a hurlé pendant deux heures de temps et que vous avez dû l’arrêtez physiquement avant qu’il ne se blesse lui-même. Et que vous lisez ce genre de commentaire. Ouch, crunch, destruction du peu d’estime qui restait.

Je sais que ces personnes ne sont pas réellement conscientes de ce qu’elles ont écrit. Probablement qu’elles ne savent même pas le pouvoir de leur mots. Que plusieurs parents anonymes, comme moi, liront ces mots et ne lui répondront pas, n’auront pas la force de s’obstiner sur Internet avec un inconnu pour démontrer qu’il n’est pas toujours si simple d’avoir la « fermeté » et « l’autorité » avec un enfant, peu importe sa condition. Ces parents ne sauront pas à quel point ils pourront venir ébranler la force d’autres, les faire douter, les décourager, les anéantir.

Être un mauvais parent, c’est ben facile selon tout le monde. Alors, si vous êtes un bon parent parce que vous avec donc le tour, vous avez écouté Virginie et savez quoi faire, parce que vous avec eu le secret des Dieux, vous avez donné la bonne purée avant 4 mois et avez allaité votre bébé sur le côté les jambes dans les airs en lisant votre mantra, bravo. Partagez le juste pas avec le reste des mauvais parents. On le sait déjà ce qu’on fait de tout croche, on veut pas savoir ton truc, ni ton jugement, bitch.

Dada Blaise

 

10 Choses Que Vous Devriez Faire Pour Avoir Un Enfant À Succès

Arrêtez de vous mentir pis de vous faire des à croires que ce maillot de bain vous fait encore, que ce gâteau-là à presque pas de calories pis que vous allez faire du vélo tous les jours cet été. Regardez la vérité en face: tous les parents ont à peu près le même but pour leurs enfants, peu importe leurs opinions ou valeurs, nous voulons que nos enfants grandissent pour devenir un être humain heureux, en santé et avec toutes les qualités qui feront de lui une personne merveilleuse, aimé, adulé et ayant un succès interplanétaire.

Alors, comme une belle bande de caves qui savent pas trop ce qu’ils font, les parents punissent pis encouragent pis inscrivent à des cours de soccer valorisant l’esprit d’équipe. La plupart des parents s’en sortent pas trop mal avec cette technique à tâtons, seulement voilà, un article sur I Fucking Love Science m’a expliqué clairement que je devais en faire BEAUCOUP PLUS!

Selon la SCIENCE pis une petite dose de Beyoncé, les parents d’enfants à succès ont beaucoup de choses en commun, mis à part la chance et quelques millions en trop. Donc voici quelques petits trucs simples que vous devriez inculquer à vos enfants et ce le PLUS TÔT POSSIBLE enfin que votre enfant fasse des millions à 14 ans et que vous puissiez enfin vous acheter votre machine à smoothie Vitamix pis un chalet sur le bord de la mer avec beaucoup de grandes fenêtres pis un hamac à bananes.

  1. Donnez des tâches à votre enfant

C’est important d’instiller une bonne éthique de travail à votre enfant, c’est pourquoi mon enfant, qui a encore de la difficulté à mettre ses souliers tout seul, doit passer la tondeuse quotidiennement. Parfois il se plaint que c’est difficile à pousser la tondeuse et qu’il a peur que la lame coupe ses orteils, ce à quoi je lui réponds: « Ben mets les tes estis de souliers! »

2. Apprenez à vos enfants des compétences sociales

Mon enfant apprend ses compétences sociales en me regardant, donc il sait maintenant passer un petit commentaire sarcastique, éviter le regard des vendeuses dans les grands magasins, se fâcher rapidement pis grogner en guise de réponse lorsqu’il est 6 heures du matin.

3. Placez vos attentes très hautes 

Mes attentes sont que mon enfant puisse allumer la télévision par lui-même le samedi matin.

4. Ayez des relations harmonieuses dans votre couple

Selon l’article, l’harmonie du couple aide l’enfant à avoir confiance en lui. Hourra, ici on s’obstine à savoir quel émission regarder jusqu’à ce que Dada boude dans sa chambre, so, win?

5. Apprenez à vos enfants les mathématiques le plus tôt possible

Mon enfant n’a pas le droit de regarder Pat Patrouille. Je lui fais écouter des vieilles cassettes de Télé-Universitaire qui parle d’algèbre en grichant. #happychildhood

6. Les parents ont un statut socio-économique élevé

Aaaaahhh! C’est sûr que ça aide d’engager un chef pis une bonne et ainsi j’aurais le temps d’apprendre la grammaire allemande à mon enfant et lui enseigner les bases pour se créer une PME qui génère des millions avant son dix-huitième anniversaire.

7. Les parents sont moins stressés

Ahahahaahhaha! #crazylaugh #uglycrying

8. La maman devrait avoir un travail 

Shit, y’a pas de maman ici. We are doomed! 

9. Enseignez à vos enfants d’avoir du cran

 Pour l’instant je lui enseigne à ne pas avoir peur d’allumer tout seul la lumière de la salle de bain. 

10. Soyez autoritaire au lieu d’être permissif ou dominant

Autoritaire comme dans le fameux « On part dans 5 minutes! » qui finalement deviens « Là un dernier 5 minutes pis c’est tout! ». 

 

Cette liste prouve également qu’il y a une seule façon d’avoir des enfants qui ont du succès, donc si vous êtes divorcé, venez d’un milieu économique plus ou moins élevé, êtes différent ou que vous vous êtes levé du mauvais pieds votre enfant ne réussiront pas dans la vie, fac too bad!

                                                           Dada Blaise

 

Meilleurs Conseils Ever Pour Les Parents

J’vous l’apprend peut-être, mais Papa pis Dada sont sur la mystérieuse et presque mythique liste. THE LIST. Quelle liste? La liste des participants à Célibataires et Nus bien entendu!

Mais non, en fait nous sommes sur la liste de postulants pour recevoir un enfant en tant que famille d’accueil en voie d’adoption.  Ouf c’était long à écrire. Bref, Papa pis Dada ont décidés de s’enfoncer continuer plus loin leur aventure familiale en accueillant un 2e bébé dans leur foyer. Comme la liste est imprévisible, ce bébé pourrait arriver la semaine prochaine comme dans 6 mois. Un autre bébé. Voilà un vent de renouveau dans une vie, n’est-ce pas?

Nous préparer mentalement à avoir un 2e bébé n’est pas une mince affaire. Pourtant, je suis beaucoup moins naïf et beaucoup plus à l’aise à présent (genre admettons dans mes meilleurs jours). J’ai tout même évolué en tant que parent et es appris quelques trucs ici et là.

Voilà les conseils que j’aurais aimé me faire dire avant l’arrivée de mon premier enfant:

Première chose tu vas recevoir la visite d’une infirmière, une intervenante sociale et des amies mamans bienveillantes. Toute la gang vont t’inonder de bons conseils, parce qu’elles veulent ton bien. Une fois qu’elles seront toutes parties, tu vas littéralement oublier tout ce qu’elles viennent de dire à cause du manque de sommeil. Pour compenser, tu vas passer une majeure partie de ton temps à farfouiller les blogs et les forums de discussion sur Internet pour trouver une réponse et tu vas découvrir à quel point l’univers des « mamans » est comparable à un épisode d’Occupation Double, beaucoup de mesquineries et de coups dans le dos.

Tu vas sentir que tout ce que tu fais au début c’est donner le biberon au bébé. T’as raison. C’est ta tâche principale. Pis personne va te dire que tu fais donc une bonne job de donner du lait à ton bébé. Fac félicite toi tout seul, tu le mérites. Tu applaudiras les mamans qui donnent le sein à ce rythme. J’imagine qu’elles ne s’attendaient pas un jour à ce que quelqu’un passe 30 à 40 minutes à jouer après leur nipples, et ce de 10 à 12 fois par jours. Pis fais toi en pas, même si ton p’tit à été nourri au lait formule, il est pas r’viré tout croche et il ne torture pas les animaux pour le plaisir.

Tu vas brailler. Genre beaucoup. Comme une feluette. Comme quelqu’un qui est à bout de souffle, à bout de ressources. Tu vas pleurer parce que ton bébé est tellement beau et parfait que t’as l’impression que ton coeur peut pas contenir autant d’amour et est sur le point d’exploser (American Beauty style). Tu vas aussi brailler parce que t’es fatigué et dépassé par les événements, tu vas brailler parce que tu ne sais pas pourquoi le bébé braille. Tu vas brailler parce que ton émission préféré termine. Tu vas brailler beaucoup.

Il va y avoir des nuits où tu es tellement fatigué que tes jambes en tremblent, littéralement. Tu vas tenir ton bébé, ou plutôt cet espèce de créature chaude et humide qui hurle sans arrêt et qui se calme seulement quand tu marches dans la maison. Tu vas sentir ta rage et ta colère graduellement bouillir dans ton corps, tes émotions vont tilter, tu vas avoir envie de crier: »Pourquoi tu rends ça difficile de même! Laisse toi donc t’aimer! ». C’est là que tu dois déposer le bébé, right now d’ailleurs, puis chrisser le camp. Hors de la chambre, hors de la maison. Même si le bébé braille, même s’il hurle. T’es pas un mauvais parent. T’es un humain, pis les humains sont fait pour agir quand ils entendent de la détresse chez un autre humain. Pis des fois, le mieux pour tout le monde, c’est que tu prennes une p’tite ou grosse pause.

Il va y avoir des moments où ton p’tit va être couvert de morve et de bave et de vieilles traces de compote ou résidus étranges. Il va sentir la marde et la pisse et il ne sera pas du tout mignon et attendrissant. Tu vas juste avoir envie de le mettre dans le bain et le laver avec une hose.

Tu vas faire ton gros possible pour rester en vogue et être drôle et intéressant, mais rapidement toutes tes conversations vont tourner autour du caca de bébé. Tu vas être bizarrement trop intéressé par le caca de bébé. Sa couleur, sa consistance, sa fréquence. Tu vas en parler avec ton conjoint et tous ceux qui vont te demander comment tu vas. Tu vas même prendre en photo ledit caca et l’envoyer à ton conjoint à sa job. Slack un peu.

Il y a des jours où le plus grand défi qui existe est juste de lui chrisser la cuillère de bouffe dans la bouche. Tu vas juste avoir envie de lui forcer sa p’tite bouche ouverte avec une main et d’y enfoncer son dîner dans la gorge avec l’autre. À la place, laisse le jouer dans la bouffe qu’il a pis va t’asseoir plus loin. Tu ramasseras plus tard, c’est pas grave.

Il va y avoir des après-midis où le p’tit va hurler et lancer ses jouets partout parce qu’il veut surtout pas faire de maudite sieste. Tu vas juste avoir envie de le lancer violemment dans son lit. À la place, reste dans ta chambre à toi et écoute tes vidéos de 30 Rock sur le iPad. En braillant, mais c’pas grave. Il veut pas dormir, qu’il dorme pas d’abord.

Il va y avoir des moments où après avoir relu la même fucking histoire pour la quarantième fois, tu vas juste avoir envie de lancer le livre dans le foyer en criant: « J’ÉCOEURÉ DE TON ESTI D’ÉCUREUIL FRISSONS! » À la place, relie l’histoire une 41e fois. Pis vas achetez des nouveaux livres en espérant d’en trouver un autre qui va intéresser le p’tit.

Tu risques de vouloir étrangler et embrasser ton conjoint quand il revient de sa job. Simultanément.

Parfois tu vas avoir le goût de tout abandonner, te coucher en position fœtale tout en regardant ton album photos souvenirs de l’Université, t’sais la fois où on t’avait élu « Party Animal » pis que tu étais on top of the world. Tu peux faire ça. Tu peux aussi faire un liste de tous les gens que tu connais qui ont eut des enfants. J’suis certain qu’il y en a une couple qui sont pas si hot que ça. Donc si eux ont été capable d’élever un enfant sans problème majeur, tu devrais t’en sortir pas trop pire aussi. Tu peux aussi écouter du Adele en boucle.

Finalement, si tu es en train de douter de quoi que ce soit, demande toi: « Est-ce que le bébé est toujours vivant? Bon. Parfait, tu fais une bonne job. »

Dada Blaise

Comment Expliquer Notre Famille Homoparentale À La Populace

 

L’été finit plus de finir et nous sommes au parc, Dada et le p’tit, partageant un de ces moments tendres et merveilleux autour de la balançoire. Nous avions amené le whole shebang avec nous, le p’tit chariot rouge ben plein de ballons, gugu qui tourne dans le vent, kit de bulles, toute, toute. J’ai d’l’air de savoir où j’m’en vas pis comment gérer ça un enfant moé-là. Le parc est ben plein. Les housewives de Chambly piaillent joyeusement depuis leur spot habituel, les diverses madames de CPE se jasent ça pendant que les enfants se bataillent pour cueillir des pissenlits; il y a même une grand-maman attendrissante qui marche en tenant sa petite-fille par la main. Deux mamans, couettes poussent leurs petites tout près de moi. Le p’tit se balance jambes en l’air et tête par en arrière, criant ses ordres de »plus haut! » et « plus fort » habituels. Après un boutte, le p’tit se retourne vers moi et me demande subitement et légèrement un peu trop fort à mon goût : « Papa il est où? »

Je sens aussitôt quelques regards se poser sur notre joyeux duo. Je peux déjà imaginer les questionnements des deux mamans tout près : « Who the fuck is that guy? » « Est-ce que c’est son oncle? » « Est-ce qu’on est en train d’assister à un kidnapping nous autres coudonc? ».

J’explique alors d’une voix claire et précise à mon p’tit:

« Papa est au travail Petit Pou. »

« Ah. Toi travaille pas? »

« Non, DADA, TON AUTRE PÈRE ne travaille pas aujourd’hui. Viens avec moi maintenant, nous allons aller à NOTRE MAISON, car je suis TON PÈRE aussi. Tu as DEUX PAPAS! »

Puis nous sommes partis prestement. La vérité est que ce genre de situation est plutôt fréquent dans nos vies. La plupart du temps, c’est facile et même loufoque à gérer. Je fais des blagues, je crée des malaises et j’aime ça. On me demande le nom de la mère et je réponds que c’est moi. Le regard se lève alors rapidement vers moi et me scrute attentivement, s’attardant sur mes manboobs et ma barbe, puis on me demande de répéter, pardon, le nom de la mère c’est? Bref, avec les adultes c’est simple. Mais là où je sens un vrai malaise, c’est avec les plus jeunes. Les premiers jours à la garderie ou bien au cours de natation par exemple. Les questions curieuses des enfants: « Maman, pourquoi il y a deux papas lui? » « Elle est où sa maman? » « Pourquoi il a pas de maman? »

Yup, j’suis un gay Dad qui se fait appeler Dada, et plus souvent qu’autrement, je sème le doute et la confusion sur mon passage. La plupart des parents se débrouillent bien pour baragouiner une réponse: « Ben c’est comme ça, il a deux papas. » « Sa maman est pas là! » « Il a pas de maman. » D’autres font la stratégie simple d’ignorer la question ou de proposer d’aller au dépanneur pour acheter des bonbons. Vous vous sentez un peu mal à l’aise face aux nombreuses questions de vos enfants? Laissez un expert en Dadaitude vous aider sur le sujet.

D’abord, parlez à vos enfants. C’est le plus simple. N’évitez pas le sujet ou n’embellissez pas la vérité. Ne dites pas que la maman est partie au magasin ou vit dans un autre pays. Et surtout, ne dites pas qu’ils sont trop jeunes pour comprendre. Soyez simple et précis. Ils sont « gays ». That’s it. N’ayez pas peur de dire le mot. Ils sont GAYS (mais ne le hurlez pas non plus, pour pas faire peur aux voisins). Papa pis Dada sont gays. Les deux madames qui vivent au-dessus de chez nous sont des lesbiennes. Le Schtroumpf avec une p’tite fleur sur le chapeau, oh honey, il est gay et ne le sait pas encore. C’est correct également que vos enfants soient un peu chamboulés et  incertains. La plupart des enfants ont le modèle Papa/Maman dans leur tête, ils ont grandi avec ça. C’est correct de leur dire que c’est différent. C’est un bon mot à utiliser. Ils sont juste un peu différents de notre famille. Le monsieur là-bas est noir et la maman est blanche. Ils sont juste un peu différents de notre famille. La maman là-bas n’a pas d’amoureux. Elle est toute seule avec sa petite fille. C’est juste différent de notre famille.

Beaucoup craignent également que d’avoir à expliquer l’homosexualité ouvre une porte vers celle-ci. Comme si le fait de mentionner à un jeune enfant que, oui, deux hommes peuvent être amoureux risquait de le pousser dans cette voie. Il n’est pas nécessaire non plus de dire à vos enfants qu’ils pourraient peut-être un jour être amoureux de quelqu’un du même sexe qu’eux. Laissez-leur encaisser la nouvelle, pas besoin de les mélanger davantage. Expliquez simplement, et non, vous n’avez pas à expliquer GRAPHIQUEMENT ce que c’est l’homosexualité. Certains craignent d’avoir à expliquer comment deux hommes font l’amour. Non madame, t’es pas obligée de faire ça. Ne passez pas un jeudi soir à visionner le contenu de Youporn en famille afin d’expliquer clairement ce que font deux hommes ensemble. La simplicité gagne toujours. Le classique « Ces deux messieurs s’aiment comme des amoureux » est ben correct.

Mieux vaut que vos enfants sachent et comprennent ce que c’est le plus tôt possible au lieu de l’apprendre tout croche par le p’tit bum de la cour d’école à la virilité/confiance en soi chambranlante. La plupart des enfants d’âge primaire n’ont qu’une vague idée de ce que c’est « être gay ». La plupart du temps, ils l’associent à quelque chose de péjoratif, mais une fois questionnés, ils ne savent pas vraiment pourquoi. Ils savent seulement qu’être gay c’est mauvais. C’est pourquoi il est primordial pour tous – que ce soit les familles différentes ou bien le p’tit gars qui réalise peu à peu qu’il aime vraiment jouer avec son meilleur ami – d’expliquer le positif des couples homosexuels. « Ils sont un couple. Ils sont amoureux. » Le mot « aime » est capital, non? Car c’est ce qui unit le monde, c’est ce qui unit une famille.

Ils s’aiment. Point final.

Dada Blaise

 

La Normalité Adoptive

Warning: ce post relève de mes expériences, donc calmez-vous la controverse. Aussi, ce post est un peu plus sensible à votre cher et dévoué auteur.

Les guides, nombreux livres, bons conseils de matante Suzie et nooooooombreux blogs sur l’enfance s’entendent tous sur une chose : « Chaque enfant est unique ». Cette phrase est toujours écrite en belles lettres noires, ben voyante, surlignée, avec des p’tites étoiles autour, pour être ben certain que vous ne le manquerez pas : un mantra que chaque parent devrait se répéter inlassablement. Votre enfant est spécial, unique au monde, un petit flocon de neige one of a kind dans cette tempête de bambins qui peuplent la Terre. Notre belle société moderne se dépeint souvent, au travers de reportages et d’articles nébuleux sur le Net, comme étant un groupe de plus en plus diversifié, qui accepte la différence, le hors-norme. Vive la différence, vive la marginalité, vive le pas-comme-les-autres! Peu importe la race, l’orientation sexuelle, les goûts musicaux ou le fait que vous habitiez le 450, vous êtes un être humain remarquable! En théorie, c’est très beau, c’est parfait. Pourtant, tout le monde le sait ou presque, lorsque la société et ses myriades de bonnes gens sont confrontées à la différence, les premières réactions ne sont pas toujours celles de la tolérance et l’acception, n’est-ce pas?

Arrive dans ce flot d’amour, de tolérance et d’acceptation, mon Petit Pou. Le p’tit de Papa pis Dada lui-même, l’enfant adopté, en chair et en yeux bleus. Dès le départ, nous avions été prévenus que l’enfant ne serait pas « comme les autres ». Papa pis Dada avaient lu (ben Dada a lu pis a fait un résumé à Papa) qu’un enfant adopté, peu importe par quel processus, tombait généralement dans la catégorie « Normalité Adoptive ». De kessé que c’est ça, que vous vous demandez? La Normalité Adoptive, selon Johanne Lemieux dans son ouvrage La Normalité Adoptive: Les Clés pour Accompagner l’Enfant Adopté, est :

« …l’ensemble des défis physiques, affectifs, cognitifs et sociaux qui découlent des conditions de vie particulières de l’enfant avant, pendant et après son adoption. Cet ensemble de défis constitue une norme si on les compare aux défis ordinaires, habituels de l’ensemble des enfants non adoptés. »

Mais là vous vous dites: « Dada, c’mon, concrètement, ça change-tu vraiment quelque chose qu’il ait été adopté? C’est pas un peu exagéré toutes ces histoires-là? Ton p’tit a l’air ben normal j’trouve! » Encore une fois, j’excuse #lesgens car ils sont tout simplement mal informés. Oui, en apparence, mon p’tit grandit, évolue, se comporte de façon normale. Sauf que… C’est là le problème, toute l’essence de la normalité adoptive. Le « sauf que ». Il parle, marche et rit… sauf que ça été un peu plus long pour lui. Il aime jouer avec les autres… sauf que des fois il panique quand il y a trop d’enfants. Il veut exprimer sa colère… sauf qu’il n’est pas capable autrement que par des coups et des cris. Il aime être avec son Dada… sauf que parfois s’il pouvait se coudre à lui, il le ferait. Un enfant adopté vient nécessairement d’un foyer brisé, d’un manque quelque part. Il arrive chez vous avec un p’tit trou dans l’cœur, un vide qui ne s’explique pas, grugé par l’abandon, le drame, la tristesse, l’instabilité. Qu’il ait été adopté à la naissance, à 3 mois ou à 2 ans, rien n’y change. Ce p’tit trou se forme, peu importe l’âge auquel il a été adopté. Certains enfants sont plus tough, plus résilients. Leur p’tit trou est moins gros, moins difficile à rempli, à réparer. Pour d’autres, ce p’tit trou passe son temps à se vider ou à agrandir. Ses parents adoptifs doivent constamment le remplir, le réparer, le rabibocher comme ils peuvent. Papa pis Dada ont un p’tit anxieux. Un p’tit incertain. Un p’tit ambivalent. C’est un p’tit qui aime tester la solidité de son lien avec nous. M’aimes-tu vraiment, pour le vrai de vrai? Si je câlisse toute par terre, vas-tu m’aimer encore? Si je te tape, vas-tu m’aimer encore? Si je crie assez fort, vas-tu m’endurer encore? Il y a des jours, des semaines sans rien. Du gros bonheur, une vraie annonce de Tide. C’est si facile, que j’me dis, mon Dieu, j’en aurais 15 enfants. J’me dis que finalement, il entre dans la normalité « normale ». Pis il y a des jours, des semaines que c’est l’Apocalypse, les Sept Fléaux, avec les pustules pis la pluie, le feu pis les voix d’outre-tombe pis les « j’m’en sortirais pas vivant certain ». C’est semblable à une montagne russe, il y a des cris pis des haut-le-cœur, pis la structure semble pas toujours super solide.

« Ouain mais tsé, hein, tous les enfants font ça. Tous les enfants sont difficiles. », qu’on entend à droite et à gauche. Maybe. Sauf qu’un enfant de la normalité adoptive EST différent, qu’on le veuille ou non. Malgré toutes les bonnes intentions et les « ça va passer », reste qu’il y aura toujours ce petit hic, ce « juste une p’tite affaire différente ». Certains sont tout le contraire de notre p’tit. Ils se renferment, s’isolent. D’autres sont de vraies stars, ils sont performants, ils veulent se faire aimer à tout prix, jusqu’à épuisement s’il le faut. Aux parents de décrypter tout cela et de gérer sur le fly, entre deux bouchées de toasts et de gros yeux exaspérés. « Wow » que vous vous dites. « Vous êtes fait forts ». Ben pas tant, non. On est ben normal. On laisse les grosses crises passer sans réconforter des fois. On lève le ton d’impatience, on envoie dans sa chambre, on prive de dessert, on s’enferme en quelque part, pis on varge sur un coussin avec l’énergie du désespoir. D’autres fois, on est là, on est proches, on est l’image même que vous vous faites, le protecteur, le rocher, l’inébranlable parent. Ce qui est difficile à comprendre pour la plupart des gens, c’est que mon enfant est parfois comme les autres. Il joue, culbute, réclame, rigole, câline et caresse, puis s’endort. Il « fit » parfaitement dans le casse-tête. Et par moment, il ne « fit » pas pantoute. Il veut jouer avec des jouets qui ne sont pas de son âge, il ne veut pas jouer avec les autres amis, il ne veut pas participer, il ne veut pas faire d’effort, il dit « oui » mais veut dire « non », il tient tête, il s’oppose, il crie, il tape, il se tape, il grogne, il est inconsolable. C’est une réalité difficile à accepter pour tout le monde, nous les premiers. C’est impressionnant, c’est terrifiant, c’est surprenant à chaque fois que ça resurgit des tréfonds de son p’tit corps. Et c’est là que tu réalises, dans le vrai de vrai monde, qu’une fois confronté à quelque chose de différent, de terrifiant, le beau et joli concept de « chaque enfant est unique, chaque enfant est différent » se retrouve à revoler dans le couloir. Les gens ont peur, les gens ne savent pas quoi faire, les gens n’aiment pas quand ça ne « fit » pas correctement. Je leur en veux pas. J’ai moi-même dû me battre avec mes propres conceptions, mon propre jugement facile, mon propre « chriss pourquoi qu’il fait pas comme les autres ». Mon p’tit dans sa jeune vie un peu rock’n’roll a déjà dû faire face aux jugements, à la discrimination, à l’intolérance parce qu’il était juste une p’tite coche pas pareil, juste une p’tite affaire trop intense, hors-norme, différent. J’ai entendu des commentaires comme « il est pas normal », « il a quelque chose », « il ne fait pas pareil comme les autres ». Ça m’horrifiait au début. J’voulais qu’il « fit » comme il faut. J’voulais que ça soit facile pour lui parce que moi, j’ai jamais fitté dans le moule. J’ai toujours été un peu à côté de la track de la normalité avec mes jeux imaginaires, mes chansons de Barbra pis mes fantasmes sur Indiana Jones. Pis c’est là que j’me suis dit : on n’est pas supposé accepter la différence? Yé où le beau : « chaque enfant est précieux et unique? ».  Fac j’ai pas eu le choix. J’me suis dit: Fuck that Shit. J’ai passé mon adolescence et une partie de mon enfance à essayer de fitter, pour me rendre compte que de « pas fitter » faisait partie de ma personnalité. J’peux pas dire à mon p’tit : Fuck That Shit. Pas encore.  Un jour, peut-être que la société sera bel et bien aussi belle que nous le laissent croire les annonces de Coca-Cola pis de céréales Special K, là où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, se tenant par la main en acceptant humblement les différences de chacun. Mais en attendant ce jour-là, j’peux juste l’encourager le mieux que je peux, lui sacrer patience de temps en temps, pis répéter encore et toujours aux gens de son entourage que « c’est peut-être pas normal pour les autres, mais ça l’est pour lui. » Pis une fois de temps en temps, quand mon p’tit regarde pas, j’me permets un « ferme ta yeule vieille madame qui juge ». Quand mon p’tit sera assez vieux, j’pourrai me pencher vers lui et lui chuchoter ce précieux conseil :

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Je ne peux pas prédire l’avenir. Je ne sais pas si mon p’tit aura un, deux, trois troubles sévères ou plus. J’sais juste que tout comme ma différence, on ne peut rien y changer. Faut juste, dare I say it, l’aimer de même.

Dada Blaise, le parent différent d’un enfant différent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment Endormir Votre Enfant Avec Sérénité en 10 Étapes Faciles

Les enfants sont la plus belle chose au monde et vous passeriez tout votre temps avec eux, à les cajoler, les aimer, les faire rire, leur donner des collations et jouer à la cachette sans arrêt… Mais malheureusement, une fois le soir venu, il faut les coucher. Je sais, je sais, vous auriez aimé passer trois autres heures en leur compagnie, mais que voulez-vous, ces petites bêtes ont besoin de sommeil! Sorry!

Tout le monde vous le dira, le sommeil pour votre p’tit est primordial. Et qu’une bonne routine, du calme et de la sérénité suffisent amplement pour l’aider à s’endormir par lui-même. Pourtant, sachez que peu importe le nombre d’heures dévouées à épuiser votre enfant en le faisant courir pour attraper des Pokémons, jouer au parc, tenter de le ramener de force à la maison, monter les marches sans but, peu importent les savons apaisants Johnson & Johnson à la lavande, les moutons qui font des bruits de baleines, les tortues qui projettent des étoiles et des spectacles-de-lumières-comme-si-on-était-à-la-Ronde et les calmants à la camomille en suppositoires, il est possible que le p’tit ne veule pas aller se coucher, voire refuse catégoriquement de même embarquer dans le lit. « Pour de kessé? » que vous vous demandez sûrement. La raison est simple : votre p’tit vous aime tellement qu’il ne supporte pas l’idée d’être séparé de vous encore plus longtemps. Vous êtes tellement un parent extraordinaire qu’il a envie de toujours être à vos côtés pour se pendre à vos jambes alors que vous cuisinez et vous faire d’énormes câlins la tête première dans vos parties intimes. Alors, quand vient le temps de lui dire bonne nuit, le p’tit est soudainement confronté à l’horrible réalité que vous préférez avoir un peu de temps libre pour vous plutôt que de passer du temps à le chatouiller et le cajoler, et sa vision de la bonté et de l’amour est À JAMAIS détruite. Tough luck!

Afin de vous aider à passer une soirée tranquille et sans tracas, voici un petit guide pratique à imprimer et coller sur le réfrigérateur, entre les aimants de l’alphabet et les dessins du p’tit, afin de vous aider à endormir votre enfant dans la sérénité.

Première étape – L’Annonce

Après avoir passé 10 minutes dans votre chambre devant le miroir à complimenter votre force intérieure et vous répéter « je suis capable », sortez de la chambre en vous mordillant la joue et marchez d’un pas assuré jusqu’à votre p’tit qui joue nonchalamment. Prenez une grande respiration, comptez jusqu’à cinq, puis annoncez que c’est l’heure du bain et du dodo. Attendez que votre enfant calme ses pleurs et évitez les coups de pieds qui pourraient se diriger vers votre visage.

Deuxième étape – Le Bain

Dites à votre enfant d’enlever ses vêtements pour qu’il puisse aller dans le bain. Courez après votre enfant dans toute la maison, en étouffant votre rage parce qu’il court vite le p’tit maudit. Rattrapez-le et amenez-le de force dans la salle de bain. Comprenez, grâce à ses subtils cris, qu’il veut lui-même retirer ses vêtements. Attendez patiemment qu’il retire ses vêtements pour aller dans le bain. Regardez votre enfant se débattre comme un lapin affolé, le gilet sur la tête car l’ouverture est trop petite pour sa tête énorme de bambin en croissance. Aidez-le avant qu’il ne glisse sur le carrelage ou ne fracasse sa tête sur le comptoir. Écoutez patiemment les litanies de l’enfant qui REFUSE d’aller dans le bain. Une fois l’enfant lavé, rincé et propre, écoutez patiemment les litanies de l’enfant qui REFUSE de sortir du bain.

Troisième étape – Brossage des dents

L’enfant devrait être maintenant apaisé et complètement détendu. Après avoir séché l’enfant et lui avoir enfilé le pyjama avec rigueur car sa petite peau était encore trop humide, annoncez qu’il est temps de se brosser les dents. Ici, deux options s’offrent à vous : L’enfant refusera de se brosser les dents, et comme vous n’avez pas 40 000 $ pour payer des broches et des couronnes, délicatement sur l’enfant et tenez-lui la tête fermement pour lui brosser les dents tout en évitant de vous faire mordre les doigts. L’autre option : l’enfant adore se brosser les dents et le fait avec joie, prenant bien soin de cracher sur le miroir, le comptoir, l’évier et les serviettes décoratives tissées à la main par Martha Stewart elle-même. Pleurez de découragement dans le papier de toilette mouillée par les éclaboussures de dentifrice.

Quatrième étape – L’Histoire

Installez-vous confortablement sous les couvertures avec votre enfant lové tendrement contre vous et lisez une merveilleuse histoire remplie de remarques intelligentes et drôles qui éveilleront l’imagination et les rêves de votre enfant. L’enfant devrait alors s’endormir paisiblement contre votre corps, un léger sourire aux lèvres, créant ainsi un moment de béatitude dont vous vous souviendrez toute votre vie. Ou, you know, tentez de calmer l’enfant qui saute sur le lit et qui fait des culbutes alors que vous lisez pour la 100 000e fois la même fucking histoire que vous lisez depuis la nuit des temps et que personne ne semble écouter anyway. Lisez quelques phrases de chaque page seulement ou inventez une autre fin pour vérifier si l’enfant vous écoute (faque là le lapin crève au bout de son sang pis son père s’en va parce que tout le monde le prenait pour acquis, the end). Fermez le livre et annoncez qu’il est le temps de dormir. Voyez la rapidité de la demande de votre enfant à relire immédiatement l’histoire.

Cinquième étape – La Comptine

Replacez l’enfant sous les couvertures et serrez légèrement les draps contre lui afin qu’il ne puisse pas s’échapper facilement. Ceci est d’une importance CAPITALE pour les étapes suivantes. Répondez aux exigences de l’enfant et chantez une berceuse mélodieuse et unique pour l’aider à s’endormir. Cherchez dans les méandres de votre cerveau pour trouver une maudite comptine autre que Frère Jacques ou Au Clair de la Lune. Chantez des vieilles tounes de Disney ou de Passe-Partout. Faites-vous sauvagement critiquer par l’enfant, car clairement c’était le mauvais choix de chanson et la mauvaise façon de les chanter.

Sixième étape – La Bullshit

Annoncez qu’il est maintenant temps de faire dodo. L’enfant comprend en fait que vous le menacez de l’étouffer dans les couvertures ou de mettre la maison en feu; il risque donc de réagir avec terreur et affolement. Calmez l’enfant et sortez rapidement de la pièce. Ici commence la ronde de la bullshit. L’enfant sortira de sa chambre à quelques reprises pour exprimer ses besoins (soif, pipi, soif, caca, bisou, câlin, anecdote, pipi, soif, toutou de chien, toutou de lapin, doudou est tombé, soif, pipi, bisou, câlin, j’ai peur, bisou, câlin, shut the fuck up, bisou, câlin) et vous devrez combler chacune de ses demandes avec le sourire et la sérénité au poing. Après la 17e demande, permettez-vous d’aller sacrer brutalement dans un oreiller.

Septième étape – Fuck les conseils

Votre enfant n’est toujours pas endormi et vous allez manquer de temps pour écouter Stranger Things. Aux grands maux, les grands moyens, pardi! Le p’tit a peur dans le noir, allumez la veilleuse. Le p’tit a peur tout seul, consolez-le et couchez-vous maladroitement à même le sol afin de l’apaiser par votre présence. Alors que le p’tit tourne et se retourne encore dans son lit comme un démon dans l’eau bénite, sortez discrètement votre téléphone et gossez dessus avec la luminosité au plus bas. Prenez bien soin de cacher votre téléphone et tendez une main rassurante dans le lit de temps en temps, en bon parent que vous êtes. #Iwillalwaysbethereforyoubaby

Huitième étape – Là, ça va faire, ou les menaces

L’enfant semble s’être assoupi, donc comme un gymnaste désarticulé, sortez le plus discrètement de la chambre en évitant de piler sur les planches qui craquent. Courez jusqu’au salon et retirez tous vos vêtements, tellement la liberté vous a excité. Entendez la petite voix de votre progéniture qui vous appelle du fin fond de sa chambre, cette petite voix qui se rend directement dans votre cerveau pour peser sur le piton DANGER. Retournez à la chambre, regardez votre enfant direct dans les yeux pis proférez une menace bien sentie à travers vos dents serrées par la rage: « Si tu te couches pas right now, on écoutera plus jamais PatPatrouille, on va écouter L’Arbitre avec Anne-France Goldwater. Pour toujours ».

Neuvième étape – L’Alcool

L’étape que vous attendiez depuis le début! Ceci est l’étape la plus relaxante du processus, ou du moins devrait l’être, sauf que le doux son de l’alcool qui frappe le fond du verre est souvent interrompu par…

Dixième étape – Encore plus de bullshit

Hé oui! V’là-ti pas votre p’tit lapin sur le pas de la porte, qui a oublié de vous raconter que dans l’émission de Mickey Mouse, « Donald avait tombé dans l’eau pis que après le petit garçon mangeait les pommes pis qu’aussi Alice, à la garderie, voulait PAS prêter le bloc, mais que le soleil est parti faire dodo pis que les jeux d’eau au parc marchent plus ». Buvez votre verre d’une traite et retournez à l’étape numéro sept.

Comme je vous l’ai dit plus haut, sérénité totale! La preuve, allez lire ce compte rendu d’une nuit avec mon p’tit, vous verrez à quel point c’est efficace!

Dada Blaise

L’enfant ne dort toujours pas? Venez partager VOS trucs ici d’abord!

Mon Adolescent de 3 ans

Tout le monde connaît la phase du Terrible Two. Beaucoup viendront vous affirmer que non, c’est faux, ça n’existe pas. Fine. Restez dans votre univers parallèle, là où les enfants chantent Ave Maria pour s’endormir tout seuls, ne sont jamais « terribles » et remercient leurs parents humblement quand ils se font dire « non » ou « on ne liche pas la fenêtre du grand magasin ». Bref, le Terrible Two est pas mal connu. C’est le Éric Salvail du monde de l’enfance. Tu sais c’est quoi, c’est partout où tu regardes, pis tu ne peux pas l’éviter. Les phases qui suivent malheureusement ne reçoivent pas autant de publicité. Ce qui est probablement une bonne chose, car il n’y aurait pas grand monde qui aurait des enfants s’ils soupçonnaient que leur comportement devenait progressivement plus horrible chaque année. Moi, j’pensais qu’une fois le Terrible Two passé, j’étais safe pour un bout.

AHAHAHAHAHHAHAH!

Imaginez donc ma surprise lorsque mon garçon de 3 ans me lâcha un « Aweille goooooooo, dépêche-toi! » lorsque nous étions à un feu rouge qui venait tout juste de virer au vert. Le ton de voix bien impatient et imbu de lui-même, tel un grand gringalet du secondaire qui croit que la Terre entière le persécute. Heu, calm the fuck down kiddo, que j’me dis. Et voilà-ti pas qu’il renchérit le soir même ce cher sucre d’orge de mon cœur lorsqu’il me dit que mon souper est « digulasse ». Ah ouain? Toi tes dessins de soleil sont ben à chier pis j’te le dis pas! #alwaystellthetruth

Bref, ça ben d’l’air que mon enfant entre dans une nouvelle phase, le threenager. C’est une phase (ben oui encore une asti) où l’enfant s’affirme de façon agréable et rationnelle devant toutes formes d’autorité. Oui, je le sais, chaque enfant est un flocon de neige, unique et différent, et il ne faut en AUCUN CAS étiqueter les enfants, mais reste pareil que mon garçon de 3 ans a toutes les caractéristiques d’un adolescent. Vérifions le tout à l’aide d’une liste, shall we?

Tatouage : Yup. Sur le bras, le ventre, les fesses, dans la face. C’est ainsi qu’il peut reconnaître sa PatPatrouille Crew au parc. Total badass. Ils lancent des copeaux de bois, se pognent la poche et montent la glissade « de l’autre bord ». #rebels

Indépendance : Je ne m’attendais pas à ce que mon garçon n’ait plus besoin de moi avant qu’il ait 10 ou 11 ans. En fait, j’aime bien quand il est indépendant et qu’il s’occupe tout seul. Ça me laisse plus de temps pour aller bitcher sur les forums de maternité. Non, je corrige. J’AIMERAIS qu’il soit indépendant, mais pour mon gars, être indépendant signifie me crier après parce que j’ai voulu l’aider à mettre ses souliers, puis 5 minutes plus tard me crier après parce qu’il veut que je l’aide.

Attitude : As-tu déjà vu un p’tit de 3 ans lever le sourcil gauche d’incrédulité et de dégoût parce que son Dada chante L’Amour en Héritage de Nana Mouskouri à voix haute? Laisse-moi vivre mes illusions, damn it!

Incompréhension : 

Moi : Viens manger, Petit Pou »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi : « Petit Pou! Regarde le bel arc-en-ciel? »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi : « Petit Pou, faudrait que tu ramasses tes autos… »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi: « Petit Pou, une once de gin avec le tonic, pis rajoute une tranche de citron. »

Petit Pou: « HEIN? »

Mauvaises influences : C’est ben évident qu’au parc ou ailleurs, mon p’tit va suivre comme un chien de poche le p’tit bum avec la casquette à l’envers qui se jette en bas de la balançoire, lance des roches pis lève la jupe des filles. Pas de danger qu’il aille jouer avec l’autre là-bas qui a recréé le village des Schtroumpf dans le bac à sable et qui chantonne doucement des chansons de Passe-Partout.

Insultes : Ma bouffe est immangeable, la couleur du verre n’est pas la bonne, ce soulier-là est trop laid et j’ai des grosses fesses, semble-t-il. Being a parent is so rewarding!

Paresse : S’habiller est une corvée qu’on réserve aux damnés en Enfer. Marcher jusqu’au parc est semblable à marcher sur des charbons ardents. Transporter son verre jusqu’à la table est l’équivalent de se faire arracher les ongles un à un. C’est presque impressionnant de voir à quel point mon enfant s’implique dans sa paresse, surtout lorsqu’il faut se presser. Mais tant qu’à agir comme un ado de 13 ans, il pourrait également se lever à midi, ça ne me dérangerait pas.

Dada Blaise

Like et partage comme un ado. Ou pas. Whatever. J’m’en fous. Chillax. #yolo 

Parler Comme Un Adulte: Le Code Secret des Parents

Ce post est à l’intention des enfants. Mais je vous conseille de ne pas leur faire lire, car ils gagneraient la partie contre vous à tout jamais.

Peut-être l’ignoriez-vous chers enfants, mais lorsqu’on devient un adulte, beaucoup de nos mots prennent un tout autre sens. Par exemple, lors d’une discussion avec notre conjoint, si quelqu’un affirme que: « Non, non, c’est correct. », ça veut nécessairement dire que ce n’est pas correct. Si quelqu’un au travail dit: « Super! » ça veut probablement dire: « Fuck you! ». Le monde des adultes est truffé de ces mots et expressions codés. Particulièrement dans le monde des parents. Ici, les mots prennent un tout autre sens. C’est une question de survie et de reconnaissance entre les diverses parents, car il faut faire équipe dans notre lutte de pouvoir contre vous, petits êtres que nous appelons les enfants. Pour vous mettre au parfum, voici quelques exemples de notre code secret et leur signification:

Peut-être = Probablement que non

On verra = Oublie ça

Mmm mmm = J’ai aucune idée de ce que tu viens de raconter, mais j’fais semblant de t’écouter.

Ah ouain? Wow! = J’ai toujours aucune idée de ce que tu racontes, mais tu avais l’air excité.

Veux-tu jouer? = Arrête de parler

Bravo, tu fais bien ça! = J’me sens mal de ne pas t’avoir écouté plus tôt, donc je te complimente beaucoup trop pour rien

Dans 5 minutes = J’espère que tu vas avoir oublié ta demande d’ici-là.

Dans 1 minute = Je ne bouge pas tant que tu n’as pas hurlé mon nom

Je m’en vais aux toilettes = Je m’en vais me prendre quelque chose en cachette dans le réfrigérateur

Es-tu certain que c’est une bonne idée? = Ce n’est pas une bonne idée.

Qu’est-ce que t’a fait là? =  WTF?

Tu es le champion! = Je me sens mal et insécure de ne pas t’avoir laissé faire quelque chose donc je te félicite à outrance, même si c’était pas les gros chars ce que tu viens de faire.

Non = J’ai mes limites.

NON! = J’suis en train de perdre patience.

Parce que c’est moi qui décide = Tu es en train d’avoir le dessus sur moi ou je suis tanné de t’expliquer quelque chose.

Va demander à Papa = J’ai pas le goût de gérer une crise et veut avoir l’air du parent gentil encore quelques minutes.

C’est quoi ça? = J’ose pas imaginer ce que c’est et j’ai très peur.

Quel beau dessin! = J’espère que mon enfant aura d’autres talents dans la vie.

Je t’aime = Je t’aime tellement que ça me fait mal. Pis j’veux que tu saches que tu es aimé.

Dada Blaise

Qu’en est-il pour vous, quel est le vrai sens de vos mots?

15 choses qui font de toi un bon parent

L’Internet tout entier semble souvent bien dévoué à te faire croire que tu es juste un pas bon pour toutes les raisons possibles et imaginables. Tu as laisser ton enfant jouer dehors tout seul? Abandon! Tu as laissé ton enfant manger des tranches singles de Kraft comme collation? Dépendance à la malbouffe! Tu as aider ton enfant à monter le p’tit mur d’escalade? Parent-hélicoptère!
Moi, je l’sais que tu es un bon parent. La preuve, tu es en train de lire cet article sur ce blogue, donc c’est déjà un bon point pour toi. Sans farce, comme il y a des millions de façons d’être parent de nos jours et de faire des erreurs, voici une liste pour te confirmer que tu fais BIEN les choses et t’assurer que tu es un bon parent. (indice: tu l’es):

 

1. Tu as déjà attrapé les fluides corporelles de ton enfant à mains nus.

2. Tu peux deviner la température de ton enfant au Celsius/Fahrenheit près avec juste le dos de ta main.

3. Tu as déjà laissé ton enfant faire sa crise dans une allée d’épicerie pendant que tu continuais nonchalamment à remplir le panier.

4. Tu as déjà abandonné ledit panier d’épicerie en empoignant ton enfant sous le bras de façon peu élégante pour le traîner jusqu’au char.

5. Tu as déjà dit la phrase: « C’est MOI qui décide! »

6. Tu as déjà fais 6 magasins pour trouver la maudite figurine manquante de Marcus/Stella/Chase/Ruben/Roukie/Zuma.

7. Tu as déjà passé une presque nuit blanche à cuire et décorer un gâteau en forme de Mickey Mouse qui ressemblait plus à Freddy Krueger en fin de compte.

8. Tu as déjà été magasiné pour te trouver du linge à TOI et tu es revenu avec 4 sacs de linges pour ton p’tit.

9. Tu as déjà utilisé la pompe à morve sans filtre, parce qu’il n’y en avait plus et c’était une urgence et tu as probablement avalé un bout de morve. Si c’est pas de l’amour ça, j’sais pas ce que c’est.

10. Tu as joué approximativement 6 431 heures de cachette et tu as réussi à faire semblant d’être surpris à chaque fois de trouver ton p’tit caché derrière les rideaux. (À. Chaque. Esti. De. Fois.)

11. Tu as utilisé l’excuse: « mon enfant est malade » plus d’une fois pour te défiler d’un événement social.

12. Tu as amené toute la famille au parc dans les jeux d’eau pour un après-midi de plaisir familial…ainsi qu’une excuse de ne pas prendre le bain ce soir-là. #winwinsituation

13. Quand tu te fais mal et que tu cherches un Band-Aid, tu passes beaucoup trop de temps à hésiter entre celui d’Elsa ou d’Anna.

14. T’as juste hâte de dropper ton p’tit chez les grands-parents pour un avoir un break pis t’as juste hâte d’aller le chercher pour le revoir.

15. Tu as gardé ton enfant en vie de son réveil jusqu’à ce qu’il se couche.

Dada Blaise

Les bons parents méritent un peu d’encouragement de temps en temps. Offrez leur de garder leurs enfants pour un weekend! Trop de trouble? Partagez cet article avec eux!