Comment quitter le parc avec dignité en 10 étapes faciles

Le beau temps et la chaleur signifie une chose pour un parent: c’est l’temps des parcs. Vous le savez, je le sais, tout le monde le sait, allez au parc c’est chiant c’est un beau moment à passer avec votre enfant. C’est aussi un bon moyen de vous botter le derrière qui est écrasé sur la chaise longue depuis 8:00 le matin, à lire des listes top 10 trouvés sur le Net (Yikes! So meta right now!) pis de bouger un peu et socialisez avec d’autres gens. Donc, pactez les p’tites pelles, le ballon Bob l’Éponge, la crème solaire, trente-sept sortes de collations différentes, votre chapeau en vogue et partez bras-dessus, bras-dessous avec votre p’tit en direction du parc. MAIS, sachez une chose: peu importe le temps que vous passerez au parc, peu importe le nombre d’heures dévoués aux glissades, peu importe le nombre de poussées et de « plus haut! » dans la balançoire, de poursuites bucoliques entre les arbres, attraper le vent et chasser les nuages, quand viendra le temps de partir, votre p’tit refusera catégoriquement de le faire. La raison est simple: le parc est pour vos p’tits un sanctuaire, un endroit sacré où tout a été créé et conçu pour les amuser. Les balançoires, les glissades, les cages à singe, le bac à sable, les vieilles traineries sur le sol. L’enfant reconnaît que le parc est en fait son habitat naturel et peu sembler confus, voire agressif lorsqu’il est confronté à la dure réalité du « on r’tourne à la maison ». Dire adieu au parc vient troubler leurs croyances en tout ce qui est beau et bon, et l’enfant comprend soudainement que le mal existe, réincarné en vous, figure autoritaire qui le forcez à quitter ce site paradisiaque du jeu éternel et des bons copains.

Afin de vous préparez à ce long été ensoleillé et les nombreuses visites au parc qui s’en suivront, voici un petit guide pratique à imprimer et à garder dans votre sacoche entre le gloss et le vieux Kleenex ou votre poche arrière humide pour vous aider à quitter le parc dans le calme et la dignité.

Première étape – Le Départ

Après avoir pris 650 photos afin de prouver à votre tendre moitié et vos amis Facebook que vous êtes bel et bien allé au parc aujourd’hui, approchez-vous de votre p’tit, placez-vous à sa hauteur et captez son attention avec gentillesse. Réalisant qu’il ne vous écoute pas pantoute, annoncez que vous allez quittez le parc à présent. Le p’tit risque probablement de continuer à jouer. Pas de problème, passez à la deuxième étape.

Deuxième étape – Le « dans 5 minutes »

Annoncez haut et fort, afin que tous ceux présents au parc vous entende également et réalise à quel point vous êtes un parent préparé et que votre enfant connaît les minutes, que vous quitterez le parc dans 5 minutes. Bien sûr, le 5 minutes est relatif. C’est un 5 minutes qui peut s’étirer très longtemps, comme le « 5 minutes » de Papa quand il dit qu’il se prépare dans la salle de bain ou le « 5 minutes » que Dada affirme qu’il lui reste quand il est en train de lire un livre. Profitez de ce temps pour ramasser le plus de trucs possibles. Les prochaines étapes nécessiteront que vous bougez rapidement, donc pas de temps à perdre avec la petite pouliche oublié dans le sable.

 Troisième étape – Le « une dernière affaire »

35 minutes plus tard, annoncez que le 5 minutes est écoulé et qu’il est temps de quitter. Ne soyez pas surpris si une tirade de demandes surgit subitement de la bouche barbouillé de terre de votre p’tit:

“Je veux glisser encore! »

« Je veux faire le petit chemin! »

« Je veux me balancer! »

Vous serez tenté d’être le parent stoïque qui ne revient pas sur sa décision, mais d’un autre côté, vous vous dîtes qu’une autre p’tite glissade pourra faciliter le processus. Que le p’tit comprendra qu’il est chanceux de pouvoir faire une dernière glissade. Qu’il devrait vous remercier et partir avec vous en chantant « Violette à Bicyclette ». Laissez le p’tit faire la dernière glissade et félicitez vous d’être un parent aussi compréhensif et humain.

Quatrième étape — Mentir

Faite une belle promesse rassurante que vous n’avez absolument aucune intention de tenir comme: « Je te promets qu’on va revenir après le dîner » ou « Les réparateurs vont venir réparer les jeux tantôt, mais la ils sont brisés ». Vous pouvez également promettre un beau gros cornet ou un Popsicle une fois rendu à la maison. Vous pouvez toujours mentir une fois à la maison et dire que finalement, il n’y en a plus de Popsicles, que Papa les a tout mangés. #neverjudge

Cinquième étape — Les menaces

Vous l’aviez vu venir, mais la technique mielleuse et épanouie ne fonctionne simplement pas. Passez à la bonne vieille technique du good cop/bad cop. Débutez doucement avec de vagues menaces comme « Finalement tu n’en auras PAS de Popsicle » ou »On ira pas dans la piscine! ». Pour un effet plus dramatique, vous pouvez dire à votre p’tit: « Si tu ne me suis pas, tu ne viendras pas avec nous à Disney World. » Ouch!

Sixième étape – Faker le départ

Un autre classique. Annoncez que tant pis, vous êtes tanné et que vous rentrez à la maison, avec ou sans votre p’tit. « Bye bye, moi je m’en vais! »
Marchez vers la maison d’un pas malaisé tout en jetant des petits regards furtifs vers l’arrière aux secondes pour vous assurer que votre p’tit et bel et bien toujours derrière vous et qu’il ne s’est pas fait kidnapper. Remarquez rapidement que votre p’tit a compris la game et semble déçu que vous utilisiez une technique aussi facile et banale que celle-ci.


Septième étape – Blâmer la température

Bon, clairement ça ne marche pas et vous avez envie de faire un numéro 2 depuis une demi-heure, fac pointez distraitement en direction de quelques nuages au loin et faites vaguement référence à une alerte à la tornade que vous avez entendu à la radio tout à l’heure. Ça devrait aider à accélérer les choses.

Huitième étape – Le « dans 1 minute »

Ou right fucking now.

Neuvième étape – Le « pas l’choix »

J’vous ai menti. Vous auriez pu passer tout de suite à cette étape finalement, surtout avec un jeune enfant. Il vous suffit simplement de prendre votre enfant sous votre bras et de le placer avec aisance dans son carrosse/chariot/p’tite auto rouge. Mettez-y de l’effort comme si vous poussiez une grosse boite de carton dans une poubelle, car il faut réussir à immobiliser l’enfant sur place tout en l’attachant et en gardant un semblant de calme devant la populace. J’comprends pas pourquoi ce n’est toujours pas une discipline Olympique.

Dixième étape – Fuck la dignité finalement

Retournez à la maison avec un enfant qui hurle comme s’il était en train de se faire torturer pendant que vos voisins sont sortis sur leur perron pour vous juger silencieusement. Gardez la tête haute, si ce n’est que pour le simple fait que vous devrez vivre la même situation le lendemain. 

 

Dada Blaise

 

Gratienne au Parc

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Gratienne et sa petite fille, Françoise-Rutabaga en balade au parc. Marcher pieds nus dans la gravelle est un bon moyen d’exfolier la peau rêche et rugueuse d’une fillette de 18 mois. Remarquez comment la petite Françoise-Rutabaga ne s’arrête pas aux deux minutes pour tenter de manger une crotte de chien ou ramasser une vieille cochonnerie qui traîne par terre depuis 3 semaines. Remarquez également la robe vaporeuse de Gratienne, nullement déchirée ou tachée de traces de main pleine de yogourt. Gratienne et Françoise-Rutabaga ont ensuite cueillis des fruits sauvages trouvés le long du sentier qu’elles ont grignotés en s’esclaffant devant les merveilleux cadeaux qu’offre Mère Nature. Elles ont terminés la balade en courant vivement, emprise de violentes crampes abdominales et en tachant leurs jolies robes blanches.

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