40 Choses Qui Gossent un Parent

Certains m’affirment parfois que mes textes manquent de positif. Hé bien, guess what, ce texte n’en est pas un non plus!

C’est le mois de novembre, c’est gris, c’est frette, il fait noir de bonne heure, y’a pu de feuilles dans les arbres, la neige est slocheuse, ça pue dans la maison pis j’trouve pas ça vient de où, il y a des trous dans mes bas pis le chat étend de la petite rocaille de litière partout sur le plancher. Bref, j’ai le goût de chialer pis de maudire la Terre entière parce que quelqu’un laisse traîner sa paire de jeans à côté du lit au lieu de la mettre dans le panier à linge qui se trouve à 3 POUCES de là.

Le meilleur moyen pour chialer? Être parent! C’est parfait pour tester ta patience et la solidité de ta mâchoire quand tu demandes à ton enfant pour la 45e fois de rester assis pendant qu’il mange sa sandwich pas de croûte jambon/moutarde uniquement et qu’il refuse de manger les crudités savamment préparé! Fac, comme c’est le mois du pas bonheur pis vive le malheur, voici une liste de choses qui me gossent ces temps-ci:

1. Mettre des mitaines à un enfant.

2. Des ballons.

3. Essayer de prendre une belle photo de mon enfant.

4. Les après-midis sans sieste.

5. Aller chercher le bas qui est tombé en arrière de la sécheuse.

6. Des toilettes publiques trop petite pour m’accueillir moi et mon enfant

7. Les bonbons aux caisses d’épicerie.

8. Un enfant qui fait de la fièvre.

9. Du sable lunaire. Du fucking sable lunaire partout dans les p’tites craques.

10. Le rire de Bob l’Éponge.

11. Attendre après un enfant qui met des petites culottes.

12. Un jouet qui joue une p’tite chanson.

13. Le petit pied mou d’un enfant.

14. Les études qui démontrent que ce que je viens de faire est vraiment mauvais pour mon enfant.

15. Naître et Grandir et son calendrier des « étapes importantes »

16. Quand le gobelet de lait coule.

17. Les allergies.

18. Couper des petits ongles.

19. « Moi mon enfant… »

20. « Mes parents m’ont fait ça pis chu pas mort! »

21. « Tu devrais faire ça… »

22. Du vomi dans un siège d’auto.

23. Recevoir un appel au lieu d’un texto.

24. Être certain que tu vas parler sur le répondeur pis finalement quelqu’un répond.

25. Les crises.

26. Les gens qui te regarde pendant les crises.

27. Les allées trop petites pour les poussettes.

28. Les petits kits full cute pour enfant qui font pendant juste 2 semaines.

29. Les célébrités qui donnent des conseils sur comment élever un enfant.

30. Jaser avec d’autres parents inconnus pendant les cours de piscine.

31. « Pourquoi? »

32. Me faire dire de me calmer.

33. Me faire dire de relaxer.

34. Les collations.

35. Réaliser que ma mère avait raison.

36. Avoir un public dans la salle de bain.

37. Supplier mon enfant de mettre des pantalons.

38. Apprendre la propreté à un enfant.

39. Marcus dans Pat Patrouille.

40. À quel point ça va vite.

 

Bonne fin de semaine là!

Dada Blaise

Jouer à un jeu de société avec un jeune enfant têtu en 10 étapes

Dans le cadre de ma collaboration avec TPLMoms, j’ai eu la chance de recevoir quelques jeux de société à tester pour le temps des fêtes (allez lire mes suggestions!). Dimanche était une journée pluvieuse, froide et dépressive à souhait et mon petit courait en tout sens dans la maison, arpentant murs et portes-patio comme un lion en cage, menaçant à tout instant de détruire quelque chose avec le dangereux mélange de trop-plein d’énergie et d’ennui qui l’habitait. Je devais agir et c’est là que je me suis dit, aweille les beaux jeux de société amusants et éducatifs! Vous savez de quel type de jeu donc je parle, fait de bois, solide, simple, qui aide l’enfant à apprendre les mathématiques et à développer leur pensée critique, ce jeu qui pogne la poussière dans la petite bibliothèque? Une activité familiale, sans écran de télévision, éducative par dessus le marché! C’est quoi le pire qui pourrait arriver?

Comme d’habitude, la vie m’a fait ravaler mes paroles, parce que beaucoup de « pire » risque d’arriver lorsqu’on joue à des jeux de société avec un enfant de 3 ans têtu comme un mule. Voici donc les 10 étapes de jouer un jeu de société avec un jeune enfant:

Première étape: L’optimisme débridé

Nous allons tous jouer ensemble et avoir du plaisir! Brasser le dé et faire avancer le pion sera bon pour le p’tit afin qu’il apprenne à bien compter. Et le fait d’attendre son tour lui apprendra aussi développer sa patience. Quelle bonne idée vous avez eu! Installez le jeu devant votre enfant et expliquer lui les règles du jeu alors qu’il s’empresse de vider le contenu entier de la boîte sur la planchette de jeu, le divan et le plancher. Réessayer de réexpliquer les règlements une nouvelle fois mais faites vous interrompre par l’enfant qui a envie de caca/soif/faim/n’aime pas la couleur de son pion.

Deuxième étape: La patience qui meurt à petits feux

« Oui, vas-y, roule le dé mon chéri. Non, sur la table. Ah ah ah, oui c’est drôle par terre, mais lance le sur la table. C’est ça. Non, là. Là. Oui. LÀ! Bon. Ok, tu as eu « 3 ». Avance de trois cases. Compte avec moi. C’est ça. Oups, une case de trop mon poulet. Recule. Non, recule, pas avance. Recule. 1 case. 1 CASE. Bon, c’est ça. Ok! C’est mon tour! Donne le dé. Donne-moi le dé. Do…donne le dé! DONNE le dé, bon, merci! Ok… »

Troisième étape: Le compromis

Bon, le p’tit préfère maintenant faire cogner les divers pions ensembles au lieu de les avancer sur les cases comme le jeu suggère intelligemment. Peut-être a-t-il seulement besoin de s’asseoir sur vous et jouer AVEC vous. En équipe quoi! Voilà ce qu’il faut!

Quatrième étape: Les vers dans l’cul

Le petit a la danse de St-Guy et grouille de toute les façon possible. Il a peut-être compris que « s’asseoir tranquille sur Dada » signifiait « sauter sur les genoux de Dada et cogner son menton avec sa grosse tête dure de toddler« , qui sait? Reposez l’enfant de son bord de table avec vigueur paternel et brassez le dé avec violence pour vous défouler.

Cinquième étape: Éviter l’étouffement

Oups, le petit à maladroitement et sans aucune mauvaise intention fait tomber « accidentellement » quelques pions et le dé. En bon parent, demandez lui de ramasser ce qu’il a fait tomber. L’enfant peut refuser, voir se fâcher. Attendez patiemment. Surveillez d’un œil le chien qui s’approche dangereusement de la table. Rappelez à l’enfant que s’il ne se dépêche pas, le chien risque de manger les pions et pourrait s’étouffer. Regardez l’enfant paniqué se jeter sous la table et tout ramasser d’un seul coup. Félicitez le chaleureusement d’avoir fait un si bon geste. Écoutez patiemment alors que l’enfant vous mime et vous explique comment il a pris les objets avant que le chien ne l’avale. Précipitez vous sur l’enfant alors qu’il « mime » le chien en train d’avaler un pion en se le mettant directement dans la bouche.

Sixième étape: Les menaces

Le petit est parti dans l’autre pièce et chante des cantiques de Noël. Entreprise échoué? Non. Vous êtes têtu vous avec pis vous allez apprendre à ce satané cher enfant qu’une fois qu’on commence quelque chose, on va jusqu’au bout, damn it! Allez chercher l’enfant et ordonnez lui de s’asseoir afin qu’il joue avec vous et apprendre les couleurs et les chiffres et la patience et le développement social, et ce SUR-LE-CHAMP! Félicitez-vous de votre candeur et détermination. Cet enfant aura toutes les habiletés requises pour entrer à la maternelle, peu importe comment!

Septième étape: Retour sur les genoux

« Ayoye donc! Mon #%@#%@ de menton! Va t’asseoir à ta place!  »

Huitième étape: Le drame

Après quelques frustrations et quelques crachats terrifiants, le petit semble maintenant comprendre le fonctionnement du jeu et semble même y prendre plaisir. Hourrah! Lancez le dé tour à tour, riant d’une même voix en dégustant du pop-corn de chou-fleur. Jouez à votre tour et dépassez le pion de votre enfant d’une bonne distance. Tentez de bullshiter quelque chose lorsque vous réalisez les larmes de la frustration qui viennent de jaillir avec violence alors que l’enfant réalise que vous êtes plus loin que lui. Hésitez entre lui apprendre une belle leçon de vie que dans la vie il y a des gagnants et des perdants ou bien d’avoir le reste de la journée tranquille en faisant gagner le p’tit.

Neuvième étape: La fin du jeu

Et le petit annonce la fin du jeu lorsqu’il décide de flipper la planche de jeu comme l’aurait fait Krystle Carrington dans Dynastie et en proclamant qu’il est affamé et que votre pop-corn de chou-fleur goûte le « caca ».

Dixième étape: L’après-jeu

Bon, tout le monde a eu son plaisir ou semblant de plaisir alors on retourne à la première option:  un bon six heures de télévision sans interruption pendant que Dada tente stupidement de gagner un voyage en Europe ou dans les Bahamas avec des concours bidons sur le Net.

 

Dada Blaise

Tels pères, tel fils

Quand le p’tit est arrivé chez nous, tout le monde capotait parce qu’il ressemblait donc à mon chum, le Papa du duo. Encore aujourd’hui, les gens n’en reviennent pas. « Mon doux qu’il ressemble à son père! » Effectivement, mon chum est grand, costaud, vire sur le blond et à les yeux bleu des mer d’Antilles. Bref, il pourrait faire le cover d’un roman Harlequin à la façon que je le décris.

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Pareil!

Sans blague, le p’tit et son Papa se ressemblent en effet, ce qui peut sembler un phénomène étrange en soi puisque ce n’est pas notre enfant biologique, mais la Nature et des années d’adaptation nous back sur ce point. Il est prouvé qu’un enfant adopté, peu importe ses origines, « pogne » les tics et faciès de ses parents d’adoption à force d’évoluer et grandir avec eux. Et c’est ce que Papa pis Dada remarque à mesure que Petit Pou grandi. Il utilise nos expressions préférés comme « câlisse! » « mon doux! », prononce certains mots de la même façon ou utilise les mêmes tournures de phrases que nous. Il fait des grosses faces coquines, aime faire rire et fait des moues boudeuses quand ça fait pas son affaire, comme Dada. Donc, oui, un enfant qui n’est pas biologiquement le nôtre peut tellement nous imiter qu’il en vient à prendre nos traits physiques. Fucké hein?

Mais quand est-il de sa personnalité? Une de mes plus grandes craintes lors de tout ce processus adoption a toujours été celle-ci: « Est-ce que mon p’tit va me ressembler un jour? » Pas seulement physiquement, non. Est-ce qu’un jour j’vais me voir en mon enfant? Est-ce que je vais reconnaître certains de mes traits de caractère (colérique), mes qualités (great lover), mes défauts (lazy as fuck), mes goûts pour les chansons de Whitney Houston, les chips au vinaigre et ma passion pour les jeux de société bizarres? Comme tout parent rationnel et psychotique sur les bords, j’ai dressé une belle liste de toutes les différences entre mon p’tit et moi, pour voir à quel point on est similaire ou pas:

Manger

Une fois à l’Université, après un party full boisson, j’me suis réveillé hangover comme le maudit, fiévreux et sous l’emprise d’un mal de cœur gastro-entérite intense. J’ai quand même manger les restants de salsa étagé crème sûr/fromage Philadelphia/piment vert à même le plat dans le réfrigérateur. Bref, j’ai toujours faim pis j’aime manger. C’est un plaisir pour moi. Mon p’tit lui, y’a jamais faim. Lui faire manger quelque chose de nouveau est aussi pire que si je lui proposais de lui arracher une dent. Bon, bon d’accord. Propose lui des fucking Goldfish ou des biscuits pis il va faire le beau pis se rouler par terre, mais propose une paella avec des belles écrevisses full antennes pis gros yeux noirs pis tout d’un coup c’est « yark pas bon! ».

Dormir

Pendant que j’me tortille d’impatience en pensant à mon beau grand lit douillet, mon p’tit se défend bec et ongles pour ne surtout, SURTOUT pas aller se coucher. J’comprends que j’suis une personne extraordinaire à côtoyer et qu’il veut surtout pas passer à côté d’une de mes blagues, mais quand il est rendu 10:00 du soir pis qu’il dort toujours pas, j’me demande s’il est pas comme la p’tite fille du film The Ring.


Courir

J’haïs l’effort physique. J’HAÏS courir. Moi j’cours si j’dois me sauver d’un meurtrier sadique, pendant les ventes de feu du IKEA pis si il y a un camion de crème glacée au bout de la rue. Mon p’tit a deux vitesse: « grouille toé l’matin fac j’vais marcher le plus lentement que j’peux » ou « COURIR! ». Il court, pis il cri. Il court des fois tellement vite que j’suis obligé de courir après pis ça me fait presque perdre du poids, pis c’est contre ma philosophie de vie.

Les chars

Vous dire à quel point je ne connais rien au char et à quel point ça ne m’intéresse pas, voici ma meilleure anecdote humiliante sur ce sujet: J’ai du inscrire ma voiture pour le stationnement au Cégep et lorsqu’on m’a demandé la marque de ma voiture j’ai dit: « Chevrolet », et quand on m’a demandé le modèle j’ai dit: « heu…Chrysler? ». Mon p’tit lui adore jouer aux p’tites autos, aime me pointer des « belles » autos (des camions) pis il aime le film Les Bagnoles (boring as hell). J’ai peur qu’il grandisse et se mette à me parler de chars sans arrêt, pis j’saurai pas quoi dire!

M’asseoir

Moi j’aime ça m’asseoir sur le divan pis regarder mon destin par la fenêtre. Pas mon p’tit. Lui il aime ça COURIR, pis SAUTER, pis FAIRE DES CULBUTES! Pis il arrête jamais! Hourrah!

Pis un beau matin, alors que je désespérais de ne jamais voir aucun de mes traits chez mon enfant, j’ai été dans ma chambre pour faire le lit (des fois j’fais ça le ménage). Mon p’tit a resurgi dans la chambre parce que j’ai jamais un moment seul dans c’te maison-là, pis alors que faisais flotter le drap au-dessus du lit, il s’est jeté dedans à grand coup d’éclats de rire pis de bonheur joyeux. « Encore! » qu’il me dit sur le champ. J’obéis. Pis on continue pis on a du fun. Pis discrètement, j’me suis essuyé une p’tite larme de la sensibilité et de l’émotion. Cette scène-là d’un enfant qui joue dans les draps, je l’avais déjà vécu avant. Avec ma maman. P’tit Dada se pitchait avec allégresse dans la vague des draps sous le regard attendrie de sa mère. Mon p’tit fait les mêmes choses que moi tout compte fait. Il sautait et jouait tout comme moi je l’aurais fait. En un instant, j’me suis reconnu dans mon gars. Mon p’tit gars colérique, têtu, bouffon, difficile, maussade, excité, paresseux et jovial. À force de chercher toutes nos différences, j’voyais pas nos ressemblances.

Like fathers, like son after all.

Dada Blaise

Comment Donner Un Bain Efficace à Votre Enfant En 10 Étapes Faciles

Peu après sa naissance, vous passiez le plus clair de votre temps à vous enfouir le nez directement dans le cou de votre poupon pour tenter de capter la douce odeur de bébé qui vous rentre directement dans les trompes de Fallope. Malheureusement, l’âge et le temps transformeront peu à peu cette odeur délicieuse de neuf et propreté humaine en un amalgame de vieux lait, trace de beurre de pinotte séché sur le bord de la bouche, saucisse à hot-dog, pet coincé entre deux p’tites fesses et salive abondante. Il est donc nécessaire de donner un bain à votre enfant, et ce à tous les jours, afin de le rendre propre et présentable à la garderie et ainsi éviter les jugements des autres bitchy moms. Donner le bain à votre jeune enfant est pas mal dans le top ten des meilleurs activités de toute la vie de l’univers, tous les parents vous le diront, parce que donner le bain signifie que l’heure du dodo est juste après et ensuite c’est la sweet liberté jusqu’au lendemain matin. Quoi de mieux que de gérer un petit être humain nu, mouillé et glissant comme une anguille dans une position inconfortable, vos genoux direct sur le carrelage dur et humide, votre dos souffrant le martyr alors que vous devez constamment fournir plus de mousse, de bulles, d’eau chaude et éviter les objets flottants non-identifiés.

Afin de vous préparez à ces tendres moments entre vous et votre enfant, voici un petit guide pratique à imprimer et à garder dans la pharmacie à côté des calmants et des lubrifiants intimes pour vous aider à donner un bain efficace à votre enfant et ce sans défaire votre joli coiffure.

Première étape – La Préparation Mentale

Comme vous avez déjà lu en quelque part qu’un jeune enfant n’aime pas les transitions, annoncez à votre chérubin un bon dix minutes à l’avance qu’il devra bientôt ranger ses Legos et que ce sera bientôt l’heure du bain. Malgré que vous lui donniez un bain soir après soir depuis qu’il a été expulsé d’un vagin, votre enfant peu apparaître quelque peu décontenancé et choqué d’une telle nouvelle. Après l’avoir calmé et rassuré, amenez le subtilement vers la salle de bain en dirigeant ses pas. Afin de vous préparez au bain, il est conseillé de retirer vos bijoux et vêtements superflus. Vous allez voir, y’a de l’eau en chriss avec un enfant dans l’bain.

Deuxième étape – L’Eau

Après avoir amené de force l’enfant qui s’était sauvé en riant narquoisement vers le salon, barrez la porte et reprenez votre souffle. Incitez votre enfant à participer dans les taches en lui proposant de remplir le bain d’eau avec vous. Une fois le bain rempli convenablement, l’enfant y trempera le bout du doigt afin de vérifier sa température. Rajoutez de l’eau froide, car le bain est bien trop chaud voyons donc! Maintenant mettez de l’eau chaude, c’est trop froid, il va geler pauvre p’tit! Non, trop chaud. Trop froid. Trop tiède. Trop chaud. Trop froid!!!! Après avoir hurlé élégamment que là ça va faire pis que l’eau est ben correct de même, passez à l’étape suivante.

 Troisième étape – Les Vêtements

Maintenant que le bain est impeccablement à la bonne température, demandez à votre enfant de retirer ses vêtements. L’enfant pourrait subitement affirmer qu’il est incapable d’un tel acte. C’est du bluff. Vous savez très bien qu’il est capable de retirer ses vêtements, surtout lorsque vous venez de l’habiller pour la garderie et qu’il se rend dans l’autre pièce pour retirer ses pantalons et ses chaussettes en guise de fuck you. Une fois l’enfant nu, tentez par tous les moyens possibles d’inciter votre enfant d’aller dans le bain. Peu importe le nombre de jouets, de lightsticks amusants, de belles promesses de mousse Pat Patrouille, l’enfant pourra s’obstiner. Aidez le alors à entrer dans le bain pour ainsi éviter qu’il y glisse et éclabousse la salle de bain en entier.

Quatrième étape — Les Jouets

Et c’est le gros fun noir qui commence! Les jouets de bain ludique et coloré c’est bien, mais voyez à quel point l’enfant s’en contre-torche rapidement et préfère à la place jouer avec le p’tit bidule du robinet, des jouets réguliers à batteries qui ne vont pas dans l’eau, le contenu entier de votre tiroir de cuisine (passoire, bain-marie, vieux contenants à yogourt), et, le plus important, des bulles. So much fucking bubbles. Sachez que peu importe la hauteur de la mousse et des bulles, ça ne sera jamais suffisant pour l’enfant, jamais. Les bulles et la mousse sont comme leur énergie vitale et ils l’absorbent directement avec leurs pores de peau. Pour économiser sur la mousse à bain sans gluten, câlisser directement du savon à vaisselle dans l’eau. Les plats Tuppwerware qui s’y trouvent, et votre enfant du même coup, recevront un bon lavage!

Cinquième étape — Laver le corps

C’est malheureux, mais l’étape la plus importante du bain et de laver l’enfant. Beaucoup de parents clament que leur enfant est autonome et est capable de se laver par lui-même. Tant mieux pour leur enfant prodige qui doit également transformer l’eau en vin et chier de l’or dans ce cas. Pour les autres enfants, ceux qui ont une ligne de crasse noire dans le cou et de la cire douteuse derrière les oreilles, procédez ainsi: mouillez une débarbouillette et appliquez-y une légère quantité de savon. Savonnez l’enfant généreusement, des orteils jusqu’aux omoplates. Le visage est un terrain dangereux, une morsure est vite arrivé. Pour les garçons, tirez maladroitement le petit prépuce sous le regard amusé de votre chérubin qui clame alors: « Wow, moi gros pénis hein? » #awkward

Sixième étape – Laver les cheveux

Vous attendiez cette étape avec crainte depuis le début. On est jeudi après tout, vous êtes dus pis vous avez pas l’choix. Quoique de plus plaisant que de verser un mince filet d’eau sur les fins cheveux d’un jeune enfant gigotant comme un diable dans l’eau bénite qui cri au meurtre si jamais une petite goutte ose frôler ses précieux cils?

Septième étape – Sortir du bain

Annoncez qu’il est pas mal rendu le temps de sortir du bain pour mettre le pyjama et brosser les dents. Voyez brusquement à quel point l’enfant à donc du plaisir dans l’eau et cherche à y élire domicile. Pointez la noirceur imminente qui se pointe par les fenêtres et insistez que c’est la nuit et qu’il est pas mal rendu le temps d’aller au lit. Vous serrez peut-être tenté d’ordonner à votre enfant de déguidiner et sortir immédiatement, mais il risque de vous supplier pour un « 5 minutes » supplémentaire. Acquiescez, en bon parent ouvert et généreux que vous êtes.

Huitième étape – Le Téléphone

Alors que votre enfant s’amuse donc en marinant dans sa saleté et vieux résidus de la journée, sortez discrètement votre téléphone et profitez en donc pour avoir un peu de temps de qualité avec vous-même. Le p’tit est sage et s’amuse à boire de grandes lampées d’eau savonneuse ou à se passer la débarbouillette avec laquelle vous lui avez frotté les fesses dans la face mais c’pas grave, vous méritez ce repos. Évitez seulement les éclaboussures sur votre précieux téléphone et tout le monde s’en sortira vivant.

Neuvième étape – Le « dans 1 minute »

30 minutes plus tard, rappelez à votre enfant que le « 5 minutes » est passé. Soyez surpris (mais pas tant que ça) par sa nouvelle objection. Dites lui que c’est la fin du bain dans 1 minute…ou en langage clair: right fucking now.

Dixième étape – La Fin du Bain

Aux grands maux les grands moyens. Vous pouvez prendre directement l’enfant et tentez de le gardez en vie alors qu’il se débat violemment au-dessus de la céramique dure tout en tentant ne pas échapper son corps gluant de mousse et d’eau OU vous pouvez y aller de façon sneaky et retirez le bouchon du bain et laissez la nature (l’air froid) faire le reste. Voyez comment l’enfant réclamera une serviette au plus vite. #commeunpro

 

Dada Blaise

 

Les Bonbons de l’Halloween: un droit acquis des parents

Papa pis Dada pis le P’tit ont célébrer hier leur 4e Halloween en tant que famille heureuse et épanouie. L’expérience fut agréable et devait pas mal ressembler à la vôtre j’imagine: la joie de voir de beaux costumes originales et confectionné avec soin caché sous d’épais manteau d’hiver, consoler notre enfant qui sera maintenant traumatisé à vie par un voisin et son masque de tuer en série sanglant, faire un sourire gêné lorsque notre p’tit a lancé innocemment: « C’est pas beaucoup! » lorsqu’il a reçu ses premiers bonbons dans sa p’tite chaudière et se faire harceler par des enfants insistants déguisés comme les tueurs du film The Purge (sure why not!) qui cognaient à notre porte malgré le fait que TOUTES nos lumières étaient fermés (get the hint, y’en a pu de bonbons!).

La seule différence cette année concernait la dégustation des bonbons. Une fois bien enfermé dans la chaleur de notre foyer, nous avons étalé le contenu entier de la p’tite chaudière orange et noire sur la table. Dada allait se servir d’un bonbon, mais WHOA minute papillon que le p’tit m’a savamment indiqué de son cri de dauphin irrité. Quoi? Je n’avais pas le droit de manger un bonbon? Comment ça de kessé? Avant je pouvais me dis-je alors, surpris. S’il y a bien un droit acquis pour un parent, c’est la possibilité de manger les bonbons de la récolte de leurs enfants. Vous leur avez donnez la vie, vous avez enduré leurs crises et sautes d’humeur terrible au magasin, vous méritez bien un barre Mars et quelques Gobstopper.

Il fut un temps où piger dans les bonbons d’Halloween de mon enfant était facile. Autrefois, nous allions coucher le petit puis Papa pis Dada se bourraient la face comme des porcs dans la précieuses récolte de notre enfant pour ensuite se rouler dans les papiers d’emballage en petites culottes. Et la récolte de bonbons étaient du gâteau qui plus es. Quand le p’tit avait 8 mois, il n’avait qu’à porter son p’tit costume de citrouille dodue pis les voisins piaillaient d’excitation en tendant les précieux chocolats et caramels à pleine pelletés. Quand il avait 1 an et demi, il n’avait qu’à porter son p’tit costume de moufette adorable et marcher dans la rue pour que les passants jettent littéralement leurs récoltes à notre enfant tant ils étaient émus par tant de cutiness. À 2 ans, c’était légèrement plus complexe mais faisable. Le petit costume de chien et les petites bottes assortis faisaient la job. On pouvait bullshité les notions de « partage » et de « famille » pis ensuite se bourrer la face comme un diabétique dans une confiserie. Mais astheure, le p’tit approche 4 ans. Et la bullshit ne marche plus beaucoup. La game a pas mal changé. Le p’tit a l’esprit aussi aiguisé qu’un renard, surtout si ça concerne des bonbons. Papa pis Dada ne peuvent plus simplement piger dans la récolte de leur progéniture. Non. Le p’tit la surveille comme un chien pis son os, il a quasiment dormi avec sa p’tite chaudière et son précieux contenu. Mais comment faire alors pour manger les bonbons qui me sont dû, moi parent qui est sacrifié jeunesse et fesses bombés pour élever un enfant semi-sain d’esprit? Sure, j’peux aller m’acheter une boîte de palettes de chocolat au Costco, mais ça ne goûtera pas pareil, pis vous le savez très bien. Les bonbons de nos enfants goûtent la joie, l’excitation et le dur labeur, le goût exact que je recherche un lendemain d’Halloween.

Mais je ne recule jamais devant un défi. Voici donc quelques moyens de profiter de la récolte de bonbons de votre enfant et ce de façon sournoise:

 

Acheter de la scrap

Si votre enfant est comme le mien et est obsédé par les nombres, il insistera pour compter le nombre de bonbons qu’il a reçu (ou peut-être a-t-il compris que ses parents étaient des sneaky bastards?) Pas de problème. Une fois l’enfant endormi, convaincu qu’il a 150 bonbons exactement, troquez les Caramilk, Reese, Twix, Skittles et Kit Kat par des bonbons poches (Tire Ste-Catherine style ou réglisse, selon vos goûts) que vous aviez préalablement acheté pour ce plan. Quand le petit se réveillera le lendemain, il pourra alors compter allègrement sa récolte et s’assurer qu’il a encore bel et bien 150 bonbons exactement. Par contre, lorsqu’il dégustera ses bonbons, il risque de passer un commentaire du genre: « Yark, encore des boîtes de raisins secs! »

Faire peur

Quand j’étais jeune, dans les années 80, l’Halloween était certes un moment de réjouissance mais également de terreur. Terreur qu’un fou furieux ait inséré des lames de rasoir dans mes pauvres bonbons. Il était donc primordial que ma mère inspecte le contenu de mon sac de bonbons afin de vérifier qu’aucun bonbon ne contenait une de ces lames dangereuses. Elle prenait donc les bonbons « qui ont l’air pas safe » pis les « jetais » dans la poubelles. Traduction: elle prenait ce qu’elle voulait et mangeait allègrement MES bonbons. Ces rumeurs ne semblent plus être aussi intenses par les temps qui courent, alors je pourrais facilement recréer un climat de terreur pour mon petit en racontant vaguement que j’ai entendu parler d’un monsieur qui avait mis du POISON dans les bonbons, ainsi je pourrais facilement faire une inspection minutieuse et déclarer que certains bonbons semblent suspicieux (et par suspicieux je veux bien évidemment dire délicieux). Kaching!

En pleine nuit

Vous passez votre temps à entrer dans la chambre de votre petit quand il dort pour diverses raisons :le regarder dormir de façon attendri, ranger ses p’tits bas ou mettre un beau dollar sous son oreiller en échange d’une dent; alors qu’est-ce qu’il y a de mal, dîtes moi, de vous faufiler en plein milieu de la nuit pour prendre a shitload quelques bonbons?

Punition inutile

Si jamais les autres techniques n’ont pas fonctionné, vous pouvez utiliser celle-ci, mais c’est vraiment en DERNIER recours. Vous pouvez péter votre coche exagérément pour un rien, du genre « Tu as encore perdu tes p’tits gants noirs? Ça fait quatre paires que je t’achètes! Tu veux rire de moi? Là ça va faire, donne moi tes bonbons! Confisqué! »

Enjoy!

Dada Blaise

15 choses qui font de toi un bon parent

L’Internet tout entier semble souvent bien dévoué à te faire croire que tu es juste un pas bon pour toutes les raisons possibles et imaginables. Tu as laisser ton enfant jouer dehors tout seul? Abandon! Tu as laissé ton enfant manger des tranches singles de Kraft comme collation? Dépendance à la malbouffe! Tu as aider ton enfant à monter le p’tit mur d’escalade? Parent-hélicoptère!
Moi, je l’sais que tu es un bon parent. La preuve, tu es en train de lire cet article sur ce blogue, donc c’est déjà un bon point pour toi. Sans farce, comme il y a des millions de façons d’être parent de nos jours et de faire des erreurs, voici une liste pour te confirmer que tu fais BIEN les choses et t’assurer que tu es un bon parent. (indice: tu l’es):

 

1. Tu as déjà attrapé les fluides corporelles de ton enfant à mains nus.

2. Tu peux deviner la température de ton enfant au Celsius/Fahrenheit près avec juste le dos de ta main.

3. Tu as déjà laissé ton enfant faire sa crise dans une allée d’épicerie pendant que tu continuais nonchalamment à remplir le panier.

4. Tu as déjà abandonné ledit panier d’épicerie en empoignant ton enfant sous le bras de façon peu élégante pour le traîner jusqu’au char.

5. Tu as déjà dit la phrase: « C’est MOI qui décide! »

6. Tu as déjà fais 6 magasins pour trouver la maudite figurine manquante de Marcus/Stella/Chase/Ruben/Roukie/Zuma.

7. Tu as déjà passé une presque nuit blanche à cuire et décorer un gâteau en forme de Mickey Mouse qui ressemblait plus à Freddy Krueger en fin de compte.

8. Tu as déjà été magasiné pour te trouver du linge à TOI et tu es revenu avec 4 sacs de linges pour ton p’tit.

9. Tu as déjà utilisé la pompe à morve sans filtre, parce qu’il n’y en avait plus et c’était une urgence et tu as probablement avalé un bout de morve. Si c’est pas de l’amour ça, j’sais pas ce que c’est.

10. Tu as joué approximativement 6 431 heures de cachette et tu as réussi à faire semblant d’être surpris à chaque fois de trouver ton p’tit caché derrière les rideaux. (À. Chaque. Esti. De. Fois.)

11. Tu as utilisé l’excuse: « mon enfant est malade » plus d’une fois pour te défiler d’un événement social.

12. Tu as amené toute la famille au parc dans les jeux d’eau pour un après-midi de plaisir familial…ainsi qu’une excuse de ne pas prendre le bain ce soir-là. #winwinsituation

13. Quand tu te fais mal et que tu cherches un Band-Aid, tu passes beaucoup trop de temps à hésiter entre celui d’Elsa ou d’Anna.

14. T’as juste hâte de dropper ton p’tit chez les grands-parents pour un avoir un break pis t’as juste hâte d’aller le chercher pour le revoir.

15. Tu as gardé ton enfant en vie de son réveil jusqu’à ce qu’il se couche.

Dada Blaise

Les bons parents méritent un peu d’encouragement de temps en temps. Offrez leur de garder leurs enfants pour un weekend! Trop de trouble? Partagez cet article avec eux!

15 phrases que je ne pensais jamais dire un jour

Avant d’avoir des enfants, tu te fais beaucoup de promesses. Mon p’tit n’écoutera pas la télévision avant qu’il ait 2 ans. Moi j’vais être capable de contrôler mon enfant à l’épicerie. Voyons, c’est pas si difficile, tu lui dis non pis c’est toute! Mon p’tit va manger des légumes à chaque repas. Je ne vais pas parler de caca et des heures de sommeil de mon enfant avec mes amis. J’vais dormir quand le p’tit va dormir. Je ne vais jamais dire: « O.k, arrête de parler », « Parce que c’est moi qui décide! », « Va demander à ton père » ou « C’est à qui le gros caca? »

Hé oui. Guess what? Tu vas tout faire ça. Et même plus! Voici 15 phrases que je ne pensais jamais dire à voix haute un jour:

« Enlève ton pénis de sur la table. »

« On ne liche pas le plancher de l’épicerie mon ti-gars. »

« Enlève ton pénis de sur mon coussin. »

« Est-ce que c’est du chocolat ou du caca ça? »

« Enlève ton pénis de sur le iPad. »

« Je le sais que tu as envie de caca, ment moi pas! »

« Là va glisser pis t’es mieux de t’amuser, compris? »

« Oui grand-maman a un vagin. »

« As-tu mis ton doigt dans tes fesses? »

« As-tu trouvé ça dans les poubelles? »

« Enlève ton pénis de sur la télévision. »

« Arrête de licher le chat! »

« J’ai pas dit ton câlisse de père. J’ai dit ton réglisse de père. RÉGLISSE. »

« Parce que j’aime pas me faire mordre, correct là!? »

« Ah ouain t’es capable de faire 3 culbutes de suite? R’garde, moi j’suis capable de faire un nœud avec ma queue de cerise avec ma langue! Same thing! »

 

Dada Blaise

Pour plus de ridicule quotidien, clique drette-là

C’pas d’même qui faut faire ça voyons! : Une liste de tout ce que vous faites de tout croche

Comme tous les parents, il y a des journées que je l’ai l’affaire. J’me trouve donc bon avec mon p’tit. J’trouve que je suis le meilleur parent sur la Terre. Que j’suis un KICKASS parent.

J’me suis réveillé souriant, j’ai fait des crêpes farine de blé/banane/chocolat organique avec le lait de ma chèvre Biquette attaché dans la cour en arrière, j’ai joué à la cachette et couru après mon p’tit dans toute la maison en prétendant être un dragon qui avait kidnappé une princesse pendant 2 heures de temps sans arrêt, pis je lui ai ensuite expliqué l’importance de l’affirmation de soi en expliquant que la princesse était une femme forte et fière qui pouvait faire des choix. Nous avons passé l’avant-midi à faire de la peinture sur un sujet écolo-sensible comme le braconnage d’ivoire, nous avons mangé de l’orge perlé parsemé de morceau de kale pour dîner, nous avons été au parc et avons cueilli des fleurs sauvages pour ensuite se faire de superbes couronnes fleuries bucoliques que nous avons portés le reste de la journée. Tout semble parfait, facile, rose bonbon et p’tits anges nus fesses. J’prends cinquante-six milles photos pis j’les filtre même pas sur Instagram, parce que c’est la vrai vie pis j’me dis que j’en prendrais 8 enfants, pas de trouble. J’me dis que j’ai le droit d’être heureux, que j’ai le droit de partager mon bonheur. Comme un con imbu de lui-même, j’me dis alors: « J’pense que là ça va ben aller. J’ai enfin compris comment être un VRAI parent. »

Puis, comme la vie est une salope et aime te foutre un coup dans le dos quand tu t’y attends le moins, mon p’tit décide de me faire une giga crise parce qu’il REFUSE de prendre son bain le soir venu. À la façon dont il réagit, on croirait que c’est la première fois que je lui demande de prendre un bain ou que je suis en train de lui suggérer de se plonger dans une baignoire d’acide sulfurique. En quelques minutes à peine, alors que j’vois la serviette PatPatrouille revoler dans le corridor et les p’tits bonhommes de plastique se faire assommer violemment contre la cuvette, ma belle confiance s’effondre, j’me tourne la tête vers la fenêtre, la tête penché sur le coté, l’index sur la bouche de façon coquine et je me demande alors: « Kessé que j’fais de pas correct? »

Comme je suis moderne et légèrement masochiste semble-t-il, je me suis empressé d’aller farfouiller sur les Internets afin de trouver d’autres articles qui peuvent me venir en aide (ou me donner le goût de binge eating le paquet entier de cookie dough, c’est selon). Évidemment, ça ne m’a pas pris de temps de trouver trente-six articles écrit par des « spécialistes » qui viennent me dire les nombreuses erreurs que je fais constamment en disant « ton dessin est beau » au lieu de dire « explique moi ton inspiration et tes rêves » ou en mettant mon p’tit « en punitance dans sa chambre » au lieu de lui faire un spectacle de marionnette éducatif sur le thème de la méditation. Un article en particulier trouvé sur fatherly.com intitulé I’m A Family Psychologist And These Are The 20 Most Common Parenting Mistakes I See m’a interpellé pour toutes les mauvaises raisons.

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Le Family Psychologist en question. C’est David Bowie, avec une moustache.

Comme Papa pis Dada n’ont pas les moyens de se payer un thérapeute familiale, j’trouvais que cet article compenserait largement en attendant et j’espérais y trouver quelques conseils gratuits. Fac j’ai lu tout ça avidement alors que Papa relisait pour la 16e fois l’histoire de Frissons l’Écureuil Qui Ne Voulait Pas Dormir Or Some Random Shit Like That (Get the hint Petit Pou!). Les conseils qu’on retrouve dans l’article sont sensés, quoique irréalistes dans la plupart des cas, surtout pour le parent d’un jeune enfant. J’ai quand même pris note de certaines choses sur un post-it tâché de yogourt (parce que quand tu as un enfant, tout est couvert de yogourt dans ta maison), que je risque sûrement d’oublier une fois que j’en aurai besoin réellement.

Voici donc quelques erreurs que vous faites tous les jours et qui peuvent commettre des torts irréparables chez votre enfant:

Utiliser la honte, l’ignorance ou les menaces pour régler les conflits

Shit…ne me reste plus que l’extorsion dans ce cas…

Trop féliciter votre enfant

Est-ce que la félicitation suivante est de trop: « Bravo champion, j’adore la façon que tu as de totalement m’ignorer alors que je t’ai demandé de ranger tes jouets! »?

Essayer de faire plaisir à l’enfant à tout prix

Ahhh donc quand mon p’tit me réclamait une gorgée de mon Gin/Tonic, il ne fallait PAS que je lui en donne?

Trop les occuper

Mmm, pas certain d’être d’accord. Occupé = se fatigue plus vite. Se fatigue plus vite = dormir plus rapidement. Dormir plus rapidement = plus de temps à scroller mon Facebook inutilement. Basic math, tu ne peux pas argumenter avec ça.

Ne pas laisser les enfants s’ennuyer

Parce qu’il y a un moyen qu’un enfant ne s’ennuie pas? Chriss dîtes moi c’est quoi???

Ne pas tout expliquer ou cacher une partie de l’information concernant des sujets importants, comme le sexe

Bien d’accord! Donc chaque soir, après avoir écouté Dora and Friends, on écoute 20 minutes de Pornhub afin de bien l’éduquer sur le sujet.

Constamment critiquer les erreurs de notre enfant

Encore faut-il avoir le temps…Mon p’tit a trois ans…Il fait constamment des erreurs. La fourchette à dessert va à gauche de l’assiette voyons donc! Et c’est 3 olives dans un martini, pas quatre! On dirait qu’il n’écoute pas!

Demander aux enfants de faire des choses qui ne sont pas de leur âge

« pas de leur âge » comme les forcer à mettre la table avant le souper? Ou « pas de leur âge » comme jouer à recréer la scène du « Red Wedding » de Game of Thrones avec ses toutous?

Trop écouter la télévision

Ahahahhahahahhahahhhhaahahahhaha…Nope. La télévision est ma gardienne favorite.

Ne pas lire à votre bébé

Moi je n’ai pas pris de chance, aussitôt que mon p’tit est arrivé chez nous, nous avons commencé à lire 50 Shades of Grey avant le dodo. Question qu’il apprenne à rire.

Protéger votre enfant en le faisant gagner constamment

Pas de problème, lorsqu’on joue à Candyland et que je gagne, j’me lève et crie « in your face bitch! » tout en le pointant du doigt. C’tu correct?

Ne pas laisser l’enfant jouer dangereusement

Dada lui apprend à explorer le p’tit bois derrière la maison, la nuit avec des allumettes et un bidon d’essence; Papa lui apprend à se servir du gun à clous, les deux pieds dans une flaque d’eau, pendant un orage qui gronde. Are we doing it right?

Ouf! C’est difficile être parent de nos jours! J’me console en me disant que toutes ces erreurs auxquels mon p’tit est soumis tous les jours auront au moins l’effet bénéfique de faire de lui un être torturé avec un lourd bagage émotionnel, le kit parfait pour un futur artiste/chanteur/acteur à la mode qui fera des millions. #parentingISeasy

Dada Blaise

Pour plus de bons conseils, clique iciC’est gratuit en plus. 

Bonne fête des…ah pis whatever

C’est la fête des Pères dans quelques jours (comme si tu l’savais pas, coquine!) et évidemment, notre foyer étant composé de papas exclusivement, on se demande qui des deux on doit fêter. Bon, vous allez m’dire ben t’as dit que t’étais comme la mère, mais j’en reste pas moins un père pareil. Alors est-ce qu’on doit imposer à notre p’tit le double de cadeaux, le double de remerciements? Quand il va être à l’école, à qui va-t-il faire la carte en carton cheapette préparé avec madame Sylvie en fin d’après-midi parce qu’elle ne sait plus quoi faire pour occuper les jeunes en fin d’année?

La fête des Pères passe toujours un peu inaperçu dans notre culture. Oui on aime célébrer le papa, mais pas de la même façon que la maman. On se fend pas en quatre pour faire des brunchs somptueux, Ricardo ne dédie pas un magazine juste pour nous, pis vous savez quoi? Ça me dérange pas tant que ça. J’sens pas l’immense besoin de me faire célébrer, que ce soit pour la fête des Mères/Dada ou la fête des Pères. Et pas pour la raison plate de « je suis comblé par l’univers, un chum aimant, un enfant merveilleux, un chien saucisse adorable et une maison tendance, merci la vie! ». Notre famille, notre couple vient un peu déboussoler cette belle fête. Qui va célébrer qui? Qui va avoir le droit de préparer un beau déjeuner pour l’autre? Qui va prendre sa bière pendant que l’autre joue dans piscine avec le p’tit? La pression sociale de fêter un père revient alors en force, et malheur à toi si ta famille ne contient pas de papas!

Qui plus es, célébrer veut nécessairement dire qu’il va falloir qu’on me trouve un cadeau, et quoi que j’adore les cadeaux en général, ceux de la fête des Pères me font pas grand effet.

En voici les raisons:

  • Avoir des cadeaux le matin de la fête des Pères ça veut dire se faire RÉVEILLER le matin par un p’tit déjeuner au lit ou un enfant qui t’apporte un cadeau en hurlant d’excitation. J’suis tellement fatigué par bout que j’me sens comme dans Inception et j’dois faire tourner une p’tite toupie pour savoir si je rêve ou pas.

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  • Les cadeaux que j’veux sont pas possibles…à moins d’avoir une machine à faire repousser les cheveux, trouver une nanny/cuisinière/ménagère qui charge rien pantoute, une chèvre qui chie de l’argent ou du linge qui me fait  maigrir.
  • Une cravate? WTF? J’suis même pas capable d’attacher des lacets, qu’est-ce que tu veux que j’fasse avec ça?
  • Je suis juste inquiet que si on a une bébèlle de plus dans la maison, elle risque d’exploser par manque de place.
  • Oh un nouveau gadget électronique dernier cri qui risque sûrement de finir plein de bave ou lancer contre le mur! En plein ce que je voulais!
  • Un chandail « Cool Dad »? Are you serious? J’ai tu l’air d’aimer les courses de motocross?
  • J’aime mieux faire une activité « en famille » pour célébrer. « En famille » veut dire ici que j’peux dormir sur le divan pendant que ma tendre moitié va au parc avec le p’tit
  • Je le sais que mon p’tit veut me faire plaisir avec ses beaux dessins, mais j’ai peur de les regarder. Genre beaucoup peur.
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R’garde Dada, c’est la madame qui vit dans mon garde-robe!

En fait je trouve que ces fêtes, celle des Mères et des Pères, ne sont pas nécessaires, surtout pour les p’tits. Ce dimanche sera pas plus spécial que tous les autres dimanches pour les p’tits de ce monde. Ils n’ont pas besoin de se faire dire d’être « silencieux », « de faire plaisir » ou de se « forcer pour être tranquille » à leurs parents. Pourquoi célébrer tous les supposés sacrifices et dévouements et efforts que j’ai fait, alors que ce n’est pas le cas finalement? Parce que c’est mon rôle de faire tout ça. C’est ça être parent. C’est chiant, pis c’est l’fun, pis c’est poche, pis éreintant, pis merveilleux, une belle contradiction qui finira jamais. Je le sais que je ne suis pas le meilleur, mais j’suis pas le pire non plus, juste parce que j’aime être le parent de mon p’tit. Je suis certain de ce fait parmi toutes mes angoisses et je n’ai pas besoin de reconnaissance de mon p’tit en cette journée particulière. J’ai juste besoin de le voir courir librement dans les champs de fleurs, heureux d’être vivant. Pis qu’il me laisse la paix un p’tit 5 minutes le temps que je regarde ce qu’il y a de neuf sur Twitter.

Bien évidemment, ça ne veut pas dire que je ne vais pas ACCEPTER les cadeaux! Surtout les chèques. Bonne fête des whatevers!

Dada Blaise

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