Adventures in Adoptionland, PART 5: Round Two

Comme vous le savez déjà, surtout si vous êtes des fidèles lecteurs, l’aventure de l’adoption n’est pas de tout repos. Si vous êtes tout nouveau ici, je vous invite de façon sensuel comme le ferait une bonne hôtesse à aller lire les aventures précédentes. Il y a du drame en masse, un peu d’humour, des surprises et des photos de Harrison Ford jeune. C’est de toute beauté. Enfin bref, disons qu’en adoption, tu ne sais jamais comment ça va se terminer. Il y a des bouts qu’on se croirait dans La Mélodie du Bonheur, gambadant dans les pâquerettes avec ton jeune bébé tout beau tout frais, pis d’autres bouts tu tiens la porte de la chambre dudit enfant de force parce qu’il est entrain de péter un moyenne coche, une colère si énorme qu’elle risque d’avaler toute la lumière qui habite ton fragile esprit. Pis le lendemain tu fais des crêpes en forme de lune pis tu fais des expériences avec ton enfant de mélanger du savon à vaisselle dans du lait pis du colorant pis il s’extasie pis mon dieu que la vie est belle. Bref, on l’a pas toujours eu facile avec notre premier projet d’adoption. Toujours est-il que, comme tous les parents de ce bas-monde qui se demande s’ils veulent vraiment un autre enfant, on s’est dit qu’on avait déjà vécu toute la gamme d’émotion avec le 1er projet, kessé qui pourrait arriver qu’on avait pas déjà vécu avec projet number 2?

Ben accrochez-vous à vos brassières, nous avons eu toute qu’une surprise…

Si vous le voulez bien, j’aimerais vous ramenez loin dans le passé, l’année 2017 pour être bien précis. Fin octobre. Éric Salvail venait de réaliser que de montrer sa zoune à ses collègues était une mauvaise idée, Despacito jouait encore en boucle à la radio, le gaz coûtait le même prix pis moi et mon chum on essayait d’écouter Riverdale sur Netflix pis on trouvait pas ça ben bon. Bref, le monde roulait comme il fallait. Rappelons-nous que nous étions fraîchement ou presque déménagé dans notre nouvelle demeure et que nous avions dû mettre sur pause nos projets d’adoption numéro 2, parce qu’il était difficile de s’imaginer prendre soin d’un bébé alors qu’il fallait plâtrer les murs et refaire des divisions de la maison en entier. Ainsi donc, le temps de s’obstiner sur la couleur du plancher pis de manger de la poussière de  gypse pour déjeuner, peindre une maison en entier et se laver dans une tite chaudière comme l’aurait fait Émilie Bordeleau, nous étions enfin prêt quelques mois plus tard à nous remettre sur la liste.

But WAIT que nous disait donc la madame au téléphone. New maison, new inspection dumbass! Encore une fois la charmante dame devait revenir chez nous pour s’assurer que nous ne faisions pas pousser de la marijuana dans la cave et que nous ne cachions pas un enfant mutant dans le grenier. La dame inspecte donc les moindres recoins de la maison et semble un peu fragile sur le fait que notre entrée est encore sur le plywood et également qu’il nous faut une clôture autour de la maison au cas où notre bébé de 2 mois veuille s’enfuir par la porte arrière. Blagues à part, malgré le chiant des restrictions, nous comprenons également le pourquoi. Il faut toujours se rappeler que ledit enfant nous est confié, nous sommes sa famille d’accueil au départ et il est sous la responsabilité du gouvernement. La DPJ n’a pas vraiment le choix de faire respecter ce paquet de contraintes, s’assurant ainsi du bien être et de la sécurité de l’enfant.

Une couple de mille piasses plus tard, la clôture noire frost est posé pis Dada s’empresse de rappeler madame DPJ pour qu’elle nous mettre sur la liste au plus sacrant. Ceci arriva en début juillet. Voulant un peu accélérer le processus, Papa pis Dada décident également de cocher la tite case GARÇON OU FILLE, parce que tsé, ils veulent pas que le bébé arrive quand leur autre enfant pogne ses 16 ans. La décoration style gold ancien, petite biche et fleurs rose avaient déjà été choisi, mais advienne que pourra que j’me dis.

Flashfoward en octobre dernier. Au plus précisément le 2 novembre. Dada est dans une nouvelle école depuis peu, pis c’est le genre de gang super joyeuse, conviviale qui aime avoir du plaisir pis toute. Shit que j’me dis. Double shit lorsque j’apprends qu’ils veulent toute s’inscrire à des cours de sport, pour continuer la belle harmonie de groupe. Du plaisir, de la camaraderie pis du sport. Pas le choix, Dada s’inscrit et se ramasse à faire de l’entrainement EXTÉRIEUR, genre courir en gémissant dans le champ pour ensuite faire une série de push-ups. Pas toute ça là, en plus le jeudi, la gang du plaisir et de l’agrément décide également de s’inscrire à un cours de Zumba toé chose. ZUMBA. Avec de la danse pis des chorégraphies pis des cri de ralliements.

Alors voici donc la scène. Nous sommes un jeudi, après les heures de cours évidemment. Dada et toute sa gang joviales d’enseignants dansent dans le gymnase. Comme une matante déchainé le jour du mariage, Dada danse et se fait brasser le bassin sur de la musique latino/hindou, vêtu d’un T-shirt blanc jauni par l’effort et des shorts trop lousses. Après le Zumba, il doit filer au resto rejoindre des amis parce que le soir même c’est le super événement dans la commission scolaire. Tous les enseignants s’en vont voir un beau spectacle de Katherine Levac. Mais alors que Dada danse et pisse de sueur comme une truie, Papa est au travail, bien occupé à dessiner des plans de maison quand il voit son téléphone qui sonne. L’afficheur indique PRIVATE CALLER. C’est l’appel.

ZE CALL.

On l’informe qu’un BRAND NEW BABY est né il y a 2 jours de cela et que tout indique qu’il pourrait être placé chez nous. Comme c’est tout nouveau tout beau, il n’y a pas beaucoup d’information ni de certitude. Il y a même un risque que le ti prout soit placé dans un centre aidant les jeunes mères dans le besoin. Pour le moment, ils veulent surtout savoir si nous sommes willing d’accueillir le petit garçon. Papa appelle frénétiquement Dada, mais celui-ci danse et danse comme Jennifer Beals dans Flashdance, ignorant la méga grosse nouvelle qui l’attend. Le cours se termine, on se félicite, se tape dans les mains (mais pas sur les fesses parce que le mouvement #metoo vient de naître pis on s’watch tsé), et Dada se dirige à son bureau. Il pogne son téléphone et voit la série de notifications. Il ne fait pas ni une ni deux pis rappelle son mari. Papa raconte tout ce qu’il peut. Dada écoute en s’arrachant une touffe de cheveux tellement il est énervé. Il entend des bribes d’information: bébé naissant, garçon, incertitude de placement et finalement, risque de drogues durant la grossesse. Comme dans les vues, Papa pis Dada ont jusqu’au matin pour prendre leur décision. Dada braille et morve dans son beau t-shirt souillé. Papa est, fidèle à son habitude, calme et posé. Il propose que Dada aille à sa soirée quand même, que chacun de leur côté qu’ils réfléchissent à tout cela et qu’ils s’en reparlent plus tard. Dada, qui n’a aucune once d’autorégulation, arrive au restaurant et déblatère à ses copines ce qui lui arrive.

Vous pouvez également vous imaginez que je n’ai pas ben ben écouté le spectacle de Katherine Levac, mon cerveau étant légèrement occupé à autre chose. Le soir même, après une quasi longue discussion, nous prenons la décision que oui, nous sommes prêts à accueillir bébé, peu importe les risques. C’est ça la game qu’on se dit, même si secrètement on espère que le bébé sera rapidement confié et qu’il n’aura aucun risque de santé. Le lendemain, nous appelons la petite madame et lui confirmons que nous sommes prêt à être la famille d’accueil. Nous avons des questions et elle a un peu plus d’information. Le bébé est en parfaite santé, aucune trace de drogues dans son système, aucune anomalie apparente. Il est sous observation pour encore 3 ou 4 jours. Elle nous dit qu’elle nous rappellera lundi prochain pour faire un suivi de la situation. Elle nous informe également qu’il faut préparer le chambre de bébé.

Encore une fois, nous avons le weekend pour nous préparer à l’arrivée d’un bébé, et cette fois-ci, un poupon de quelques jours à peine. Nous y allons avec les priorités: la décoration de la chambre. Ah ben là, c’est la panique! Quel thème choisir? Et quel agencement de couleur? Et les draps? LES DRAPS!?

Le weekend passe, les achats sont faits, les grands-mères sont informés, les amis aussi, les boites de linge rangés dans le fin fond de la cave sont rouvertes, les biberons sont nettoyés, les shitloads de petites débarbouillettes bien lavés, les ti ours polaire décoratif savamment placés. Nous sommes prêts.

Lundi matin arrive. Dada se rend à son travail. Il enseigne une période. Une. Au début de la 2e, le téléphone sonne. Il apprend que bébé arrivera cet après-midi même. Dada va voir sa douce secrétaire et lui informe le tout, le coeur lui battant dans les oreilles. Sorry, je ne peux pas enseigner aujourd’hui, ni demain, ni même pendant genre 1 an parce que j’ai un bébé qui arrive chez nous. Tout le monde saute de joie! On se saisit les mamelons, on yable les attouchements, ça s’embrasse, ça se colle, c’est joyeux, c’est la fête.

Je suis donc parti de mon école, j’ai été acheté d’autres petits trucs et j’ai été rejoindre mon cher chum à la maison. Nous avons monté le p’tit moïse tout à côté de notre lit et avons attendu que le bébé arrive. Et il est arrivé. Un vrai, petit bébé naissant, avec ses tites n’orteils pis ses ti-doigts pis toute de p’tit, p’tit, p’tit. Un p’tit être tellement nouveau qui émet des sons semblables à des miaulements. Dada à le coeur qui fond, qui explose en mille morceaux de merveilleux, l’univers en entier qui se penche et qui retient son souffle devant ce petit être unique aux grands yeux bruns pis au p’tit sourire en coin. C’est le coup de foudre, of course.

La suite maintenant. Le bout difficile à écrire. L’aventure de l’adoption signifie donc visites supervisées avec les parents biologiques, bouts difficiles, pleurs, cris, terreurs, doute. Mais aventure de l’adoption peut aussi signifier rien de tout cela. Un p’tit bébé bonheur, qui souri de son plein gré à peine à un mois de vie. Un p’tit bébé en santé, heureux, joyeux, qui aime donc la vie pis les gens autour de lui. Un parcours sans visites de parents, sans complications, sans rien. Un parcours qui font même dire aux p’tites madames de la DPJ à quel point on est chanceux. Et c’est pour ça que j’avais peur d’écrire. De peur que le rêve se brise. Que le fait de l’écrire noir sur blanc, de l’annoncer, de le partager vienne assombrir le parcours, que des gros nuages viennent fracasser cette belle réalité. Évidemment, ce n’est pas perpétuellement la belle vie heureuse avec le sentir fleuri pis les anges pis les p’tites abeilles pis les popsicles roses. Mais disons que je pourrais être facilement un parent Eux Autres tellement c’est facile.

Est-ce que le parcours du premier a été tellement tortueux que pour le deuxième je trouve tout beaucoup plus facile? Maybe. Reste toujours que Papa pis Dada n’en reviennent pas toujours de la chance immense qu’ils ont d’avoir eu ce petit être dans leur vie. Ce p’tit bébé qui a agrandi notre famille de plus un. Ce petit être qui pourra bientôt porter notre nom de famille tellement les procédures d’adoption avancent rapidement. Est-ce que le fait de vous le partager viendra gâcher notre bonheur? Je ne le crois pas. Notre bonheur est déjà d’avoir une famille ainsi une famille unique en son genre, fait de deux p’tits gars, deux papas. Me semble que ça manque de fille non? À suivre qui sait.

Pis avant de finir, juste pour vous ramener sur terre un peu, la gastro, cette salope brune qui hante les garderies et les écoles, a décidé de venir s’installer chez nous depuis une semaine maintenant. Mon bébé parfait qui souri à la vie fait des débordements de couche apocalyptiques aux 2 heures. Fac oui notre vie est un beau rêve, mais mon chandail est quand même taché de marde.

Bonne fin de semaine les doudounes!

Dada Blaise

Pour lire les autres aventures de l’adoption, c’est drette-là: 

Adventures in Adoptionland, PART 1: Ze Commencement

Adventures in Adoptionland, Part 2: Petit Pou Contre-Attaque! (Avec de l’amour!)

Adventures in Adoptionland, part 3: Ze Boutte Rough!

Adventures in Adoptionland, part 4: Plot Twist: Autism!

P.S: Je l’sais, je l’sais, ça fait genre 88 semaines que j’avais pas écrit. Qu’est-ce que tu veux, il a fait chaud que l’chriss cet été, pis j’avais pas d’air climatisé! J’étais pas capable de m’asseoir devant mon ordinateur pour écrire, mes doigts étaient trop glissant à cause de la sueur. Pis il fallait que je m’occupe de mon enfant et de mon bébé aussi!

Bon, ok, ok,  j’ai eu un nouveau jeu de Playstation. Pis Netflix. Il fallait que j’écoute Netflix! Je n’suis qu’un être humain!

Êtes-vous Prêt à Être Parent?

Vous voulez des enfants. Pas juste un, non, vous voulez le motherload de la famille moderne, une belle famille comme dans Les Sims, vous voulez de beaux enfants à la dizaine attablé autour d’une belle grosse dinde bien rôti, chantant des cantiques de Noël pis en riant en vous courant autour du divan et en faisant du lip synch sur Ain’t No Mountain High Enough avec vos brosses à cheveux pis vos peignes. C’est beau de rêver.

Si vous êtes un jeune couple hétérosexuel et dans la fleur de l’âge qui respire la fertilité, vous n’avez qu’à coller vos lits jumeaux et emboîter vos organes génitaux respectifs et vous aurez sous peu un joli petit bambin. Si vous êtes célibataire ou un couple avec des problèmes divers de fécondité ou couple homosexuel dans le vent qui veut une famille ou tout simplement parce que vous feelez pour prendre cette voie, l’adoption sera donc de mise pour votre couple.

Sachez-donc, comme je l’ai déjà mentionné auparavant, que viendra un moment dans la panoplie de tests psychosocial et autres entrevues du genre qui peuplent les procédures d’adoption où on vous demandera une série de questions du genre:

« Si votre enfant tient absolument à manger avec son nounours à table, qu’est-ce que vous dites? »

« Votre enfant pique une colère devant vos beaux-parents qui sont venu pour souper, est-ce que vous être trop gêné pour intervenir? »

« Votre enfant écrit REDRUM sur les murs et fait bouger son index en utilisant une voix creepy, qui va le recoucher en plein milieu de la nuit? »

« Vous entrez dans le salon et vos deux enfants se sentent tour à tour les fesses, vous retournez de bord comme si de rien n’était ou vous agissez comme un bon parent? »

Comme tout être humain normal, Papa pis Dada étaient parfois décontenancés à savoir de kessé de comment répondre à ce genre de question. Suite à ça, on se demandait si on était réellement prêt à être parent nous autres là.

Peut-être êtes vous comme nous, plein d’interrogations et de questionnements sur votre avenir et vos capacités en tant que futurs parents. Voici donc quelques petits tests faciles que vous pouvez faire chez vous drette là pour savoir si vous êtes prêt à avoir des enfants.

SPOILER ALERT: La réponse aux tests est non, vous êtes pas prêt à avoir des enfants, jamais.

Premier Test : Se sentir supérieur

Trouvez un couple qui a des enfants et passez du temps avec eux. Une fois dans la voiture avec votre conjoint, jugez les sur leur discipline disparate, leur manque de patience flagrant, leur seuil de tolérance presque inexistant et à quel point leurs enfants sont pas du monde.

Faites-vous de belles promesses sur votre façon d’éduquez vos enfants en riant follement et en faisant l’amour sur le bord de la 30 dans des positions impossibles. Félicitations ! Le premier test est pas mal facile.

Deuxième Test: Vie (et nuit) avec un jeune bébé

À partir de 4 heures de l’après-midi, promenez-vous de pièces en pièces avec une dinde dégelé de 10 lbs environ avec comme musique de fond Crazy Frog, Las Ketchup ou les Hanson (ou tout autre bruit qui vous irrite profondément le système). Crinquez le volume à fond jusqu’à temps que vous aillez envie de brailler ou vous chrisser des crayons dans les oreilles. Ne fermez pas la musique sous aucune raison.

À 10 heures, déposez votre dinde et allez vous coucher. Programmez votre alarme pour qu’elle sonne à toutes les heures environ. Réveillez-vous à chaque fois et promenez-vous avec votre dinde dans une des chambres de la maison. N’oubliez-pas de rallumez la musique irritante. Bercez-vous avec votre dinde et tentez de ne pas l’échapper en vous endormant.

Le matin (pas plus tard que 5h30,), réveillez-vous et prenez votre dinde avec vous. Préparez lunch pour votre époux et petit déjeuner avec votre dinde dans les bras tout en étant jovial et de bonne humeur afin de créer un climat positif pour toute la famille. Gardez le sourire perpétuellement.

Troisième Test: Nourrir jeune bébé

Attachez un bol de grandeur moyenne sur le poteau de votre laveuse. Partez la laveuse à un cycle normal afin que le poteau tourne de droite à gauche sans arrêt. Mélangez des céréales genre Cornflakes dans du yogourt et tentez de mettre de petites cuillerés dans le bol qui bouge sans en échapper sur votre beau plancher. Prenez le reste du bol et sâcrez vous ça sur le chandail, vos pantalons et sur le beau plancher.

Quatrième Test: Vous préparez le matin avec des enfants

Réveillez-vous une heure plus tôt qu’à votre habitude. Habillez-vous et choisissant votre plus beau kit. Préparez un beau déjeuner santé et coloré pour votre dinde/poteau de laveuse. Mangez une toast en courant de pièces en pièces. Sâcrez le beau déjeuner coloré aux vidange. Versez une tasse de crème épaisse et une tasse de jus de citron dans un verre. Chauffez-le 1 minute au micro-onde. Mélangez le tout. Apprêtez-vous à sortir dehors et versez-vous le contenu du verre sur l’épaule et votre belle chemise. Essuyez-vous avec une vieille serviette prise dans votre panier à linge sale. Ne vous changez pas, quittez immédiatement pour le boulot.

Cinquième Test: Habillez un jeune enfant

Achetez-vous une petite chèvre. Achetez un petit pantalon de Teddy Bear avec le petit chandail et les petits bas et les ti-souliers qui vont avec. Badigeonnez généreusement la petite chèvre d’huile de canola et courez lui après dans toute la maison pour tenter de lui mettre les vêtements en moins de cinq minutes.

Sixième Test: Faire l’épicerie avec des enfants

Amenez votre petite chèvre avec vous à l’épicerie sans la perdre de vue une seule fois. Faites toutes les allées tout en retenant votre petite chèvre afin qu’elle ne mange pas tous les aliments qu’elle voit. Payez tous ce que la petite chèvre à mangé ou détruit accidentellement. En aucun cas il ne faut tuer la petite chèvre, sinon vous échouez royalement le test.

Septième Test: Le ménage avec des enfants

Regardez votre belle maison propre et bien rangé et versez une unique larme sur votre joue droite. Cachez un bol de lait sous votre divan et un cornet de crème glacée sur votre banquette arrière de votre voiture. Cachez des Goldfish et des Legos dans toute votre maison. Beurrez-vous les lèvres de beurre de pinotte, essuyez vous avec vos mains et roulez-vous ensuite dans votre lit, votre tapis et votre fauteuil blanc. Terminez en prenant une clé et marquant votre frigo et votre voiture. Voilà, votre maison est prête à accueillir un enfant.

Huitième Test: Temps libre avec des enfants

Enregistrez votre voix sur un petit magnétophone, répétant votre nom aux 4 secondes (ou vous pouvez répéter Papa, Maman, Dada ou Votre Majesté, peu importe). Installez-vous pour votre activité préférée (écoutez la télé, lire un livre, gosser sur le Net, vous touchez en cachette dans la salle de lavage, whatever) et allumez le petit magnétophone. Mettez le son FORT. Faîtes le jouer à l’infini. FOREVER. Si vous changez de pièce, apportez le petit magnétophone avec vous. Si vous allez dehors dans le remise, apportez votre petit magnétophone avec vous. Si vous vous cachez dans les toilettes, placez le petit magnétophone tout près de la porte fermé et faites le jouer plus vite. Si à tout moment vous détruisez le petit magnétophone ou ben vous le câlissez par la fenêtre, considérez que vous avez échoué le test.

Neuvième Test: Votre vie sexuelle avec des enfants

Ne faites plus l’amour. Fin du test.
Répétez chacun de ces tests à tous les jours et voilà! Vous êtes prêt à être parent. Bonne chance!
Dada Blaise

,

10 façons d’avoir l’attention de vos enfants

Une des premières leçons que vous apprenez lorsque vous devenez parent d’un enfant qui se met à parler et marcher, c’est que votre enfant devient une personne à part entière. Il a ses propres idées, ses propres envies et sa volonté d’agir. Le monde s’ouvre à lui et voilà ti-pas qu’il se met à s’occuper par lui-même de plus en plus souvent. Bless the Lord! Ou pas. Qui dit enfant occupé, dit aussi enfant qui ne vous écoute pas toujours. Certains ordres et demandes comme « viens souper », « viens t’habiller », « viens mettre tes souliers » et « va te coucher » peuvent être élégamment ignorés. N’est-ce pas génial de ne pas se faire écouter par son enfant? La solution? HURLER, CRIER, LEVER LE TON!

Bon, bon, bon. Ça d’l’air que les enfants sont « sensibles », « fragiles » et sont « de petits êtres tout doux, tout mignons » et qu’il ne faut surtout pas crier ou lever le ton devant eux. Correct, correct. Papa pis Dada vous propose ici 10 moyens autres que de crier pour avoir l’attention de vos enfants :

1 – Allez aux toilettes

Saviez-vous qu’un enfant naît avec un 6e sens? Celui de ressentir les vibrations du siège de toilette. Rendez-vous dans la salle de bain et asseyez-vous sur le siège : ceci déclenchera automatiquement chez l’enfant une profonde curiosité/famine/urgence/alarme. Regardez à quelle vitesse il vous retrouvera assis sur le bol avec votre téléphone en main en train de scruter les fins fonds de Kijiji pour trouver une gardienne disponible pour la journée même. Bonus round: Votre enfant voudra vérifier la largeur de vos défécations et tiendra à lui-même flusher le tout.

2 – Allez vous laver

Le 6e sens est également déclenché par le bruit de la douche. Déshabillez-vous et profitez de 3 secondes d’extase alors que l’eau chaude ruisselle sur votre corps meurtri par les « concours de boxe » de votre enfant. Juste au moment où vous devriez ressentir les bienfaits de la relaxation, l’enfant surgira rapidement pour vous demander une question du genre : « Est-ce que je peux jouer avec l’essoreuse à salade et la pâte à modeler? » ou se plaindre de « la grosse mouche qui vole dans la fenêtre ». Bonus round: L’enfant se joindra à vous, glissera maladroitement dans le fond de la douche, se plaindra de l’eau dans ses yeux et vous questionnera sur votre appareil reproducteur.

3 – Asseyez-vous pour lire un bon livre

Vous êtes bien assis confortablement avec un best-seller recommandé par Oprah elle-même, l’air apaisé et serein? Parfait! Regardez autour de vous! Hé oui, ce sont vos enfants qui virevoltent incessamment en bourdonnant des demandes et des requêtes, comme des mouches autour de la marde du miel. Bonus round: L’enfant aura la bonne idée d’apporter SON livre afin que vous lui fassiez la lecture. Yeah, Frissons l’Écureuil pour la 329e fois!

4 – Essayez de manger des sucreries en cachette

Les enfants sont comme des requins. Ils sentent l’odeur du sang du chocolat à des kilomètres. Ils ont également le pouvoir magique de se téléporter à l’endroit où vous êtes, exactement au moment où vous vous apprêtez à enfourner un shitload de chocolat dans votre bouche. Magie! Bonus round: Tentez d’expliquer pourquoi vous avez le droit de manger ça, et pas eux. #bullshittingisanart

5 – Faites un appel important au téléphone

Rappelez-vous que vous êtes un adulte et que parfois vous devez parler à un autre être humain, et non tout régler par emails/textos. Empoignez le téléphone nerveusement et tentez de parler sérieusement avec l’interlocuteur, alors que derrière, le bruit infernal de vos enfants qui s’approchent dangereusement de vous se fait entendre. Vos enfants ne pourront résister à l’envie pressante de venir vous voir et de vous achaler pour savoir avec qui vous parlez et de vous dire avec une voix de ténor qu’ils ont faim/envie/ont un objet étrange pogné dans la narine gauche. Bonus round: Tentez d’empêcher votre enfant qui tient absolument à raconter ce qu’il a fait au parc à la madame des assurances.

6 – Parlez avec un autre adulte

Cette technique s’applique mieux dans un endroit public, parce que vous êtes toujours seul à la maison, comme la pauvre âme en peine qui noie ses malheurs dans le vin que vous êtes. Trouvez un autre adulte qui accepte de vous parler et engagez la conversation. Particulièrement efficace si vous voulez avoir vos enfants pendus après vous, couchés de tout leur long sur vos genoux ou gigotant comme un ver de terre cardiaque entre vos jambes. Bonus round: Recevez une violente gifle « non volontaire » de votre enfant alors qu’il tentait de vous faire un câlin pour que vous sachiez qu’il était là et qu’il est la seule personne qui compte sur Terre.

7 – Restez pogné dans le trafic

Vous vouliez que votre p’tit répète votre nom cinquante-six mille fois d’une voix suraiguë que seuls les dauphins peuvent comprendre? Bingo! Endurez le son mélodieux de votre enfant et soyez ébahi devant la force de votre lien d’attachement qui vous unit et qui vous empêche de lui pitcher votre café en pleine face. Bonus round: Vous ne pouvez vous échapper de la voiture! Aren’t kids the best?

8 – Essayez de travailler

Tentez d’avoir une vie autre que de préparer du macaroni Kraft et de peler des clémentines, en vous installant avec un portable/cahier/tableau et une craie (whatever, I don’t judge) sur un coin de table afin de travailler. Plus le travail est pressant/important, plus l’enfant devrait arriver vite et insister qu’il veut lui aussi « écrire » ou regarder Pat’Patrouille sur l’ordinateur. Bonus round: Riez follement lorsque l’enfant pèse accidentellement sur le piton power de l’ordinateur. FML

9 – Allez dans votre lit

Le 6e sens de la douche et de la toilette? Il y en a un pour votre lit aussi! Tentez de vous allonger pour vous reposer dans la pénombre bienveillante de votre chambre. Tournez la tête et hurlez de terreur en apercevant le visage de votre enfant à quelques millimètres de votre face. Bonus round: « J’ai fait caca… par terre… regarde mes mains! »

10 – Tentez de faire des cochonneries avec votre conjoint

Le simple fait de grimper dans votre lit n’a pas fonctionné? Alors allez chercher votre conjoint et commencez à faire des galipettes. Tournez-vous et retrouvez votre enfant au pied du lit, les yeux écarquillés et la bouche béate d’horreur. Tadam! Attention assurée! Bonus round: Vous ne pourrez plus jamais faire l’amour de votre vie de jeune adulte!

Dada Blaise

 

 

Papa pis Dada et les z’enfants en vacances dans le frette

C’est le mois de mars et la plupart du Québec est en semaine de relâche, c’est-à-dire le temps idéal pour perdre patience après vos enfants parce qu’ils font encore une crise vu qu’ils ont perdu à Hippo Hippo (Chriss, c’est pas compliqué, pèse su’l piton plus vite pis ton hippopotame vas en avoir des maudites billes!). Beaucoup de parents, afin d’éviter les larmes et les « Veux-tu jouer avec moi? » incessant se disent alors: « Tiens, profitons de cette semaine de congé pour partir en vacances quelque part d’exotique et d’amusant à prix boosté! ». C’est une tradition parentale qui dure depuis des lustres, soit de faire profiter nos enfants de nos précieux congés pour les entertainer et leur faire découvrir de nouveaux endroits à visiter.

Malheureusement, tous les parents du monde se tirent royalement dans le pied en voulant faire plaisir à leurs enfants. Soyons honnêtes, des vacances avec des enfants c’est beaucoup de chose, mais ce n’est pas des vacances.

Papa pis Dada, se croyant plus fin finaud que les autres, se sont dit qu’ils allaient partir en vacances avant la semaine de relâche, afin d’éviter la cohue pis la population en général, parce qu’on est donc sauvage pis on haït ça le monde. Papa avait pris congé pour une belle semaine, sentant que Dada allait bientôt être atteint de cabin fever à force de passer ses journées à faire du lavage, donner le biberon à Baby Love et écouter L’Huile de Lorenzo sur Prise 2 en braillant. Fac aweille toute la gang dans le char, on s’en va à Québec pour du plaisir Québécois!

Premier défi, amener tous les trucs nécessaires pour bébé et pour grand garçon afin que ceux-ci soient heureux, bien nourris, au chaud et surtout qu’ils nous achale pas trop. Pour grand garçon, c’est relativement simple, le iPad est toujours winner, ainsi qu’une couple de jouets dont il se câlisse. Pour bébé, c’est plus complexe. Il y a beaucoup de trucs à amener, du thermomètre rectal jusqu’aux petites débarbouillettes pour essuyer son nez plein de morve. Nous ne prenons pas de chance, nous amenons tout ce qui se trouve dans sa chambre.

À peine embarqué dans le char nous voilà donc épuisés. Mais nous n’avons encore rien vu. Alors qu’est-ce qui épuise tant un parent en vacances vous demandez-vous alors en vous tortillant sur votre siège?

Alors qu’autrefois Papa pis Dada partageaient leur temps en vacances entre boire des martinis secs, relaxer en écoutant la tivi dans le lit duveteux d’un hôtel et se lever tard, faire l’amour à 3h de l’après-midi puis visiter des trucs sympas et manger du poulet graissoux le soir venu, il s’agit maintenant d’un test d’endurance à savoir à quel point vous êtes capable de subsiter toute une journée entière de belles activités tel que glisser dans la neige frette, manger dans des restaurants bon marché avec vos bottes qui suintent l’humidité, visiter des files d’attente palpitantes et dire non à un enfant qui veut acheter des bébèlles hors-de-prix et ce avec comme seul carburant des maigres heures de sommeil, un peu de caféine ingurgité dans la voiture entre deux destinations et l’enthousiasme désespéré d’un animateur de camp de vacances maniacodépressif. Bref, il y a beaucoup de monde, beaucoup de choses à faire et en plus, il faut s’amuser et avoir du beau plaisir en famille.

L’esprit d’un parent en vacances ne se repose pas finalement. Il est toujours en marche. Il faut surveiller le p’tit pour ne pas qu’il casse quelque chose dans le beau mégésin souvenir ou bien qu’il ne se fasse pas kidnapper dans les toilettes, se battre avec pour qu’il mette sa tuque ou bien qu’il la garde, lui rappeler que oui il faut brosser ses dents et ce même en vacances, s’assurer qu’il a bien fait pipi à chaque nouvelle toilette que vous voyez, et ce même quand il vous dit qu’il n’a pas envie, faire des listes mentales dans votre tête à chaque nouvelle activité, vous assurant que vous avez apportez tout ce qu’il fallait dans le sac à couche, le lait, les lingettes, les calices de collations variés et bien coupés comme à la garderie parce que sinon il en veut pas, le jouet, l’autre jouet, la suce pour le bébé, le mouche-nez bruyant, les crayons de couleur, Sophie la Girafe cancérigène; se stresser à chaque nouveau restaurant qu’on visite de peur que le bébé braille trop fort ou ben que le p’tit pète sa coche parce que tsé hein sa condition genre.

Et la grosse différence c’est que à la maison vous dormez dans des chambres séparés. Papa pis Dada pis les deux z’enfants eux étaient dans la même chambre d’hôtel. Toute la famille entassé dans une belle chambre sombre avec le bruit intermittent du réfrigérateur qui part, l’air qui se décide pas à être chaud ou frette et un bébé qui se réveille une couple de fois par nuit pour boire, rôter bruyamment, sourire béatement parce qu’il est donc heureux de vivre et réveiller tout le monde par le fait même. Non mais y’as-tu de quoi de plus chiant que de tenter de pas faire de bruit dans une chambre d’hôtel avec ton méri pis ton plus vieux qui dorment fragilement à quelques centimètres à peine tout en swingant de bord en bord un p’tit bébé qui en toute apparence à pas l’air parti pantoute pour se rendormir. Et alors que mon bébé gazouillait/braillait assez fort que ça a réveiller le plus vieux, qui était tellement excité d’aller dans les glissades promises qu’il voulait se lever tout de suite right fucking now à 4 heures du matin, j’ai eu une pensée soudaine:

Me suis dit, ouff, je suis épuisé me semble. Et je ne me reposerai pas plus. Si je n’étais pas vêtu d’un simple boxer, je laisserais subtilement le bébé dans son parc, pognerais mon portefeuille et j’irais me louer une autre chambre dans l’hôtel, juste pour moi, juste pour dire que je dormirais tout seul pendant plus de deux heures d’affilée sans jeune enfants pour me réveiller et sans conjoint gigantesque qui prend toute la place dans le lit avec ses gros bras pis ses grandes jambes.

Mais je suis resté évidemment, parce que l’amour pis le dévouement pis toute, pis me suis levé le lendemain matin en grommelant pis en perdant patience après mon chum parce qu’il était pas prêt assez vite pis après mon p’tit parce qu’il gossait dans le stationnement au lieu d’embarquer dans le char pour qu’on aille se gêler le derrière à voir un hôtel fait de glace. Pis le soir venu on a recommencé tout ça, pis encore, pis encore. Pis je suis revenu chez nous et me suis réveillé le lendemain matin frais comme une rose poqué comme un lendemain de veille, mais sans avoir bu grand alcool.  C’tu pas des belles vacances réussis ça? À en juger par les photos pis le moulin à paroles de mon fils qui nous parlait de ce qu’il a aimé pis qu’il a donc hâte de retourner en « vacances voir mr Vieux Québec », je crois que oui.

There you have it: on aura eu beau être maussade, être impatient, mal dormir pis pogner les nerfs pour un rien, mon p’tit a eu du ben gros fun, pis p’être que moi aussi j’en ai eu quand j’ai glissé vite vite dans la neige avec mon enfant. Mais juste un peu…

Dada Blaise

 

 

Comment Organiser Une Fête d’Enfant Sans Saigner du Nez

Ahhh les fêtes d’enfants. L’apothéose de la parentalité moderne. C’est ici que le parent peut démontrer tout l’amour qu’il porte à son enfant en engageant des poneys aux couleurs chatoyantes, des clowns non-binaires, créant des cupcakes végétaliens à l’effigie du dernier personnage Disney à la mode, ainsi que des banderoles et fanions confectionnés avec des bouts de rideaux pour décorer la maison en entier.

Malheureusement être parent veut nécessairement dire qu’un jour votre enfant va grandir et d’années en années, il faudra le célébrer avec une petite et charmante fête. Il n’y a pas grand monde su’à Terre qui aime ça organiser un party d’enfants, alors voici donc mes trucs pour ne pas vous retrouver dans le fond de la cave à manger le papier peint:

Première Étape: Choisir un thème

Aller fouiller sur Pinterest comment créer un décor simple et enchanteur sur le personnage qui fait tripper votre enfant. Aller acheter des rouleaux de tulle, des paillettes, du papier crêpe et du fil à pêche. Brailler devant cet espèce de machin lovecraftien difforme qui pend au-dessus de la salle à dîner qui est supposé être un troll.

Foncez jusqu’au Dollorama pis acheter le kit générique de décoration. Tiens, c’est ça ton thème, des ballons pis des chapeaux.

Deuxième Étape: De kessé que vous allez manger

Vous avez deux choix ici:

Ou ben donc vous vous fendez la face à faire des tites crudités pis des mamwichs découpés en triangles isocèles pis en face de Tortue Ninja pour vous tenir ensuite nerveusement derrière votre enfant en jetant violemment des morceaux de légumes dans sa bouche, prouvant ainsi aux autres que votre enfant mange adéquatement tous les jours. #mangetescocombrespourlamourdusainthcriss

Ou ben donc vous faites cuire des tites saucisses dans la sauce VH pis vous garnissez le tout de gros bol de chips, sucrant tout ça sur la table en vous enfuyant dans l’autre pièce avec les autres adultes.

Bonus: fournissez de l’alcool. Il n’y a jamais trop d’alcool à un party pour enfants.

Troisième Étape: Divertir ce beau monde-là

Il y a une raison pourquoi engager des clowns, Spiderman ou un magicien qui twist les ballons coûte une fortune et vos économies pour ce weekend érotique à Platsburgh que vous et votre mari vous étiez promis, c’est parce que faire c’te job-là ça doit être HORRIBLE. J’suis prof dans la vie pis des fois j’me demande combien j’demanderais qu’on me paye si on me demandait de vêtir un p’tit costume tight de Pokémon pour que je danse pis que je chante devant une foule d’enfants survoltés qui carburent sur le jus cheap et les crottes au fromage. La réponse est pas mal cher.

Vous pouvez toujours économiser en engageant un entertainer de prix modique, genre Ariel sur son lendemain de veille qui sent les Uppercut ou ben Anna et Elsa version Showgirls, mais vous risquer de recevoir des plaintes des autres parents.

Votre autre choix est d’organiser des jeux pour amuser les enfants. La croyance populaire est que vous pouvez laisser les enfants s’amuser seul, mais rapidement ils se retrouveront dans la zone adulte à se courir après et passer dangereusement proche de renverser vos précieux verres de vin. Alors pour éviter qu’un enfant déboule les marches ou s’entretuent pour savoir qui aura droit de prendre Zuma, vous pouvez proposer des idées de jeux. Exemples:

La Chaise Musical ou Comment Grafigner Votre Beau Plancher En 5 Minutes

Déballer le Cadeau en Cercle ou Comment Faire Brailler Huit Enfants du Même Coup

Accrocher la Queue de l’Âne ou Comment Taquer une Épingle à Tableau Dans le Front d’un Enfant

Quatrième Étape: Les Goodies Bag

Bon…Non. Juste non là. On peux-tu arrêter cette tradition-là? J’veux ben donner un petit suçon mais aucun adulte raisonnable veut voir son enfant revenir chez lui avec un p’tit sac qui contient de la scrap en plastique parfaite pour s’étouffer rapidement s’empiler sur la table de chevet de votre enfant. Fuck les Goodies Bag.

Cinquième Étape: Le Gâteau

Ahhh shit. Vous vouliez être le roi de Facebook et épater la galerie avec votre gâteau de quarante-six étage qui fait des feux d’artifices pis qui bouge tout seul, mais vous avez découvert que un beau gâteau coloré avec shitload de pâte d’amande ça goute pas ben ben bon pis que personne en mange? Alors quoi faire?

Un gâteau est nécéssaire dans une fête d’enfants, parce que, c’mon, tous les enfants adorent le gâteau, pis les adultes aussi parce que quand il y a le gâteau ça signifie habituellement que la fête est sur le point de se terminer.

Faites donc un gâteau McCain, un acheter au Costco ou si vous êtes chanceux comme moi, demandez à la grand-mère talentueuse ou ben la marraine habile d’en faire un pis faites vous pas chier avec ça!

Sixième Étape: La durée de la fête

Le temps fonctionne différemment dans une fête d’enfants. Un peu comme dans Inception, genre ça passe crissement plus lentement, surtout le plus d’enfants qu’il y a dans la place. Fac après la bouffe, le gâteau pis les cadeaux, sortez l’arme ultime: un film devant la tivi avec du popcorn. Si vous vous sentez wild, spiké les p’tits jus des enfants avec de la mélatonine. Pis après le vrai party commence. #nojudgement

Dada Blaise

 

 

 

 

 

 

Se Chicaner Devant les Enfants

Il y a les couples heureux, ceux qui mangent des pommes saupoudré de cannelle au lieu de chips au vinaigre, ceux qui gambade dans les bois et qui s’offrent des escapades dans des yourtes sans électricité pour se parler dans le blanc des yeux et se retrouver le couple, ceux qui prennent des bains à deux avec des bombes Lush, pis il y a les autres. Ceux qui s’obstinent pour la couverte, qui font l’amour le jeudi soir uniquement par obligation, qui soupirent de frustration parce que l’autre a pas refermé les portes d’armoires et ceux qui se fâchent parce que leur époux semble incapable de mettre son esti de linge dans le panier de linge sale, préférant plutôt le laisser au pied du lit ou bien à quelques pas dudit panier. Get the hint!
Bref…
Papa pis Dada font parti de l’autre catégorie. Ceux qui se chicanent pis qui pognent les nerfs facilement. Il fut un temps où oui nous nous regardions en rigolant et en se caressant la barbe au lieu de s’engueuler lorsque nous avions un petit différent, mais maintenant que nous avons des enfants et que nous dormons en moyenne 4 heures par nuit, il est beaucoup plus facile de se chicaner pour un oui ou pour non.
Voici un exemple:

Dada: Salut!

Papa: Allô.

Dada: Qu’est-ce que t’as? Es-tu fâché?

Papa: Je suis correct.

Dada: Ben pourquoi t’as cette face-là?

Papa: Quelle face?

Dada: Ben t’as l’air fâché.

Papa: J’suis pas fâché, j’suis correct.

Dada: T’as l’air de mauvaise humeur entk.

Papa: Je suis pas de mauvaise humeur, j’viens de te dire que j’étais correct!

Dada: Es-tu certain?

Papa: J’AI DIT QUE J’ÉTAIS CORRECT!

Dada: Heille pourquoi tu pognes les nerfs?!

Papa: Ahhh tu m’énaaarves!

Ce genre de conversation hautement titillante arrive fréquemment dans notre jolie maison de la banlieue. Là je sais qu’est-ce que vous vous dite: Vous chicanez-vous devant les enfants?

 

La plupart du temps, quand un couple à un petit désagrément ou un chriss de gros, l’adage et les grands-mères suggèrent de : »ne pas se chicaner devant les enfants ». Il faut donc attendre que le bébé soit bien pelotonné dans son berceau et le grand assommé par l’épuisement dans son grand lit avant de se retrouver dans le salon afin de se chicaner sur qui avait dit tel affaire sur un ton agressif et de ne plus être certain des paroles exactes. La plupart des experts semblent être d’accord que de vous chicaner devant les enfants n’est pas la chose la plus saine à faire.

L’argument le plus fort est que les enfants apprennent par l’exemple, donc s’ils vous voient vous chicaner, ils reproduiront vos paroles et gestes. ATTENTION, je parle d’une chicane de couple, et non pas de problèmes de violence conjugale ici, je suis pas dans Rupture ou whatever boring émission de TVA. Je suis d’avis de démontrer à mon enfant que ses parents ne sont pas parfait et que du même fait, aucune relation ne peut être à cent pour cent parfaite. Je ne veux pas qu’il grandisse pour un jour se retrouver en couple et avoir sa première chicane et puis se mettre à brailler ou ben partir en courant parce qu’il n’aura jamais été confronté à des parents qui ventilent leurs différents.

Voici un autre exemple de chicane chez Papa pis Dada:

Papa: Qu’est-ce qu’on mange?

Dada: J’ai rien fait, ça me tentais pas pour X raison.

Papa: Ben qu’est-ce qu’on fait?

Dada: On peut se faire livrer quelque chose ou ben aller au resto.

Papa: Ok, où veux-tu aller?

Dada: Ah n’importe quoi, ça me dérange pas. Toi tu veux quoi?

Papa: Je t’ai dit que ça me dérangeais pas. N’importe quoi j’ai pas d’idée.

Dada: Je sais pas. Choisi.

Papa: N’importe quoi!

Dada: J’avais pas d’énergie pour faire le souper, j’ai pas d’énergie pour choisir.

Papa: Ah ça fait tout le temps ça, n’importe quoi j’m’en fous!

Dada: Bon t’es fâché?

Papa: Non j’suis correct!

Dada: T’as toujours l’air bête! Ton linge traine par terre! Lève-toi plus vite le matin!

Papa: T’es jamais satisfait! J’fais toujours tout croche! Tu pognes les nerfs pour rien!

Dada: Aaaahhhh!

Papa: Braaagghhh!

 

Et ainsi de suite. Bref, nous aurions pu garder nos émotions bien profondément dans notre derrière et attendre la nuit venue pour nous engueuler dans le lit, mais nous sommes plutôt du style volatile qui pogne les nerfs rapidement pour ensuite s’excuser une heure plus tard. Ces moments peuvent également être un moment parfait pour enseigner à nos enfants comment régler des conflits. Combien de fois j’explique à Petit Pou qu’il faut dire quand quelqu’un nous dérange, exprimer notre colère en le disant avec des mots et sans taper. Et combien de fois il doit aller s’excuser auprès d’un petit ami après une chicane? C’est la même chose, mais pour les grands. Papa pis Dada se chicanent, ils ne sont pas d’accord, ils se fâchent, s’expliquent puis s’excusent.

En résumé, l’idéal serait de ne jamais se chicaner, mais sans une petite chicane de temps en temps, on aurait jamais de make-up sex.

Dada Blaise

Comment Vivre une Rentrée Scolaire Gracieuse et Sans Vomi du Désespoir

S’il y a bien une chose sur laquelle on peut tous s’entendre c’est que la rentrée scolaire vous fera vivre toutes sortes d’émotions contradictoires. Quand votre enfant n’est que nourrisson, une rentrée scolaire ne vous fait pas un pli sur la poche. Ce n’est qu’un jour parmi tant d’autres alors que vous êtes assis dans votre chaise berçante avec votre bébé qui tête votre lait et votre énergie vitale d’heures en heures. Pour les parents d’enfants d’âge scolaire, la rentrée scolaire signifie les devoirs, les lunchs (aaaaaaahhhhhh nooooooonnnnn je t’en prie Dieu, nooooonnn!), les rencontres profs/parents, les projets scolaires, faire des soupers nourrissants, brailler dans le couloir en regardant vos jeans qui ne vous font plus et le stress de garder tout le monde relativement sain d’esprit qui monte d’un cran de semaines en semaines.

Qu’à cela ne tienne, voici voilà votre liste à garder précieusement pour les années futures, vous rappelant comment procéder afin d’être semblable à un de ces parents chiants d’Instagram ou de Pinterest qui préparent des lunchs en forme de Pokémon ou bien qui tricotent des sac à dos en macramé et en laine d’alpagas.

Première Étape: Paniquez

Alors que vous venez de vous asseoir sur votre chaise longue pour vous faire bronzer, réalisez qu’il ne reste que quelques jours avant la rentrée scolaire. Faites vous bombarder par des annonces navrantes de rentrée scolaire et de spéciaux sur les laptops qui sont absolument nécessaires pour le bien être de votre enfant en maternelle. Hyper-ventilez en pensant à tout ce qu’il vous reste à faire, puis finalement restez sur votre chaise longue en vous disant que vous ferez tout cela le lendemain. Pratiquez-vous le soir même afin de vous préparez aux nombreux matins qui viendront sous peu en éparpillant du beurre de pinotte sur la table et sur le chandail de votre petit, en maugréant que vous allez être en retard et en cachant les souliers de votre enfant.

Deuxième Étape: Allez Magasiner

Attrapez au plus chriss la liste d’effets scolaire que vous aviez fourré au fin fond d’une armoire puis courez jusqu’au Bureau en Gros avec vos marmots derrière qui chiale sur tous les choix de couleurs de cartables et de coffre à crayons. Foncez dans la foule d’autres parents et faites vous secrètement des high five afin de célébrer le fait que bientôt vos enfants ne seront plus dans vos pattes à longueur de journée. Cherchez dans les allées bondées pour des crayons de couleurs à fine pointes, gras, sans tâche, aux couleurs chatoyantes et pastels en sâcrant. Ne trouvez pas les bonnes grandeurs de cartables nécessaires et sâcrer à nouveau. Demandez de l’aide à une jeune employée boutonneuse qui ne sait pas où se trouve les cahiers à anneaux Hilroy mais qui sait où sont les fidget spinners. Saignez du nez et passez votre chemin au plus vite.

Troisième Étape: Magasinez à Nouveau

Ô Joie! Vos enfants ont grandi pendant l’été et/ou trouve leur linge trop laid et défraichi, donc aweillez chu Sears pour acheter du nouveau linge. Défrayer une somme faramineuse pour du nouveau linge ainsi que des sacs à dos brodés à la main sur Etsy. Étudier la liste des allergies présentes à l’école de votre enfant et faite le tour des épiceries pour trouver des collations santé contenant du vert, sans lactose ni colorant ni sucre rajouté, qui goûte bon, pas trop cher, préparé par de jeunes vierges un soir de pleine lune, et évidemment, sans gluten.

Quatrième Étape: Préparez le Stock

Faites les lunchs en vous inspirant des belles idées trouver sur Pinterest, puis finalement câlissez le tout dans un plat Tupperware. Écrivez une petite note d’encouragement pour la première journée d’école. La petite note est maintenant de 3 pages de long et réalisez que votre enfant de maternelle ne sait pas encore lire. Scrappez la petite note. Après vos taches habituelles, soit de partir la sécheuse, faire le souper, partir la sécheuse à nouveau parce que vous avez pas eu le temps de plier le linge, donner le bain, plier un chandail puis repartir la sécheuse, puis finalement coucher le p’tit, allez dans votre salon et amusez-vous follement en étiquetant chacun des fucking articles de la liste d’effet scolaire. Terminez à minuit le soir avec les yeux cross-side et en réalisant que pour les derniers articles, vous avez écrit votre prénom ou lieu de celui de votre enfant. Braillez.

Cinquième Étape: Annoncez le Au Monde Entier

Comme tout le monde le sait, le plus important pour la rentrée scolaire et de faire un photoshoot de une heure qui mettra votre enfant en retard pour sa première journée. Préparez une photobooth avec de beaux tableaux noirs et de belles phrases écrites à la craie avec une calligraphie soignée. Mettez le tout sur Facebook et vous assurant d’annoncer à tous et chacun à quel point ça va donc vite la vie et à quel point ce bel enfant grandi vite pis toute (oui j’le fais moi avec, kess tu veux on est toute fait pareil, mais le monde s’en sâcre généralement un peu).

Sixième Étape: Choisissez Votre Camp

Étape cruciale ici. Allez vous être un parent sans-coeur qui se moque de son enfant en postant des photos rigolotes de vous qui célébrez avec bouteille de champagne alors que l’autobus part au loin ou bien allez vous être un parent émotif qui écrit un long post émo en braillant sur la chair de sa chair qui le quitte pour le monde des grands, petit train va loin, vise la lune tu vas arriver dans les étoiles pis all that?

Septième Étape: L’École

Trouvez vous une place de parking et mettez vous beau pour ce premier jour d’école, il y a du monde à la messe! Dîtes au revoir à votre enfant et allez brailler dans votre char pendant vingt minutes pour diverses raisons: soit parce que votre enfant fait son entrée dans le grand monde et que vous perdez votre bébé; soit parce que votre enfant vous a à peine dit bye et s’est presque enfui pour retrouver sa gang. Réalisez que vous n’avez pas d’enfants dans les jambes. Retournez chez vous et écouter Game of Thrones en rafale.

Huitième Étape: Le Retour

Attendez patiemment que votre enfant revienne et souhaitez ardemment qu’il est été classé dans la maison des Gryffondor.

 

Et voilà! Plus d’excuses maintenant, vous allez être prêt! Pis que j’vous vois être à la dernière minute pis acheter des crayons cheap du Dollarama parce qu’il n’y en a plus dans les autres magasins!

 

Bonne rentrée, aux p’tits, aux grands pis à toutes les autres entre les deux.

 

Dada Blaise

 

40 Choses qui gossent un parent (Summer 2017 version)

C’est l’été au cas où vous ne vous en êtes pas rendu compte!

Il fait chaud, fait frette, des alertes aux tornades menacent notre pique-nique champêtre, les annonces de retour à l’école sont déjà sur nos écrans pis mon enfant me tourne autour parce qu’il s’ennuie pis ne sait pas quoi faire de lui mis à part faire des cascades entre le divan pis la table du salon au lieu de jouer à faire du coloriage en silence pendant 6 heures d’affilée comme je le souhaiterais.

Hé oui! Je suis maussade et grognon pis j’ai le goût de chialer, sue me! C’est supposé être la belle saison du bonheur pis du plaisir en famille, mais moi y’a plein de choses qui me gossent ces temps-ci. Les voici dans le désordre:

1. Regarder un enfant mettre ses sandales pendant 45 minutes.

2. Les vieillards ben trop en forme qui font de la bicyclette avec des cuissards serrés.

3. Les flushs automatiques des toilettes publiques.

4. Les apps pour enfants « gratuites » qui coûtent finalement un bras pis un montant équivalent au downcash d’une première maison.

5. Le film Emoji

6. Les employés du Rona.

7. Oublier un papier dans la poche de mes shorts pis le ramasser en 33 bouttes dans la sécheuse.

8. Beurrer un épi de blé d’Inde avec un couteau.

9. Les enfants qui jouent à faire r’virer une bouteille d’eau à l’endroit.

10. Internet qui chie.

11. Ouvrir une petite salade de fruit pis me faire éclabousser immanquablement.

12. Le monde à l’épicerie.

13. Le monde au Zoo de Granby.

14. Le monde qui marche trop lentement.

15. Le monde à la plage.

16. Le monde en général.

17. Faire du camping.

18. Le poster de De Père en Flic 2.

19. La tension sexuelle palpable entre Ryder et Katie.

20. Les pantalons de yoga

21. Les « Life Hacks »

22. La maison à vendre de Mario Tessier

23. Le retour des pots suspendu en macramé

24. Les décomptes de 30 secondes avant Les Chefs

25. #blessed

26. Les machines à bonbons qui sont partout

27. Faire du compost

28. Les costumes d’Halloween au Costco

29. Les mouches à chevreuil

30. Suer sur une terrasse avec un drink ben trop cher

31. Cueillir des belles fleurs de dehors pis les rentrer en dedans pis avoir un shitload de fourmis

32. Les p’tits jouets du McDonald’s

33. Être obligé de porter un casque de vélo pour montrer le bon exemple

34. La personne (the boyfriend!!!) qui bourre le congélateur de popsicles et fudges engraissant sur lesquels je n’ai aucun self-control

35. Le sable de la plage ou d’un lac

36. Le sable qui s’infiltre dans le sac de plage

37. Le sable qui reste collé dans les sandales

38. Le sable collé dans craque

39. Ceux qui ont des bons conseils pour éviter le sable qui s’infiltre partout

40. Les vacances qui achèvent déjà

Bonne semaine là!

Dada Blaise

10 Choses Que Vous Devriez Faire Pour Avoir Un Enfant À Succès

Arrêtez de vous mentir pis de vous faire des à croires que ce maillot de bain vous fait encore, que ce gâteau-là à presque pas de calories pis que vous allez faire du vélo tous les jours cet été. Regardez la vérité en face: tous les parents ont à peu près le même but pour leurs enfants, peu importe leurs opinions ou valeurs, nous voulons que nos enfants grandissent pour devenir un être humain heureux, en santé et avec toutes les qualités qui feront de lui une personne merveilleuse, aimé, adulé et ayant un succès interplanétaire.

Alors, comme une belle bande de caves qui savent pas trop ce qu’ils font, les parents punissent pis encouragent pis inscrivent à des cours de soccer valorisant l’esprit d’équipe. La plupart des parents s’en sortent pas trop mal avec cette technique à tâtons, seulement voilà, un article sur I Fucking Love Science m’a expliqué clairement que je devais en faire BEAUCOUP PLUS!

Selon la SCIENCE pis une petite dose de Beyoncé, les parents d’enfants à succès ont beaucoup de choses en commun, mis à part la chance et quelques millions en trop. Donc voici quelques petits trucs simples que vous devriez inculquer à vos enfants et ce le PLUS TÔT POSSIBLE enfin que votre enfant fasse des millions à 14 ans et que vous puissiez enfin vous acheter votre machine à smoothie Vitamix pis un chalet sur le bord de la mer avec beaucoup de grandes fenêtres pis un hamac à bananes.

  1. Donnez des tâches à votre enfant

C’est important d’instiller une bonne éthique de travail à votre enfant, c’est pourquoi mon enfant, qui a encore de la difficulté à mettre ses souliers tout seul, doit passer la tondeuse quotidiennement. Parfois il se plaint que c’est difficile à pousser la tondeuse et qu’il a peur que la lame coupe ses orteils, ce à quoi je lui réponds: « Ben mets les tes estis de souliers! »

2. Apprenez à vos enfants des compétences sociales

Mon enfant apprend ses compétences sociales en me regardant, donc il sait maintenant passer un petit commentaire sarcastique, éviter le regard des vendeuses dans les grands magasins, se fâcher rapidement pis grogner en guise de réponse lorsqu’il est 6 heures du matin.

3. Placez vos attentes très hautes 

Mes attentes sont que mon enfant puisse allumer la télévision par lui-même le samedi matin.

4. Ayez des relations harmonieuses dans votre couple

Selon l’article, l’harmonie du couple aide l’enfant à avoir confiance en lui. Hourra, ici on s’obstine à savoir quel émission regarder jusqu’à ce que Dada boude dans sa chambre, so, win?

5. Apprenez à vos enfants les mathématiques le plus tôt possible

Mon enfant n’a pas le droit de regarder Pat Patrouille. Je lui fais écouter des vieilles cassettes de Télé-Universitaire qui parle d’algèbre en grichant. #happychildhood

6. Les parents ont un statut socio-économique élevé

Aaaaahhh! C’est sûr que ça aide d’engager un chef pis une bonne et ainsi j’aurais le temps d’apprendre la grammaire allemande à mon enfant et lui enseigner les bases pour se créer une PME qui génère des millions avant son dix-huitième anniversaire.

7. Les parents sont moins stressés

Ahahahaahhaha! #crazylaugh #uglycrying

8. La maman devrait avoir un travail 

Shit, y’a pas de maman ici. We are doomed! 

9. Enseignez à vos enfants d’avoir du cran

 Pour l’instant je lui enseigne à ne pas avoir peur d’allumer tout seul la lumière de la salle de bain. 

10. Soyez autoritaire au lieu d’être permissif ou dominant

Autoritaire comme dans le fameux « On part dans 5 minutes! » qui finalement deviens « Là un dernier 5 minutes pis c’est tout! ». 

 

Cette liste prouve également qu’il y a une seule façon d’avoir des enfants qui ont du succès, donc si vous êtes divorcé, venez d’un milieu économique plus ou moins élevé, êtes différent ou que vous vous êtes levé du mauvais pieds votre enfant ne réussiront pas dans la vie, fac too bad!

                                                           Dada Blaise

 

C’est d’la marde! (Littéralement)

Un parent se dévoue corps et âme pour son enfant. La maman, bless her vagina, se fend littéralement en quatre pour lui donner la vie. Un parent donne de son temps, son savoir et surtout, son énergie vitale pour que son enfant apprenne à parler, marcher, sauter, compter, reconnaitre ses couleurs et écrire son nom, pour qu’il soit un adulte fonctionne et SURTOUT pour impressionner les autres parents de la garderie. Mais s’il y a bien une facette de l’apprentissage qui est ingrate pour un parent, c’est l’apprentissage de la propreté.

 

Un enfant devient ou bedonc propre d’un coup ou il s’en sacre complètement. Il n’y a pas d’entre deux semble-t-il. Pis vous aurez beau avoir tout acheté la panoplie de Pull-Ups qui s’illuminent ou qui ont un signal d’alarme quand c’est mouillé, les tableaux de récompenses, les promesses de Skittles et les beaux collants, il n’y a rien qui pourra vous préparez à shaker un petit pot de plastique au-dessus d’une toilette afin d’y décoller la crotte humide qui descend d’une lenteur d’escargot. Vous aimez laver des traces de break dans des petites culottes? Vous aimez arracher des petits morceaux de caca séchés dans le fond de ladite culotte? Alors l’apprentissage de la propreté sera une partie de plaisir pour vous! Vous adorerez également l’appel élégant qui résonne dans toute la maison : « J’AI FINI! », et vous serez aux anges lorsque vous arriverez dans la salle de bain pour voir votre enfant se présenter les fesses en l’air. Torche et essuie esclave. Si vous avez un chien, il faut également surveiller le p’tit fucker qui peut MANGER LE CACA alors que vous essuyez les fesses gigotantes de votre enfant. Aussi, à force de passer des heures à laver et essuyer du caca frais, l’odeur s’imprègnera à vos cheveux et poils de narines et vous aurez l’impression que tout dans votre maison sent la marde. Ne vous en faites pas, en fait ce n’est que vous qui sentez la marde parce que vous en avez en-dessous des ongles et vous ne vous en êtes pas rendu compte! Des heures et des heures de plaisir.

Bon, bon, d’accord. Nous ici nous avons un cas spécial, normalité adoptive pis toute venant jouer sur le comportement propreté de notre enfant. L’âge moyen d’un enfant propre est autour de 2, 3 ans selon les matantes. Ici, Petit Pou a été propre autour de 2 ans. Whoah, pourquoi tu chiales espèce de beau menteur aux yeux d’azur vous demandez-vous? Mon enfant à été propre pour le pipi en une journée. Pipi dans la toilette, pas de petites culottes ou draps mouillés. Facile, facile, facile. Tellement que j’étais prêt à me vanter à quiconque que, phhhff, y’a rien là voyons donc. Surtout que dans les cas d’adoption, l’apprentissage à la propreté peut s’étirer jusqu’à cinq, six ans et plus selon les cas. Mais le numéro 2. Oh numéro 2….tu me fais vraiment chier. Petit Pou étant qui il est, c’est à dire insécure et anxieux, a développé une peur bleu de faire caca sur une toilette. Il a donc l’habitude de se retenir avec élégance lorsque le cigare se présente au bord des lèvres. Subtilement, il se cache derrière une colonne ou un divan, les jambes croisés, les yeux cross side, pis il attend que ça passe, en espérant qu’on ne le remarque pas. Il faut donc s’armer de patience et de vitamines jujubes en forme de poisson, pour le convaincre d’aller sur le petit pot pour faire son trésor brun.

Il a aussi la folle habitude d’avoir envie de caca aux meilleurs moments, soit lorsqu’on vient de s’asseoir pour souper, à la piscine, à un party de fête extérieur avec aucune toilette en vue, en visite chez l’arrière-grand-mère dans un centre de personnes âgées ou lorsque Papa pis Dada se magasinent se font à croire qu’ils sont riches en regardant de nouveaux meubles chez Roche Bobois. Enfant qui se retient avec la force du désespoir égale généralement des petites fesses beurré bien épais. Essayez d’essuyer ça avec 3 petites serviettes humides Pampers tout en gardant un jeune bambin immobile.

Mais pourquoi a-t-il peur de faire caca ainsi?

Voici la coupable:

toliet-ap-080215.jpg

Cue musique de Psycho: Twii! Twii! Twii!

 

Les toilettes publiques. Apprendre la propreté à un enfant veut dire qu’il vous faudra visiter les toilettes publiques, genre TOUTES les toilettes publiques que vous rencontrerez lors de vos périples hors de la maison. Petit Pou en était à ses débuts de la propreté. Pis comme tout enfant, il a eut envie de caca. Il voulait aller sur la toilette, tout seul, comme un grand. Il voulait lui aussi faire l’expérience de siège imbibé de vieille urine dans une odeur de négligence humide. Alors le voilà assis sur la toilette, s’accrochant aux rebords de la toilette comme Jack et Rose s’accrochaient à la vie sur leur petit radeau. Il pousse son petit caca lorsque, HORREUR, la toilette, écœuré d’attendre après mon enfant, a décidé de flusher toute seule. Si pensiez avoir déjà vu une expression de terreur pure sur un visage, vous n’avez pas vu celle qui était sur le visage de mon enfant. Et depuis ce jour, mon cher petit est terrifié à l’idée de s’asseoir sur le bol de toilette, de peur qu’elle décide de flusher toute seule et qu’elle l’avale.

La solution?

Y’en a pas. Pas à pas, caca par caca, encouragements par encouragements, on s’éloigne du petit pot et on s’approche de la toilette. Et je me suis aussi résigné que mon enfant devrait être propre d’ici son entrée au secondaire.

Ou vous pouvez faire comme ce couple de pédiatres Californiens qui ont mis leur nouveau-né propre à 1 mois. Ou fuck you tout simplement.

Dada Blaise