Moi VS Les Mères Parfaites

Aussitôt que nous avons pris notre décision d’avoir un enfant, il a fallu déterminer qui d’entre moi et le chum allait rester à la maison pour le congé parental. Dans la plupart des couples c’est la maman qui prend ce congé. Vieilles habitudes, contraintes de la société, critères attendus, tempérament, name it. La mère s’occupe des bébés, pis c’est de même. Moi j’me suis jamais senti comme une « maman ». J’me suis jamais senti interpellé par ce rôle en particulier. Je m’imaginais pas avec des bigoudis pis  ma robe de chambre à fumer ma cigarette pis dire au p’tit: « Dans 2 minutes mon bébé, môman fini ça cigarette. » J’avais envie d’avoir un enfant, j’avais envie que mon chum et moi formions une famille et j’avais plus d’affinités avec les jeunes enfants, donc c’est moi qui a pris le rôle. J’suis devenu le Dada, cet espèce de mutant entre les deux parents, pas tout à fait un père, pis pas tout à fait une mère.

Fac Dada, à force de longues journées en compagnie de son p’tit, à force de changer les couches, pis donner le biberon, pis consoler, pis accompagner, pis jouer, pis apprendre ceci pis cela, est devenu une virile maman. C’était correct. J’me plaisais. C’est vrai que j’étais plus « maternel » que mon chum. J’étais plus câlineux pis enjoué de faire des activités pis j’pouvais passer des heures à me bercer avec. J’étais une mom. Pis j’me suis fais avoir à mon propre jeu. Comme la plupart des mamans de ce monde, j’me suis mis à avoir des aspirations désillusionnées d’être la Maman Parfaite, la Super Mom, la Gratienne. J’voulais être comme celle qu’on retrouve dans toutes les belles photos, les belles annonces, les beaux films. Celle qui cuisine les déjeuners colorés en forme d’Elsa, celle qui fait de beaux projets avec de noix de pin et de la Mod Podge, celle qui nettoie la maison en riant, celle qui a le temps de gérer un carrière, un époux, un enfant, un foyer, des amis et des aspirations créatives. Vous savez de quoi je parle, vous avez eu les mêmes rêves il y a de cela longtemps. Ces temps-ci, après que le p’tit fut doucement amené et pas du tout menacé d’aller au lit au plus chriss, j’m’assied sur mon beau divan blanc tâché de j’sais pas trop quoi, pis je réalise que j’suis pas la Super Mom, j’suis pas le Super Dada. Ces temps-ci, j’pense que j’passe à peine la barre du Juste Correct Dada. J’suis pas un mauvais parent en tant que tel, mais quand j’regarde ma maison et ma belle énergie absente qui me dit que ça me tente donc pas de jouer avec mon enfant et j’me demande de kessé que j’fais pas de correct coudonc. Pis là j’me rappelle les nombreux et nombreux articles qui pleuvent l’Internet qui nous rappelle que la parfaite maman, ou parfait parent, n’existe pas. Que cette pression, on se la met tout seul.

Ouain…MAIS! te dis-je alors. Oui, il est vrai que le parent se met souvent la pression lui-même, qu’on doit cesser de se comparer mais un doute me ronge le cerveau malgré tout. Si elle fait tant parler d’elle, cette satanée mère parfaite, c’est qu’elle doit ben exister en quelque part, non? Ben je l’ai trouvé. Pour le vrai de vrai. La simili mère parfaite, celle qui dérange tant.

C’est dans les commentaires en dessous de ces fameux articles que la mère parfaite resurgit toujours. Elle est sneaky, parfois presque imperceptible, mais elle réussit toujours, TOUJOURS, à te faire feeler cheap avec son bonheur et son « j’comprends pas, chez nous on fait ça comme ça pis on a pas de problème ». Chez eux c’est donc plaisant, chez eux c’est donc propre, chez eux c’est donc bien organisé au quart de tour. Comme j’suis tanné de me sentir comme le pire fléau qui existe parce que j’ai fait garder mon enfant CINQ jours la semaine passé pis que ma salle de bain est tout crotté, j’me suis compilé une belle liste de corvées qui viendront une fois pour toute damner le pion à cette Mère Parfaite inexistante mais qui existe malgré tout finalement. Vlan dans tes belle dents blanches et droites nullement tâchés de vin rouge!

1. Le Lavage

Bien sûr, bien sûr, tous les paniers à linge sales peuvent être vidés et les salopes overachievers pourront vous dire qu’elles prennent bien le temps de plier et immédiatement ranger le linge, mais ATTENDEZ! Allez voir sous votre lit, dans le fond du garde-robe, dans la salle de bain ou même dans l’auto. Vous y trouverez des vêtements, garanti. Mensonge que le lavage est toujours fait! Mensonges que je dis! Serviettes, débarbouillettes, vieilles p’tites culottes, p’tits gants d’automne full morve, il y a toujours des choses à laver, FOREVER.

2. La Vaisselle

Bon, bon, bon. La mère parfaite réussi à faire un bon repas coloré, full légumes et craquant en bouche, pis oui, après elle fait la vaisselle tout en préparant les lunchs et en faisant un willey à son époux. Elle prend le temps, elle. Vous ne trouverez pas de vieilles vaisselles dans le fond de l’évier ou sur le bord du comptoir chez eux, non, non. Pourtant, vous le savez, une famille, parents, enfants, ça sali de la vaisselle. En viarge. Ici mon lave-vaisselle devrait être parti deux fois par jour. Et il y a toujours quelqu’un qui s’est pris un verre d’eau, qui a mangé un yogourt pis qui a laissé la cuillère dans les vieilles craques du divan, qui a mangé des Goldfish en cachette pis qui a oublié le bol à côté du lit… Fouillez dans votre maison mère parfaite, vous finirez ben par trouver ce vieux gobelet jaune, celui que le p’tit aimait donc, tellement qu’il l’avait caché en-dessous de son lit, entre les lattes de bois. Ah, le voilà donc. Pas la peine de le laver celui-là, ce serait cruel après tout de détruire l’aussi beau et précieux écosystème qui s’y trouve.

3. Jouer

Ah ça, la mère parfaite aime donc ça jouer avec ses enfants. Non, non, elle a pas le temps d’aller au 5 à 7, ni d’assister au concert privé de Bono dans une croisière aux Bahamas, elle veut jouer avec ses enfants et s’extasier devant l’immensité de leur imaginaire! Aweille à quatre pattes à faire le cheval et le cochon qui se roule dans la boue. D’accord, oui, ça peut être plaisant jouer avec un enfant, parce que, you know, l’amour pis les liens pis les beaux souvenirs. Mais, mère parfaite, assied-toi avec un tyran haut comme trois pommes pour jouer à un jeu, vraiment jouer là, comme qu’il veut. Qu’est-ce qui arrive donc? Ben vite tu entends des non, pas ce jeu-là, l’autre, non, pas lui, lui, LUI, pis joue comme ça, non, de même, non toi tu ne prend pas l’auto jaune, non, toi tu fais pas ça, non, PAS COMME ÇA, joue de même, à l’envers, NON…Ah pis joue donc tout seul! Si tu n’as jamais perdu patience à jouer avec ton enfant, c’est que tu es une imposteur robot d’une autre dimension, tout simplement.

4. Le Chialage

On aime nos enfants. Tout le monde aime ses enfants, tout le monde le sait. Mais…MAIS…Un enfant ça ressent un besoin pressant d’exprimer toutes ses émotions et vocaliser tout ce qui lui passe par la tête, ce qui est très bien I know, I know, mais cette gamme d’émotions et de sentiments contient également le chialage. Mon enfant chiale constamment. Il veut quelque chose, il chiale. Il ne veut pas cette chose, il chiale. Il chiale quand on dit non, quand on dit oui. S’il fait trop froid, trop chaud. Il chiale contre le bol rouge, le choix de vêtements, le fait qu’il doive faire pipi, contre le débat Trump/Hilary, contre sa tuque. Il chiale que je ne suis pas Super Mom ou Super Dada, parce que si j’étais Super Mom ou Super Dada, ben ça fait longtemps que j’aurais trouvé le moyen qu’il arrête de chialer, n’est-ce pas?

Fac ouain, j’suis pas un Dada parfait. Mon p’tit aura pas une enfance parfaite où ses parents sont toujours épanouies dans la joie du bonheur de l’amour de la tendresse. Des fois ça va être sale, pis ça va puer, pis on va dire joue tout seul, tu m’énarves, pis on va chialer. On va juste le fucker un peu, juste assez pour qu’il soit un adulte légèrement névrosé et sardonique, avec ses complexes non résolus qui le rendront intéressant, amusant et sexy. It’s a win/win situation en fin de compte.

Dada Blaise

Gratienne et Françoise-Rutabaga s’habillent

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Habiller la petite Françoise-Rutabaga est une expérience agréable et hautement satisfaisante pour tous dans le foyer de Gratienne. La petite s’occupe d’abord de choisir elle-même les vêtements qu’elle a envie de porter et les bons accessoires pour créer un ensemble coquet et simple. La petite retire elle-même son pyjama, qui n’est pas imbibé d’urine ni de vieux résidus de morve de la nuit précédente, et ne les lance pas violemment à l’autre bout de la pièce. Elle va plutôt placer ses vêtements dans le panier à linge sale en prenant bien soin de remettre les manches à l’endroit et en classant le clair du foncé. Elle revêtira ensuite sa robe blanche immaculée Roberto Cavalli sans gigoter comme une schizophrène paniquée dans tout le salon et ne se cognera pas le genoux sur la table basse en hurlant comme si ses vêtements étaient fait de feu virulent et terrifiant.  Sa tête est juste la bonne forme et grandeur et Gratienne n’a pas à tirer comme une forcenée sur le tissu afin que la tête énorme de sa progéniture y passe. La petite remerciera alors sa mère de lui acheter de si beaux vêtements et de toute l’attention et l’amour qu’elle lui donne en faisant une belle pirouette et en enfilant son bracelet de perles nacrés Pierre Cartier, et non pas en lui assénant un violent coup sur le menton. Bien évidemment, elle restera tranquille et immobile alors que Gratienne lui remontera les cheveux beauty queen style, la coiffure parfaite pour un avant-midi à la piscine! #tinyLanaDelRey #putyourbackintoit

La Vie de Gratienne

 

Gratienne et sa soeur se préparent à la Rentrée Scolaire

 

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On peut voir ici la sœur de Gratienne, Sylvaine, avec son bébé Rocky et sa jeune fille Licornia Divine qui marchent vers l’école primaire. C’est le premier jour d’école, oh joie! Sylvaine n’est pas bien différentes des autres mères en ce début septembre. Après avoir passé plus de deux semaines sur Internet afin de trouver un sac à dos fait à la main dans lequel elle a fait broder le nom de sa fille avec de la soie Charmeuse, elle a ensuite trouvé les nombreux items qui se trouvaient sur la liste d’école de 3 pages de long, tel une boîte de crayons Caran d’Ache Aquarelle Museum, des ciseaux à bout rond, un sac de farine, du savon pour le corps sans gluten, une clé USB de 176 TB et un paquet de papiers de toilette de chez Costco. Il fallait également acheter une entière nouvelle garde-robe à la petite et l’amener voir sa thérapeute pour la préparer à la transition brutale vers la maternelle. Le soir venue, Sylvaine a préparé la boîte à lunch fait de matériel recyclé en incluant des fraises organiques coupés en forme des lettres de l’alphabet, une barre granola fait maison, un sandwich au kale et jicama en forme d’Elsa et une bouteille d’eau de noix de coco bien fraîche. Sylvaine a également écrit une petite note affectueuse, une blague et une citation inspirante pour sa fille qui sait évidemment déjà lire à un niveau supérieur. Ouf, après avoir déposé la petite à l’école en lui chantant sa berceuse préférée et en chuchotant des menaces de mort à l’enseignante si quoi que ce soit venait déranger la petite, Sylvaine a courue jusqu’à son cours de Hot Yoga Prana. #momslife

La Vie de Gratienne

 

 

Gratienne cuisine

 

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C’était le temps des récoltes et la jubilante Françoise-Rutabaga réclamait incessamment un jus de céleri-rave et des croustilles de kaki frais comme collation! Gratienne a souri au soleil et haussé les épaules, ouf, parfois les enfants sont exigeants! Elle a donc enfilé les vêtements les plus blancs qu’elle avait et est sortie dans l’air chaud du mois d’août pour aller faire un tour dans le jardin écologique qu’Achilles cultive et entretient tous les soirs torse nu, trempé de sueur musqué et titillant. Gratienne s’est empressée de cueillir les légumes cultivés sans pesticides et enrichi d’engrais naturel à base d’excréments de poule et de jeune jouvencelle rousse armé de son panier d’osier et sa corolle de pétunias. La mère et la fille ont marchés vers la maison avec leur panier de légumes, bras dessus, bras dessous en s’esclaffant devant une coccinelle qui voletait puis en effectuant des chants de gorges inuit. Dans leur cuisine lumineuse et ordonnée, elles ont bien lavé et rincé le brocoli, les tomates et les courgettes phalliques. Françoise-Rutabaga était évidemment excité à l’idée de manger une salade fraîche et croquante qui ne contient ni vinaigrette, sel, poivre ou goût d’aucune sorte. Elle insistait beaucoup pour aider sa mère et l’a demandé de façon rationnelle et polie, ne tirant nullement le bras de sa mère ou s’écrasant mollement comme un serpent entre ses jambes. La mère et la fille ont alors partagés un moment de complicité féminine en se regardant longuement, sourires aux lèvres, béatement insouciantes du couteau tranchant qui se tenait inocemment au-dessus de la manucure parfaite de Gratienne.

La Vie de Gratienne

Gratienne se détend

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C’était une journée qui s’annonçait ennuyante à souhait, avec le temps gris, les orages et la pluie alors que Françoise-Rutabaga dormait paisiblement dans son lit où elle avait été se coucher par elle-même sans crier ni pleurer. C’est alors que Persephone, la petite nièce pré-pubère de Gratienne arriva à l’improviste avec des mug cakes vegan aux myrtilles ainsi qu’une mallette Majhong Hermès pour une partie amicale entre filles. Quelle joie! Elles se sont amusées ensuite tout l’après-midi à se peigner les cheveux, jouer avec la lumière duveteuse, regarder vers l’avenir de façon pensive, arroser les cactus, décorer leur Diva Cup et rire de bon cœur en se câlinant. Elles ont ensuite couru sous la pluie fraîche avec leurs robes blanches et se sont reposées dans la hutte artisanale décorée de vieilles catalognes de laine d’agneau tressées à la main par le Cercle des Fermières. #buylocal.

Comme il est facile de prendre la vie du bon côté et de laisser passer le temps! #makingmemories #gowiththeflow #goop

 

Gratienne a une vie simple et fabuleuse. Pour te faire chier encore plus, va voir le reste de sa vie ici-même.

Gratienne et Françoise-Rutabaga se brossent les dents

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Brosser les dents de la petite Françoise-Rutabaga est un vrai plaisir pour Gratienne. Elle utilise une pâte à dent qu’elle a concocté elle-même avec son lait maternel et de l’huile de noix de coco. La petite peu ainsi en ingurgiter des tonnes sans danger. C’est l’activité idéale pour tisser des liens solides entre la mère et la fille et également relaxer un peu après une longue journée à la garderie/boulot. Remarquez comment la petite ne mord pas la brosse à dent ni les doigts de sa maman comme un chien galeux devant un os. Elle ne gigote pas non plus comme une pieuvre paniquée et ne tente pas de s’assommer sur le comptoir afin de terminer la besogne plus rapidement. L’évier, le comptoir, les armoires et les murs restent immaculés et ne sont nullement tâché de dentifrice ou de salive violemment craché par le bambin. La mère et la fille ressortent à chaque fois de ce moment transcendé et plus proche l’une de l’autre comme c’est pas possible. #youmustbedoingsomethingwrong

Gratienne vous dit « bonjour » de Paris!

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Il y a de ces journées où tout va mal. Le lave-vaisselle déborde, les pivoines n’ont pas la bonne couleur de blanc pour les photos Instagram, la petite a égaré son Etch-a-Sktech Swarovski et les macarons n’ont tout simplement pas la bonne teinte de bleu pervenche. Quoi de mieux pour remonter le moral d’une Gratienne qui a le blues qu’une petite virée surprise à Paris pour participer à la Fashion Week? Et hop, allez, on prend la vie du bon côté, on met de côté les pressions inutiles comme la performance et l’argent et on PROFITE de la vie, tout simplement. Une fois là-bas, Gratienne habille la petite Françoise-Rutabaga d’une simple robe de dentelles Sophie Hallette qu’elle avait heureusement amenée avec elle, prend la poussette vintage qu’elle a retapée comme projet/bricolage avec sa meilleure amie Vanessa Sicotte et sort avec quelque chose de confortable et sans artifices inutiles, faisant fi des codes vestimentaires que lui impose la société, c’est-à-dire ses sous-vêtements Victoria’s Secret. #takingtimeforyourself #feelingpretty

 

Gratienne vous présente son époux

 

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J’ai l’honneur de vous présenter l’époux de Gratienne, le rutilant Achilles. Achilles est un homme de son époque, c’est-à-dire viril et savamment poilu, qui sait être tendre et blagueur sans être méchant, mais qui déteste salir ses pantalons délavés et ses souliers Keds inutilement. Achilles demande peu de la vie, aime les bonheurs simples comme la plongée sous-marine dans le lac Memphrémagog pour cueillir des troncs d’arbre pétrifié, la sauce Tabasco, les chansons de Jonathan Painchaud, du beurre dans les fesses, dire qu’il connaissait les Artic Monkeys avant qu’ils soient populaires et jogger torse nu sous la pluie d’avril. Achilles est un père attentionné et rieur. Il ne perd jamais patience parce que le p’tit insiste pour le regarder aller aux toilettes, ni lorsqu’il voit la grosse grafigne sur son char causé par le tricycle de l’autre. Il joue au parc avec les enfants du matin jusqu’au soir et ne prend jamais de pause, surtout pas pour aller à la salle de bain ou boire un peu d’eau car il risquerait de manquer un fou rire ou une étincelle dans les yeux des enfants. Il tond la pelouse, sait réparer la lumière qui clignote, construit une cabane dans les arbres, lit des histoires en anglais avant le dodo, joue de la guitare et chante pour égayer les fêtes d’enfants et a toujours la libido respectueuse dans le tapis. Il est médecin parce que of course.

#soblessed #sohappyIcouldvomit

 

Gratienne fait du jogging

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Gratienne venait tout juste de cuisiner un coq-au-vin pour son époux et fait un casse-tête 6 dimensions avec la petite Françoise-Rutabaga. La petite s’est ensuite endormi alors qu’elle pratiquait sa gamme mineur au piano, tombant sur le coussin duveteux tricoté à la main par une végétarienne de Saint-Eustache. Gratienne, ayant un peu de temps pour elle, a décidé de repeindre la chambre à coucher, faire des flexions pelviennes pour resserrer ses parois vaginales, fabriquer une flute à bec avec des ossements de poulet puis elle a rapidement enfilé quelque chose de confortable, son costume de Leeloo dans Le 5e Élément et est parti faire le tour de la ville en jogging malgré le temps gris et la température froide. What’s your excuse?

 

Clique ici pour encore plus sur la merveilleuse vie de Gratienne

Gratienne au Parc

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Gratienne et sa petite fille, Françoise-Rutabaga en balade au parc. Marcher pieds nus dans la gravelle est un bon moyen d’exfolier la peau rêche et rugueuse d’une fillette de 18 mois. Remarquez comment la petite Françoise-Rutabaga ne s’arrête pas aux deux minutes pour tenter de manger une crotte de chien ou ramasser une vieille cochonnerie qui traîne par terre depuis 3 semaines. Remarquez également la robe vaporeuse de Gratienne, nullement déchirée ou tachée de traces de main pleine de yogourt. Gratienne et Françoise-Rutabaga ont ensuite cueillis des fruits sauvages trouvés le long du sentier qu’elles ont grignotés en s’esclaffant devant les merveilleux cadeaux qu’offre Mère Nature. Elles ont terminés la balade en courant vivement, emprise de violentes crampes abdominales et en tachant leurs jolies robes blanches.