10 façons d’avoir l’attention de vos enfants

Une des premières leçons que vous apprenez lorsque vous devenez parent d’un enfant qui se met à parler et marcher, c’est que votre enfant devient une personne à part entière. Il a ses propres idées, ses propres envies et sa volonté d’agir. Le monde s’ouvre à lui et voilà ti-pas qu’il se met à s’occuper par lui-même de plus en plus souvent. Bless the Lord! Ou pas. Qui dit enfant occupé, dit aussi enfant qui ne vous écoute pas toujours. Certains ordres et demandes comme « viens souper », « viens t’habiller », « viens mettre tes souliers » et « va te coucher » peuvent être élégamment ignorés. N’est-ce pas génial de ne pas se faire écouter par son enfant? La solution? HURLER, CRIER, LEVER LE TON!

Bon, bon, bon. Ça d’l’air que les enfants sont « sensibles », « fragiles » et sont « de petits êtres tout doux, tout mignons » et qu’il ne faut surtout pas crier ou lever le ton devant eux. Correct, correct. Papa pis Dada vous propose ici 10 moyens autres que de crier pour avoir l’attention de vos enfants :

1 – Allez aux toilettes

Saviez-vous qu’un enfant naît avec un 6e sens? Celui de ressentir les vibrations du siège de toilette. Rendez-vous dans la salle de bain et asseyez-vous sur le siège : ceci déclenchera automatiquement chez l’enfant une profonde curiosité/famine/urgence/alarme. Regardez à quelle vitesse il vous retrouvera assis sur le bol avec votre téléphone en main en train de scruter les fins fonds de Kijiji pour trouver une gardienne disponible pour la journée même. Bonus round: Votre enfant voudra vérifier la largeur de vos défécations et tiendra à lui-même flusher le tout.

2 – Allez vous laver

Le 6e sens est également déclenché par le bruit de la douche. Déshabillez-vous et profitez de 3 secondes d’extase alors que l’eau chaude ruisselle sur votre corps meurtri par les « concours de boxe » de votre enfant. Juste au moment où vous devriez ressentir les bienfaits de la relaxation, l’enfant surgira rapidement pour vous demander une question du genre : « Est-ce que je peux jouer avec l’essoreuse à salade et la pâte à modeler? » ou se plaindre de « la grosse mouche qui vole dans la fenêtre ». Bonus round: L’enfant se joindra à vous, glissera maladroitement dans le fond de la douche, se plaindra de l’eau dans ses yeux et vous questionnera sur votre appareil reproducteur.

3 – Asseyez-vous pour lire un bon livre

Vous êtes bien assis confortablement avec un best-seller recommandé par Oprah elle-même, l’air apaisé et serein? Parfait! Regardez autour de vous! Hé oui, ce sont vos enfants qui virevoltent incessamment en bourdonnant des demandes et des requêtes, comme des mouches autour de la marde du miel. Bonus round: L’enfant aura la bonne idée d’apporter SON livre afin que vous lui fassiez la lecture. Yeah, Frissons l’Écureuil pour la 329e fois!

4 – Essayez de manger des sucreries en cachette

Les enfants sont comme des requins. Ils sentent l’odeur du sang du chocolat à des kilomètres. Ils ont également le pouvoir magique de se téléporter à l’endroit où vous êtes, exactement au moment où vous vous apprêtez à enfourner un shitload de chocolat dans votre bouche. Magie! Bonus round: Tentez d’expliquer pourquoi vous avez le droit de manger ça, et pas eux. #bullshittingisanart

5 – Faites un appel important au téléphone

Rappelez-vous que vous êtes un adulte et que parfois vous devez parler à un autre être humain, et non tout régler par emails/textos. Empoignez le téléphone nerveusement et tentez de parler sérieusement avec l’interlocuteur, alors que derrière, le bruit infernal de vos enfants qui s’approchent dangereusement de vous se fait entendre. Vos enfants ne pourront résister à l’envie pressante de venir vous voir et de vous achaler pour savoir avec qui vous parlez et de vous dire avec une voix de ténor qu’ils ont faim/envie/ont un objet étrange pogné dans la narine gauche. Bonus round: Tentez d’empêcher votre enfant qui tient absolument à raconter ce qu’il a fait au parc à la madame des assurances.

6 – Parlez avec un autre adulte

Cette technique s’applique mieux dans un endroit public, parce que vous êtes toujours seul à la maison, comme la pauvre âme en peine qui noie ses malheurs dans le vin que vous êtes. Trouvez un autre adulte qui accepte de vous parler et engagez la conversation. Particulièrement efficace si vous voulez avoir vos enfants pendus après vous, couchés de tout leur long sur vos genoux ou gigotant comme un ver de terre cardiaque entre vos jambes. Bonus round: Recevez une violente gifle « non volontaire » de votre enfant alors qu’il tentait de vous faire un câlin pour que vous sachiez qu’il était là et qu’il est la seule personne qui compte sur Terre.

7 – Restez pogné dans le trafic

Vous vouliez que votre p’tit répète votre nom cinquante-six mille fois d’une voix suraiguë que seuls les dauphins peuvent comprendre? Bingo! Endurez le son mélodieux de votre enfant et soyez ébahi devant la force de votre lien d’attachement qui vous unit et qui vous empêche de lui pitcher votre café en pleine face. Bonus round: Vous ne pouvez vous échapper de la voiture! Aren’t kids the best?

8 – Essayez de travailler

Tentez d’avoir une vie autre que de préparer du macaroni Kraft et de peler des clémentines, en vous installant avec un portable/cahier/tableau et une craie (whatever, I don’t judge) sur un coin de table afin de travailler. Plus le travail est pressant/important, plus l’enfant devrait arriver vite et insister qu’il veut lui aussi « écrire » ou regarder Pat’Patrouille sur l’ordinateur. Bonus round: Riez follement lorsque l’enfant pèse accidentellement sur le piton power de l’ordinateur. FML

9 – Allez dans votre lit

Le 6e sens de la douche et de la toilette? Il y en a un pour votre lit aussi! Tentez de vous allonger pour vous reposer dans la pénombre bienveillante de votre chambre. Tournez la tête et hurlez de terreur en apercevant le visage de votre enfant à quelques millimètres de votre face. Bonus round: « J’ai fait caca… par terre… regarde mes mains! »

10 – Tentez de faire des cochonneries avec votre conjoint

Le simple fait de grimper dans votre lit n’a pas fonctionné? Alors allez chercher votre conjoint et commencez à faire des galipettes. Tournez-vous et retrouvez votre enfant au pied du lit, les yeux écarquillés et la bouche béate d’horreur. Tadam! Attention assurée! Bonus round: Vous ne pourrez plus jamais faire l’amour de votre vie de jeune adulte!

Dada Blaise

 

 

Retourner Vivre Chez Ses Parent

Papa pis Dada, comme le couple de jeunes gens modernes et tendances qu’ils croient être sont en plein projet de rénovation amusant et pas du tout stressant pour le gros nerf du cou. Ils se sont achetés une maison des années 50 qu’ils sont en train de transformer à leur goût à grand coup d’arrachage de vieux tapis poussiéreux et de tapisserie bleu poudre. C’est comme l’émission Comment rénover quand on mène une vie de fou ou toutes ces autres émissions de Canal Vie, sauf sans le budget des producteurs pis les conseils judicieux de Brigitte et ses yeux bleus pétillants de vie et de fait chier un peu. Notre maison étant pour l’instant composé de frames de bois et de fils électriques qui pendent, j’ai dû faire comme beaucoup de jeunes gens post-universitaires qui ont fait leur études en Histoire de l’Art, c’est-à-dire retourner vivre chez mes tendres parents le temps de me remettre sur pied. Et dans la vie il n’y a pas plus grand plaisir que de trimballer la moitié de son garde-robe dans des valises, quelques jouets pour son rejeton et envahir l’espace bureau de ses parents pour dormir sur un matelas gonflable.

Vivre avec ses parents une fois à l’âge adulte est une longue série de moments étranges et surréels, de bouffe abondante (mon Dieu qu’on mange!), de plaisir partagé et d’être agacé par n’importe quel petit détail anodin. Bref, on dirait que j’ai quinze ans à nouveau, mais avec un enfant à mes côtés. En plus, il y a le bonus de partager constamment la même chambre que son enfant! Hourrah la proximité!

Qu’à cela ne tienne, il ne faut surtout pas se décourager. Il parait qu’il n’est pas rare de nos jours pour un jeune adulte de retourner vivre avec ses parents pour quelques raisons que ce soit. Mais est-ce que c’est si plaisant que ça vivre avec ses parents une fois à l’âge adulte?Ouvrez donc vos boîtes de cartons et rangez-y votre amour propre, voici les nombreuses raisons pourquoi retourner vivre chez ses parents est la PIRE affaire au monde!

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Le Lavage

Quoi de PIRE que de revenir du travail pour constater que le lit est fait et que par-dessus, on y a déposé des piles de notre linge tendrement plié? J’étais habitué de porter ma paire de jeans 3 jours de suite afin de sauver sur le lavage et mes gilets blancs étaient toujours jauni par la sueur, maintenant tout mon linge est propre et sent la lavande fraîche, ce qui m’enlève toute crédibilité auprès des jeunes gens hipsters de mon âge….Franchement maman!

Les Repas

Oh sure, au départ ça semble être le paradis sur Terre, tous ses repas succulents et full fromage préparé avec tendresse, recelant la saveur particulière donc seul ma mère à le secret, mais rapidement, je réalise que peut-être que mes parents font maintenant partie d’une secte diabolique et qu’il tente de m’engraisser pour un sacrifice imminent à Lucifer, car c’est pas mal la seule explication logique qui expliquerait leur attitude étrange qui les pousse constamment à me demander si j’ai encore faim et si je veux une autre portion de poulet cacciatore ou ben un p’tit quelque chose de sucré.

The Price is Right

Comme les jours de semaine de mon enfance où je pouvais rester à la maison parce que je fakais j’étais malade, à 11hres, c’est sacré, il faut s’asseoir pour écouter The Price is Right. Le bruit agaçant de « Spin that wheel! » et les « Come on down! » m’agacent les oreilles! Pis Drew Carey est peut-être comique, mais rien ne bat Bob Barker, son long micro et ses remarques sexistes sur les Beauties.

La Proximité

Dormir avec son enfant toutes les nuits semble un rêve pour certain, mais pas pour Dada. La gifle dans la face, les ronflements et les pets abondants me rappellent l’époque des partys d’Université ou tout le monde s’endormait en gros tapon dans le salon à 5hres du matin. Et surtout la maudite veilleuse bleue qu’il faut ABSOLUMENT laisser allumer sinon les Gremlins ou j’sais pas quoi pourraient venir nous manger et qui éclaire comme un spot de 8ooo watts.

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La coupable.

La Proximité (Prise 2)

Et quoi de mieux que de se lever à 11h du soir pour aller à la salle de bain et tomber sur son père, nu, sur la toilette?

Redevenir jeune

À chaque jour nous découvrons une vieille relique de mon passé, que ce soit une vieille pouliche sale, Alan Grant de Jurassic Park, un projet de bricolage du primaire, une photo de moi déguisé en grand-mère dans une pièce de théâtre ou un jeu de société rongé par la moisissure. Peu à peu, je me sens rajeunir, comme si j’étais redevenu adolescent, comme un genre de Benjamin Button, mais sans le six pack. Rapidement, je passe mes soirées devant mon ordinateur à jouer à Warcraft ou à gosser dans la cave, en pantalon de jogging, à attendre mes repas tout en buvant de l’Orange Crush et en prenant 20 lbs par jour.

meatloaf

Tout de même, merci Pa pis M’man de me faire des pizza sur petit pain croûté et de me laisser jouer au Playstation pendant que vous entertainer mon rejeton avec des biscuits.

Dada Blaise

 

 

 

Sujets de conversation à 3:00 du matin

Ce qui amusant dans la vie, c’est quand tu croyais t’être débarrassé d’un problème pis qu’il en survient un autre! Le p’tit fait ses nuits complètes depuis un moment, lui qui autrefois nous offrait des nuits inoubliables, et comme chaque parent en ce monde, j’ose jamais trop m’en vanter ou le le dire tout haut, car je risque que ça fouarre immédiatement la nuit d’après (pourquoi tu viens de l’écrire d’abord, innocent?!). Ce qui est hilarant, c’est que ces temps-ci, c’est Papa pis Dada qui ne dorment plus! Bravo le corps humain qui vieillit et le cerveau qui n’est plus capable de régulariser sa mélatonine! En fait, nous dormons peu car nous sommes une p’tite affaire genre stressé. Why? Parce que, plot twist, on a mis notre maison en vente. C’est un processus super agréable qui permet à un tas de gens inconnus de venir envahir ta maison à tout bout de champ pour venir scruter tes fonds d’armoires et te faire dire que « ouain c’est super beau mais on fait juste regarder, notre maison à nous est même pas encore à vendre, ah ah ah! » Ahhh super. Bref, j’dors pas, pis le Papa non plus. Alors, qu’est-ce qu’on fait quand on dort pas tous les deux?

 

A) On s’envoie en l’air comme des bêtes!

B) On regarde chacun de notre téléphone en cachette

C) On roule d’un bord pis de l’autre pour trouver une position confortable pis on a chaud

D) Dada demande des questions pas rapport

 

Vous l’aurez deviné, la réponse est D. Oui, moi quand je ne dors pas, mon esprit vagabonde et chercher à percer les secrets de l’univers et je me dois de partager tout cela avec mon conjoint de vie. Et après tout, le secret d’un couple heureux et uni est la communication, tout le monde vous le dira. Alors pourquoi pas le faire en plein milieu de la nuit? La prochaine fois que ça vous arrive, je vous suggère les questions suivantes:

  • Quelle couleur tu voudrais peinturer la salle de bain dans la nouvelle maison?
  • As-tu vraiment aimé ma nouvelle recette ce soir ou ben tu fakais ton enthousiasme pour du filet de pangasius?
  • Est-ce qu’on devrait s’acheter un tapis roulant ou s’inscrire au gym?
  • Demain matin, c’est toi ou moi qui va se lever?
  • Tsé quand j’t’ai dit que j’étais pas fâché tantôt? Ben finalement je suis encore fâché un ti peu.
  • On pourrait demander des jumelles pour l’adoption? Me semble que j’me sens prêt finalement pour deux de la shot. Me trouves-tu assez bon pour deux enfants? »
  • Penses-tu que c’est mieux qu’on laisse le p’tit essayer des drogues et de l’alcool sous notre toit, pour avoir une sorte de contrôle sur la situation ou le laisser expérimenter à sa façon?
  • Qu’est-ce que tu veux pour Noël? »
  • On devrait s’acheter de nouveaux oreillers, qu’est-ce que t’en pense?
  • As-tu entendu ce bruit-là?
  • J’pense que j’me verrais sur une ferme. Avec des vaches pis toute. Aimerais-tu ça vivre sur une ferme?
  • As-tu entendu? Écoute, c’est le même bruit. Tout d’un coup que c’est des extraterrestres qui veulent kidnapper le p’tit?
  • Qu’est-ce que tu ferais si tu verrais un extraterrestre?
  • Pourquoi tu me réponds-pas, dors-tu?
  • Est-ce que tu affronterais l’extraterrestre pour me sauver?
  • J’ai peur…va voir c’est quoi le bruit.

 

Et ainsi de suite. Répétez jusqu’à ce que votre conjoint se lève et aille dormir dans la cave parce que « c’est plus frais ». Restez seul dans le lit et allez lire des histoires sur creepypasta. Vous ne dormirez plus jamais!

Dada Blaise

 

Comment Expliquer Notre Famille Homoparentale À La Populace

 

L’été finit plus de finir et nous sommes au parc, Dada et le p’tit, partageant un de ces moments tendres et merveilleux autour de la balançoire. Nous avions amené le whole shebang avec nous, le p’tit chariot rouge ben plein de ballons, gugu qui tourne dans le vent, kit de bulles, toute, toute. J’ai d’l’air de savoir où j’m’en vas pis comment gérer ça un enfant moé-là. Le parc est ben plein. Les housewives de Chambly piaillent joyeusement depuis leur spot habituel, les diverses madames de CPE se jasent ça pendant que les enfants se bataillent pour cueillir des pissenlits; il y a même une grand-maman attendrissante qui marche en tenant sa petite-fille par la main. Deux mamans, couettes poussent leurs petites tout près de moi. Le p’tit se balance jambes en l’air et tête par en arrière, criant ses ordres de »plus haut! » et « plus fort » habituels. Après un boutte, le p’tit se retourne vers moi et me demande subitement et légèrement un peu trop fort à mon goût : « Papa il est où? »

Je sens aussitôt quelques regards se poser sur notre joyeux duo. Je peux déjà imaginer les questionnements des deux mamans tout près : « Who the fuck is that guy? » « Est-ce que c’est son oncle? » « Est-ce qu’on est en train d’assister à un kidnapping nous autres coudonc? ».

J’explique alors d’une voix claire et précise à mon p’tit:

« Papa est au travail Petit Pou. »

« Ah. Toi travaille pas? »

« Non, DADA, TON AUTRE PÈRE ne travaille pas aujourd’hui. Viens avec moi maintenant, nous allons aller à NOTRE MAISON, car je suis TON PÈRE aussi. Tu as DEUX PAPAS! »

Puis nous sommes partis prestement. La vérité est que ce genre de situation est plutôt fréquent dans nos vies. La plupart du temps, c’est facile et même loufoque à gérer. Je fais des blagues, je crée des malaises et j’aime ça. On me demande le nom de la mère et je réponds que c’est moi. Le regard se lève alors rapidement vers moi et me scrute attentivement, s’attardant sur mes manboobs et ma barbe, puis on me demande de répéter, pardon, le nom de la mère c’est? Bref, avec les adultes c’est simple. Mais là où je sens un vrai malaise, c’est avec les plus jeunes. Les premiers jours à la garderie ou bien au cours de natation par exemple. Les questions curieuses des enfants: « Maman, pourquoi il y a deux papas lui? » « Elle est où sa maman? » « Pourquoi il a pas de maman? »

Yup, j’suis un gay Dad qui se fait appeler Dada, et plus souvent qu’autrement, je sème le doute et la confusion sur mon passage. La plupart des parents se débrouillent bien pour baragouiner une réponse: « Ben c’est comme ça, il a deux papas. » « Sa maman est pas là! » « Il a pas de maman. » D’autres font la stratégie simple d’ignorer la question ou de proposer d’aller au dépanneur pour acheter des bonbons. Vous vous sentez un peu mal à l’aise face aux nombreuses questions de vos enfants? Laissez un expert en Dadaitude vous aider sur le sujet.

D’abord, parlez à vos enfants. C’est le plus simple. N’évitez pas le sujet ou n’embellissez pas la vérité. Ne dites pas que la maman est partie au magasin ou vit dans un autre pays. Et surtout, ne dites pas qu’ils sont trop jeunes pour comprendre. Soyez simple et précis. Ils sont « gays ». That’s it. N’ayez pas peur de dire le mot. Ils sont GAYS (mais ne le hurlez pas non plus, pour pas faire peur aux voisins). Papa pis Dada sont gays. Les deux madames qui vivent au-dessus de chez nous sont des lesbiennes. Le Schtroumpf avec une p’tite fleur sur le chapeau, oh honey, il est gay et ne le sait pas encore. C’est correct également que vos enfants soient un peu chamboulés et  incertains. La plupart des enfants ont le modèle Papa/Maman dans leur tête, ils ont grandi avec ça. C’est correct de leur dire que c’est différent. C’est un bon mot à utiliser. Ils sont juste un peu différents de notre famille. Le monsieur là-bas est noir et la maman est blanche. Ils sont juste un peu différents de notre famille. La maman là-bas n’a pas d’amoureux. Elle est toute seule avec sa petite fille. C’est juste différent de notre famille.

Beaucoup craignent également que d’avoir à expliquer l’homosexualité ouvre une porte vers celle-ci. Comme si le fait de mentionner à un jeune enfant que, oui, deux hommes peuvent être amoureux risquait de le pousser dans cette voie. Il n’est pas nécessaire non plus de dire à vos enfants qu’ils pourraient peut-être un jour être amoureux de quelqu’un du même sexe qu’eux. Laissez-leur encaisser la nouvelle, pas besoin de les mélanger davantage. Expliquez simplement, et non, vous n’avez pas à expliquer GRAPHIQUEMENT ce que c’est l’homosexualité. Certains craignent d’avoir à expliquer comment deux hommes font l’amour. Non madame, t’es pas obligée de faire ça. Ne passez pas un jeudi soir à visionner le contenu de Youporn en famille afin d’expliquer clairement ce que font deux hommes ensemble. La simplicité gagne toujours. Le classique « Ces deux messieurs s’aiment comme des amoureux » est ben correct.

Mieux vaut que vos enfants sachent et comprennent ce que c’est le plus tôt possible au lieu de l’apprendre tout croche par le p’tit bum de la cour d’école à la virilité/confiance en soi chambranlante. La plupart des enfants d’âge primaire n’ont qu’une vague idée de ce que c’est « être gay ». La plupart du temps, ils l’associent à quelque chose de péjoratif, mais une fois questionnés, ils ne savent pas vraiment pourquoi. Ils savent seulement qu’être gay c’est mauvais. C’est pourquoi il est primordial pour tous – que ce soit les familles différentes ou bien le p’tit gars qui réalise peu à peu qu’il aime vraiment jouer avec son meilleur ami – d’expliquer le positif des couples homosexuels. « Ils sont un couple. Ils sont amoureux. » Le mot « aime » est capital, non? Car c’est ce qui unit le monde, c’est ce qui unit une famille.

Ils s’aiment. Point final.

Dada Blaise

 

Une Journée au Zoo avec le P’tit

L’été achève! Et comme il est fait toujours aussi beau et étant des parents consciencieux qui veulent maximiser la passe qu’ils ont payés en début de saison, Papa pis Dada ont traîné leur p’tit vers l’ultime destination de villégiature pour les enfants, le Zoo. Ça ressemble à quoi une journée au Zoo en notre compagnie vous vous demandez en vous pinçant les mamelons? Calmez-vous, m’a vous raconter ça:

9h44.         Papa pis Dada pis le p’tit sont pognés dans l’immense ligne de traffic de chars qui veulent tous aller au Zoo. Les voitures entrent au compte-goutte dans le stationnement, dirigés par l’adolescent désabusé de la vie qui fait de grands signes de main peu jovial. Un monsieur et sa poussette ont alors la bonne idée de traverser le stationnement à pied, bloquant ainsi l’accès à tout le monde. Les coups de klaxons et les « chriss de con » des autres voitures ne semblent aucunement le déranger et il ralenti la cadence. La journée s’annonce agréable!

9h50.         La voiture est enfin stationné! Vite, il faut rapidement tout sortir! La glacière, le sac de plage, les serviettes, la poussette, la balayeuse, le sac de couchage, le BBQ portable, les condoms, les pouliches, les p’tites chaises pliantes et le sac à dos. Papa aime être prêt à TOUTES éventualités.

9h52.        Tout le monde se rend vers l’entrée du Zoo. Le p’tit se plaint déjà qu’il a chaud/faim/c’est long. Papa va chercher les passes/bracelets. Dada dit au p’tit de s’asseoir dans la poussette et d’attendre là, que les portes ouvriront à 10h00, promis.

10h00.     Papa pis Dada s’avancent dans la mer de monde. Au loin, les portes sont toujours fermés. Le p’tit se tourne vers Dada, la trahison évidente dans le regard.

10h02.      Le p’tit a faim. Il réclame une collation. Dada farfouille avec difficulté dans la glacière accroché à la poussette. Il pogne la première sur le dessus.

10h03.       Évidemment, ce n’était pas la collation souhaité. Dada recommence.

10h06.      Après quelques essais/erreurs, Dada a trouvé la bonne collation, une pomme. Le p’tit prend allègrement une bouchée puis dit qu’il n’a plus faim. Papa s’offre pour terminer de manger la pomme. Le p’tit refuse que personne d’autre ne mange la pomme. Dada jette la pomme à peine entamer dans la poubelle.

10h10.       Il y a du mouvement à l’avant. La masse de gens se pressent tout autour de Papa pis Dada et le p’tit. Papa empoigne la poussette. On sent la nervosité et l’agressivité montante des parents déjà exaspérés. Vive les activités familiales!

10h12.       Les portes ouvrent! Hurlement de victoire et applaudissements!

10h13.        Et c’est parti! Les gens s’engouffrent par les portes ouvertes. À l’assaut! On se rue avec force, poussettes et glacières roulantes s’entrechoquant violemment et pas de quartier pour les gougounes! C’est l’Apocalypse du plaisir! Tout le monde veut aller s’amuser au plus chriss! Le monde se rue tous vers la même destination: les tables à pique-nique ou les chaises longues. Le p’tit s’accroche à ses Goldfish alors que Papa marche d’un pas rapide vers les tables à pique-nique. Dada suit derrière en traînant les quarante-cinq milles sacs.

10h14.      Marche rapide? Nope, il faut courir finalement. As-tu déjà vu courir une vieille p’tite madame avec l’énergie du désespoir vers des chaises longues? Ça court vite!

10h15.       C’est les Hunger Games! C’est chacun pour soi! Tous sur les tables à pique-nique et les coins d’ombre! Dada hurle de l’abandonner derrière, il se sacrifie pour bloquer le plus de gens possible. Son enfant aura droit à sa table de pique-nique!

10h16.       Papa se faufile entre les familles et contourne les divers obstacles. Il arrive à une table à pique-nique en poussant un cri tribal, grognant et montrant les dents aux autres qui s’approchent trop près. Rapidement, Papa urine tout autour pour marquer son territoire. Il jette ensuite des roches aux passants. Il faut savoir imposer l’autorité.

10h18.       Dada arrive et câlisse tous les sac par terre place les serviettes, sort la glacière et le sac de plage. Il sort également la crème solaire. Le p’tit passe en mode convulsion. Qu’il est agréable de crémer un enfant mou comme une guenille!

10h22.      Après plusieurs essais, Dada abandonne et asperge le p’tit de crème comme s’il arrosait un hot-dog de ketchup, espérant ainsi le couvrir du mieux qu’il peut. La nature se chargera du reste.

10h23.       Papa pis Dada enlèvent leur chandails. Pas de commentaires.

10h24.       Le p’tit est dooooooonc prêt pour aller s’amuser, fait quarante fois qu’il l’exprime avec une voix agréable. Let’s go, on y va!

10h25 à 11h45.        C’est la joie pure et dure! Pour le vrai! Aweille dans l’eau frette et les vieux résidus de peau des autres vacanciers! Glissades! Rigolades! Tête dans l’eau! Mamelons durcis par le vent et la bruine! Sol brûlant! Soleil tapant! Gros monsieur plein de poil dans l’dos! Bain de mousse géant qui titille la craque des fesses et picote les yeux! R’tourne dans l’eau! Grosse statue qui crache de l’eau avec des yeux rouges terrifiants qui vont donner des cauchemars aux enfants! Vieux band-aid qui flotte dans l’eau! P’tit qui plonge dans l’eau, bouche ouverte! BOIS PAS L’EAU YARK!

11h50.        Le p’tit est affamé. Vite, de retour à la table de pique-nique! Évidemment, la plus grande famille du monde, avec oncles, tantes, cousins, grand-parents aux bas qui plissent dans les sandales et bambins criards se sont installés à quelques centimètres de la table. Ils sacrent, éclatent de rire, pètent, crient après leurs enfants et mangent des sandwichs aux œufs odorantes. Joie!

11h52.       Le p’tit mange sa p’tite sandwich jambon uniquement, don’t you dare put mayo or mustard in that shit goddamnit!, content d’être heureux. Papa pis Dada se bourrent la face également. Les chips sont permises en sortie familiale, hourrah!

12h00.       La gang de Guidos/Guidettes, directement de Laval, bronzés pis rutilant de muscles et de boules dur comme le roc, s’installent derrière Papa pis Dada. Ils se sont payés le cabana privé et c’est le PARTY au Zoo pour eux! On se croirait dans une annonce de Budweiser. Papa pis Dada rangent leur chips et rentrent leur ventre flasque.

12h30.        Le p’tit veut encore aller dans l’eau mais sa voix sonne comme le désespoir et la surstimulation abondante d’un enfant sur le bord d’une sieste. Papa pis Dada proposent qu’ils aillent voir les animaux à la place.

12h31.           Le p’tit ne veut pas voir les animaux et le fait savoir en s’écrasant sur le sol et en lançant son flotteur à l’effigie d’hippocampe mauve en spécial chez Costco le plus loin possible.

12h32           Papa pis Dada se tapent l’agréable moment spécial qui uni les parents, c’est à dire gérer une crise, forcer un enfant hors de son maillot mouillé et l’habiller tant bien que mal sans que personne ne se blesse.

12h34.        « Est-ce qu’on peut prendre votre table? » « FUCK OFF! »

12h37.       Quoi de mieux que de marcher dans la chaleur en se cognant inévitablement contre la foule de monde avec un enfant qui braille dans sa poussette? Nothing I tell you! C’est le moment idéal pour se chicaner en couple sur une idiotie, ce que Papa pis Dada s’empressent de faire!

12h41.       Le p’tit se calme à l’aide de l’arme secrète de Dada, une autre collation!

13h.            Papa pis Dada marchent en direction des animaux de l’Afrique. Le p’tit regarde avec vif intérêt les éléphants pendant 4 secondes de pur extase. Le p’tit veut les toucher, évidemment. « Tu peux pas mon chéri. » On passe en mode dramatique.

13h12.         L’enclos des lions! Un homme étrange vêtu d’une chemise démodé décoré de grosses flammes orange se presse contre la clôture et fait des bruits de bouche orgasmiques qui sonnent comme le rugissement d’un lion, apparemment. Papa pis Dada sacrent leur camp de là quand le p’tit demande qu’est-ce qu’il a le monsieur.

13h20.       Alléluia! Alors que la famille traverse le coin des gorilles, le p’tit tombe profondément endormi. #pasdejokesurharambe

13h30.      Papa pis Dada vont dans les toilettes pour faire l’amour sauvagement s’asseoir et se cherchent un coin d’ombre vu que le p’tit dort. Et une place qui vent de l’alcool.

15h.          Le p’tit se réveille frais comme une rose, reposé, revigoré et avec une faim énorme. Vite, une autre collation! Papa pis Dada ont passé le stade de prétendre qu’ils sont de bons parents et vont manger une crème glacée.

15h08.     Le p’tit veut absolument aller dans les manèges. What could go wrong?

15h11.       Le p’tit pis Dada attendent en ligne pour faire les p’tites motos qui tournent en rond.

15h13.       Le p’tit embarque tant bien que mal sur sa p’tite moto. Dada va de l’autre bord. Papa fait comme les autres papas du coin et attend avec la poussette tout en regardant son téléphone.

15h14.       Le manège part à grands coups de Beat It de Michael Jackson!  Le p’tit s’accroche aux poignées comme on s’accroche à la vie. Il vacille entre sourire extatique et terreur extrême. Dada prend des photos.

15h15.      Le p’tit pogne confiance et fait des : »R’garde moi Dada! » à tout bout de champ. Dada prend des photos.

15h50.     Après avoir fait les p’tites hélicoptères, le p’tit train, les p’tites autos pis la p’tite roue qui tourne ben trop vite, Papa suggère que tout le monde sacre son camp. Le p’tit refuse la proposition poliment en hurlant.

15h51.    Un enfant tout près vomi brusquement sa barbe à papa sur les pieds de Papa. Pas de discussion, on câlice notre camp right now ordonne Papa.

16h15.    Retourner à la voiture n’est pas chose simple! Papa pis Dada évitent intelligemment les kiosques à crème glacée, bonbons, boutiques souvenirs et Isabelle Maréchal qui demande aux gens à quel âge il faudrait demander aux femmes d’arrêter le bikini. Ouf!

16h30.    Le char est bien rempli, la bouteille d’eau à fendu dans la glacière et a coulé partout, le p’tit a échappé son restant de Goldfish par terre pis il braille de fatigue accumulé. Somme toute, une journée réussie!

Dada Blaise

Partagez cet article comme la vieille dame qui pousse pour pogner une chaise longue: avec condescendance et force surprenante. 

La Normalité Adoptive

Warning: ce post relève de mes expériences, donc calmez-vous la controverse. Aussi, ce post est un peu plus sensible à votre cher et dévoué auteur.

Les guides, nombreux livres, bons conseils de matante Suzie et nooooooombreux blogs sur l’enfance s’entendent tous sur une chose : « Chaque enfant est unique ». Cette phrase est toujours écrite en belles lettres noires, ben voyante, surlignée, avec des p’tites étoiles autour, pour être ben certain que vous ne le manquerez pas : un mantra que chaque parent devrait se répéter inlassablement. Votre enfant est spécial, unique au monde, un petit flocon de neige one of a kind dans cette tempête de bambins qui peuplent la Terre. Notre belle société moderne se dépeint souvent, au travers de reportages et d’articles nébuleux sur le Net, comme étant un groupe de plus en plus diversifié, qui accepte la différence, le hors-norme. Vive la différence, vive la marginalité, vive le pas-comme-les-autres! Peu importe la race, l’orientation sexuelle, les goûts musicaux ou le fait que vous habitiez le 450, vous êtes un être humain remarquable! En théorie, c’est très beau, c’est parfait. Pourtant, tout le monde le sait ou presque, lorsque la société et ses myriades de bonnes gens sont confrontées à la différence, les premières réactions ne sont pas toujours celles de la tolérance et l’acception, n’est-ce pas?

Arrive dans ce flot d’amour, de tolérance et d’acceptation, mon Petit Pou. Le p’tit de Papa pis Dada lui-même, l’enfant adopté, en chair et en yeux bleus. Dès le départ, nous avions été prévenus que l’enfant ne serait pas « comme les autres ». Papa pis Dada avaient lu (ben Dada a lu pis a fait un résumé à Papa) qu’un enfant adopté, peu importe par quel processus, tombait généralement dans la catégorie « Normalité Adoptive ». De kessé que c’est ça, que vous vous demandez? La Normalité Adoptive, selon Johanne Lemieux dans son ouvrage La Normalité Adoptive: Les Clés pour Accompagner l’Enfant Adopté, est :

« …l’ensemble des défis physiques, affectifs, cognitifs et sociaux qui découlent des conditions de vie particulières de l’enfant avant, pendant et après son adoption. Cet ensemble de défis constitue une norme si on les compare aux défis ordinaires, habituels de l’ensemble des enfants non adoptés. »

Mais là vous vous dites: « Dada, c’mon, concrètement, ça change-tu vraiment quelque chose qu’il ait été adopté? C’est pas un peu exagéré toutes ces histoires-là? Ton p’tit a l’air ben normal j’trouve! » Encore une fois, j’excuse #lesgens car ils sont tout simplement mal informés. Oui, en apparence, mon p’tit grandit, évolue, se comporte de façon normale. Sauf que… C’est là le problème, toute l’essence de la normalité adoptive. Le « sauf que ». Il parle, marche et rit… sauf que ça été un peu plus long pour lui. Il aime jouer avec les autres… sauf que des fois il panique quand il y a trop d’enfants. Il veut exprimer sa colère… sauf qu’il n’est pas capable autrement que par des coups et des cris. Il aime être avec son Dada… sauf que parfois s’il pouvait se coudre à lui, il le ferait. Un enfant adopté vient nécessairement d’un foyer brisé, d’un manque quelque part. Il arrive chez vous avec un p’tit trou dans l’cœur, un vide qui ne s’explique pas, grugé par l’abandon, le drame, la tristesse, l’instabilité. Qu’il ait été adopté à la naissance, à 3 mois ou à 2 ans, rien n’y change. Ce p’tit trou se forme, peu importe l’âge auquel il a été adopté. Certains enfants sont plus tough, plus résilients. Leur p’tit trou est moins gros, moins difficile à rempli, à réparer. Pour d’autres, ce p’tit trou passe son temps à se vider ou à agrandir. Ses parents adoptifs doivent constamment le remplir, le réparer, le rabibocher comme ils peuvent. Papa pis Dada ont un p’tit anxieux. Un p’tit incertain. Un p’tit ambivalent. C’est un p’tit qui aime tester la solidité de son lien avec nous. M’aimes-tu vraiment, pour le vrai de vrai? Si je câlisse toute par terre, vas-tu m’aimer encore? Si je te tape, vas-tu m’aimer encore? Si je crie assez fort, vas-tu m’endurer encore? Il y a des jours, des semaines sans rien. Du gros bonheur, une vraie annonce de Tide. C’est si facile, que j’me dis, mon Dieu, j’en aurais 15 enfants. J’me dis que finalement, il entre dans la normalité « normale ». Pis il y a des jours, des semaines que c’est l’Apocalypse, les Sept Fléaux, avec les pustules pis la pluie, le feu pis les voix d’outre-tombe pis les « j’m’en sortirais pas vivant certain ». C’est semblable à une montagne russe, il y a des cris pis des haut-le-cœur, pis la structure semble pas toujours super solide.

« Ouain mais tsé, hein, tous les enfants font ça. Tous les enfants sont difficiles. », qu’on entend à droite et à gauche. Maybe. Sauf qu’un enfant de la normalité adoptive EST différent, qu’on le veuille ou non. Malgré toutes les bonnes intentions et les « ça va passer », reste qu’il y aura toujours ce petit hic, ce « juste une p’tite affaire différente ». Certains sont tout le contraire de notre p’tit. Ils se renferment, s’isolent. D’autres sont de vraies stars, ils sont performants, ils veulent se faire aimer à tout prix, jusqu’à épuisement s’il le faut. Aux parents de décrypter tout cela et de gérer sur le fly, entre deux bouchées de toasts et de gros yeux exaspérés. « Wow » que vous vous dites. « Vous êtes fait forts ». Ben pas tant, non. On est ben normal. On laisse les grosses crises passer sans réconforter des fois. On lève le ton d’impatience, on envoie dans sa chambre, on prive de dessert, on s’enferme en quelque part, pis on varge sur un coussin avec l’énergie du désespoir. D’autres fois, on est là, on est proches, on est l’image même que vous vous faites, le protecteur, le rocher, l’inébranlable parent. Ce qui est difficile à comprendre pour la plupart des gens, c’est que mon enfant est parfois comme les autres. Il joue, culbute, réclame, rigole, câline et caresse, puis s’endort. Il « fit » parfaitement dans le casse-tête. Et par moment, il ne « fit » pas pantoute. Il veut jouer avec des jouets qui ne sont pas de son âge, il ne veut pas jouer avec les autres amis, il ne veut pas participer, il ne veut pas faire d’effort, il dit « oui » mais veut dire « non », il tient tête, il s’oppose, il crie, il tape, il se tape, il grogne, il est inconsolable. C’est une réalité difficile à accepter pour tout le monde, nous les premiers. C’est impressionnant, c’est terrifiant, c’est surprenant à chaque fois que ça resurgit des tréfonds de son p’tit corps. Et c’est là que tu réalises, dans le vrai de vrai monde, qu’une fois confronté à quelque chose de différent, de terrifiant, le beau et joli concept de « chaque enfant est unique, chaque enfant est différent » se retrouve à revoler dans le couloir. Les gens ont peur, les gens ne savent pas quoi faire, les gens n’aiment pas quand ça ne « fit » pas correctement. Je leur en veux pas. J’ai moi-même dû me battre avec mes propres conceptions, mon propre jugement facile, mon propre « chriss pourquoi qu’il fait pas comme les autres ». Mon p’tit dans sa jeune vie un peu rock’n’roll a déjà dû faire face aux jugements, à la discrimination, à l’intolérance parce qu’il était juste une p’tite coche pas pareil, juste une p’tite affaire trop intense, hors-norme, différent. J’ai entendu des commentaires comme « il est pas normal », « il a quelque chose », « il ne fait pas pareil comme les autres ». Ça m’horrifiait au début. J’voulais qu’il « fit » comme il faut. J’voulais que ça soit facile pour lui parce que moi, j’ai jamais fitté dans le moule. J’ai toujours été un peu à côté de la track de la normalité avec mes jeux imaginaires, mes chansons de Barbra pis mes fantasmes sur Indiana Jones. Pis c’est là que j’me suis dit : on n’est pas supposé accepter la différence? Yé où le beau : « chaque enfant est précieux et unique? ».  Fac j’ai pas eu le choix. J’me suis dit: Fuck that Shit. J’ai passé mon adolescence et une partie de mon enfance à essayer de fitter, pour me rendre compte que de « pas fitter » faisait partie de ma personnalité. J’peux pas dire à mon p’tit : Fuck That Shit. Pas encore.  Un jour, peut-être que la société sera bel et bien aussi belle que nous le laissent croire les annonces de Coca-Cola pis de céréales Special K, là où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, se tenant par la main en acceptant humblement les différences de chacun. Mais en attendant ce jour-là, j’peux juste l’encourager le mieux que je peux, lui sacrer patience de temps en temps, pis répéter encore et toujours aux gens de son entourage que « c’est peut-être pas normal pour les autres, mais ça l’est pour lui. » Pis une fois de temps en temps, quand mon p’tit regarde pas, j’me permets un « ferme ta yeule vieille madame qui juge ». Quand mon p’tit sera assez vieux, j’pourrai me pencher vers lui et lui chuchoter ce précieux conseil :

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Je ne peux pas prédire l’avenir. Je ne sais pas si mon p’tit aura un, deux, trois troubles sévères ou plus. J’sais juste que tout comme ma différence, on ne peut rien y changer. Faut juste, dare I say it, l’aimer de même.

Dada Blaise, le parent différent d’un enfant différent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment Endormir Votre Enfant Avec Sérénité en 10 Étapes Faciles

Les enfants sont la plus belle chose au monde et vous passeriez tout votre temps avec eux, à les cajoler, les aimer, les faire rire, leur donner des collations et jouer à la cachette sans arrêt… Mais malheureusement, une fois le soir venu, il faut les coucher. Je sais, je sais, vous auriez aimé passer trois autres heures en leur compagnie, mais que voulez-vous, ces petites bêtes ont besoin de sommeil! Sorry!

Tout le monde vous le dira, le sommeil pour votre p’tit est primordial. Et qu’une bonne routine, du calme et de la sérénité suffisent amplement pour l’aider à s’endormir par lui-même. Pourtant, sachez que peu importe le nombre d’heures dévouées à épuiser votre enfant en le faisant courir pour attraper des Pokémons, jouer au parc, tenter de le ramener de force à la maison, monter les marches sans but, peu importent les savons apaisants Johnson & Johnson à la lavande, les moutons qui font des bruits de baleines, les tortues qui projettent des étoiles et des spectacles-de-lumières-comme-si-on-était-à-la-Ronde et les calmants à la camomille en suppositoires, il est possible que le p’tit ne veule pas aller se coucher, voire refuse catégoriquement de même embarquer dans le lit. « Pour de kessé? » que vous vous demandez sûrement. La raison est simple : votre p’tit vous aime tellement qu’il ne supporte pas l’idée d’être séparé de vous encore plus longtemps. Vous êtes tellement un parent extraordinaire qu’il a envie de toujours être à vos côtés pour se pendre à vos jambes alors que vous cuisinez et vous faire d’énormes câlins la tête première dans vos parties intimes. Alors, quand vient le temps de lui dire bonne nuit, le p’tit est soudainement confronté à l’horrible réalité que vous préférez avoir un peu de temps libre pour vous plutôt que de passer du temps à le chatouiller et le cajoler, et sa vision de la bonté et de l’amour est À JAMAIS détruite. Tough luck!

Afin de vous aider à passer une soirée tranquille et sans tracas, voici un petit guide pratique à imprimer et coller sur le réfrigérateur, entre les aimants de l’alphabet et les dessins du p’tit, afin de vous aider à endormir votre enfant dans la sérénité.

Première étape – L’Annonce

Après avoir passé 10 minutes dans votre chambre devant le miroir à complimenter votre force intérieure et vous répéter « je suis capable », sortez de la chambre en vous mordillant la joue et marchez d’un pas assuré jusqu’à votre p’tit qui joue nonchalamment. Prenez une grande respiration, comptez jusqu’à cinq, puis annoncez que c’est l’heure du bain et du dodo. Attendez que votre enfant calme ses pleurs et évitez les coups de pieds qui pourraient se diriger vers votre visage.

Deuxième étape – Le Bain

Dites à votre enfant d’enlever ses vêtements pour qu’il puisse aller dans le bain. Courez après votre enfant dans toute la maison, en étouffant votre rage parce qu’il court vite le p’tit maudit. Rattrapez-le et amenez-le de force dans la salle de bain. Comprenez, grâce à ses subtils cris, qu’il veut lui-même retirer ses vêtements. Attendez patiemment qu’il retire ses vêtements pour aller dans le bain. Regardez votre enfant se débattre comme un lapin affolé, le gilet sur la tête car l’ouverture est trop petite pour sa tête énorme de bambin en croissance. Aidez-le avant qu’il ne glisse sur le carrelage ou ne fracasse sa tête sur le comptoir. Écoutez patiemment les litanies de l’enfant qui REFUSE d’aller dans le bain. Une fois l’enfant lavé, rincé et propre, écoutez patiemment les litanies de l’enfant qui REFUSE de sortir du bain.

Troisième étape – Brossage des dents

L’enfant devrait être maintenant apaisé et complètement détendu. Après avoir séché l’enfant et lui avoir enfilé le pyjama avec rigueur car sa petite peau était encore trop humide, annoncez qu’il est temps de se brosser les dents. Ici, deux options s’offrent à vous : L’enfant refusera de se brosser les dents, et comme vous n’avez pas 40 000 $ pour payer des broches et des couronnes, délicatement sur l’enfant et tenez-lui la tête fermement pour lui brosser les dents tout en évitant de vous faire mordre les doigts. L’autre option : l’enfant adore se brosser les dents et le fait avec joie, prenant bien soin de cracher sur le miroir, le comptoir, l’évier et les serviettes décoratives tissées à la main par Martha Stewart elle-même. Pleurez de découragement dans le papier de toilette mouillée par les éclaboussures de dentifrice.

Quatrième étape – L’Histoire

Installez-vous confortablement sous les couvertures avec votre enfant lové tendrement contre vous et lisez une merveilleuse histoire remplie de remarques intelligentes et drôles qui éveilleront l’imagination et les rêves de votre enfant. L’enfant devrait alors s’endormir paisiblement contre votre corps, un léger sourire aux lèvres, créant ainsi un moment de béatitude dont vous vous souviendrez toute votre vie. Ou, you know, tentez de calmer l’enfant qui saute sur le lit et qui fait des culbutes alors que vous lisez pour la 100 000e fois la même fucking histoire que vous lisez depuis la nuit des temps et que personne ne semble écouter anyway. Lisez quelques phrases de chaque page seulement ou inventez une autre fin pour vérifier si l’enfant vous écoute (faque là le lapin crève au bout de son sang pis son père s’en va parce que tout le monde le prenait pour acquis, the end). Fermez le livre et annoncez qu’il est le temps de dormir. Voyez la rapidité de la demande de votre enfant à relire immédiatement l’histoire.

Cinquième étape – La Comptine

Replacez l’enfant sous les couvertures et serrez légèrement les draps contre lui afin qu’il ne puisse pas s’échapper facilement. Ceci est d’une importance CAPITALE pour les étapes suivantes. Répondez aux exigences de l’enfant et chantez une berceuse mélodieuse et unique pour l’aider à s’endormir. Cherchez dans les méandres de votre cerveau pour trouver une maudite comptine autre que Frère Jacques ou Au Clair de la Lune. Chantez des vieilles tounes de Disney ou de Passe-Partout. Faites-vous sauvagement critiquer par l’enfant, car clairement c’était le mauvais choix de chanson et la mauvaise façon de les chanter.

Sixième étape – La Bullshit

Annoncez qu’il est maintenant temps de faire dodo. L’enfant comprend en fait que vous le menacez de l’étouffer dans les couvertures ou de mettre la maison en feu; il risque donc de réagir avec terreur et affolement. Calmez l’enfant et sortez rapidement de la pièce. Ici commence la ronde de la bullshit. L’enfant sortira de sa chambre à quelques reprises pour exprimer ses besoins (soif, pipi, soif, caca, bisou, câlin, anecdote, pipi, soif, toutou de chien, toutou de lapin, doudou est tombé, soif, pipi, bisou, câlin, j’ai peur, bisou, câlin, shut the fuck up, bisou, câlin) et vous devrez combler chacune de ses demandes avec le sourire et la sérénité au poing. Après la 17e demande, permettez-vous d’aller sacrer brutalement dans un oreiller.

Septième étape – Fuck les conseils

Votre enfant n’est toujours pas endormi et vous allez manquer de temps pour écouter Stranger Things. Aux grands maux, les grands moyens, pardi! Le p’tit a peur dans le noir, allumez la veilleuse. Le p’tit a peur tout seul, consolez-le et couchez-vous maladroitement à même le sol afin de l’apaiser par votre présence. Alors que le p’tit tourne et se retourne encore dans son lit comme un démon dans l’eau bénite, sortez discrètement votre téléphone et gossez dessus avec la luminosité au plus bas. Prenez bien soin de cacher votre téléphone et tendez une main rassurante dans le lit de temps en temps, en bon parent que vous êtes. #Iwillalwaysbethereforyoubaby

Huitième étape – Là, ça va faire, ou les menaces

L’enfant semble s’être assoupi, donc comme un gymnaste désarticulé, sortez le plus discrètement de la chambre en évitant de piler sur les planches qui craquent. Courez jusqu’au salon et retirez tous vos vêtements, tellement la liberté vous a excité. Entendez la petite voix de votre progéniture qui vous appelle du fin fond de sa chambre, cette petite voix qui se rend directement dans votre cerveau pour peser sur le piton DANGER. Retournez à la chambre, regardez votre enfant direct dans les yeux pis proférez une menace bien sentie à travers vos dents serrées par la rage: « Si tu te couches pas right now, on écoutera plus jamais PatPatrouille, on va écouter L’Arbitre avec Anne-France Goldwater. Pour toujours ».

Neuvième étape – L’Alcool

L’étape que vous attendiez depuis le début! Ceci est l’étape la plus relaxante du processus, ou du moins devrait l’être, sauf que le doux son de l’alcool qui frappe le fond du verre est souvent interrompu par…

Dixième étape – Encore plus de bullshit

Hé oui! V’là-ti pas votre p’tit lapin sur le pas de la porte, qui a oublié de vous raconter que dans l’émission de Mickey Mouse, « Donald avait tombé dans l’eau pis que après le petit garçon mangeait les pommes pis qu’aussi Alice, à la garderie, voulait PAS prêter le bloc, mais que le soleil est parti faire dodo pis que les jeux d’eau au parc marchent plus ». Buvez votre verre d’une traite et retournez à l’étape numéro sept.

Comme je vous l’ai dit plus haut, sérénité totale! La preuve, allez lire ce compte rendu d’une nuit avec mon p’tit, vous verrez à quel point c’est efficace!

Dada Blaise

L’enfant ne dort toujours pas? Venez partager VOS trucs ici d’abord!

Mon Adolescent de 3 ans

Tout le monde connaît la phase du Terrible Two. Beaucoup viendront vous affirmer que non, c’est faux, ça n’existe pas. Fine. Restez dans votre univers parallèle, là où les enfants chantent Ave Maria pour s’endormir tout seuls, ne sont jamais « terribles » et remercient leurs parents humblement quand ils se font dire « non » ou « on ne liche pas la fenêtre du grand magasin ». Bref, le Terrible Two est pas mal connu. C’est le Éric Salvail du monde de l’enfance. Tu sais c’est quoi, c’est partout où tu regardes, pis tu ne peux pas l’éviter. Les phases qui suivent malheureusement ne reçoivent pas autant de publicité. Ce qui est probablement une bonne chose, car il n’y aurait pas grand monde qui aurait des enfants s’ils soupçonnaient que leur comportement devenait progressivement plus horrible chaque année. Moi, j’pensais qu’une fois le Terrible Two passé, j’étais safe pour un bout.

AHAHAHAHAHHAHAH!

Imaginez donc ma surprise lorsque mon garçon de 3 ans me lâcha un « Aweille goooooooo, dépêche-toi! » lorsque nous étions à un feu rouge qui venait tout juste de virer au vert. Le ton de voix bien impatient et imbu de lui-même, tel un grand gringalet du secondaire qui croit que la Terre entière le persécute. Heu, calm the fuck down kiddo, que j’me dis. Et voilà-ti pas qu’il renchérit le soir même ce cher sucre d’orge de mon cœur lorsqu’il me dit que mon souper est « digulasse ». Ah ouain? Toi tes dessins de soleil sont ben à chier pis j’te le dis pas! #alwaystellthetruth

Bref, ça ben d’l’air que mon enfant entre dans une nouvelle phase, le threenager. C’est une phase (ben oui encore une asti) où l’enfant s’affirme de façon agréable et rationnelle devant toutes formes d’autorité. Oui, je le sais, chaque enfant est un flocon de neige, unique et différent, et il ne faut en AUCUN CAS étiqueter les enfants, mais reste pareil que mon garçon de 3 ans a toutes les caractéristiques d’un adolescent. Vérifions le tout à l’aide d’une liste, shall we?

Tatouage : Yup. Sur le bras, le ventre, les fesses, dans la face. C’est ainsi qu’il peut reconnaître sa PatPatrouille Crew au parc. Total badass. Ils lancent des copeaux de bois, se pognent la poche et montent la glissade « de l’autre bord ». #rebels

Indépendance : Je ne m’attendais pas à ce que mon garçon n’ait plus besoin de moi avant qu’il ait 10 ou 11 ans. En fait, j’aime bien quand il est indépendant et qu’il s’occupe tout seul. Ça me laisse plus de temps pour aller bitcher sur les forums de maternité. Non, je corrige. J’AIMERAIS qu’il soit indépendant, mais pour mon gars, être indépendant signifie me crier après parce que j’ai voulu l’aider à mettre ses souliers, puis 5 minutes plus tard me crier après parce qu’il veut que je l’aide.

Attitude : As-tu déjà vu un p’tit de 3 ans lever le sourcil gauche d’incrédulité et de dégoût parce que son Dada chante L’Amour en Héritage de Nana Mouskouri à voix haute? Laisse-moi vivre mes illusions, damn it!

Incompréhension : 

Moi : Viens manger, Petit Pou »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi : « Petit Pou! Regarde le bel arc-en-ciel? »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi : « Petit Pou, faudrait que tu ramasses tes autos… »

Petit Pou : « HEIN? »

Moi: « Petit Pou, une once de gin avec le tonic, pis rajoute une tranche de citron. »

Petit Pou: « HEIN? »

Mauvaises influences : C’est ben évident qu’au parc ou ailleurs, mon p’tit va suivre comme un chien de poche le p’tit bum avec la casquette à l’envers qui se jette en bas de la balançoire, lance des roches pis lève la jupe des filles. Pas de danger qu’il aille jouer avec l’autre là-bas qui a recréé le village des Schtroumpf dans le bac à sable et qui chantonne doucement des chansons de Passe-Partout.

Insultes : Ma bouffe est immangeable, la couleur du verre n’est pas la bonne, ce soulier-là est trop laid et j’ai des grosses fesses, semble-t-il. Being a parent is so rewarding!

Paresse : S’habiller est une corvée qu’on réserve aux damnés en Enfer. Marcher jusqu’au parc est semblable à marcher sur des charbons ardents. Transporter son verre jusqu’à la table est l’équivalent de se faire arracher les ongles un à un. C’est presque impressionnant de voir à quel point mon enfant s’implique dans sa paresse, surtout lorsqu’il faut se presser. Mais tant qu’à agir comme un ado de 13 ans, il pourrait également se lever à midi, ça ne me dérangerait pas.

Dada Blaise

Like et partage comme un ado. Ou pas. Whatever. J’m’en fous. Chillax. #yolo 

Comment Traumatiser Votre Enfant (2e partie)

Que vous soyez un parent, une p’tite gardienne mâchonnant sa gomme avec son iPhone dans les mains, un grand-parent un peu déconnecté mais bien intentionné ou un moniteur complètement désabusé dans un camp de vacances, il peut être difficile de savoir qu’est-ce qui est approprié ou non pour les jeunes enfants. Particulièrement quand vient le temps de choisir une émission de télévision ou un film. Les enfants sont facilement impressionnables et la moindre chose peut les terrifier et les traumatiser à vie. La violence, de gros seins rebondissants et du langage fleuri peuvent se retrouver dans presque tous les films de nos jours. Et maintenant que vous n’avez plus à vous rendre dans un club vidéo pour aller chercher vos films et faire peur aux enfants en leur montrant la section horreur et sa pancarte de Chucky qui tient une paire de ciseau sanglant, comment allez vous faire pour traumatiser vos enfants à présent?

Afin de vous aider à choisir le BON film pour bien faire peur à votre enfant et l’empêcher de dormir dans son lit pour les 10 prochaines années, Dada vous a préparé cette simple liste puisé parmi les films des années 80/90 (parce que les films récents sont un peu trop saccharine à mon goût).

 

Dumbo

Pour découragez vos enfants de prendre des drogues/alcool/stimulants.

D’abord, après nous avoir bien traumatisé avec la maman de Dumbo (Mrs. Jumbo) qui pète les plombs et attaque des enfants, une scène d’adieu déchirante où la maman berce le petit Dumbo depuis sa cage, le film crinque le niveau de peur d’un cran avec la scène où Dumbo se saoule. Si le but est de faire peur à l’enfant afin qu’il ne veule pas boire, c’est réussi. Quoique je crois que Disney a mélangé « boire de l’alcool » avec « mixer de la cocaïne et 3 tonnes d’acide ». J’ai déjà été bien bien saoul (lis pas ça maman!), et je n’ai jamais bad trippé ainsi.

 

Qui Veut la Peau de Roger Rabbit?

Pour foutre la chienne bien solide et démontrez que les hommes de loi sont batshit crazy.

D’abord, après vous avoir titillé et vous faire questionner votre sexualité avec Jessica Rabbit, vous faire demander quel genre de film TUE un personnage de petit soulier anthropomorphique dans un bain d’acide, on termine en beauté avec la transformation horrifique du Juge DeMort en un personnage digne de Slender Man. Long, émancipé, il a les yeux rouges qui brillent, une voix stridente et des couteaux qui lui sortent des yeux. Yup…les années 80 étaient une époque bien à part.

 

L’Histoire Sans Fin

Pour démontrez à vos enfants la futilité de la vie et expliquez qu’est-ce que la dépression.

D’abord, la grosse source du mal qui détruit le monde imaginaire de Fantasia est appelé le Néant, un gros nuage qui dévore tout comme l’implacable mort qui vous guette au fur et à mesure que vous vieillissez. Fun times! Ensuite, pour vous assurez que vos enfants comprennent bien la perte d’un être cher, il y a la fameuse scène où Atreyu, le jeune héro de l’histoire doit regarder Artax son cheval se laisser mourir dans les Marécages parce qu’il est trop triste et déprimé pour continuer. #allthefeels

 

Labyrinthe

Pour éveillez la sexualité bourgeonnante de votre enfant.

Une seule chose: le paquet de David Bowie. Dance magic dance!

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Mac et Moi

Pour démontrez l’horreur de McDonald’s et enseigner à vos enfants que les cauchemars sont bien réels.

Mac, un extraterrestre qui ressemble à un enfant mal nourri du tier monde se nourrissant de Skittles et de Coke est séparé de son horrifique et cauchemardesque famille. Il s’échappe de la NASA pour aller détruire des maisons, terrifier des enfants handicappés et organiser des danses modernes dans un McDonald’s. Un merveilleux moment à passer en famille!

Opération Beurre de Pinottes

Pour enseignez à vos enfants à propos des sans-abris et du poil pubien. 

La raison même de cet article. Après avoir parlé de ce film avec des collègues de travail, j’me suis empressé de le réécouter, parce que je n’ai pas de vie de même. So…Le film raconte l’histoire d’un jeune garçon qui s’aventure dans une maison abandonné pour apercevoir quelque chose (qu’on ne voit pas, ce qui rend le tout encore plus fucked up) qui lui fait tellement peur qu’il EN PERD SES CHEVEUX. Bref, le meilleur début de film ever. Ridiculisé parce qu’il n’a pas de cheveux, le pauvre Michel est forcé de préparer une potion magique à base de, vous l’aurez deviné, beurre de pinotte, qui fonctionnera tellement bien qu’elle lui donnera une chevelure massive et immense. Puisque le film n’était pas encore assez weird, le prof d’arts plastique, qui est complètement disjoncté, veut kidnapper notre héro afin d’utiliser ses cheveux pour en faire des pinceaux. Oh, j’oubliais! Le meilleur ami de Michel, le petit asiatique Connie, a décidé d’étendre la solution magique sur la tête du garçon et, évidemment, sur ses parties intimes…pensez à ça 3 secondes et quart. Ceci veut dire que quand la potion fait effet SES POILS PUBIENS sortent de ses pantalons. Et si tout ceci ne suffit pas à traumatiser vous et vos enfants, sachez que Céliiiiiiiiiiiiiine elle-même chante les chansons du film. #nosleepingforyoutonight

 

Dada Blaise

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À lire: Comment Traumatiser Votre Enfant (1ère partie)

15 choses qui font de toi un bon parent

L’Internet tout entier semble souvent bien dévoué à te faire croire que tu es juste un pas bon pour toutes les raisons possibles et imaginables. Tu as laisser ton enfant jouer dehors tout seul? Abandon! Tu as laissé ton enfant manger des tranches singles de Kraft comme collation? Dépendance à la malbouffe! Tu as aider ton enfant à monter le p’tit mur d’escalade? Parent-hélicoptère!
Moi, je l’sais que tu es un bon parent. La preuve, tu es en train de lire cet article sur ce blogue, donc c’est déjà un bon point pour toi. Sans farce, comme il y a des millions de façons d’être parent de nos jours et de faire des erreurs, voici une liste pour te confirmer que tu fais BIEN les choses et t’assurer que tu es un bon parent. (indice: tu l’es):

 

1. Tu as déjà attrapé les fluides corporelles de ton enfant à mains nus.

2. Tu peux deviner la température de ton enfant au Celsius/Fahrenheit près avec juste le dos de ta main.

3. Tu as déjà laissé ton enfant faire sa crise dans une allée d’épicerie pendant que tu continuais nonchalamment à remplir le panier.

4. Tu as déjà abandonné ledit panier d’épicerie en empoignant ton enfant sous le bras de façon peu élégante pour le traîner jusqu’au char.

5. Tu as déjà dit la phrase: « C’est MOI qui décide! »

6. Tu as déjà fais 6 magasins pour trouver la maudite figurine manquante de Marcus/Stella/Chase/Ruben/Roukie/Zuma.

7. Tu as déjà passé une presque nuit blanche à cuire et décorer un gâteau en forme de Mickey Mouse qui ressemblait plus à Freddy Krueger en fin de compte.

8. Tu as déjà été magasiné pour te trouver du linge à TOI et tu es revenu avec 4 sacs de linges pour ton p’tit.

9. Tu as déjà utilisé la pompe à morve sans filtre, parce qu’il n’y en avait plus et c’était une urgence et tu as probablement avalé un bout de morve. Si c’est pas de l’amour ça, j’sais pas ce que c’est.

10. Tu as joué approximativement 6 431 heures de cachette et tu as réussi à faire semblant d’être surpris à chaque fois de trouver ton p’tit caché derrière les rideaux. (À. Chaque. Esti. De. Fois.)

11. Tu as utilisé l’excuse: « mon enfant est malade » plus d’une fois pour te défiler d’un événement social.

12. Tu as amené toute la famille au parc dans les jeux d’eau pour un après-midi de plaisir familial…ainsi qu’une excuse de ne pas prendre le bain ce soir-là. #winwinsituation

13. Quand tu te fais mal et que tu cherches un Band-Aid, tu passes beaucoup trop de temps à hésiter entre celui d’Elsa ou d’Anna.

14. T’as juste hâte de dropper ton p’tit chez les grands-parents pour un avoir un break pis t’as juste hâte d’aller le chercher pour le revoir.

15. Tu as gardé ton enfant en vie de son réveil jusqu’à ce qu’il se couche.

Dada Blaise

Les bons parents méritent un peu d’encouragement de temps en temps. Offrez leur de garder leurs enfants pour un weekend! Trop de trouble? Partagez cet article avec eux!