10 façons d’avoir l’attention de vos enfants

Une des premières leçons que vous apprenez lorsque vous devenez parent d’un enfant qui se met à parler et marcher, c’est que votre enfant devient une personne à part entière. Il a ses propres idées, ses propres envies et sa volonté d’agir. Le monde s’ouvre à lui et voilà ti-pas qu’il se met à s’occuper par lui-même de plus en plus souvent. Bless the Lord! Ou pas. Qui dit enfant occupé, dit aussi enfant qui ne vous écoute pas toujours. Certains ordres et demandes comme « viens souper », « viens t’habiller », « viens mettre tes souliers » et « va te coucher » peuvent être élégamment ignorés. N’est-ce pas génial de ne pas se faire écouter par son enfant? La solution? HURLER, CRIER, LEVER LE TON!

Bon, bon, bon. Ça d’l’air que les enfants sont « sensibles », « fragiles » et sont « de petits êtres tout doux, tout mignons » et qu’il ne faut surtout pas crier ou lever le ton devant eux. Correct, correct. Papa pis Dada vous propose ici 10 moyens autres que de crier pour avoir l’attention de vos enfants :

1 – Allez aux toilettes

Saviez-vous qu’un enfant naît avec un 6e sens? Celui de ressentir les vibrations du siège de toilette. Rendez-vous dans la salle de bain et asseyez-vous sur le siège : ceci déclenchera automatiquement chez l’enfant une profonde curiosité/famine/urgence/alarme. Regardez à quelle vitesse il vous retrouvera assis sur le bol avec votre téléphone en main en train de scruter les fins fonds de Kijiji pour trouver une gardienne disponible pour la journée même. Bonus round: Votre enfant voudra vérifier la largeur de vos défécations et tiendra à lui-même flusher le tout.

2 – Allez vous laver

Le 6e sens est également déclenché par le bruit de la douche. Déshabillez-vous et profitez de 3 secondes d’extase alors que l’eau chaude ruisselle sur votre corps meurtri par les « concours de boxe » de votre enfant. Juste au moment où vous devriez ressentir les bienfaits de la relaxation, l’enfant surgira rapidement pour vous demander une question du genre : « Est-ce que je peux jouer avec l’essoreuse à salade et la pâte à modeler? » ou se plaindre de « la grosse mouche qui vole dans la fenêtre ». Bonus round: L’enfant se joindra à vous, glissera maladroitement dans le fond de la douche, se plaindra de l’eau dans ses yeux et vous questionnera sur votre appareil reproducteur.

3 – Asseyez-vous pour lire un bon livre

Vous êtes bien assis confortablement avec un best-seller recommandé par Oprah elle-même, l’air apaisé et serein? Parfait! Regardez autour de vous! Hé oui, ce sont vos enfants qui virevoltent incessamment en bourdonnant des demandes et des requêtes, comme des mouches autour de la marde du miel. Bonus round: L’enfant aura la bonne idée d’apporter SON livre afin que vous lui fassiez la lecture. Yeah, Frissons l’Écureuil pour la 329e fois!

4 – Essayez de manger des sucreries en cachette

Les enfants sont comme des requins. Ils sentent l’odeur du sang du chocolat à des kilomètres. Ils ont également le pouvoir magique de se téléporter à l’endroit où vous êtes, exactement au moment où vous vous apprêtez à enfourner un shitload de chocolat dans votre bouche. Magie! Bonus round: Tentez d’expliquer pourquoi vous avez le droit de manger ça, et pas eux. #bullshittingisanart

5 – Faites un appel important au téléphone

Rappelez-vous que vous êtes un adulte et que parfois vous devez parler à un autre être humain, et non tout régler par emails/textos. Empoignez le téléphone nerveusement et tentez de parler sérieusement avec l’interlocuteur, alors que derrière, le bruit infernal de vos enfants qui s’approchent dangereusement de vous se fait entendre. Vos enfants ne pourront résister à l’envie pressante de venir vous voir et de vous achaler pour savoir avec qui vous parlez et de vous dire avec une voix de ténor qu’ils ont faim/envie/ont un objet étrange pogné dans la narine gauche. Bonus round: Tentez d’empêcher votre enfant qui tient absolument à raconter ce qu’il a fait au parc à la madame des assurances.

6 – Parlez avec un autre adulte

Cette technique s’applique mieux dans un endroit public, parce que vous êtes toujours seul à la maison, comme la pauvre âme en peine qui noie ses malheurs dans le vin que vous êtes. Trouvez un autre adulte qui accepte de vous parler et engagez la conversation. Particulièrement efficace si vous voulez avoir vos enfants pendus après vous, couchés de tout leur long sur vos genoux ou gigotant comme un ver de terre cardiaque entre vos jambes. Bonus round: Recevez une violente gifle « non volontaire » de votre enfant alors qu’il tentait de vous faire un câlin pour que vous sachiez qu’il était là et qu’il est la seule personne qui compte sur Terre.

7 – Restez pogné dans le trafic

Vous vouliez que votre p’tit répète votre nom cinquante-six mille fois d’une voix suraiguë que seuls les dauphins peuvent comprendre? Bingo! Endurez le son mélodieux de votre enfant et soyez ébahi devant la force de votre lien d’attachement qui vous unit et qui vous empêche de lui pitcher votre café en pleine face. Bonus round: Vous ne pouvez vous échapper de la voiture! Aren’t kids the best?

8 – Essayez de travailler

Tentez d’avoir une vie autre que de préparer du macaroni Kraft et de peler des clémentines, en vous installant avec un portable/cahier/tableau et une craie (whatever, I don’t judge) sur un coin de table afin de travailler. Plus le travail est pressant/important, plus l’enfant devrait arriver vite et insister qu’il veut lui aussi « écrire » ou regarder Pat’Patrouille sur l’ordinateur. Bonus round: Riez follement lorsque l’enfant pèse accidentellement sur le piton power de l’ordinateur. FML

9 – Allez dans votre lit

Le 6e sens de la douche et de la toilette? Il y en a un pour votre lit aussi! Tentez de vous allonger pour vous reposer dans la pénombre bienveillante de votre chambre. Tournez la tête et hurlez de terreur en apercevant le visage de votre enfant à quelques millimètres de votre face. Bonus round: « J’ai fait caca… par terre… regarde mes mains! »

10 – Tentez de faire des cochonneries avec votre conjoint

Le simple fait de grimper dans votre lit n’a pas fonctionné? Alors allez chercher votre conjoint et commencez à faire des galipettes. Tournez-vous et retrouvez votre enfant au pied du lit, les yeux écarquillés et la bouche béate d’horreur. Tadam! Attention assurée! Bonus round: Vous ne pourrez plus jamais faire l’amour de votre vie de jeune adulte!

Dada Blaise

 

 

Sujets de Discussion Awkward Avec Son Enfant Autiste – Part 1: La Mort

Faque, imaginez-vous donc que ces temps-ci on parle de la mort. Genre sans arrêt. Mon cher et tendre garçon unique en son genre à découvert, dieu sait comment, le sujet de la mort. Pis il veut savoir de kessé que ça implique, comprends-tu? Jour après jour, me voilà bombarder de questions du genre à quel âge on meurt, est-ce que grand-maman va mourir bientôt et où on va quand on est mort. Et tout cela avant huit heures du matin la plupart du temps. Happy thoughts!

Tout cela est en partie la faute d’un chien. Spécifiquement feu Wilson, notre p’tit chien saucisse qui pissait de bonheur sur nos piles de linge. Mon p’tit avait à peine 3 ans quand petit chien a quitté notre foyer et on avait pas mal sugercoaté son départ. Mais vl’à ti-pas que grace à nouveau bébé dans notre foyer, mon grand garçon nous plonge dans les souvenirs larmoyants en regardant son album photos de bébé. Pis qui apparait sur plein de photos? P’tit chien saucisse Wilson. Petit Pou s’ennuie de Wilson. Il en veut un autre. Et comme tous les parents d’enfant autiste savent, quand il a une idée dans la tête, il l’a pas dans l’derrière. L’idée est ben incrusté, il en veut un chien, pis drette tout de suite fucking now, peu importe mes manoeuvres de distractions boboches comme ce joli jouet de chien qui culbute. Frappant un mur et étant un peu écoeuré de me faire demander quand on aurait un chien, je fais comme tout parent coincé fait et je porte le blâme sur mon conjoint:

« On ne peut pas avoir de chien parce que papa peut pas avoir de chien. Il est allergique. Il ne peut pas avoir un chien dans la maison sinon il va tomber vraiment malade. »

Le sujet semble clos et je me félicite chaudement. Pis, vl’à soudain que la logistique autiste de mon garçon s’enclenche pis qu’un beau jour, en revenant de la garderie, mon enfant m’annonce:

« Tu sais, quand papa va être mort là, on achètera un chien. »

Craignant qu’il dévise alors un plan machiavélique de tuer mon tendre époux dans la nuit avec une paire de ciseau dans le but d’avoir un chien, je lui explique prestement:

« Tu sais tu vas grandir et devenir un grand garçon, aussi grand que papa. Tu pourras avoir ton propre chien dans ce temps-là! »

« Mais papa y vas-tu être mort? »

« Non. Papa il va mourir dans très très longtemps. »

 

Pause.

 

« Pis toi? C’est quand tu vas être mort? »

« Dans très longtemps aussi. Je vais être vieux, vieux, vieux. »

 

Je sens le malaise d’un petit garçon de 4 ans face à la brusque réalité de nos vies limités. Il semble bien seul et perdu sur son p’tit siège derrière moi. J’m’arrête dans un stationnement et je tente de bullshiter une réponse un peu fabuleuse, magique et réconfortante à la fois. Personnellement, je tente de garder un esprit ouvert sur le grand mystère de la mort et j’aimerais rien de mieux que d’aller straight au paradis avec des anges tout nus qui ressemblent à Hugh Jackman pis jouer aux cartes avec mes ancêtres pis retrouver mes anciens chiens, mais bof, j’suis quand même réalise. Anyway, peu importe ce qui va arriver, j’me vois mal aussi annoncer à mon enfant qu’après la mort ton corps pourri horriblement dans la terre pis se fait dévorer par des p’tits vers blancs dégoutant. Fac j’opte pour l’option facile:

« Yada, yada, yada, on quitte vers les étoiles pis chacun des petits points brillants dans le ciel c’est une personne ou un animal que tu as beaucoup aimé. Et quand tu t’ennuies de Wilson ben tu peux regarder le ciel et trouver l’étoile qui brille la plus fort! »

Tout est beau que j’me dis. Sauf que j’vois de ses deux confus yeux qu’il est entrain de s’imaginer l’espace tout entier avec un paquet de corps mort d’animaux pis de personnes qui flottent dans l’espace noir et infini de l’espace. Oups!

« Mais Dada, quand tu vas être mort pis papa aussi…moi je vais être tout seul? »

Oufff…Je vois bien sa grande peur, cette éternelle peur qui est resté ancré dans le fin fond de son p’tit coeur, celle qu’il a gardé depuis qu’il a changé de famille à ses 3 mois. Cette peur d’être tout seul, d’être abandonné.

« Qui va s’occuper de moi? » me demande-t-il avec un début de trémolo dans le fond de la gorge.

Je me trouve bien embêté et honnêtement, un peu sur le bord de brailler à mon tour. Faut-il que je sois le plus honnête possible? Et comment je fais quand je ne peux même pas être certain de ce qui va arriver? Fac je lui dit que peu importe ce qui va m’arriver, mon amour va rester là. Direct dans son coeur. Je fais une petite boule avec ma main.

« Mon amour c’est ça. Pis il va être dans ton coeur pis celui de ton frère pis celui de papa. Pour toujours. Mon amour il ne peut pas s’en aller de ton coeur. Donc à chaque fois que tu vas t’ennuyer de Dada, tu vas avoir mon amour avec toi. »

Il me regarde furtivement, ses petits yeux bleus se remplissant de p’tites larmes.

« Tes mots me font rendre triste dans mes yeux mais sourire en même temps. » qu’il me dit  en se séchant les yeux.

J’dis pas que j’ai tout réglé avec ma phrase magique, mais disons que quand il me ressort un « C’est quand tu vas mourir? », j’lui rappelle de toucher son coeur pour vérifier si mon amour est encore là. Pis guess what, il l’est encore.

Dada Blaise

 

 

10 Choses Que Vous Devriez Faire Pour Avoir Un Enfant À Succès

Arrêtez de vous mentir pis de vous faire des à croires que ce maillot de bain vous fait encore, que ce gâteau-là à presque pas de calories pis que vous allez faire du vélo tous les jours cet été. Regardez la vérité en face: tous les parents ont à peu près le même but pour leurs enfants, peu importe leurs opinions ou valeurs, nous voulons que nos enfants grandissent pour devenir un être humain heureux, en santé et avec toutes les qualités qui feront de lui une personne merveilleuse, aimé, adulé et ayant un succès interplanétaire.

Alors, comme une belle bande de caves qui savent pas trop ce qu’ils font, les parents punissent pis encouragent pis inscrivent à des cours de soccer valorisant l’esprit d’équipe. La plupart des parents s’en sortent pas trop mal avec cette technique à tâtons, seulement voilà, un article sur I Fucking Love Science m’a expliqué clairement que je devais en faire BEAUCOUP PLUS!

Selon la SCIENCE pis une petite dose de Beyoncé, les parents d’enfants à succès ont beaucoup de choses en commun, mis à part la chance et quelques millions en trop. Donc voici quelques petits trucs simples que vous devriez inculquer à vos enfants et ce le PLUS TÔT POSSIBLE enfin que votre enfant fasse des millions à 14 ans et que vous puissiez enfin vous acheter votre machine à smoothie Vitamix pis un chalet sur le bord de la mer avec beaucoup de grandes fenêtres pis un hamac à bananes.

  1. Donnez des tâches à votre enfant

C’est important d’instiller une bonne éthique de travail à votre enfant, c’est pourquoi mon enfant, qui a encore de la difficulté à mettre ses souliers tout seul, doit passer la tondeuse quotidiennement. Parfois il se plaint que c’est difficile à pousser la tondeuse et qu’il a peur que la lame coupe ses orteils, ce à quoi je lui réponds: « Ben mets les tes estis de souliers! »

2. Apprenez à vos enfants des compétences sociales

Mon enfant apprend ses compétences sociales en me regardant, donc il sait maintenant passer un petit commentaire sarcastique, éviter le regard des vendeuses dans les grands magasins, se fâcher rapidement pis grogner en guise de réponse lorsqu’il est 6 heures du matin.

3. Placez vos attentes très hautes 

Mes attentes sont que mon enfant puisse allumer la télévision par lui-même le samedi matin.

4. Ayez des relations harmonieuses dans votre couple

Selon l’article, l’harmonie du couple aide l’enfant à avoir confiance en lui. Hourra, ici on s’obstine à savoir quel émission regarder jusqu’à ce que Dada boude dans sa chambre, so, win?

5. Apprenez à vos enfants les mathématiques le plus tôt possible

Mon enfant n’a pas le droit de regarder Pat Patrouille. Je lui fais écouter des vieilles cassettes de Télé-Universitaire qui parle d’algèbre en grichant. #happychildhood

6. Les parents ont un statut socio-économique élevé

Aaaaahhh! C’est sûr que ça aide d’engager un chef pis une bonne et ainsi j’aurais le temps d’apprendre la grammaire allemande à mon enfant et lui enseigner les bases pour se créer une PME qui génère des millions avant son dix-huitième anniversaire.

7. Les parents sont moins stressés

Ahahahaahhaha! #crazylaugh #uglycrying

8. La maman devrait avoir un travail 

Shit, y’a pas de maman ici. We are doomed! 

9. Enseignez à vos enfants d’avoir du cran

 Pour l’instant je lui enseigne à ne pas avoir peur d’allumer tout seul la lumière de la salle de bain. 

10. Soyez autoritaire au lieu d’être permissif ou dominant

Autoritaire comme dans le fameux « On part dans 5 minutes! » qui finalement deviens « Là un dernier 5 minutes pis c’est tout! ». 

 

Cette liste prouve également qu’il y a une seule façon d’avoir des enfants qui ont du succès, donc si vous êtes divorcé, venez d’un milieu économique plus ou moins élevé, êtes différent ou que vous vous êtes levé du mauvais pieds votre enfant ne réussiront pas dans la vie, fac too bad!

                                                           Dada Blaise

 

Le Parent Idiot

Être parent signifie échouer. Échouer tous les jours pour toutes sortes de raisons. Échouer quand ton p’tit mange pas ses légumes au complet. Échouer quand ton p’tit ne veut pas embarquer dans le bain. Échouer quand ton p’tit joue avec son pénis devant grand-maman. Échouer de façon grandiose en public, devant une foule de gens magnifiques, branchés et pimpants de bonheur pendant que tu ramasses les morceaux d’un pot de tapenade aux olives noires fracassé sur le carrelage d’une épicerie fine tout en retenant ton enfant qui a décidé qu’il voulait ingurgiter les morceaux de verres comme collation santé. Et même lorsque tu crois être le meilleur des meilleurs, tu es toujours sous le regard des gens, scruté et analysé dans tes moindres faits et gestes parce que tu as osé transporté ton p’tit dans tes bras au Zoo au lieu de le faire marcher sur le sol brûlant (oui, un véritable fait vécu par Dada lui-même…).

À ce que je peux comprendre avec cette mentalité de jugement qui est constante dans notre société, c’est que nous sommes tous une belle gang de caves quand viens le temps d’être parent. Qu’un parent est programmé pour fucker son enfant de mille façons différentes, soit en étant trop présent, trop impliqué, trop détaché, en offrant du miel avant 4 ans ou en lui essuyant les fesses trop fort. Ce que je trouve étrange c’est que tant de gens, et surtout d’autres parents, se sentent aussi confortables pour vous donner une opinion sur l’éducation de votre enfant. Certains en font même un métier semble-t-il. Pourtant le temps n’est pas si loin où moi aussi j’avais une opinion sur les parents. Le temps B.C. (Before Children) Je me rappelle très bien d’observer une famille et de me demander pourquoi leurs enfants étaient aussi bruyants, pourquoi ils les laissaient brailler ou ne les chicanaient pas plus que ça, pourquoi ils les laissaient manger telle ou telle affaire et pourquoi les parents étaient autant en amour avec leurs enfants.

Of course, j’ai ravalé ben vite mes beaux jugements de « moi ça va être différent », « moi chui capable, moi j’vais être un peu mieux que les autres », « moi il va m’écouter quand j’vais dire non. » quand j’suis devenu un Dada à mon tour. J’ai alors compris que la tâche parentale est énorme, intimidante et énervante, un projet sans fin semble-t-il, qui vous laisse toujours pantois et sur le qui-vive. Au départ, quand le petit n’est qu’un bébé, quand tu commences à peine à déchiffrer tout ce quoi implique la vie avec un bébé, tu te sens un peu plus insécure donc plus prompt à juger rapidement les autres. Tu sens une p’tite pointe de jalousie émerveillé également à voir certains parents aller, de voir à quel point ça semble facile et béatifique pour d’autres, que ce soit les nuits, calmer les pleurs, changer les couches ou réussir à partir du point A au point B dans un endroit public sans t’être arrêté 4 fois parce que le p’tit veut pas suivre. Chaque action commise semble énorme et irréversible, chaque cuillerée de crème glacée de trop semble la prémisse de l’obésité infantile, chaque câlin de trop semble être le début d’une relation malsaine, chaque « là ça va faire » semble être les premiers pas vers de l’abus verbale. Mais évidemment, plus mon enfant a grandit, plus mon jugement s’est estompé peu à peu, ainsi que ma jalousie et mes revendications de « ouain mais c’est pas juste! ». Je comprend mieux que les parents interagissent différemment avec leurs enfants selon leurs humeurs, leurs envies, leurs valeurs et leurs défauts.

J’aimerais terminer en affirmant que le jugement c’est out et qu’il faut arrêter immédiatement, mais c’est inutile. Je ne suis pas encore assez optimiste pour croire que le jugement va s’estomper aussi facilement. Parce que oui, c’est l’fun passer un commentaire disgracieux envers un autre. C’est méchant pis bitch pis c’est un plaisir malsain qu’on peut faire un soir entre copines. Le jugement restera présent parce qu’il est inné pour l’être humain de le faire et il est inné pour un parent de se sentir jugé. Essayons au moins d’être plus discret dans notre jugement public, gardons-le pour les soirées arrosé de vin, là où elles ont leur place.

Dada Blaise

Comment Donner Un Bain Efficace à Votre Enfant En 10 Étapes Faciles

Peu après sa naissance, vous passiez le plus clair de votre temps à vous enfouir le nez directement dans le cou de votre poupon pour tenter de capter la douce odeur de bébé qui vous rentre directement dans les trompes de Fallope. Malheureusement, l’âge et le temps transformeront peu à peu cette odeur délicieuse de neuf et propreté humaine en un amalgame de vieux lait, trace de beurre de pinotte séché sur le bord de la bouche, saucisse à hot-dog, pet coincé entre deux p’tites fesses et salive abondante. Il est donc nécessaire de donner un bain à votre enfant, et ce à tous les jours, afin de le rendre propre et présentable à la garderie et ainsi éviter les jugements des autres bitchy moms. Donner le bain à votre jeune enfant est pas mal dans le top ten des meilleurs activités de toute la vie de l’univers, tous les parents vous le diront, parce que donner le bain signifie que l’heure du dodo est juste après et ensuite c’est la sweet liberté jusqu’au lendemain matin. Quoi de mieux que de gérer un petit être humain nu, mouillé et glissant comme une anguille dans une position inconfortable, vos genoux direct sur le carrelage dur et humide, votre dos souffrant le martyr alors que vous devez constamment fournir plus de mousse, de bulles, d’eau chaude et éviter les objets flottants non-identifiés.

Afin de vous préparez à ces tendres moments entre vous et votre enfant, voici un petit guide pratique à imprimer et à garder dans la pharmacie à côté des calmants et des lubrifiants intimes pour vous aider à donner un bain efficace à votre enfant et ce sans défaire votre joli coiffure.

Première étape – La Préparation Mentale

Comme vous avez déjà lu en quelque part qu’un jeune enfant n’aime pas les transitions, annoncez à votre chérubin un bon dix minutes à l’avance qu’il devra bientôt ranger ses Legos et que ce sera bientôt l’heure du bain. Malgré que vous lui donniez un bain soir après soir depuis qu’il a été expulsé d’un vagin, votre enfant peu apparaître quelque peu décontenancé et choqué d’une telle nouvelle. Après l’avoir calmé et rassuré, amenez le subtilement vers la salle de bain en dirigeant ses pas. Afin de vous préparez au bain, il est conseillé de retirer vos bijoux et vêtements superflus. Vous allez voir, y’a de l’eau en chriss avec un enfant dans l’bain.

Deuxième étape – L’Eau

Après avoir amené de force l’enfant qui s’était sauvé en riant narquoisement vers le salon, barrez la porte et reprenez votre souffle. Incitez votre enfant à participer dans les taches en lui proposant de remplir le bain d’eau avec vous. Une fois le bain rempli convenablement, l’enfant y trempera le bout du doigt afin de vérifier sa température. Rajoutez de l’eau froide, car le bain est bien trop chaud voyons donc! Maintenant mettez de l’eau chaude, c’est trop froid, il va geler pauvre p’tit! Non, trop chaud. Trop froid. Trop tiède. Trop chaud. Trop froid!!!! Après avoir hurlé élégamment que là ça va faire pis que l’eau est ben correct de même, passez à l’étape suivante.

 Troisième étape – Les Vêtements

Maintenant que le bain est impeccablement à la bonne température, demandez à votre enfant de retirer ses vêtements. L’enfant pourrait subitement affirmer qu’il est incapable d’un tel acte. C’est du bluff. Vous savez très bien qu’il est capable de retirer ses vêtements, surtout lorsque vous venez de l’habiller pour la garderie et qu’il se rend dans l’autre pièce pour retirer ses pantalons et ses chaussettes en guise de fuck you. Une fois l’enfant nu, tentez par tous les moyens possibles d’inciter votre enfant d’aller dans le bain. Peu importe le nombre de jouets, de lightsticks amusants, de belles promesses de mousse Pat Patrouille, l’enfant pourra s’obstiner. Aidez le alors à entrer dans le bain pour ainsi éviter qu’il y glisse et éclabousse la salle de bain en entier.

Quatrième étape — Les Jouets

Et c’est le gros fun noir qui commence! Les jouets de bain ludique et coloré c’est bien, mais voyez à quel point l’enfant s’en contre-torche rapidement et préfère à la place jouer avec le p’tit bidule du robinet, des jouets réguliers à batteries qui ne vont pas dans l’eau, le contenu entier de votre tiroir de cuisine (passoire, bain-marie, vieux contenants à yogourt), et, le plus important, des bulles. So much fucking bubbles. Sachez que peu importe la hauteur de la mousse et des bulles, ça ne sera jamais suffisant pour l’enfant, jamais. Les bulles et la mousse sont comme leur énergie vitale et ils l’absorbent directement avec leurs pores de peau. Pour économiser sur la mousse à bain sans gluten, câlisser directement du savon à vaisselle dans l’eau. Les plats Tuppwerware qui s’y trouvent, et votre enfant du même coup, recevront un bon lavage!

Cinquième étape — Laver le corps

C’est malheureux, mais l’étape la plus importante du bain et de laver l’enfant. Beaucoup de parents clament que leur enfant est autonome et est capable de se laver par lui-même. Tant mieux pour leur enfant prodige qui doit également transformer l’eau en vin et chier de l’or dans ce cas. Pour les autres enfants, ceux qui ont une ligne de crasse noire dans le cou et de la cire douteuse derrière les oreilles, procédez ainsi: mouillez une débarbouillette et appliquez-y une légère quantité de savon. Savonnez l’enfant généreusement, des orteils jusqu’aux omoplates. Le visage est un terrain dangereux, une morsure est vite arrivé. Pour les garçons, tirez maladroitement le petit prépuce sous le regard amusé de votre chérubin qui clame alors: « Wow, moi gros pénis hein? » #awkward

Sixième étape – Laver les cheveux

Vous attendiez cette étape avec crainte depuis le début. On est jeudi après tout, vous êtes dus pis vous avez pas l’choix. Quoique de plus plaisant que de verser un mince filet d’eau sur les fins cheveux d’un jeune enfant gigotant comme un diable dans l’eau bénite qui cri au meurtre si jamais une petite goutte ose frôler ses précieux cils?

Septième étape – Sortir du bain

Annoncez qu’il est pas mal rendu le temps de sortir du bain pour mettre le pyjama et brosser les dents. Voyez brusquement à quel point l’enfant à donc du plaisir dans l’eau et cherche à y élire domicile. Pointez la noirceur imminente qui se pointe par les fenêtres et insistez que c’est la nuit et qu’il est pas mal rendu le temps d’aller au lit. Vous serrez peut-être tenté d’ordonner à votre enfant de déguidiner et sortir immédiatement, mais il risque de vous supplier pour un « 5 minutes » supplémentaire. Acquiescez, en bon parent ouvert et généreux que vous êtes.

Huitième étape – Le Téléphone

Alors que votre enfant s’amuse donc en marinant dans sa saleté et vieux résidus de la journée, sortez discrètement votre téléphone et profitez en donc pour avoir un peu de temps de qualité avec vous-même. Le p’tit est sage et s’amuse à boire de grandes lampées d’eau savonneuse ou à se passer la débarbouillette avec laquelle vous lui avez frotté les fesses dans la face mais c’pas grave, vous méritez ce repos. Évitez seulement les éclaboussures sur votre précieux téléphone et tout le monde s’en sortira vivant.

Neuvième étape – Le « dans 1 minute »

30 minutes plus tard, rappelez à votre enfant que le « 5 minutes » est passé. Soyez surpris (mais pas tant que ça) par sa nouvelle objection. Dites lui que c’est la fin du bain dans 1 minute…ou en langage clair: right fucking now.

Dixième étape – La Fin du Bain

Aux grands maux les grands moyens. Vous pouvez prendre directement l’enfant et tentez de le gardez en vie alors qu’il se débat violemment au-dessus de la céramique dure tout en tentant ne pas échapper son corps gluant de mousse et d’eau OU vous pouvez y aller de façon sneaky et retirez le bouchon du bain et laissez la nature (l’air froid) faire le reste. Voyez comment l’enfant réclamera une serviette au plus vite. #commeunpro

 

Dada Blaise

 

Gratienne et Françoise-Rutabaga s’habillent

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Habiller la petite Françoise-Rutabaga est une expérience agréable et hautement satisfaisante pour tous dans le foyer de Gratienne. La petite s’occupe d’abord de choisir elle-même les vêtements qu’elle a envie de porter et les bons accessoires pour créer un ensemble coquet et simple. La petite retire elle-même son pyjama, qui n’est pas imbibé d’urine ni de vieux résidus de morve de la nuit précédente, et ne les lance pas violemment à l’autre bout de la pièce. Elle va plutôt placer ses vêtements dans le panier à linge sale en prenant bien soin de remettre les manches à l’endroit et en classant le clair du foncé. Elle revêtira ensuite sa robe blanche immaculée Roberto Cavalli sans gigoter comme une schizophrène paniquée dans tout le salon et ne se cognera pas le genoux sur la table basse en hurlant comme si ses vêtements étaient fait de feu virulent et terrifiant.  Sa tête est juste la bonne forme et grandeur et Gratienne n’a pas à tirer comme une forcenée sur le tissu afin que la tête énorme de sa progéniture y passe. La petite remerciera alors sa mère de lui acheter de si beaux vêtements et de toute l’attention et l’amour qu’elle lui donne en faisant une belle pirouette et en enfilant son bracelet de perles nacrés Pierre Cartier, et non pas en lui assénant un violent coup sur le menton. Bien évidemment, elle restera tranquille et immobile alors que Gratienne lui remontera les cheveux beauty queen style, la coiffure parfaite pour un avant-midi à la piscine! #tinyLanaDelRey #putyourbackintoit

La Vie de Gratienne

 

Les Nouveaux Stades de Développement d’un Enfant

Je ne suis pas un parent incroyablement complexe et nuancé. Je suis comme tous vous autres. J’aime faire pipi avec un enfant à quelques centimètres de moi, j’aime mettre mon gilet préféré et apercevoir qu’il y a une énorme tache de yogourt dessus, j’aime ramasser des Legos et des billes dans les craques du divan et, j’aime surtout aller fouiller sur le Net et me mettre à paniquer parce que mon enfant n’a pas l’air d’atteindre les stades de développement de son développement dans le temps « normal ». Lors des rencontres de sensibilisation sur l’adoption, j’avais été prévenu que mon enfant serait différent. Qu’il aurait parfois des comportements étranges, difficiles à gérer, voire terrifiants. Qu’il aurait une courbe de développement différente, en dent de scie, c’est-à-dire que par bout il semble régresser et d’autres il fait d’énormes bonds en avant. Mais j’me disais « bof…j’suis DONC un être merveilleux et supérieur à la norme, fac MOI j’vais comprendre, MOI j’me stresserai pas avec ça, MOI j’mange du kale et des chips aux épinards pis j’suis donc compréhensif et serein. »

Fac le p’tit est arrivé chez nous, ben beau, ben pimpant, sourire pis fossettes pis yeux bleus. La DPJ nous a offert le merveilleux recueil Naître et Grandir et une bonne amie m’a donné un guide de développement de l’enfant. « Tiens. Des fois ça nous calme un peu de vérifier des trucs dans ce livre-là. Mais revire pas fou non plus! » qu’elle me dit. Sauf que j’allais découvrir que concernant mon enfant, j’étais BATSHIT CRAZY. J’me suis mis à paranoïer pis je checkais ce maudit guide cent fois par jour. Je me suis retrouver sur des forums de Mamanpourlavie ou Doctissimo afin d’écrire des commentaires terrifiés, borderline psychotiques:

Moi: J’panique! Mon enfant devrait être capable de faire des bye bye par lui-même, non?
Personne sensée et calme: Inquiète toi pas, les bébés ont chacun leur rythme de faire les choses.
Moi: Ouain mais #lesgens vont penser qu’il est stupide! Pire encore, que je l’ai mal élevé!
Personne sensée et calme: Comment est-ce qu’il réagit quand tu lui fais des bye bye?
Moi: J’sais-tu! J’en fais pas vraiment encore. Je le stimules pas assez, c’est ça?

Avec le recul, j’me trouve un peu idiot de m’être autant énervé pour des peccadilles. Oui taper dans les mains et faire des bye bye c’est mignon, mais il y a beaucoup d’autres étapes et stades de développement importants dans la vie d’un enfant et surtout, d’un parent. Par contre, en fouillant Naître et Grandir, j’me suis rendu compte que, horreur, ces étapes n’y apparaissaient pas! Il y a une grave lacune de leur part. Afin d’y remédier derechef, voici une nouvelle liste d’étapes importantes dans le développement de votre enfant:

La Première Mordée de Chair Humaine

Les premières dents apparaîtrons dans la douleur et les pleurs, ainsi que le violent désir de tester leur durabilité en mordant quelque chose. Que ce soit votre mamelon préféré (le droit) ou votre épaule ou votre jambe, votre bébé aura vite fait de vous prouver son amour avec sa bouche et, si possible, quelques gouttes de sang. Gardez-le sourire et votre calme et réprimandant doucement et allez sacrer dans la salle de bain en passant vos seins sous l’eau froide. #nosexforyoutonight

La Première Fois qu’Il Sâcre le Camp en Bas de Quelque Chose

Vous venez de le déposer sur le divan et lui chantonner des trucs, puis vous avez tourné le dos UNE SECONDE, genre moins d’une seconde, le quart d’une seconde, puis dans le temps de le dire, votre p’tit à rouler vers le vide et s’est précipité vers le sol à une vitesse vertigineuse. Une peur glacée vous a enserré l’estomac pis vos réflexes vont ont fait tendre les bras et vous avez pogné le p’tit juste à temps (ou pas, pis il s’est cogné sur le tapis). Le p’tit a bel et bien lâché un whack de surpris et vous avez immédiatement proliférez toutes les plus belles promesses et dévotions, mais vous n’oublierez jamais le regard empli de déception de votre petit envers vos capacités parentales.

La Premier Bain de Sang

Vous les regardiez depuis un bout de temps, ces fins petits ongles blancs et immaculés, semblable à des coquillages délavés par le vent et le soleil tant ils semblent purs. Il était temps, alors vous avez décidé de couper avec grande finesse et préciosité les petits ongles de votre doux, oh si doux bambin avec les petits ciseaux assortis à sa douillette. Et puis, fouille-moi de kessé que l’câlisse qui est arrivé, mais vous avez coupé plus loin pis la lame s’est enfoncé dans le doigt rose de votre bébé pis le sang toé qui jaillit comme dans un film d’horreur, avec les larmes et les cris de panique. Définitivement le meilleur moment pour vous faire appeler par votre mère pour savoir si tout se passe bien.

 Le Premier Caca Apocalyptique

Le p’tit avait fait une drôle de face et vous avez senti les effluves nauséabondes. Évidemment, vous étiez en plein centre du DIX/30 avec vos sacs de Pottery Barn et votre bel espoir de faire des emplettes sous les légers flocons de neige. But shit is going down, littéralement. Armé de vos maigres lingettes humides, vous avez amené votre p’tit dans la salle de bain privé puis vous avez réalisé avec horreur que le caca semblait avoir explosé partout sur votre bébé. Il y en avait partout. Son dos, ses pantalons bleu sarcelle, ses p’tits bas, sa tuque, même l’habit de neige était souillé. Les plus chanceux auront par hasard du linge de rechange. Les autres devront se débrouiller avec les lingettes, du papier de toilette et l’eau intermittente du robinet public. #nevergobacktothatbathroom

La Première Érection Malaisante

Non, pas celle de votre conjoint pendant qu’il écoute la télévision la main dans les culottes effouaré sur le divan. Plutôt celle de votre p’tit, qui est anormalement tranquille dans le bain et qui se lève subitement pour vous montrer fièrement son p’tit tuyau ben drette, sourire extatique aux lèvres: « Dada, gros pénis moi hein? ». Heu…#theygrowupsofastlitteraly

La Première Nuit Où Vous Vous Demandez Comment Vous Avez Ben Fait Pour Passer Au Travers

Vous la reconnaîtrez quand elle arrivera. Il n’y aura aucun présage, aucun signe pour vous annoncer que la nuit de marde arrive. Pourtant, vous allez couchez votre p’tit et il se réveillera au 10 minutes en larmes et vous ne saurez pas pourquoi. Ce sera ainsi toute la soirée, pour avoir un léger break au moment où vous irez vous coucher. Puis le tout recommencera à nouveau. Aussitôt que le sweet, sweet sommeil semblera se présenter à vous, votre bébé se réveillera à nouveau. Il n’aura pas faim, ne voudra pas se faire bercer, ne voudra pas dormir avec vous. Vous aurez beau le changer de couche, le tapoter doucement, vous promener avec dans toute la maison, faire un massage apaisant et réaligner ses chakras, sweet fuck all. Rien ne marchera. Après 3 heures de cris stridents, vous vous questionnerez sérieusement sur la solidité de votre lien parental. Vous vous surprendrez à calculer combien d’argent cela vous prendrait pour fuir le pays illégalement et refaire votre vie au Guatemala à vendre des coquillages sur le bord de la mer. Pis vous allez voir le soleil se lever, votre pyjama trempé de sueur de la furie retenue et vous allez apercevoir votre enfant à semi endormi, toujours vivant. Vous vous souviendrez toujours de cette nuit-là.

 

Malgré tout ces belles étapes, ne faites pas comme moi. Ne paniquez pas si votre enfant ne parle pas autour du moins qu’il est supposé le faire et s’il ne marche toujours pas après tant de mois. Je sais que c’est plus fort que vous, mais don’t, ça ne vaut pas la peine. Je n’ai pas grand conseil à vous donner, sauf qu’il faut vraiment apprendre à let it go pis accepter que votre p’tit va ben finir par tout faire comme le reste. Par contre, si autour de 18 mois il n’a toujours pas fracassé l’écran de votre iPhone en le lançant violemment sur le sol dans un élan de furie rageuse, il faudrait peut-être consulter pour un petit retard de développement.

Dada Blaise

P.S: J’ai même quelques étapes importantes pour l’enfance et l’adolescence!

La Première Fois Que Votre Enfant Fouille Dans Votre Sacoche Pour Vous Prendre un 20$!

La Première Fois Où Vous Entrez Dans Sa Chambre et le Surprenez à Se Passer Un Poignet!

La Première Fois Que Votre Enfant Vous Insulte en Public!

La Première Fois Que Votre Enfant Vous Appelle Drunk Pour Venir le Chercher

Comment Expliquer Notre Famille Homoparentale À La Populace

 

L’été finit plus de finir et nous sommes au parc, Dada et le p’tit, partageant un de ces moments tendres et merveilleux autour de la balançoire. Nous avions amené le whole shebang avec nous, le p’tit chariot rouge ben plein de ballons, gugu qui tourne dans le vent, kit de bulles, toute, toute. J’ai d’l’air de savoir où j’m’en vas pis comment gérer ça un enfant moé-là. Le parc est ben plein. Les housewives de Chambly piaillent joyeusement depuis leur spot habituel, les diverses madames de CPE se jasent ça pendant que les enfants se bataillent pour cueillir des pissenlits; il y a même une grand-maman attendrissante qui marche en tenant sa petite-fille par la main. Deux mamans, couettes poussent leurs petites tout près de moi. Le p’tit se balance jambes en l’air et tête par en arrière, criant ses ordres de »plus haut! » et « plus fort » habituels. Après un boutte, le p’tit se retourne vers moi et me demande subitement et légèrement un peu trop fort à mon goût : « Papa il est où? »

Je sens aussitôt quelques regards se poser sur notre joyeux duo. Je peux déjà imaginer les questionnements des deux mamans tout près : « Who the fuck is that guy? » « Est-ce que c’est son oncle? » « Est-ce qu’on est en train d’assister à un kidnapping nous autres coudonc? ».

J’explique alors d’une voix claire et précise à mon p’tit:

« Papa est au travail Petit Pou. »

« Ah. Toi travaille pas? »

« Non, DADA, TON AUTRE PÈRE ne travaille pas aujourd’hui. Viens avec moi maintenant, nous allons aller à NOTRE MAISON, car je suis TON PÈRE aussi. Tu as DEUX PAPAS! »

Puis nous sommes partis prestement. La vérité est que ce genre de situation est plutôt fréquent dans nos vies. La plupart du temps, c’est facile et même loufoque à gérer. Je fais des blagues, je crée des malaises et j’aime ça. On me demande le nom de la mère et je réponds que c’est moi. Le regard se lève alors rapidement vers moi et me scrute attentivement, s’attardant sur mes manboobs et ma barbe, puis on me demande de répéter, pardon, le nom de la mère c’est? Bref, avec les adultes c’est simple. Mais là où je sens un vrai malaise, c’est avec les plus jeunes. Les premiers jours à la garderie ou bien au cours de natation par exemple. Les questions curieuses des enfants: « Maman, pourquoi il y a deux papas lui? » « Elle est où sa maman? » « Pourquoi il a pas de maman? »

Yup, j’suis un gay Dad qui se fait appeler Dada, et plus souvent qu’autrement, je sème le doute et la confusion sur mon passage. La plupart des parents se débrouillent bien pour baragouiner une réponse: « Ben c’est comme ça, il a deux papas. » « Sa maman est pas là! » « Il a pas de maman. » D’autres font la stratégie simple d’ignorer la question ou de proposer d’aller au dépanneur pour acheter des bonbons. Vous vous sentez un peu mal à l’aise face aux nombreuses questions de vos enfants? Laissez un expert en Dadaitude vous aider sur le sujet.

D’abord, parlez à vos enfants. C’est le plus simple. N’évitez pas le sujet ou n’embellissez pas la vérité. Ne dites pas que la maman est partie au magasin ou vit dans un autre pays. Et surtout, ne dites pas qu’ils sont trop jeunes pour comprendre. Soyez simple et précis. Ils sont « gays ». That’s it. N’ayez pas peur de dire le mot. Ils sont GAYS (mais ne le hurlez pas non plus, pour pas faire peur aux voisins). Papa pis Dada sont gays. Les deux madames qui vivent au-dessus de chez nous sont des lesbiennes. Le Schtroumpf avec une p’tite fleur sur le chapeau, oh honey, il est gay et ne le sait pas encore. C’est correct également que vos enfants soient un peu chamboulés et  incertains. La plupart des enfants ont le modèle Papa/Maman dans leur tête, ils ont grandi avec ça. C’est correct de leur dire que c’est différent. C’est un bon mot à utiliser. Ils sont juste un peu différents de notre famille. Le monsieur là-bas est noir et la maman est blanche. Ils sont juste un peu différents de notre famille. La maman là-bas n’a pas d’amoureux. Elle est toute seule avec sa petite fille. C’est juste différent de notre famille.

Beaucoup craignent également que d’avoir à expliquer l’homosexualité ouvre une porte vers celle-ci. Comme si le fait de mentionner à un jeune enfant que, oui, deux hommes peuvent être amoureux risquait de le pousser dans cette voie. Il n’est pas nécessaire non plus de dire à vos enfants qu’ils pourraient peut-être un jour être amoureux de quelqu’un du même sexe qu’eux. Laissez-leur encaisser la nouvelle, pas besoin de les mélanger davantage. Expliquez simplement, et non, vous n’avez pas à expliquer GRAPHIQUEMENT ce que c’est l’homosexualité. Certains craignent d’avoir à expliquer comment deux hommes font l’amour. Non madame, t’es pas obligée de faire ça. Ne passez pas un jeudi soir à visionner le contenu de Youporn en famille afin d’expliquer clairement ce que font deux hommes ensemble. La simplicité gagne toujours. Le classique « Ces deux messieurs s’aiment comme des amoureux » est ben correct.

Mieux vaut que vos enfants sachent et comprennent ce que c’est le plus tôt possible au lieu de l’apprendre tout croche par le p’tit bum de la cour d’école à la virilité/confiance en soi chambranlante. La plupart des enfants d’âge primaire n’ont qu’une vague idée de ce que c’est « être gay ». La plupart du temps, ils l’associent à quelque chose de péjoratif, mais une fois questionnés, ils ne savent pas vraiment pourquoi. Ils savent seulement qu’être gay c’est mauvais. C’est pourquoi il est primordial pour tous – que ce soit les familles différentes ou bien le p’tit gars qui réalise peu à peu qu’il aime vraiment jouer avec son meilleur ami – d’expliquer le positif des couples homosexuels. « Ils sont un couple. Ils sont amoureux. » Le mot « aime » est capital, non? Car c’est ce qui unit le monde, c’est ce qui unit une famille.

Ils s’aiment. Point final.

Dada Blaise

 

Une P’tite Rentrée Aigre-Douce

On le sent dans le fond de l’air, une touche de froid, les premiers frissons de la fin. Dehors, dans la chaleur massive, sous le soleil chaud et jaune, c’est déjà le début d’une autre saison, la sève qui se retire, les feuilles qui se pavanent pis qui se meurent. La fin des vacances. Y’a ti pas un mot plus triste que ça? Fin. Pourtant, c’est une réalité que tous les enfants doivent affronter un jour ou l’autre. La fin de la liberté, la fin du gros fun noir, la fin de se coucher tard pis se lever tard, la fin de la piscine, la fin du chlore pis du gazon coupé. La fin de l’été. La rentrée scolaire. Le début, pis la fin. La tristesse, pis l’excitation. L’aigre pis le doux.

La rentrée scolaire, c’est cyclique. C’est toujours la même chose, peu importe l’âge. D’abord, il y a les articles pour réussir la rentrée scolaire tout en restant saine et heureuse qui ont fait leur apparition. Les bons conseils vont de bon train, tout le monde se rue dans les magasins et chiale sur le Net que ça pas de maudit bon sens ces maudites listes de matériel scolaire là. Voyons donc 24 crayons mine! Plus qu’une efface? Coudonc ils leur donnent-tu à manger? Des crayons-feutres aux couleurs différentes? On n’est pas des millionnaires bonyeu! Va falloir faire des lunchs santé avec des collations de légumes? Yousse qu’on est, au Ritz? Puis arrivent les photos. LES photos. Vous savez de quoi je parle. Les photos de mamans enchantées, qui sautent de joie avec un rictus dément devant les enfants à la face de baboune, armé de sac à dos et de tristesse. C’est drôle! Ah ah ah! Vive la liberté, j’t’écoeuré d’avoir mes enfants dans les pattes! Ensuite c’est les autres qui se pointent, les rabat-joies de ce monde, dents et griffes acérés, commentaires prêt. C’est PAS drôle. J’adore mes enfants. J’veux passer tous mes jours avec eux. Si j’me retenais pas, j’me coudrais à eux pour ne pas manquer un seul moment. Les indignes pis les dignes. Pas d’entre-deux.

La grande journée arrive. Le plus p’tit trépigne d’énervement. Son sac à dos est plus gros que lui. La plus grande se la joue cool. Elle est aussi nerveuse qu’avant. Chu-tu encore dans la gang? Mon prof va-tu être fin? Celle au secondaire n’a pas voulu déjeuner. Elle a passer la veille à choisir le bon vêtement, celui qui est casual enough, celui qui ne la classifie pas dans aucun groupe, mais qui ne la mettra pas à part non plus. J’m’en fou, mais j’m’en fou pas. Même le cégépien, ben fier dans son char rouillé, a des flatulences de stress intense. Ici c’est immense. Ici c’est réel. L’universitaire quant à lui est habillé en Schtroumpf, pour son initiation. Kessé qui vont me faire? Ça d’l’air qu’ils peuvent te forcer à te mettre tout nu ou boire des 18 shooters d’affilés. Même le prof, de son côté, se mâchouille les lèvres de nervosité en alignant les bureaux. J’espère que ça va bien aller. J’espère avoir le contrôle sur eux. J’espère que je vais les intéresser.J’espère qu’ils vont être fins.

Peu importe l’âge, c’est la même émotion, comme un choc électrique qui se propagerait d’enfant en enfant, partagés par une mer d’écoliers, d’adolescents, d’adultes. L’inconnu. Le rejet. Vais-je être accepté? Vais-je être à la hauteur? Où est-ce que j’vais aboutir? Qu’est-ce qui va m’arriver? J’veux pas y aller. J’veux rester chez nous, j’veux rester dans les vacances. C’est bel et bien la fin d’un temps, la fin du chaud pis des popsicles à l’orange. Ça sent les cahiers neufs, les crayons-feutres magiques, ça sent la possibilité. Les p’tits pieds trépignes, les talons claquent, les fermetures éclairs sont remontés, les cheveux sont couvert de gel, de spray-net, les yeux se mouillent, les câlins sont un peu plus long, un peu plus fort. Aweille vas-y ti-gars. Vas-y ma grande, ça va ben aller. Bye bonne journée. Amuse toi. Ce sont-là les premiers pas vers la grande vie. Vers le grand monde. Vers le vrai de vrai. Au revoir limonade sucrée, au revoir temps doux. Salut l’prof. Salut les amis.

Bonne rentrée scolaire!

Dada Blaise

Comment Endormir Votre Enfant Avec Sérénité en 10 Étapes Faciles

Les enfants sont la plus belle chose au monde et vous passeriez tout votre temps avec eux, à les cajoler, les aimer, les faire rire, leur donner des collations et jouer à la cachette sans arrêt… Mais malheureusement, une fois le soir venu, il faut les coucher. Je sais, je sais, vous auriez aimé passer trois autres heures en leur compagnie, mais que voulez-vous, ces petites bêtes ont besoin de sommeil! Sorry!

Tout le monde vous le dira, le sommeil pour votre p’tit est primordial. Et qu’une bonne routine, du calme et de la sérénité suffisent amplement pour l’aider à s’endormir par lui-même. Pourtant, sachez que peu importe le nombre d’heures dévouées à épuiser votre enfant en le faisant courir pour attraper des Pokémons, jouer au parc, tenter de le ramener de force à la maison, monter les marches sans but, peu importent les savons apaisants Johnson & Johnson à la lavande, les moutons qui font des bruits de baleines, les tortues qui projettent des étoiles et des spectacles-de-lumières-comme-si-on-était-à-la-Ronde et les calmants à la camomille en suppositoires, il est possible que le p’tit ne veule pas aller se coucher, voire refuse catégoriquement de même embarquer dans le lit. « Pour de kessé? » que vous vous demandez sûrement. La raison est simple : votre p’tit vous aime tellement qu’il ne supporte pas l’idée d’être séparé de vous encore plus longtemps. Vous êtes tellement un parent extraordinaire qu’il a envie de toujours être à vos côtés pour se pendre à vos jambes alors que vous cuisinez et vous faire d’énormes câlins la tête première dans vos parties intimes. Alors, quand vient le temps de lui dire bonne nuit, le p’tit est soudainement confronté à l’horrible réalité que vous préférez avoir un peu de temps libre pour vous plutôt que de passer du temps à le chatouiller et le cajoler, et sa vision de la bonté et de l’amour est À JAMAIS détruite. Tough luck!

Afin de vous aider à passer une soirée tranquille et sans tracas, voici un petit guide pratique à imprimer et coller sur le réfrigérateur, entre les aimants de l’alphabet et les dessins du p’tit, afin de vous aider à endormir votre enfant dans la sérénité.

Première étape – L’Annonce

Après avoir passé 10 minutes dans votre chambre devant le miroir à complimenter votre force intérieure et vous répéter « je suis capable », sortez de la chambre en vous mordillant la joue et marchez d’un pas assuré jusqu’à votre p’tit qui joue nonchalamment. Prenez une grande respiration, comptez jusqu’à cinq, puis annoncez que c’est l’heure du bain et du dodo. Attendez que votre enfant calme ses pleurs et évitez les coups de pieds qui pourraient se diriger vers votre visage.

Deuxième étape – Le Bain

Dites à votre enfant d’enlever ses vêtements pour qu’il puisse aller dans le bain. Courez après votre enfant dans toute la maison, en étouffant votre rage parce qu’il court vite le p’tit maudit. Rattrapez-le et amenez-le de force dans la salle de bain. Comprenez, grâce à ses subtils cris, qu’il veut lui-même retirer ses vêtements. Attendez patiemment qu’il retire ses vêtements pour aller dans le bain. Regardez votre enfant se débattre comme un lapin affolé, le gilet sur la tête car l’ouverture est trop petite pour sa tête énorme de bambin en croissance. Aidez-le avant qu’il ne glisse sur le carrelage ou ne fracasse sa tête sur le comptoir. Écoutez patiemment les litanies de l’enfant qui REFUSE d’aller dans le bain. Une fois l’enfant lavé, rincé et propre, écoutez patiemment les litanies de l’enfant qui REFUSE de sortir du bain.

Troisième étape – Brossage des dents

L’enfant devrait être maintenant apaisé et complètement détendu. Après avoir séché l’enfant et lui avoir enfilé le pyjama avec rigueur car sa petite peau était encore trop humide, annoncez qu’il est temps de se brosser les dents. Ici, deux options s’offrent à vous : L’enfant refusera de se brosser les dents, et comme vous n’avez pas 40 000 $ pour payer des broches et des couronnes, délicatement sur l’enfant et tenez-lui la tête fermement pour lui brosser les dents tout en évitant de vous faire mordre les doigts. L’autre option : l’enfant adore se brosser les dents et le fait avec joie, prenant bien soin de cracher sur le miroir, le comptoir, l’évier et les serviettes décoratives tissées à la main par Martha Stewart elle-même. Pleurez de découragement dans le papier de toilette mouillée par les éclaboussures de dentifrice.

Quatrième étape – L’Histoire

Installez-vous confortablement sous les couvertures avec votre enfant lové tendrement contre vous et lisez une merveilleuse histoire remplie de remarques intelligentes et drôles qui éveilleront l’imagination et les rêves de votre enfant. L’enfant devrait alors s’endormir paisiblement contre votre corps, un léger sourire aux lèvres, créant ainsi un moment de béatitude dont vous vous souviendrez toute votre vie. Ou, you know, tentez de calmer l’enfant qui saute sur le lit et qui fait des culbutes alors que vous lisez pour la 100 000e fois la même fucking histoire que vous lisez depuis la nuit des temps et que personne ne semble écouter anyway. Lisez quelques phrases de chaque page seulement ou inventez une autre fin pour vérifier si l’enfant vous écoute (faque là le lapin crève au bout de son sang pis son père s’en va parce que tout le monde le prenait pour acquis, the end). Fermez le livre et annoncez qu’il est le temps de dormir. Voyez la rapidité de la demande de votre enfant à relire immédiatement l’histoire.

Cinquième étape – La Comptine

Replacez l’enfant sous les couvertures et serrez légèrement les draps contre lui afin qu’il ne puisse pas s’échapper facilement. Ceci est d’une importance CAPITALE pour les étapes suivantes. Répondez aux exigences de l’enfant et chantez une berceuse mélodieuse et unique pour l’aider à s’endormir. Cherchez dans les méandres de votre cerveau pour trouver une maudite comptine autre que Frère Jacques ou Au Clair de la Lune. Chantez des vieilles tounes de Disney ou de Passe-Partout. Faites-vous sauvagement critiquer par l’enfant, car clairement c’était le mauvais choix de chanson et la mauvaise façon de les chanter.

Sixième étape – La Bullshit

Annoncez qu’il est maintenant temps de faire dodo. L’enfant comprend en fait que vous le menacez de l’étouffer dans les couvertures ou de mettre la maison en feu; il risque donc de réagir avec terreur et affolement. Calmez l’enfant et sortez rapidement de la pièce. Ici commence la ronde de la bullshit. L’enfant sortira de sa chambre à quelques reprises pour exprimer ses besoins (soif, pipi, soif, caca, bisou, câlin, anecdote, pipi, soif, toutou de chien, toutou de lapin, doudou est tombé, soif, pipi, bisou, câlin, j’ai peur, bisou, câlin, shut the fuck up, bisou, câlin) et vous devrez combler chacune de ses demandes avec le sourire et la sérénité au poing. Après la 17e demande, permettez-vous d’aller sacrer brutalement dans un oreiller.

Septième étape – Fuck les conseils

Votre enfant n’est toujours pas endormi et vous allez manquer de temps pour écouter Stranger Things. Aux grands maux, les grands moyens, pardi! Le p’tit a peur dans le noir, allumez la veilleuse. Le p’tit a peur tout seul, consolez-le et couchez-vous maladroitement à même le sol afin de l’apaiser par votre présence. Alors que le p’tit tourne et se retourne encore dans son lit comme un démon dans l’eau bénite, sortez discrètement votre téléphone et gossez dessus avec la luminosité au plus bas. Prenez bien soin de cacher votre téléphone et tendez une main rassurante dans le lit de temps en temps, en bon parent que vous êtes. #Iwillalwaysbethereforyoubaby

Huitième étape – Là, ça va faire, ou les menaces

L’enfant semble s’être assoupi, donc comme un gymnaste désarticulé, sortez le plus discrètement de la chambre en évitant de piler sur les planches qui craquent. Courez jusqu’au salon et retirez tous vos vêtements, tellement la liberté vous a excité. Entendez la petite voix de votre progéniture qui vous appelle du fin fond de sa chambre, cette petite voix qui se rend directement dans votre cerveau pour peser sur le piton DANGER. Retournez à la chambre, regardez votre enfant direct dans les yeux pis proférez une menace bien sentie à travers vos dents serrées par la rage: « Si tu te couches pas right now, on écoutera plus jamais PatPatrouille, on va écouter L’Arbitre avec Anne-France Goldwater. Pour toujours ».

Neuvième étape – L’Alcool

L’étape que vous attendiez depuis le début! Ceci est l’étape la plus relaxante du processus, ou du moins devrait l’être, sauf que le doux son de l’alcool qui frappe le fond du verre est souvent interrompu par…

Dixième étape – Encore plus de bullshit

Hé oui! V’là-ti pas votre p’tit lapin sur le pas de la porte, qui a oublié de vous raconter que dans l’émission de Mickey Mouse, « Donald avait tombé dans l’eau pis que après le petit garçon mangeait les pommes pis qu’aussi Alice, à la garderie, voulait PAS prêter le bloc, mais que le soleil est parti faire dodo pis que les jeux d’eau au parc marchent plus ». Buvez votre verre d’une traite et retournez à l’étape numéro sept.

Comme je vous l’ai dit plus haut, sérénité totale! La preuve, allez lire ce compte rendu d’une nuit avec mon p’tit, vous verrez à quel point c’est efficace!

Dada Blaise

L’enfant ne dort toujours pas? Venez partager VOS trucs ici d’abord!

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