Je suis tanné de penser à lui

Je suis tanné de penser à mon enfant. Je suis tanné de penser à ce qu’il a fait, n’a pas fait, devrait faire ou aurait du faire. Je suis tanné de m’inquiéter sur son avenir, sur la journée de demain, s’il va avoir une belle matinée, un bel après-midi, s’il va faire mal aux autres ou bien se faire mal.

Je suis tanné de penser à lui, à sa condition, à l’autisme. Je suis tanné d’attendre après des réponses qui n’arriveront probablement jamais.

Je suis tanné de voir de la famille, des amis, des collègues, des connaissances et me faire dire comment mon garçon est mignon, et à quel point il n’a pas l’air « autiste » ou « si pire que ça » et de ressentir le besoin pressant de les corriger et d’expliquer qu’en fait il ne va pas toujours très bien, que de s’habiller ou prendre un bain peut r’virer en cauchemar et que de voir son enfant se frapper la tête sur le sol pour se calmer est une image que je ne souhaite à aucun parent.

Je suis tanné de sa rigidité mais je suis également tanné du regard des autres lorsque j’agis pour le bien de mon garçon en sachant où sont ses limites et qu’est-ce qui est mieux pour lui.

Je suis tanné des contradictions des spécialistes, des recherches, des autres parents.

Je suis tanné de mes propres contradictions. Je suis tanné de toujours me demander si telle ou telle intervention est la bonne.

Je suis tanné de me demander si tel ou tel geste est autiste ou simplement normal.

Je suis tanné de ne jamais véritablement savoir exactement ce que je devrais faire.

Je suis tanné qu’il n’y est pas un livre du genre: Le Guide du Parfait Petit Parent du Petit Autiste Parfait.  

Je suis tanné d’avoir à prévoir et gérer le futur d’une simple journée, à me demander si telle activité sera trop pour le petit cerveau de mon fiston, comment il pourra réagir, quelle stratégie je devrai utiliser et quel moyen je devrai prendre pour l’aider.

Je suis tanné d’être optimiste et espérer qu’une simple marche autour du carré de maison avec une trottinette pourrait être un beau moment en famille mais aussi de prévoir le coup en sachant très bien que la frustration et l’échec de ne pas réussir du premier coup feront que mon garçon pourrait se jeter au sol et se frapper ou bien fuir directement vers la rue ou pire encore.

Je suis tanné de ne pas pouvoir m’asseoir dans mon salon sans me faire tourner autour et me faire frapper parce que mon garçon ne sait pas comment gérer son ennuie et est incapable de s’occuper seul.

Je suis tanné d’avoir à expliquer à mon enfant qui veut constamment inviter des amis à la maison que parfois il faut prendre une pause d’inviter des amis, parce que quand il y a trop de gens, trop d’amis, quand il cour trop, qu’il saute, s’excite, mange des cochonneries, ben sa petite tête peut se rempli d’éclairs et que là il peut perdre le contrôle, frapper, se taper, ses éclairs peuvent sortir de sa tête et personne ne veut ça.

Je suis tanné d’inviter des amis pareil pis de sortir ma panoplie d’horaire, de pictogrammes, d’objets et autres trucs, de faire un plan de soirée et de stratégies avec mon garçon, nous épuiser avant même que ça commence et de me dire chriss, ça devrait pas être aussi difficile que ça de prévoir un souper avec des amis. Que moi aussi j’ai le droit de m’asseoir pis boire du vin pis de pas à avoir à m’inquiéter sur si mon garçon va en frapper un autre avec un camion parce que l’ami à passer trop près ou n’a pas voulu jouer comme il l’avait prévu.

Mais après tout cela, je réalise aussi que, oui, ça va toujours être aussi difficile. Difficile va faire parti de mon vocabulaire et ce jusqu’à la fin des temps. Parce que quand c’est difficile, c’est parce qu’il faut que je porte attention. Pis c’est à ce moment là que j’ai le goût d’arrêter de penser à mon garçon, à l’autisme, aux solutions pis aux stratégies.

C’est là que je réalise que dans l’fond, ce que j’veux, c’est juste que mon p’tit gars se sente un peu comme les autres enfants. Que de temps en temps, qu’il puisse courir, pis sauter, pis  s’énerver, pis manger, pis suivre pis faire un peu n’importe quoi, juste pour qu’il se sente comme un p’tit garçon de 4 ans, juste pour qu’il se sente comme un enfant.

Et là, je ne suis pas tanné d’être surpris lorsque mon garçon joue comme si de rien n’était avec d’autres amis ou qu’il fait des câlins aux autres à la garderie.

Et je ne me tannerai jamais d’être presque ému aux larmes lorsque je vois mon garçon jouer pendant plus de 5 minutes avec son petit set Playmobil.

Et je me tannerai jamais de voir un petit geste, un petit mot, un petit sentiment se dégager de mon garçon, quelque chose qui vient prouver que tous les sacrifices, efforts et découragements en valent la peine, au bout du compte.

Et je me tannerai jamais de lui.

 

Dada Blaise

 

Les Nouveaux Stades de Développement d’un Enfant

Je ne suis pas un parent incroyablement complexe et nuancé. Je suis comme tous vous autres. J’aime faire pipi avec un enfant à quelques centimètres de moi, j’aime mettre mon gilet préféré et apercevoir qu’il y a une énorme tache de yogourt dessus, j’aime ramasser des Legos et des billes dans les craques du divan et, j’aime surtout aller fouiller sur le Net et me mettre à paniquer parce que mon enfant n’a pas l’air d’atteindre les stades de développement de son développement dans le temps « normal ». Lors des rencontres de sensibilisation sur l’adoption, j’avais été prévenu que mon enfant serait différent. Qu’il aurait parfois des comportements étranges, difficiles à gérer, voire terrifiants. Qu’il aurait une courbe de développement différente, en dent de scie, c’est-à-dire que par bout il semble régresser et d’autres il fait d’énormes bonds en avant. Mais j’me disais « bof…j’suis DONC un être merveilleux et supérieur à la norme, fac MOI j’vais comprendre, MOI j’me stresserai pas avec ça, MOI j’mange du kale et des chips aux épinards pis j’suis donc compréhensif et serein. »

Fac le p’tit est arrivé chez nous, ben beau, ben pimpant, sourire pis fossettes pis yeux bleus. La DPJ nous a offert le merveilleux recueil Naître et Grandir et une bonne amie m’a donné un guide de développement de l’enfant. « Tiens. Des fois ça nous calme un peu de vérifier des trucs dans ce livre-là. Mais revire pas fou non plus! » qu’elle me dit. Sauf que j’allais découvrir que concernant mon enfant, j’étais BATSHIT CRAZY. J’me suis mis à paranoïer pis je checkais ce maudit guide cent fois par jour. Je me suis retrouver sur des forums de Mamanpourlavie ou Doctissimo afin d’écrire des commentaires terrifiés, borderline psychotiques:

Moi: J’panique! Mon enfant devrait être capable de faire des bye bye par lui-même, non?
Personne sensée et calme: Inquiète toi pas, les bébés ont chacun leur rythme de faire les choses.
Moi: Ouain mais #lesgens vont penser qu’il est stupide! Pire encore, que je l’ai mal élevé!
Personne sensée et calme: Comment est-ce qu’il réagit quand tu lui fais des bye bye?
Moi: J’sais-tu! J’en fais pas vraiment encore. Je le stimules pas assez, c’est ça?

Avec le recul, j’me trouve un peu idiot de m’être autant énervé pour des peccadilles. Oui taper dans les mains et faire des bye bye c’est mignon, mais il y a beaucoup d’autres étapes et stades de développement importants dans la vie d’un enfant et surtout, d’un parent. Par contre, en fouillant Naître et Grandir, j’me suis rendu compte que, horreur, ces étapes n’y apparaissaient pas! Il y a une grave lacune de leur part. Afin d’y remédier derechef, voici une nouvelle liste d’étapes importantes dans le développement de votre enfant:

La Première Mordée de Chair Humaine

Les premières dents apparaîtrons dans la douleur et les pleurs, ainsi que le violent désir de tester leur durabilité en mordant quelque chose. Que ce soit votre mamelon préféré (le droit) ou votre épaule ou votre jambe, votre bébé aura vite fait de vous prouver son amour avec sa bouche et, si possible, quelques gouttes de sang. Gardez-le sourire et votre calme et réprimandant doucement et allez sacrer dans la salle de bain en passant vos seins sous l’eau froide. #nosexforyoutonight

La Première Fois qu’Il Sâcre le Camp en Bas de Quelque Chose

Vous venez de le déposer sur le divan et lui chantonner des trucs, puis vous avez tourné le dos UNE SECONDE, genre moins d’une seconde, le quart d’une seconde, puis dans le temps de le dire, votre p’tit à rouler vers le vide et s’est précipité vers le sol à une vitesse vertigineuse. Une peur glacée vous a enserré l’estomac pis vos réflexes vont ont fait tendre les bras et vous avez pogné le p’tit juste à temps (ou pas, pis il s’est cogné sur le tapis). Le p’tit a bel et bien lâché un whack de surpris et vous avez immédiatement proliférez toutes les plus belles promesses et dévotions, mais vous n’oublierez jamais le regard empli de déception de votre petit envers vos capacités parentales.

La Premier Bain de Sang

Vous les regardiez depuis un bout de temps, ces fins petits ongles blancs et immaculés, semblable à des coquillages délavés par le vent et le soleil tant ils semblent purs. Il était temps, alors vous avez décidé de couper avec grande finesse et préciosité les petits ongles de votre doux, oh si doux bambin avec les petits ciseaux assortis à sa douillette. Et puis, fouille-moi de kessé que l’câlisse qui est arrivé, mais vous avez coupé plus loin pis la lame s’est enfoncé dans le doigt rose de votre bébé pis le sang toé qui jaillit comme dans un film d’horreur, avec les larmes et les cris de panique. Définitivement le meilleur moment pour vous faire appeler par votre mère pour savoir si tout se passe bien.

 Le Premier Caca Apocalyptique

Le p’tit avait fait une drôle de face et vous avez senti les effluves nauséabondes. Évidemment, vous étiez en plein centre du DIX/30 avec vos sacs de Pottery Barn et votre bel espoir de faire des emplettes sous les légers flocons de neige. But shit is going down, littéralement. Armé de vos maigres lingettes humides, vous avez amené votre p’tit dans la salle de bain privé puis vous avez réalisé avec horreur que le caca semblait avoir explosé partout sur votre bébé. Il y en avait partout. Son dos, ses pantalons bleu sarcelle, ses p’tits bas, sa tuque, même l’habit de neige était souillé. Les plus chanceux auront par hasard du linge de rechange. Les autres devront se débrouiller avec les lingettes, du papier de toilette et l’eau intermittente du robinet public. #nevergobacktothatbathroom

La Première Érection Malaisante

Non, pas celle de votre conjoint pendant qu’il écoute la télévision la main dans les culottes effouaré sur le divan. Plutôt celle de votre p’tit, qui est anormalement tranquille dans le bain et qui se lève subitement pour vous montrer fièrement son p’tit tuyau ben drette, sourire extatique aux lèvres: « Dada, gros pénis moi hein? ». Heu…#theygrowupsofastlitteraly

La Première Nuit Où Vous Vous Demandez Comment Vous Avez Ben Fait Pour Passer Au Travers

Vous la reconnaîtrez quand elle arrivera. Il n’y aura aucun présage, aucun signe pour vous annoncer que la nuit de marde arrive. Pourtant, vous allez couchez votre p’tit et il se réveillera au 10 minutes en larmes et vous ne saurez pas pourquoi. Ce sera ainsi toute la soirée, pour avoir un léger break au moment où vous irez vous coucher. Puis le tout recommencera à nouveau. Aussitôt que le sweet, sweet sommeil semblera se présenter à vous, votre bébé se réveillera à nouveau. Il n’aura pas faim, ne voudra pas se faire bercer, ne voudra pas dormir avec vous. Vous aurez beau le changer de couche, le tapoter doucement, vous promener avec dans toute la maison, faire un massage apaisant et réaligner ses chakras, sweet fuck all. Rien ne marchera. Après 3 heures de cris stridents, vous vous questionnerez sérieusement sur la solidité de votre lien parental. Vous vous surprendrez à calculer combien d’argent cela vous prendrait pour fuir le pays illégalement et refaire votre vie au Guatemala à vendre des coquillages sur le bord de la mer. Pis vous allez voir le soleil se lever, votre pyjama trempé de sueur de la furie retenue et vous allez apercevoir votre enfant à semi endormi, toujours vivant. Vous vous souviendrez toujours de cette nuit-là.

 

Malgré tout ces belles étapes, ne faites pas comme moi. Ne paniquez pas si votre enfant ne parle pas autour du moins qu’il est supposé le faire et s’il ne marche toujours pas après tant de mois. Je sais que c’est plus fort que vous, mais don’t, ça ne vaut pas la peine. Je n’ai pas grand conseil à vous donner, sauf qu’il faut vraiment apprendre à let it go pis accepter que votre p’tit va ben finir par tout faire comme le reste. Par contre, si autour de 18 mois il n’a toujours pas fracassé l’écran de votre iPhone en le lançant violemment sur le sol dans un élan de furie rageuse, il faudrait peut-être consulter pour un petit retard de développement.

Dada Blaise

P.S: J’ai même quelques étapes importantes pour l’enfance et l’adolescence!

La Première Fois Que Votre Enfant Fouille Dans Votre Sacoche Pour Vous Prendre un 20$!

La Première Fois Où Vous Entrez Dans Sa Chambre et le Surprenez à Se Passer Un Poignet!

La Première Fois Que Votre Enfant Vous Insulte en Public!

La Première Fois Que Votre Enfant Vous Appelle Drunk Pour Venir le Chercher

Papa pis Dada vous conseillent

Fouille-moi pourquoi mais depuis que j’ai créé ce fabuleux blogue, une chose étrange s’est produite: je reçois de temps en temps des questions et des messages de plein de gens inconnu. La plupart s’interroge sur leur enfant, certain ont des questions sur l’adoption et d’autres ont le goût de me jaser. J’suis bien flatté et honoré qu’autant de gens veulent l’avis d’un p’tit bedonnant gay, fan de Disney et de tzatziki, mais je suis surtout pas un expert sur le monde de l’enfance. J’apprend sur le tas, pis j’fais mon possible à tous les jours pour pas que la maison brûle et que mon p’tit ne termine pas sous un pont à offrir des handjobs en échange d’un café chez Tim. Bref, j’suis la personne la MOINS indiqué pour donner des conseils, mais les gens continuent de me bombarder de questions anyway! Ça m’a tout de même donné une idée…

J’vais commencer aujourd’hui ce courrier du cœur comme le faisais Louise Deschatelets dans l’temps. Papa pis Dada vous répondent et vous offrent de bons conseils, bande de chanceux! (Prenez note que comme la plupart des textes de ce blogue, mes réponses ont une légère tendance SARCASTIQUE! Wink wink!).

Sans plus tardez, voici les bons conseils de Papa pis Dada:

Cher Papa pis Dada, je cherche un moyen original pour annoncer que je suis enceinte? Comment j’pourrais ben faire ça de façon coquette, fashion et trendy? 

Un mot pour toi: Facebook. Commence par poster des messages cryptiques et nébuleux tel: « nouvelle étape », « merci la vie » et « j’ai fourré hier! ». Ensuite, post des photos coquines et originales avec des fourchettes et des p’tites cuillères, des souliers de bébé à côté des tiens ou une photo de ton gynécologue avec un thumbs up. Après une longue semaine d’excrutiating anticipation, révèle soudainement que oui, vous serez trois en juin! Mais n’arrête pas le suspense ici! Bombarde ta famille et tes amis d’information explicite sur la chambre du bébé, la texture de vos mamelons, la circonférence de vos hémorroïdes et un vote sur le futur nom de votre bébé.

Allô Papa pis Dada, qu’est-ce que tu me conseilles de manger pendant que j’suis enceinte?

Si vous avez lu un peu le blogue, comprenez ici que je n’ai  FUCK ALL aucune idée c’est quoi être enceinte puisque notre couple est composé uniquement d’êtres humains de sexe masculins. Mais si j’me fis aux films et à la Petite Vie, mes sources d’information pour être un adulte épanoui, je vous dirais de la crème glacée et des cornichons. Y’a tout les nutriments nécessaires au bon développement d’un bébé dans ces deux aliments.

Bonsoir Papa pis Dada, j’adore votre blogue et j’aimerais vous donner de l’argent et une carte cadeau de chez Rossy. Par contre, j’ai un problème, je ne dors pas très bien avec un bébé qui pleure toute la nuit, vos trucs?

Un des plus grands mythes de la parentalité est qu’on ne dort plus une fois qu’on devient parent. La vérité est que TOUS les bébés dorment paisiblement de 7:00 le soir à 7:00 le matin. Les parents se plaignent du manque de sommeil uniquement pour s’attirer la sympathie des autres et ainsi espérer recevoir des cadeaux et de la nourriture gratuite. Mais si vous faites partie de ces malheureux qui ont réellement un bébé qui braille aux heures, vous pouvez toujours vous enfiler une couple de gélules de mélatonine et laisser la Nature (et le boyfriend) s’occuper du bébé. Si vous êtes plus en moyen et que vous habitez Outremont, vous pouvez demander à votre nounou jamaïcaine ou philippine de s’occuper de petit tout en nettoyant vos nombreux miroirs pendant que vous dormez sur vos deux oreilles sur vos draps en coton égyptien. Le choix est le votre!

 

Cher Papa pis Dada, mon jeune enfant se réveille à 4:32 précisément à TOUS LES ESTIS DE MATIN. J’m’ouvre les veines ou il y a une autre solution? 

La prochaine fois que votre enfant surgira à votre porte de chambre, prenez-le à part et expliquez lui logiquement et rationnellement la situation. Nous avons tendance à sous-estimer nos enfants, tout le monde vous le dira. Les enfants sont intelligents et sages, nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Si vous expliquez les bienfaits du sommeil à l’aide d’une présentation Power Point et de graphique orné de collants odorants, l’enfant devrait comprendre rapidement que vous méritez de dormir tard et tout faire pour vous rendre heureux. Les prochains matins il devrait se réveiller beaucoup plus tard, genre autour de 5:00.

Papa pis Dada, mon p’tit veut rien savoir des légumes? Qu’est-ce que j’fais? J’y enfonce de force dans gorge ou je l’enlève de mon testament? 

Voilà un autre mythe à propos des enfants! Tout le monde s’accorde pour dire qu’il est nécessaire qu’un enfant mange des légumes tous les jours. Pourtant les enfants détestent les légumes, c’est bien connu! Et ils ont raison. Le corps humain sait ce qui est bon pour lui et ce quoi il a besoin pour fonctionner! Si le petit réclame du sucre non-raffiné mélangé avec du chocolat et du beurre, c’est son corps qui parle! Laissez le manger ce qu’il veut, des bonbons, du beurre de pinotte, de la crème glacée, des Froot Loops, du sable. Un toddler qui n’arrive pas encore à atteindre le comptoir connait son métabolisme et comment gérer son alimentation mieux que personne, n’oubliez pas ça.

Bonsoir Papa pis Dada, mon p’tit pique des crises intenses depuis quelques temps. J’suis à la veille de m’ouvrir les veines ou m’abonner à Dairy Queen pour noyer mon chagrin dans les blizzards. Help! 

Ah les crises. Quoi de plus plaisant que de faire face à une horde de gens blafards dans un IGA avec un bambin étalé sur le plancher sale, braillant comme si c’était le Jugement Dernier. J’ai une chose à vous dire: le pouvoir de la crise réside en un élément, son audience. C’est là que le p’tit puise l’énergie nécessaire pour continuer sa crise. Plus il attire l’attention de la populace, plus il vous fait honte, plus vous aurez envie de lui donner ce qu’il veut. Alors faite comme tout bon parent, courez avec votre jeune sous l’bras vers l’abri le plus proche, lancez votre épicerie dans l’fond du char, perdez dix livres de sueur à essayer d’attacher le p’tit dans son siège puis câlissez votre panier avec force violence dans le rack pour ventiler votre frustration. Retournez rapidement à la maison en écoutant les larmoiements de votre progéniture mélangé avec une chanson rythmé. Votre enfant verra qu’il ne vous fait plus honte, donc perdra rapidement le goût de perpétuer sa crise. Qu’il la fasse dans votre salon à la place, là où les stores se ferment et que vous pouvez regardez votre Facebook à tout loisir en attendant que ça passe.

 

Voilà! J’espère avoir changé vos vies avec mes conseils réfléchis et utiles. N’hésitez pas à m’écrire vos questionnements profonds sur Facebook ou dans les commentaires, j’y répondrai sous peu dans un nouveau billet sur le blogue! À qui la chance?

Dada Blaise

 

Magasiner en Panic Mode

Vous rappelez vous d’autrefois, le temps « avant » les enfants? Moi oui. J’m’en rappelle, hé que j’m’en rappelle donc, j’m’en rappelle constamment, j’m’en rappelle quand j’suis seul dans la salle de bain en braillant, la face pleine de mascara en chantant « All By Myself », mais ça c’est moi. Le bon vieux temps semble si loin parfois. Le temps des matins en p’tites culottes à jouer au Playstation, les matinées à préparer des œufs bénédictines portobello/brie, les soirées entre copines à boire des Cosmopolitan et parler de Big et surtout, SURTOUT, ces longs après-midis à faire des courses dans les rues branchées de la métropole (ou Brossard, c’est selon). Oui, magasiner. Voilà ce qui me manque le plus. « Ben là Dadadelidoudou, tu peux encore magasiner avec ton p’tit! » Ouain mais moi je parle du VRAI magasinage. Marcher calmement dans les allées, déambulant nonchalamment entre les diverses boutiques, attrapant ici un livre pour en lire quelques pages, là une bouteille de parfum pour en sentir les effluves, essayer cette chemise beaucoup trop cher, juste pour le fun, manger un yogourt glacé aux abricots en regardant les literies blanches immaculés, s’arrêter pour sentir des chandelles, juste parce que, tsé. Faire du browsing. Magasiner paresseusement.

L’habileté de magasiner paresseusement meurt violemment dans les cris assourdissants une fois qu’arrive les enfants et est remplacé par magasiner en Panic Mode. Le Panic Mode est le seul mode de magasinage disponible d’ailleurs à présent que j’ai un enfant. Si, par une chance inestimable je me retrouve seul à St-Bruno pour un avant-midi d’emplettes plaisantes, je suis tellement stressé de prendre mon temps et de profiter du moment que j’me mets à paniquer que j’en profite pas assez pis j’tombe en Panic Mode anyway.

Le Panic Mode, vous savez c’est quoi, non?

  • C’est de prendre un vêtement dans ses mains pour examiner le motif pis se retourner pour voir ton p’tit entrain de lever la jupe du mannequin ou de lui faire des attouchements pervers sous les yeux outrés d’une septuagénaire terrifiée.
  • C’est de passer ton temps à asseoir et sortir ton p’tit de la poussette, selon son bon vouloir et ses demandes incessantes.
  • C’est de vieillir de 10 ans de plus en voyant ton p’tit empoigner des coupes de cristal avec ses p’tites mains poisseuses pis de courir autour des cygnes Swarovski.
  • C’est d’éviter l’allée jouets puis arriver à la caisse pour apercevoir que ton p’tit a malgré tout réussi à prendre le toutou de PatPatrouille et le mettre dans la poussette. C’est également endurer la crise interminable parce que non, tu l’achèteras pas le fucking toutou, correct là?
  • C’est de perdre une demi-heure dans les escaliers roulants, parce que c’est le meilleur manège sur la Terre.
  • C’est de se faire dire « ENVIE CACA! » pendant que tu es dans la cabine d’essayage avec l’enfant, les jeans à terre et le t-shirt à 80$ que tu achèteras même pas finalement sur la tête.
  • C’est essayer de te faire à croire que tu es capable de rentrer dans ses jeans-là finalement pis d’entendre le rire moqueur de ton p’tit derrière toi qui te pointe tes grosses fesses.
  • C’est d’acheter à peu près n’importe quel morceau de linge finalement, juste pour décalisser au plus sacrant pis dire qu’au moins t’as un nouveau morceau de linge pour la job.
  • C’est courir frénétiquement dans des allées serrés avec une poussette qui contient un simili carcajou enragé qui bave et crache de colère parce qu’il faut absolument trouver un cadeau pour la responsable du service de garde.
  • C’est de trouver une place dans le coin restaurants et disant « scusez, scusez » à répétitions pendant que le p’tit boude parce que peu importe.
  • C’est de passer devant Toys’R’Us et assurer que non, on ira pas dans le magasin, se retrouver dans le magasin de toute façon et voir ton p’tit tendre fièrement la grosse base gigantesque de LEGO à 45 000$.
  • C’est de promettre d’aller dans un autre magasin et que là, tu pourras acheter TOUT ce que tu veux.
  • C’est de finir ton magasinage au Dollarama, te félicitant d’être un parent aussi sharp et allumé.
  • C’est de te taper une autre crise parce qu’il faut partir du magasin pis tu ne veux pas lui acheter le vieux bibelot laid du Dollarama et la chandelle parfumé Chocolate Love.
  • C’est se promettre que la prochaine fois, tu commanderas sur Amazon ou ailleurs pendant que ton p’tit fait des pirouettes tout nu sur le divan.

Ahhh…c’est l’fun être parent! Pis n’oubliez pas, Noël arrive dans 4 mois à peine! Hourrah!

Dada Blaise

Comme le ferait la une jeune lycéenne amoureuse, partager cet article avec votre meilleure copine en vous excitant comme une puce tout en mâchonnant un chewing-gum rose.

 

Comment Traumatiser Votre Enfant (1ère partie)

Vendredi dernier je vais à la librairie et farfouille la section des livres pour enfants avec mon air coquin et songé, parce que j’me trouve donc bon d’acheter des livres dans une librairie et non des livres version epub sur le Apple Store. Étant le fier parent d’un enfant épanoui de 3 ans que l’on peut étiqueter comme étant « une tête forte » ou « esti de tête de cochon », je cherchais un livre pour l’aider à gérer ses immenses colères qu’il nous pique régulièrement depuis ses 2 ans.

Je tombe sur ce livre.

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C’est parfait que j’me dis. L’histoire raconte un p’tit qui lance ses souliers contre le mur, refuse de manger son souper et crie après son papa, bref un lundi soir typique dans notre maisonnée. L’enfant du livre est ensuite envoyer dans sa chambre pour bouder (ouf le parent se ferait chicaner par Naître et Grandir!) pis il sent une grosse colère monter en lui. Elle est tellement grosse qu’elle fini par lui sortir par la bouche.

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La colère prend la forme d’un espèce de gorille/monstre qui se met à tout saccager dans la chambre. Le p’tit fini par dire à la colère de se calmer et il la met dans une boîte. Fin.

Faque…j’ramène ça à la maison et je lis ça à mon p’tit. Là, j’veux pas faire mon frais chier, mais j’suis un kickass bon raconteur d’histoire. En veux-tu de l’émotion et du drame, en v’là! Moi j’lis avec l’intensité d’Anne Dorval. Et avec ses voix. Donc quand la Colère sort de la bouche du garçon, j’mets le paquet comprends-tu. Avec des effets sonores juteux et détaillés et des hurlements à glacer le sang. Et…peut-être que j’en ai trop mis, parce que mon p’tit pogne la chienne comme jamais. Il me serre le gilet violemment, ses yeux bleus trans-fixé devant les images de la grosse Colère qui saccage tout dans la maison, littéralement figé par la peur.

« Moi aime pas ça colère. » qu’il me dit d’une p’tite voix frémissante en se blottissant contre moi.

What have I done? J’me sens mal. On range le livre le plus loin possible dans la bibliothèque et on se dépêche de faire autre chose. Le lendemain, Papa est en train de bizounner avec ses outils ou whatever else qu’il fait dans son coin quand il veut avoir la paix. Il échappe des p’tites vis pas terre en sacrant comme un charretier en disant « oups, hé zut! ». Petit Pou, qui caresse le rêve depuis sa naissance de marcher sur une vis acérée, se précipite vers la zone du danger à vive allure, nu pied évidemment. Dada stop le p’tit et lui dit d’attendre, parce qu’il pourrait se faire très mal s’il marche sur une vis. Le p’tit remercie son Dada de façon logique en cherchant à lui sacrer une tape dans la face. « Moi taper Dada! » qu’il proclame. « Dada chicaner! » qu’il explique d’une voix semblable à celle d’un cri de dauphin. Dada, voyant l’occasion parfaite se présenter, rappelle à Petit Pou que la grosse colère est en train de monter et qu’elle pourrait bientôt lui sortir par la bouche. Petit Pou cri un « non » retentissant, puis se jette à mes genoux.

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Oh yeah. Mon plan fonctionne. « Nooooon pas colère! » me supplie le p’tit, les yeux affolés par l’angoisse. Vite, je pogne une boite orange laide qui sert à rien et suggère à mon p’tit de souffler la colère dedans avant qu’elle ne saccage tout dans la maison, comme dans le livre. Le p’tit, ben excité, souffle/crache dans la boîte. Kin! Fini la colère. Crise semi évité. Pas de tape. Pas de chicane. Juste la bonne vieille méthode de la peur et du traumatisme.

Les guides et les bons conseils peuvent toujours nous venir en aide, mais une fois de temps en temps, une p’tite frousse ne fait jamais de tord à personne.

Dada Blaise

P.S: Question de pousser plus loin l’idée du traumatisme, ne manquez pas demain la suite de cet article avec de bonnes idées de films pour faire peur/marquer à vie vos enfant.

Et pour ceux que ça inquiète, sachez que le p’tit a relu l’histoire une bonne dizaine de fois maintenant. Il en redemande. Go figure. 

La Crise expliquée en 5 étapes

Ah les crises. Voilà ti pas un beau moyen de te scraper un après-midi familial? Le beau temps, le soleil, l’odeur du gazon fraîchement coupé…Fuck that. Le p’tit a décidé de vous faire payer d’être aussi heureux. Aweille la crise.

Je vous apprend rien, une crise, c’est poche. Ça hurle, ça pleure, ça lance des affaires, ça s’effouare par terre, ça te fait honte devant la visite, fun times! Quand c’est ton premier, tu ne sais jamais trop comment agir face à ça. Tu lis des livres, des articles douteux sur le Net, tu demandes au pédiatre, tu demandes même conseil aux fameux « Eux Autres » tellement tu es désespéré. Et pour une fois, la plupart des gens sont d’accord pour te dire une chose: les crises sont un moyen que ton p’tit a trouvé pour te tester. Il veut savoir tes limites et faire de toi sa prison bitch, te faire faire tout ce qu’il veut. C’est le temps de prouver que tu es (gulp!) l’adulte de la situation. Alors la solution est simple: ignore le p’tit. Ignore the shit out of him.

Et cette solution SEMBLE facile à première vue. Pourtant, ignorer une crise n’est pas quelque chose de simple à faire, surtout dans un endroit public. Le masse populaire qui se trouve dans les magasins et restaurants semble toujours réagir de la même manière lorsqu’il voit en enfant en crise dans un endroit public: comme s’il n’avait jamais vu ça de leur vie. Les regards accusateurs et les « ben voyons » se font aller allègrement, quoique tu fasses. Ignorer une crise dans le confort de votre foyer peut être aussi difficile. Les gesticulations et objets lancés sont une chose, les cris et les pleurs incessants sont une autre. Votre mal de tête s’intensifie, votre gros nerf du cou est sur le bord d’exploser et vous noyez votre rage en avalant une brique entière de fromage Velveeta ou en vous enfermant dans votre chambre et hurler calmement dans un oreiller.

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Ou tu peux passer en mode psycho bitch et trancher le tête du toutou de ton p’tit. Tout dépend de ton tempérament.

Avoir un toddler signifie nécessairement que tu auras à vivre une chrisse crise de bacon au moins une fois dans ta vie (ou 134 008 fois, c’est selon). Vous savez ce que c’est ces crises, tout le monde à déjà assisté de près ou de loin à ce genre de crise, surtout si tu oses t’aventurer dans un Wal-Mart dans le temps des Fêtes. Évidemment, il y a toujours une bonne âme charitable et légèrement chiante pour venir te dire qu’est-ce que tu devrais faire pour désamorcer la crise alors que tu es en plein dedans. On te suggère d’apprendre le Mandarin à ton enfant ou le calmer en lui offrant un bon verre d’eau (yes, for real). As-tu déjà tenté de calmer un enfant en crise? C’est l’équivalent de calmer un cheval schizophrène dans une écurie en feu, tu reçois beaucoup de coups et de crachat, pis ton verre d’eau se retrouve calissé à terre bien rapidement. Il est de mon humble avis qu’il est impossible d’éviter les crises, ni même de les arrêter complètement. J’crois qu’il faut que ça sorte de leur p’tit corps, pour faire place à tout ce qui est bon et beau. Les crises, c’est inévitable, comme les dimanches matins à bruncher avec la belle-famille. Par contre, il y a de l’espoir. Après quelques crises, tu commences à discerner un pattern récurrent. La crise est toujours composée des mêmes cinq étapes et bien les connaître aide grandement à passer au travers.

Voici donc une belle liste qui vous indiquera clairement à quelle étape vous êtes rendu et combien de temps il vous reste à souffrir avant la prochaine.

Première étape: Le Déni

Souvent accompagnée du lirage, cette étape commence tout de suite après que le parent ait décidé de ne pas combler le désir du petit, que ce soit de le laisser jouer dans la neige sans mettre ses bottes ou de ne pas avoir voulu couper son sandwich en forme de triangle isocèle (J’viens de les couper en carré de 4cm par 4 cm! Qu’est-ce que tu veux de plus!? Si je les coupe encore il n’y en aura plus de fucking sandwich!).

L’enfant va continuer à s’opposer férocement à tout ce que le parent annonce. Les larmes peuvent couler à flots ainsi que les « mais j’le veuuuuuuuuuuux! ». C’est LUI qui décide et ici les spécialistes vous diront que l’enfant « s’affirme ». Je comprends que l’affirmation de soi et un esprit fort sont des belles qualités pour devenir patron d’une multinationale, mais pour l’instant, shut the fuck up honey.

Cette étape peut être longue, tout dépendant des talents d’acteur de votre enfant et la longueur de sa mèche avant de péter un gasket.

Deuxième étape: La Colère

La grosse colère. L’autobus scolaire (jeu de mots familial ici). Ici, toutes prétentions de civilité prend le bord. Shit gets real. L’enfant comprend que les pleurs ne servent à rien et passe en mode dramatique. C’est l’étape la plus connue, car c’est elle qui est la plus visible. Les cris, les larmes de la haine, les tapes, les convulsions, les coups, les morsures, le feu, le sang qui gicle, tout y passe. Et tout ça en quelques minutes à peine!

L’étape de la colère est impressionnante et vous fera réaliser qu’il n’y a rien de plus fort et dangereux qu’un toddler qui pète sa coche. Votre foi judéo-chrétienne sera subitement remise en question. C’est l’étape la plus difficile à ignorer, surtout en plein Zellers (oui avant il y avait des Zellers, j’suis d’une autre génération moi). Abandonnez votre panier rempli de gogosses inutiles et fuyez vers la voiture. La crise intensifiera sans doute dans le confort de votre automobile, mais vous aurez le champ libre pour vous ploguer les écouteurs de votre iPhone dans les oreilles et écouter à plein volume vos chansons de Coeur de Pirate, cherchant ainsi à noyer les pleurs incessants avec la voix rêveuse de Béatrice.

Cette étape est terriblement longue, car selon la théorie de la relativité du monde des parents, chaque minute passée avec un enfant qui hurle à pleins poumons équivaut à 1 heure.

Troisième étape: Le Marchandage

Afin de reposer ses cordes vocales et vous prouvez que vos êtes en train de perdre la raison, l’enfant changera brusquement de tactique et sera tout miel, tout sucre. Il peut utiliser la technique « J’penche la tête sur le côté avec une petite voix mignonne » pour vous amadouer ou la promesse de « j’vais être gentil ». En bref, le p’tit flirt gros comme le bras pour avoir ce qu’il veut. Après l’horreur de la deuxième étape, la plupart des parents répondent à la demande de façon logique: « tu m’ris-tu en pleine face ciboire? »

Si la réponse fournie ne lui plait pas, l’enfant pourra facilement retourner à la deuxième étape, et ce en quelques millisecondes à peine. La transformation est digne de Dr. Jekyll et Mr. Hyde et c’est ici qu’on peut considérer sérieusement d’appeler le Père Merrin et son eau bénite.

Cette étape est INTERMINABLE et c’est ici que vous préparez mentalement toutes les futures interdictions injustes que vous imposerez à votre enfant quand il sera ado.

Quatrième étape: La Dépression

Cette étape commence lorsque l’enfant a épuisé toutes ses ressources et tous les tours dans son sac. Bien que les cris ont cessé, les larmes et les pleurs peuvent continuer de couler. Il peut également simplement se coucher face première et gémir inlassablement. En ces moments-là, Papa adore chanter : « s’effondre sur l’asphalte, et me laisser mourir! Stone! Le monde est stone! » Le p’tit trouve ça rarement drôle.

Cette étape est la plus difficile, car certains enfants sont des véritables Kate Winslet ou Tom Hanks et leur jeu d’acteur est si puissant de vérité qu’il peut vous arracher des larmes facilement et vous faire flancher. Restez fort. Le p’tit prépare déjà son speech pour les Oscars.

Point positif, l’enfant semble se tanner plus rapidement de pleurer que de crier, donc cette étape est généralement très courte.

Cinquième Étape: L’acceptation

L’enfant comprend votre point de vue et les explications fournies. Il va tranquillement s’asseoir sur sa chaise dans le salon pour enfin sortir le petit jeu « J’apprends à compter » aimanté qu’il a reçu à Noël et qui n’a jamais été ouvert. L’enfant joue seul pendant deux heures de temps et revient vous faire un gros câlin après un moment. Bonus: il sait maintenant compter et vous aidera à faire vos déclarations d’impôts à l’avenir!

Just kidding!

L’enfant a maintenant le choix: abandonner la partie, recommencer la crise ou quitter avec un peu de dignité. L’enfant utilisera la meilleure technique qui lui reste, celle que Dada utilise encore lorsqu’il se chicane avec son chum: le boudage. En croisant les bras et en tapant du pied, le p’tit s’éloigne et fait des « mmmm » sonores, afin de vous faire bien comprendre que ça ne fait toujours pas son affaire.

Il est conseillé ici de ne pas provoquer la bête, car la deuxième étape peut facilement être de retour, et ce de plein fouet. Attendez quelques minutes (heures) puis le p’tit se sera calmé. Attendez encore quelques secondes et le p’tit va spotter autre chose qu’il désire ardemment (les couteaux de cuisine/le « back massager » de maman/la litière du chat) et recommencer la liste du début! Enjoy the moment! Ça passe si vite!

 

Dada Blaise