Votre Halloween par Papa pis Dada

Vous le saviez, je le savais, mais l’inévitable arrive finalement demain, drette dans la pluie frette pis la frénésie du costume: l’Halloween. L’Halloween, comme vous le savez, est l’occasion de rôder au travers les rues sombres de la ville avec vos enfants déguisés en animal afin de leur apprendre une belle leçon comme quoi c’est correct de supplier des étrangers pour avoir des bonbons. Comme j’suis genre un devin pour tout ce qui attrait les activités familiales, voici en gros à quoi devrait ressembler votre journée de demain.

5h.     Votre enfant retontit dans votre chambre avec les cheveux à droite et les pupilles dilatés comme s’il était sur un gros high d’ectasy, proclamant haut et fort son amour pour l’Halloween et s’il peut déjà mettre son costume. Bonjour la vie!

5h11.   Après un débat féroce qui passe proche du tir au poignet, vous avez réussi à convaincre à votre enfant qu’il vaut mieux se recoucher et attendre que son câlice de réveil montre un p’tit soleil avant de se lever, afin d’être bien en forme pour ce soir. Rappelez à votre enfant aussi que s’il se recouche pas, il risque de voir tous les beaux bonbons qu’il a ramassé durant la soirée r’virer dans le fin fond du bol de toilettes.

6h.     Le p’tit soleil est apparu sur le cadran, donc levez-vous au plus chriss.

6h à 6h30.    Préparez les boites à lunchs ainsi que les cupcakes surprises d’Halloween en forme d’araignées coquines pour la classe de votre enfant, cupcakes qu’il fallait avoir préparé la veille mais que vous aviez oublié, préférant regarder Tous pour un châlet en petites culottes sur votre divan à la place.

6h30.      Préparez un savoureux déjeuner que personne ne va manger tant ils ont l’excitation dans le derrière. Apprêtez vous à jeter céréales et œufs dans le compost pour finalement entendre vos enfants réclamer qu’ils ont subitement très faim.

7h.           Sortez le costume d’Halloween du bébé et de l’enfant. Regardez les yeux confus de votre enfant qui vous signifie de façon saine et raisonnable que ce n’est pas ce costume-là qu’il souhaitait porter. Votre enfant est terriblement déçu de vos capacités parentales quant à deviner télépathiquement ses changements d’idées. Devant l’inévitable, il accepte néanmoins ce costume affreux que vous aviez commandé sur Internet en échange de votre patience. Vous mettez le costume à bébé également, qui semble se dire : « What the fuck? Pourquoi tu me mets un gros ananas sur la tête? ».

7h22.         Appliquez avec délicatesse et finesse le maquillage réclamé par votre enfant. Pas de simple moustaches ou un petit nez rouge, no bitch. Il veut le même maquillage que sur le vidéo Youtube de Swan et Néo qu’il a vu l’autre jour, avec des effets d’ombre et 3D.

Sans titre

Tiens mon p’tit pit, t’es ben beau comme ça. Pareil comme sur ton vidéo!

 

7h25.      Peu importe votre dévouement au maquillage, votre enfant enfile son foulard et sa tuque et vl’à ti-pas tous les beaux fruits de vos efforts qui finissent beurrer tout croche contre le tissu. Câlice.

7h30.       Tentez d’emmitoufler votre bébé dans le siege de voiture sans l’étouffer avec son jovial et fantasque costume qui lui remonte par-dessus la bouche.

8h à 15h.    Boutte calme. Sauf si comme moi vous œuvrez dans le monde des enfants, alors là, vos oreilles bourdonnent sous les cris incessants d’excitation d’un groupe survolté d’enfants tout en suant dans votre costume trop serré qui frôle dangereusement l’appropriation culturel que vous vous obstiné à mettre années après années.

15h30.     Votre enfant de retour de l’école/garderie/centre correctionnel est déjà primé pour aller faire la tournée de l’Halloween. Il est en convulsion sur le tapis du salon alors que vous vous démenez pour préparer un repas simple et succulent qui plaira à toute la famille. La télévision sera votre bonne amie pour ce soir. Votre plat de macaroni ne sera nullement savouré puisque votre enfant se lèvera huit fois pendant le repas pour aller voir si le soleil a commencé à aller se coucher pour signaler l’heure de l’Halloween. Également, vous aurez été sûrement interrompu par des Halloweenieux trop excités qui passent à 4h15.

17h.         Dès les premières traces de noirceur votre enfant hurle qu’il est temps de partir au plus chriss. Aweille les costumes pis le beau maquillage. Mettez-y moins d’efforts, il va faire noir pis pleuvoir anyway.

Promenez-vous de maison en maison avec votre jeune enfant a qui vous avez revêtu son plus beau manteau d’hiver histoire qu’il ne pogne pas son coup de mort. Votre enfant est un peu en est parce qu’on ne voit pas son beau costume d’Halloween sous les huit couches épaisses de protection contre le froid. Accompagnez votre enfant jusqu’aux portes des maisons au cas où un maniaque déguisé en tueur de Frissons surgirait pour foutre la trouille à votre enfant et taché son beau costume de ses selles nauséabondes du même coup. Plantez-vous comme un piquet à quelques pas derrière votre enfant alors qu’il attend dans le grand silence malfaisant que ledit adulte daigne lui donner son p’tit sac de bonbon. Si vous êtes malchanceux, vous tomberez peut-être sur l’adulte joviale qui exige une belle chanson pour un bonbon, fuyez immédiatement.

Rappelez pour la 45ième fois qu’il faut dire merci. Répétez au nauseam.

21h.         Revenez à la maison est chicanez vous avec votre enfant sur le nombre de bonbons auxquels vous avez droit. Attendez que votre enfant se couche, le corps traversés de spasmes dû au nombre élevé de sucre qu’il a dans le sang, puis volez lui une couple de bonbons.

12h.       Réveillez votre enfant et rendez-vous avec lui dans la forêt pour son Baptême Noir. #sabrina

 

Joyeux Halloween!

Dada Blaise

 

 

 

Les Bonbons de l’Halloween: un droit acquis des parents

Papa pis Dada pis le P’tit ont célébrer hier leur 4e Halloween en tant que famille heureuse et épanouie. L’expérience fut agréable et devait pas mal ressembler à la vôtre j’imagine: la joie de voir de beaux costumes originales et confectionné avec soin caché sous d’épais manteau d’hiver, consoler notre enfant qui sera maintenant traumatisé à vie par un voisin et son masque de tuer en série sanglant, faire un sourire gêné lorsque notre p’tit a lancé innocemment: « C’est pas beaucoup! » lorsqu’il a reçu ses premiers bonbons dans sa p’tite chaudière et se faire harceler par des enfants insistants déguisés comme les tueurs du film The Purge (sure why not!) qui cognaient à notre porte malgré le fait que TOUTES nos lumières étaient fermés (get the hint, y’en a pu de bonbons!).

La seule différence cette année concernait la dégustation des bonbons. Une fois bien enfermé dans la chaleur de notre foyer, nous avons étalé le contenu entier de la p’tite chaudière orange et noire sur la table. Dada allait se servir d’un bonbon, mais WHOA minute papillon que le p’tit m’a savamment indiqué de son cri de dauphin irrité. Quoi? Je n’avais pas le droit de manger un bonbon? Comment ça de kessé? Avant je pouvais me dis-je alors, surpris. S’il y a bien un droit acquis pour un parent, c’est la possibilité de manger les bonbons de la récolte de leurs enfants. Vous leur avez donnez la vie, vous avez enduré leurs crises et sautes d’humeur terrible au magasin, vous méritez bien un barre Mars et quelques Gobstopper.

Il fut un temps où piger dans les bonbons d’Halloween de mon enfant était facile. Autrefois, nous allions coucher le petit puis Papa pis Dada se bourraient la face comme des porcs dans la précieuses récolte de notre enfant pour ensuite se rouler dans les papiers d’emballage en petites culottes. Et la récolte de bonbons étaient du gâteau qui plus es. Quand le p’tit avait 8 mois, il n’avait qu’à porter son p’tit costume de citrouille dodue pis les voisins piaillaient d’excitation en tendant les précieux chocolats et caramels à pleine pelletés. Quand il avait 1 an et demi, il n’avait qu’à porter son p’tit costume de moufette adorable et marcher dans la rue pour que les passants jettent littéralement leurs récoltes à notre enfant tant ils étaient émus par tant de cutiness. À 2 ans, c’était légèrement plus complexe mais faisable. Le petit costume de chien et les petites bottes assortis faisaient la job. On pouvait bullshité les notions de « partage » et de « famille » pis ensuite se bourrer la face comme un diabétique dans une confiserie. Mais astheure, le p’tit approche 4 ans. Et la bullshit ne marche plus beaucoup. La game a pas mal changé. Le p’tit a l’esprit aussi aiguisé qu’un renard, surtout si ça concerne des bonbons. Papa pis Dada ne peuvent plus simplement piger dans la récolte de leur progéniture. Non. Le p’tit la surveille comme un chien pis son os, il a quasiment dormi avec sa p’tite chaudière et son précieux contenu. Mais comment faire alors pour manger les bonbons qui me sont dû, moi parent qui est sacrifié jeunesse et fesses bombés pour élever un enfant semi-sain d’esprit? Sure, j’peux aller m’acheter une boîte de palettes de chocolat au Costco, mais ça ne goûtera pas pareil, pis vous le savez très bien. Les bonbons de nos enfants goûtent la joie, l’excitation et le dur labeur, le goût exact que je recherche un lendemain d’Halloween.

Mais je ne recule jamais devant un défi. Voici donc quelques moyens de profiter de la récolte de bonbons de votre enfant et ce de façon sournoise:

 

Acheter de la scrap

Si votre enfant est comme le mien et est obsédé par les nombres, il insistera pour compter le nombre de bonbons qu’il a reçu (ou peut-être a-t-il compris que ses parents étaient des sneaky bastards?) Pas de problème. Une fois l’enfant endormi, convaincu qu’il a 150 bonbons exactement, troquez les Caramilk, Reese, Twix, Skittles et Kit Kat par des bonbons poches (Tire Ste-Catherine style ou réglisse, selon vos goûts) que vous aviez préalablement acheté pour ce plan. Quand le petit se réveillera le lendemain, il pourra alors compter allègrement sa récolte et s’assurer qu’il a encore bel et bien 150 bonbons exactement. Par contre, lorsqu’il dégustera ses bonbons, il risque de passer un commentaire du genre: « Yark, encore des boîtes de raisins secs! »

Faire peur

Quand j’étais jeune, dans les années 80, l’Halloween était certes un moment de réjouissance mais également de terreur. Terreur qu’un fou furieux ait inséré des lames de rasoir dans mes pauvres bonbons. Il était donc primordial que ma mère inspecte le contenu de mon sac de bonbons afin de vérifier qu’aucun bonbon ne contenait une de ces lames dangereuses. Elle prenait donc les bonbons « qui ont l’air pas safe » pis les « jetais » dans la poubelles. Traduction: elle prenait ce qu’elle voulait et mangeait allègrement MES bonbons. Ces rumeurs ne semblent plus être aussi intenses par les temps qui courent, alors je pourrais facilement recréer un climat de terreur pour mon petit en racontant vaguement que j’ai entendu parler d’un monsieur qui avait mis du POISON dans les bonbons, ainsi je pourrais facilement faire une inspection minutieuse et déclarer que certains bonbons semblent suspicieux (et par suspicieux je veux bien évidemment dire délicieux). Kaching!

En pleine nuit

Vous passez votre temps à entrer dans la chambre de votre petit quand il dort pour diverses raisons :le regarder dormir de façon attendri, ranger ses p’tits bas ou mettre un beau dollar sous son oreiller en échange d’une dent; alors qu’est-ce qu’il y a de mal, dîtes moi, de vous faufiler en plein milieu de la nuit pour prendre a shitload quelques bonbons?

Punition inutile

Si jamais les autres techniques n’ont pas fonctionné, vous pouvez utiliser celle-ci, mais c’est vraiment en DERNIER recours. Vous pouvez péter votre coche exagérément pour un rien, du genre « Tu as encore perdu tes p’tits gants noirs? Ça fait quatre paires que je t’achètes! Tu veux rire de moi? Là ça va faire, donne moi tes bonbons! Confisqué! »

Enjoy!

Dada Blaise