Adventures in Adoptionland, PART 5: Round Two

Comme vous le savez déjà, surtout si vous êtes des fidèles lecteurs, l’aventure de l’adoption n’est pas de tout repos. Si vous êtes tout nouveau ici, je vous invite de façon sensuel comme le ferait une bonne hôtesse à aller lire les aventures précédentes. Il y a du drame en masse, un peu d’humour, des surprises et des photos de Harrison Ford jeune. C’est de toute beauté. Enfin bref, disons qu’en adoption, tu ne sais jamais comment ça va se terminer. Il y a des bouts qu’on se croirait dans La Mélodie du Bonheur, gambadant dans les pâquerettes avec ton jeune bébé tout beau tout frais, pis d’autres bouts tu tiens la porte de la chambre dudit enfant de force parce qu’il est entrain de péter un moyenne coche, une colère si énorme qu’elle risque d’avaler toute la lumière qui habite ton fragile esprit. Pis le lendemain tu fais des crêpes en forme de lune pis tu fais des expériences avec ton enfant de mélanger du savon à vaisselle dans du lait pis du colorant pis il s’extasie pis mon dieu que la vie est belle. Bref, on l’a pas toujours eu facile avec notre premier projet d’adoption. Toujours est-il que, comme tous les parents de ce bas-monde qui se demande s’ils veulent vraiment un autre enfant, on s’est dit qu’on avait déjà vécu toute la gamme d’émotion avec le 1er projet, kessé qui pourrait arriver qu’on avait pas déjà vécu avec projet number 2?

Ben accrochez-vous à vos brassières, nous avons eu toute qu’une surprise…

Si vous le voulez bien, j’aimerais vous ramenez loin dans le passé, l’année 2017 pour être bien précis. Fin octobre. Éric Salvail venait de réaliser que de montrer sa zoune à ses collègues était une mauvaise idée, Despacito jouait encore en boucle à la radio, le gaz coûtait le même prix pis moi et mon chum on essayait d’écouter Riverdale sur Netflix pis on trouvait pas ça ben bon. Bref, le monde roulait comme il fallait. Rappelons-nous que nous étions fraîchement ou presque déménagé dans notre nouvelle demeure et que nous avions dû mettre sur pause nos projets d’adoption numéro 2, parce qu’il était difficile de s’imaginer prendre soin d’un bébé alors qu’il fallait plâtrer les murs et refaire des divisions de la maison en entier. Ainsi donc, le temps de s’obstiner sur la couleur du plancher pis de manger de la poussière de  gypse pour déjeuner, peindre une maison en entier et se laver dans une tite chaudière comme l’aurait fait Émilie Bordeleau, nous étions enfin prêt quelques mois plus tard à nous remettre sur la liste.

But WAIT que nous disait donc la madame au téléphone. New maison, new inspection dumbass! Encore une fois la charmante dame devait revenir chez nous pour s’assurer que nous ne faisions pas pousser de la marijuana dans la cave et que nous ne cachions pas un enfant mutant dans le grenier. La dame inspecte donc les moindres recoins de la maison et semble un peu fragile sur le fait que notre entrée est encore sur le plywood et également qu’il nous faut une clôture autour de la maison au cas où notre bébé de 2 mois veuille s’enfuir par la porte arrière. Blagues à part, malgré le chiant des restrictions, nous comprenons également le pourquoi. Il faut toujours se rappeler que ledit enfant nous est confié, nous sommes sa famille d’accueil au départ et il est sous la responsabilité du gouvernement. La DPJ n’a pas vraiment le choix de faire respecter ce paquet de contraintes, s’assurant ainsi du bien être et de la sécurité de l’enfant.

Une couple de mille piasses plus tard, la clôture noire frost est posé pis Dada s’empresse de rappeler madame DPJ pour qu’elle nous mettre sur la liste au plus sacrant. Ceci arriva en début juillet. Voulant un peu accélérer le processus, Papa pis Dada décident également de cocher la tite case GARÇON OU FILLE, parce que tsé, ils veulent pas que le bébé arrive quand leur autre enfant pogne ses 16 ans. La décoration style gold ancien, petite biche et fleurs rose avaient déjà été choisi, mais advienne que pourra que j’me dis.

Flashfoward en octobre dernier. Au plus précisément le 2 novembre. Dada est dans une nouvelle école depuis peu, pis c’est le genre de gang super joyeuse, conviviale qui aime avoir du plaisir pis toute. Shit que j’me dis. Double shit lorsque j’apprends qu’ils veulent toute s’inscrire à des cours de sport, pour continuer la belle harmonie de groupe. Du plaisir, de la camaraderie pis du sport. Pas le choix, Dada s’inscrit et se ramasse à faire de l’entrainement EXTÉRIEUR, genre courir en gémissant dans le champ pour ensuite faire une série de push-ups. Pas toute ça là, en plus le jeudi, la gang du plaisir et de l’agrément décide également de s’inscrire à un cours de Zumba toé chose. ZUMBA. Avec de la danse pis des chorégraphies pis des cri de ralliements.

Alors voici donc la scène. Nous sommes un jeudi, après les heures de cours évidemment. Dada et toute sa gang joviales d’enseignants dansent dans le gymnase. Comme une matante déchainé le jour du mariage, Dada danse et se fait brasser le bassin sur de la musique latino/hindou, vêtu d’un T-shirt blanc jauni par l’effort et des shorts trop lousses. Après le Zumba, il doit filer au resto rejoindre des amis parce que le soir même c’est le super événement dans la commission scolaire. Tous les enseignants s’en vont voir un beau spectacle de Katherine Levac. Mais alors que Dada danse et pisse de sueur comme une truie, Papa est au travail, bien occupé à dessiner des plans de maison quand il voit son téléphone qui sonne. L’afficheur indique PRIVATE CALLER. C’est l’appel.

ZE CALL.

On l’informe qu’un BRAND NEW BABY est né il y a 2 jours de cela et que tout indique qu’il pourrait être placé chez nous. Comme c’est tout nouveau tout beau, il n’y a pas beaucoup d’information ni de certitude. Il y a même un risque que le ti prout soit placé dans un centre aidant les jeunes mères dans le besoin. Pour le moment, ils veulent surtout savoir si nous sommes willing d’accueillir le petit garçon. Papa appelle frénétiquement Dada, mais celui-ci danse et danse comme Jennifer Beals dans Flashdance, ignorant la méga grosse nouvelle qui l’attend. Le cours se termine, on se félicite, se tape dans les mains (mais pas sur les fesses parce que le mouvement #metoo vient de naître pis on s’watch tsé), et Dada se dirige à son bureau. Il pogne son téléphone et voit la série de notifications. Il ne fait pas ni une ni deux pis rappelle son mari. Papa raconte tout ce qu’il peut. Dada écoute en s’arrachant une touffe de cheveux tellement il est énervé. Il entend des bribes d’information: bébé naissant, garçon, incertitude de placement et finalement, risque de drogues durant la grossesse. Comme dans les vues, Papa pis Dada ont jusqu’au matin pour prendre leur décision. Dada braille et morve dans son beau t-shirt souillé. Papa est, fidèle à son habitude, calme et posé. Il propose que Dada aille à sa soirée quand même, que chacun de leur côté qu’ils réfléchissent à tout cela et qu’ils s’en reparlent plus tard. Dada, qui n’a aucune once d’autorégulation, arrive au restaurant et déblatère à ses copines ce qui lui arrive.

Vous pouvez également vous imaginez que je n’ai pas ben ben écouté le spectacle de Katherine Levac, mon cerveau étant légèrement occupé à autre chose. Le soir même, après une quasi longue discussion, nous prenons la décision que oui, nous sommes prêts à accueillir bébé, peu importe les risques. C’est ça la game qu’on se dit, même si secrètement on espère que le bébé sera rapidement confié et qu’il n’aura aucun risque de santé. Le lendemain, nous appelons la petite madame et lui confirmons que nous sommes prêt à être la famille d’accueil. Nous avons des questions et elle a un peu plus d’information. Le bébé est en parfaite santé, aucune trace de drogues dans son système, aucune anomalie apparente. Il est sous observation pour encore 3 ou 4 jours. Elle nous dit qu’elle nous rappellera lundi prochain pour faire un suivi de la situation. Elle nous informe également qu’il faut préparer le chambre de bébé.

Encore une fois, nous avons le weekend pour nous préparer à l’arrivée d’un bébé, et cette fois-ci, un poupon de quelques jours à peine. Nous y allons avec les priorités: la décoration de la chambre. Ah ben là, c’est la panique! Quel thème choisir? Et quel agencement de couleur? Et les draps? LES DRAPS!?

Le weekend passe, les achats sont faits, les grands-mères sont informés, les amis aussi, les boites de linge rangés dans le fin fond de la cave sont rouvertes, les biberons sont nettoyés, les shitloads de petites débarbouillettes bien lavés, les ti ours polaire décoratif savamment placés. Nous sommes prêts.

Lundi matin arrive. Dada se rend à son travail. Il enseigne une période. Une. Au début de la 2e, le téléphone sonne. Il apprend que bébé arrivera cet après-midi même. Dada va voir sa douce secrétaire et lui informe le tout, le coeur lui battant dans les oreilles. Sorry, je ne peux pas enseigner aujourd’hui, ni demain, ni même pendant genre 1 an parce que j’ai un bébé qui arrive chez nous. Tout le monde saute de joie! On se saisit les mamelons, on yable les attouchements, ça s’embrasse, ça se colle, c’est joyeux, c’est la fête.

Je suis donc parti de mon école, j’ai été acheté d’autres petits trucs et j’ai été rejoindre mon cher chum à la maison. Nous avons monté le p’tit moïse tout à côté de notre lit et avons attendu que le bébé arrive. Et il est arrivé. Un vrai, petit bébé naissant, avec ses tites n’orteils pis ses ti-doigts pis toute de p’tit, p’tit, p’tit. Un p’tit être tellement nouveau qui émet des sons semblables à des miaulements. Dada à le coeur qui fond, qui explose en mille morceaux de merveilleux, l’univers en entier qui se penche et qui retient son souffle devant ce petit être unique aux grands yeux bruns pis au p’tit sourire en coin. C’est le coup de foudre, of course.

La suite maintenant. Le bout difficile à écrire. L’aventure de l’adoption signifie donc visites supervisées avec les parents biologiques, bouts difficiles, pleurs, cris, terreurs, doute. Mais aventure de l’adoption peut aussi signifier rien de tout cela. Un p’tit bébé bonheur, qui souri de son plein gré à peine à un mois de vie. Un p’tit bébé en santé, heureux, joyeux, qui aime donc la vie pis les gens autour de lui. Un parcours sans visites de parents, sans complications, sans rien. Un parcours qui font même dire aux p’tites madames de la DPJ à quel point on est chanceux. Et c’est pour ça que j’avais peur d’écrire. De peur que le rêve se brise. Que le fait de l’écrire noir sur blanc, de l’annoncer, de le partager vienne assombrir le parcours, que des gros nuages viennent fracasser cette belle réalité. Évidemment, ce n’est pas perpétuellement la belle vie heureuse avec le sentir fleuri pis les anges pis les p’tites abeilles pis les popsicles roses. Mais disons que je pourrais être facilement un parent Eux Autres tellement c’est facile.

Est-ce que le parcours du premier a été tellement tortueux que pour le deuxième je trouve tout beaucoup plus facile? Maybe. Reste toujours que Papa pis Dada n’en reviennent pas toujours de la chance immense qu’ils ont d’avoir eu ce petit être dans leur vie. Ce p’tit bébé qui a agrandi notre famille de plus un. Ce petit être qui pourra bientôt porter notre nom de famille tellement les procédures d’adoption avancent rapidement. Est-ce que le fait de vous le partager viendra gâcher notre bonheur? Je ne le crois pas. Notre bonheur est déjà d’avoir une famille ainsi une famille unique en son genre, fait de deux p’tits gars, deux papas. Me semble que ça manque de fille non? À suivre qui sait.

Pis avant de finir, juste pour vous ramener sur terre un peu, la gastro, cette salope brune qui hante les garderies et les écoles, a décidé de venir s’installer chez nous depuis une semaine maintenant. Mon bébé parfait qui souri à la vie fait des débordements de couche apocalyptiques aux 2 heures. Fac oui notre vie est un beau rêve, mais mon chandail est quand même taché de marde.

Bonne fin de semaine les doudounes!

Dada Blaise

Pour lire les autres aventures de l’adoption, c’est drette-là: 

Adventures in Adoptionland, PART 1: Ze Commencement

Adventures in Adoptionland, Part 2: Petit Pou Contre-Attaque! (Avec de l’amour!)

Adventures in Adoptionland, part 3: Ze Boutte Rough!

Adventures in Adoptionland, part 4: Plot Twist: Autism!

P.S: Je l’sais, je l’sais, ça fait genre 88 semaines que j’avais pas écrit. Qu’est-ce que tu veux, il a fait chaud que l’chriss cet été, pis j’avais pas d’air climatisé! J’étais pas capable de m’asseoir devant mon ordinateur pour écrire, mes doigts étaient trop glissant à cause de la sueur. Pis il fallait que je m’occupe de mon enfant et de mon bébé aussi!

Bon, ok, ok,  j’ai eu un nouveau jeu de Playstation. Pis Netflix. Il fallait que j’écoute Netflix! Je n’suis qu’un être humain!

Êtes-vous Prêt à Être Parent?

Vous voulez des enfants. Pas juste un, non, vous voulez le motherload de la famille moderne, une belle famille comme dans Les Sims, vous voulez de beaux enfants à la dizaine attablé autour d’une belle grosse dinde bien rôti, chantant des cantiques de Noël pis en riant en vous courant autour du divan et en faisant du lip synch sur Ain’t No Mountain High Enough avec vos brosses à cheveux pis vos peignes. C’est beau de rêver.

Si vous êtes un jeune couple hétérosexuel et dans la fleur de l’âge qui respire la fertilité, vous n’avez qu’à coller vos lits jumeaux et emboîter vos organes génitaux respectifs et vous aurez sous peu un joli petit bambin. Si vous êtes célibataire ou un couple avec des problèmes divers de fécondité ou couple homosexuel dans le vent qui veut une famille ou tout simplement parce que vous feelez pour prendre cette voie, l’adoption sera donc de mise pour votre couple.

Sachez-donc, comme je l’ai déjà mentionné auparavant, que viendra un moment dans la panoplie de tests psychosocial et autres entrevues du genre qui peuplent les procédures d’adoption où on vous demandera une série de questions du genre:

« Si votre enfant tient absolument à manger avec son nounours à table, qu’est-ce que vous dites? »

« Votre enfant pique une colère devant vos beaux-parents qui sont venu pour souper, est-ce que vous être trop gêné pour intervenir? »

« Votre enfant écrit REDRUM sur les murs et fait bouger son index en utilisant une voix creepy, qui va le recoucher en plein milieu de la nuit? »

« Vous entrez dans le salon et vos deux enfants se sentent tour à tour les fesses, vous retournez de bord comme si de rien n’était ou vous agissez comme un bon parent? »

Comme tout être humain normal, Papa pis Dada étaient parfois décontenancés à savoir de kessé de comment répondre à ce genre de question. Suite à ça, on se demandait si on était réellement prêt à être parent nous autres là.

Peut-être êtes vous comme nous, plein d’interrogations et de questionnements sur votre avenir et vos capacités en tant que futurs parents. Voici donc quelques petits tests faciles que vous pouvez faire chez vous drette là pour savoir si vous êtes prêt à avoir des enfants.

SPOILER ALERT: La réponse aux tests est non, vous êtes pas prêt à avoir des enfants, jamais.

Premier Test : Se sentir supérieur

Trouvez un couple qui a des enfants et passez du temps avec eux. Une fois dans la voiture avec votre conjoint, jugez les sur leur discipline disparate, leur manque de patience flagrant, leur seuil de tolérance presque inexistant et à quel point leurs enfants sont pas du monde.

Faites-vous de belles promesses sur votre façon d’éduquez vos enfants en riant follement et en faisant l’amour sur le bord de la 30 dans des positions impossibles. Félicitations ! Le premier test est pas mal facile.

Deuxième Test: Vie (et nuit) avec un jeune bébé

À partir de 4 heures de l’après-midi, promenez-vous de pièces en pièces avec une dinde dégelé de 10 lbs environ avec comme musique de fond Crazy Frog, Las Ketchup ou les Hanson (ou tout autre bruit qui vous irrite profondément le système). Crinquez le volume à fond jusqu’à temps que vous aillez envie de brailler ou vous chrisser des crayons dans les oreilles. Ne fermez pas la musique sous aucune raison.

À 10 heures, déposez votre dinde et allez vous coucher. Programmez votre alarme pour qu’elle sonne à toutes les heures environ. Réveillez-vous à chaque fois et promenez-vous avec votre dinde dans une des chambres de la maison. N’oubliez-pas de rallumez la musique irritante. Bercez-vous avec votre dinde et tentez de ne pas l’échapper en vous endormant.

Le matin (pas plus tard que 5h30,), réveillez-vous et prenez votre dinde avec vous. Préparez lunch pour votre époux et petit déjeuner avec votre dinde dans les bras tout en étant jovial et de bonne humeur afin de créer un climat positif pour toute la famille. Gardez le sourire perpétuellement.

Troisième Test: Nourrir jeune bébé

Attachez un bol de grandeur moyenne sur le poteau de votre laveuse. Partez la laveuse à un cycle normal afin que le poteau tourne de droite à gauche sans arrêt. Mélangez des céréales genre Cornflakes dans du yogourt et tentez de mettre de petites cuillerés dans le bol qui bouge sans en échapper sur votre beau plancher. Prenez le reste du bol et sâcrez vous ça sur le chandail, vos pantalons et sur le beau plancher.

Quatrième Test: Vous préparez le matin avec des enfants

Réveillez-vous une heure plus tôt qu’à votre habitude. Habillez-vous et choisissant votre plus beau kit. Préparez un beau déjeuner santé et coloré pour votre dinde/poteau de laveuse. Mangez une toast en courant de pièces en pièces. Sâcrez le beau déjeuner coloré aux vidange. Versez une tasse de crème épaisse et une tasse de jus de citron dans un verre. Chauffez-le 1 minute au micro-onde. Mélangez le tout. Apprêtez-vous à sortir dehors et versez-vous le contenu du verre sur l’épaule et votre belle chemise. Essuyez-vous avec une vieille serviette prise dans votre panier à linge sale. Ne vous changez pas, quittez immédiatement pour le boulot.

Cinquième Test: Habillez un jeune enfant

Achetez-vous une petite chèvre. Achetez un petit pantalon de Teddy Bear avec le petit chandail et les petits bas et les ti-souliers qui vont avec. Badigeonnez généreusement la petite chèvre d’huile de canola et courez lui après dans toute la maison pour tenter de lui mettre les vêtements en moins de cinq minutes.

Sixième Test: Faire l’épicerie avec des enfants

Amenez votre petite chèvre avec vous à l’épicerie sans la perdre de vue une seule fois. Faites toutes les allées tout en retenant votre petite chèvre afin qu’elle ne mange pas tous les aliments qu’elle voit. Payez tous ce que la petite chèvre à mangé ou détruit accidentellement. En aucun cas il ne faut tuer la petite chèvre, sinon vous échouez royalement le test.

Septième Test: Le ménage avec des enfants

Regardez votre belle maison propre et bien rangé et versez une unique larme sur votre joue droite. Cachez un bol de lait sous votre divan et un cornet de crème glacée sur votre banquette arrière de votre voiture. Cachez des Goldfish et des Legos dans toute votre maison. Beurrez-vous les lèvres de beurre de pinotte, essuyez vous avec vos mains et roulez-vous ensuite dans votre lit, votre tapis et votre fauteuil blanc. Terminez en prenant une clé et marquant votre frigo et votre voiture. Voilà, votre maison est prête à accueillir un enfant.

Huitième Test: Temps libre avec des enfants

Enregistrez votre voix sur un petit magnétophone, répétant votre nom aux 4 secondes (ou vous pouvez répéter Papa, Maman, Dada ou Votre Majesté, peu importe). Installez-vous pour votre activité préférée (écoutez la télé, lire un livre, gosser sur le Net, vous touchez en cachette dans la salle de lavage, whatever) et allumez le petit magnétophone. Mettez le son FORT. Faîtes le jouer à l’infini. FOREVER. Si vous changez de pièce, apportez le petit magnétophone avec vous. Si vous allez dehors dans le remise, apportez votre petit magnétophone avec vous. Si vous vous cachez dans les toilettes, placez le petit magnétophone tout près de la porte fermé et faites le jouer plus vite. Si à tout moment vous détruisez le petit magnétophone ou ben vous le câlissez par la fenêtre, considérez que vous avez échoué le test.

Neuvième Test: Votre vie sexuelle avec des enfants

Ne faites plus l’amour. Fin du test.
Répétez chacun de ces tests à tous les jours et voilà! Vous êtes prêt à être parent. Bonne chance!
Dada Blaise

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Papa pis Dada et les z’enfants en vacances dans le frette

C’est le mois de mars et la plupart du Québec est en semaine de relâche, c’est-à-dire le temps idéal pour perdre patience après vos enfants parce qu’ils font encore une crise vu qu’ils ont perdu à Hippo Hippo (Chriss, c’est pas compliqué, pèse su’l piton plus vite pis ton hippopotame vas en avoir des maudites billes!). Beaucoup de parents, afin d’éviter les larmes et les « Veux-tu jouer avec moi? » incessant se disent alors: « Tiens, profitons de cette semaine de congé pour partir en vacances quelque part d’exotique et d’amusant à prix boosté! ». C’est une tradition parentale qui dure depuis des lustres, soit de faire profiter nos enfants de nos précieux congés pour les entertainer et leur faire découvrir de nouveaux endroits à visiter.

Malheureusement, tous les parents du monde se tirent royalement dans le pied en voulant faire plaisir à leurs enfants. Soyons honnêtes, des vacances avec des enfants c’est beaucoup de chose, mais ce n’est pas des vacances.

Papa pis Dada, se croyant plus fin finaud que les autres, se sont dit qu’ils allaient partir en vacances avant la semaine de relâche, afin d’éviter la cohue pis la population en général, parce qu’on est donc sauvage pis on haït ça le monde. Papa avait pris congé pour une belle semaine, sentant que Dada allait bientôt être atteint de cabin fever à force de passer ses journées à faire du lavage, donner le biberon à Baby Love et écouter L’Huile de Lorenzo sur Prise 2 en braillant. Fac aweille toute la gang dans le char, on s’en va à Québec pour du plaisir Québécois!

Premier défi, amener tous les trucs nécessaires pour bébé et pour grand garçon afin que ceux-ci soient heureux, bien nourris, au chaud et surtout qu’ils nous achale pas trop. Pour grand garçon, c’est relativement simple, le iPad est toujours winner, ainsi qu’une couple de jouets dont il se câlisse. Pour bébé, c’est plus complexe. Il y a beaucoup de trucs à amener, du thermomètre rectal jusqu’aux petites débarbouillettes pour essuyer son nez plein de morve. Nous ne prenons pas de chance, nous amenons tout ce qui se trouve dans sa chambre.

À peine embarqué dans le char nous voilà donc épuisés. Mais nous n’avons encore rien vu. Alors qu’est-ce qui épuise tant un parent en vacances vous demandez-vous alors en vous tortillant sur votre siège?

Alors qu’autrefois Papa pis Dada partageaient leur temps en vacances entre boire des martinis secs, relaxer en écoutant la tivi dans le lit duveteux d’un hôtel et se lever tard, faire l’amour à 3h de l’après-midi puis visiter des trucs sympas et manger du poulet graissoux le soir venu, il s’agit maintenant d’un test d’endurance à savoir à quel point vous êtes capable de subsiter toute une journée entière de belles activités tel que glisser dans la neige frette, manger dans des restaurants bon marché avec vos bottes qui suintent l’humidité, visiter des files d’attente palpitantes et dire non à un enfant qui veut acheter des bébèlles hors-de-prix et ce avec comme seul carburant des maigres heures de sommeil, un peu de caféine ingurgité dans la voiture entre deux destinations et l’enthousiasme désespéré d’un animateur de camp de vacances maniacodépressif. Bref, il y a beaucoup de monde, beaucoup de choses à faire et en plus, il faut s’amuser et avoir du beau plaisir en famille.

L’esprit d’un parent en vacances ne se repose pas finalement. Il est toujours en marche. Il faut surveiller le p’tit pour ne pas qu’il casse quelque chose dans le beau mégésin souvenir ou bien qu’il ne se fasse pas kidnapper dans les toilettes, se battre avec pour qu’il mette sa tuque ou bien qu’il la garde, lui rappeler que oui il faut brosser ses dents et ce même en vacances, s’assurer qu’il a bien fait pipi à chaque nouvelle toilette que vous voyez, et ce même quand il vous dit qu’il n’a pas envie, faire des listes mentales dans votre tête à chaque nouvelle activité, vous assurant que vous avez apportez tout ce qu’il fallait dans le sac à couche, le lait, les lingettes, les calices de collations variés et bien coupés comme à la garderie parce que sinon il en veut pas, le jouet, l’autre jouet, la suce pour le bébé, le mouche-nez bruyant, les crayons de couleur, Sophie la Girafe cancérigène; se stresser à chaque nouveau restaurant qu’on visite de peur que le bébé braille trop fort ou ben que le p’tit pète sa coche parce que tsé hein sa condition genre.

Et la grosse différence c’est que à la maison vous dormez dans des chambres séparés. Papa pis Dada pis les deux z’enfants eux étaient dans la même chambre d’hôtel. Toute la famille entassé dans une belle chambre sombre avec le bruit intermittent du réfrigérateur qui part, l’air qui se décide pas à être chaud ou frette et un bébé qui se réveille une couple de fois par nuit pour boire, rôter bruyamment, sourire béatement parce qu’il est donc heureux de vivre et réveiller tout le monde par le fait même. Non mais y’as-tu de quoi de plus chiant que de tenter de pas faire de bruit dans une chambre d’hôtel avec ton méri pis ton plus vieux qui dorment fragilement à quelques centimètres à peine tout en swingant de bord en bord un p’tit bébé qui en toute apparence à pas l’air parti pantoute pour se rendormir. Et alors que mon bébé gazouillait/braillait assez fort que ça a réveiller le plus vieux, qui était tellement excité d’aller dans les glissades promises qu’il voulait se lever tout de suite right fucking now à 4 heures du matin, j’ai eu une pensée soudaine:

Me suis dit, ouff, je suis épuisé me semble. Et je ne me reposerai pas plus. Si je n’étais pas vêtu d’un simple boxer, je laisserais subtilement le bébé dans son parc, pognerais mon portefeuille et j’irais me louer une autre chambre dans l’hôtel, juste pour moi, juste pour dire que je dormirais tout seul pendant plus de deux heures d’affilée sans jeune enfants pour me réveiller et sans conjoint gigantesque qui prend toute la place dans le lit avec ses gros bras pis ses grandes jambes.

Mais je suis resté évidemment, parce que l’amour pis le dévouement pis toute, pis me suis levé le lendemain matin en grommelant pis en perdant patience après mon chum parce qu’il était pas prêt assez vite pis après mon p’tit parce qu’il gossait dans le stationnement au lieu d’embarquer dans le char pour qu’on aille se gêler le derrière à voir un hôtel fait de glace. Pis le soir venu on a recommencé tout ça, pis encore, pis encore. Pis je suis revenu chez nous et me suis réveillé le lendemain matin frais comme une rose poqué comme un lendemain de veille, mais sans avoir bu grand alcool.  C’tu pas des belles vacances réussis ça? À en juger par les photos pis le moulin à paroles de mon fils qui nous parlait de ce qu’il a aimé pis qu’il a donc hâte de retourner en « vacances voir mr Vieux Québec », je crois que oui.

There you have it: on aura eu beau être maussade, être impatient, mal dormir pis pogner les nerfs pour un rien, mon p’tit a eu du ben gros fun, pis p’être que moi aussi j’en ai eu quand j’ai glissé vite vite dans la neige avec mon enfant. Mais juste un peu…

Dada Blaise

 

 

L’Arrivée d’un Bébé Tout Neuf

Il n’y a pas grand chose qui top l’arrivée d’un bébé dans un foyer. Pas même l’achat d’une nouvelle souffleuse ou de l’annonce d’une journée de tempête surprise un mardi matin. Un bébé tout neuf qui arrive dans une maison c’est le monde qui r’vire de bord tout d’un coup, une vie au complet qui change dans un claquement de doigt. Je le sais, ça fait deux fois que je le vis. La différence est que c’te fois-ci, j’étais ben plus préparé. Mettons que je savais dans quoi j’m’embarquais et la marche était moins grande à enjamber qu’en 2013, alors que j’étais un jeune homme avec une tête pleine de joli cheveux chatoyants et des journées entières à lui-même pour faire de la bicyclette et prendre des Cosmo sur le bord de la piscine avec les copines. Le brouhaha et les émotions vives venant subitement de se terminer, j’me suis retrouvé seul avec mon p’tit babylove, pis j’me suis rappelé ces moments-là avec mon premier garçon. Le merveilleux qui venait avec puis toute l’incertitude qui était arrivé par la suite.

Bref, les premiers instants avec un bébé naissant sont vraiment magiques. On a l’impression que la Terre entière est heureuse pour toi. Tout le monde est excité de vous voir et de voir le p’tit bébé, les amis pis la famille retontissent les uns après les autres, les bras chargés de petites tuques mignonnes, petits pyjamas, cadeaux pis de lasagnes aidantes. Le boyfriend, normalement, prend congé et passe plein de temps à la maison pour aider, vous dire d’aller vous reposer et aller acheter de la bouffe Thaï pour le souper. Puis les journées passent et les visites se font moindre et vous vous retrouvez avec votre p’tit bébé tout neuf et son lot de responsabilités. Le quotidien revient subitement avec ses gros sabots et vous tasse la merveille dans le coin.

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Salut! Voilà ta vie maintenant! FOREVER!

Les guides et les bons conseils vous préviennent que de s’occuper d’un petit bébé est difficile, épuisant même, mais il n’y a pas grand chose qui peut vous préparer à ce brusque détournement que votre vie prend en quelques jours. Le nombre incalculable de petites débarbouillettes qui jonchent le sol, la lessive constante, les biberons à moitié vide trainant sur les comptoirs, les taches sur le divan, sur votre linge, votre chaise, vos napperons. Le stress constant à savoir si vous déchiffrer les pleurs comme il faut, si vous le laissez trop ou pas assez brailler, si vous faites les bonnes choses pour créer un lien solide avec lui. Parfois vous êtes assis sur votre divan plein de régurgis avec votre veste à moitié ouverte et vos pantalons mous, votre bol de céréales à moitié mangé et vos piles grandissantes de linges sales pis vous regrettez vos soirées de shooters de Sourpuss où vous vomissiez derrière les poubelles d’un bar avec un étudiant de médecine derrière vous qui attend patiemment que vous terminiez pour vous ramenez à son appartement pour jouer aux fesses pis pas vous rappelez le lendemain.

Vos journées sont longues ou bedonc incroyablement courtes pis vous avez toujours l’impression que vous n’avez rien fait. Les gens vous disent qu’il est donc important de sortir, d’aller dans des groupes avec d’autres jeunes parents et prendre un p’tit café avec eux pis jaser de vomi pis de selles verdâtres, et oui, parfois ça fait du bien, mais aussi, guess what, par boutte vous avez chrissement pas envie d’enfiler des pantalons de neige pour aller courir avec la poussette pis le p’tit tout en regardant d’autres mères aux corps sveltes et aux cheveux plein d’éclat. Pis il y en a toujours une, ou deux ou trois qui raconte que le sien fait ses nuits depuis qu’il a 2 jours, pis l’autre de dire que le sien se tourne déjà de bord pis l’autre renchérir que son chum lui paye toujours un voyage dans le sud avec la nanny après un accouchement pis l’autre elle fait 6 km de jogging tous les matins pour aller ensuite porter secours aux enfants du Tiers-Monde.

Plus souvent qu’autrement, vous vous sentez le seul qui l’a pas l’affaire. Celui qui a pas ben ben de fun finalement. Celui qui est en mode survie.

Ben vous êtes pas les seuls. On est une couple de même, toute la gang. Y’a des jours que c’est difficile, chrissement difficile, pis d’autres que non. Plus souvent qu’autrement, suffit de le dire à quelqu’un d’autre. « C’est vraiment difficile. » « J’me trouve poche. » Ça prend pas de temps que les autres parents vont venir vous confirmer qu’ils ont eut les mêmes sentiments une fois, deux fois, quarante-quatre fois. Mais vous savez quoi? On passe au travers. Les cris de bébé vous tueront pas. Brailler en robe de chambre en mangeant des tranches Singles de Kraft feront pas de vous une loque humaine. Dire que vous vous sentez pas bon fera pas de vous un mauvais parent.

Fac voilà mon premier conseil en tant que Dada pour la 2e fois: Le mode survie c’est ben correct. Faites ce qui faut pour survivre. Allez-y au cinéma avec votre bébé. Mangez la boite de biscuits au complet. Faites du co-dodo. Promenez vous en char pour l’endormir, donnez-y une suce, faites pas le ménage pis écoutez les reprises de Friends toute la journée tout en donnant le biberon. Le pire qui peut vous arriver c’est de vous faire juger par les Eux Autres, pis leur opinion vaut de la marde comme dirait Dada. #cbencorrect #modesurvie

 

Dada Blaise

 

 

 

 

Le Plus Grand Dilemme des Parents: Sexe ou Dodo?

Oubliez les débats sans importance tel allaitement ou bouteille, laisser brailler le p’tit ou aller le réconforter immédiatement, la ville ou la banlieue….il n’y a rien de sujet plus déchirant pour un parent que le dilemme suivant: On fourres-tu ou ben on dort?

Les jeunes parents sont habituellement horriblement, terriblement, chrissement fatigué et ce TOUT LE TEMPS la plupart du temps. Ils sont fatigués de changer la couche du bébé quarante-huit fois de suite, de jeter une assiette pleine de nourriture parfaitement saine que les enfants ont refusés de même toucher ou d’empêcher le p’tit de se rentrer des billes dans le nez. Le parent qui reste à la maison passe sa journée à tenir la main d’un bambin qui s’assied sur lui, ou se roule sur lui ou lui grimpe dans la face lors des repas et des moments de détente,  ce qui veut dire que lorsque la nuit tombe, la dernière chose que ce parent à envie s’est d’assumer la position en se mordillant les lèvres d’extase. Le parent qui travaille lui arrive à la maison après une longue journée où il a dû endurer des collègues qui partageaient leur secret pour une soupe réussi (mettre un soupçon de cumin) ou leur dernier coup de cœur cinéma (Step Up 3D, les effets spéciaux sont écœurants!) tout en gardant le sourire. Alors pour eux aussi, la dernière chose qu’ils ont envie de faire c’est de vigoureusement se shaker le bas-ventre tout en râlant des mots sensuels.

Malgré tout, le soir approche, les étoiles apparaissent dans le ciel et certains couples, éreintés et épuisés par l’existence, tellement fatiguéss qu’ils semblent incapables de retirer leur sous-vêtements, combattent l’écrasant poids des choix de leur vie pour commettre malgré tout l’acte charnel. Le sommeil ne les arrêtera peut-être pas, mais un autre obstacle pourrait le faire: l’enfant. L’enfant, peu importe son âge, semble détecter la minute où ses parents semblent avoir du plaisir sans lui. Que ce soit par les fou rires partagés sous la couverture, le bruit presque imperceptible des boxers qui revolent sur le plancher ou simplement le silence anormal qui règne lorsque deux êtres humains qui copulent tentent de ne faire aucun bruit, le petit risque alors de pousser un hurlement digne de Mariah Carey qui pousse la high note dans son jeune temps. Certains parents tentent l’impossible, c’est-à-dire de continuer leur va-et-viens en espérant que le p’tit se rendort par lui-même. Si l’homme réussi à garder son érection pendant les cris interminables d’un jeune enfant, félicitez-le pour sa concentration ou ben posez-vous des questions sur son état mental.

Si l’enfant est capable de sortir de son lit, désolé de vous dire qu’il risque de resurgir aussitôt que vous êtes à quatre pattes la bouche ouverte pis toute. #imagementale  Vous serez bientôt obligé d’aller célébrer votre amour dans la shed, parmi les vieilles cannisses de gasoline, les pelles à jardin et le tricycle de Elsa.

Voilà pourquoi la plupart des parents aiment beaucoup mieux dormir que jouer aux foufounes. Oui, le sommeil, disons-le, le sommeil est pas mal en haut de la liste des choses préférés de Papa pis Dada. Le sommeil est la chose, LA CHOSE, la plus précieuse qui soit dans une maison qui comporte un enfant de moins de 10 ans. Le sommeil est la monnaie d’échange, la chose qui a le plus de valeur. Plus que du temps, de l’argent ou la dernière gorgée de vin. La vie d’un parent tourne constamment autour du sommeil, des horaires entiers sont construit autour de la possibilité du sommeil d’un enfant et du votre. Les couples se chicanent parfois pour avoir droit au sommeil, s’engageant dans des négociations compliqués, risqués et ce en pleine nuit à savoir qui va se lever, parce que c’est moi qui s’est levé la dernière fois. Donc, lorsque par un hasard des plus merveilleux la maison se retrouve vide de toutes présences d’enfants qui sautent, culbutent et quémandent pour quelque chose à manger, les parents se précipitent en courant vers leur grand lit défait parce que pas eut le temps de mettre les draps comme il faut, retirent tout vêtement superflus et se couchent au plus chriss sans se coller pour profiter de quelques moments de répits et de doux sommeil.

Pis quand ils se réveillent, ben why not coconut? wink wink.

Dada Blaise

 

Meilleurs Conseils Ever Pour Les Parents

J’vous l’apprend peut-être, mais Papa pis Dada sont sur la mystérieuse et presque mythique liste. THE LIST. Quelle liste? La liste des participants à Célibataires et Nus bien entendu!

Mais non, en fait nous sommes sur la liste de postulants pour recevoir un enfant en tant que famille d’accueil en voie d’adoption.  Ouf c’était long à écrire. Bref, Papa pis Dada ont décidés de s’enfoncer continuer plus loin leur aventure familiale en accueillant un 2e bébé dans leur foyer. Comme la liste est imprévisible, ce bébé pourrait arriver la semaine prochaine comme dans 6 mois. Un autre bébé. Voilà un vent de renouveau dans une vie, n’est-ce pas?

Nous préparer mentalement à avoir un 2e bébé n’est pas une mince affaire. Pourtant, je suis beaucoup moins naïf et beaucoup plus à l’aise à présent (genre admettons dans mes meilleurs jours). J’ai tout même évolué en tant que parent et es appris quelques trucs ici et là.

Voilà les conseils que j’aurais aimé me faire dire avant l’arrivée de mon premier enfant:

Première chose tu vas recevoir la visite d’une infirmière, une intervenante sociale et des amies mamans bienveillantes. Toute la gang vont t’inonder de bons conseils, parce qu’elles veulent ton bien. Une fois qu’elles seront toutes parties, tu vas littéralement oublier tout ce qu’elles viennent de dire à cause du manque de sommeil. Pour compenser, tu vas passer une majeure partie de ton temps à farfouiller les blogs et les forums de discussion sur Internet pour trouver une réponse et tu vas découvrir à quel point l’univers des « mamans » est comparable à un épisode d’Occupation Double, beaucoup de mesquineries et de coups dans le dos.

Tu vas sentir que tout ce que tu fais au début c’est donner le biberon au bébé. T’as raison. C’est ta tâche principale. Pis personne va te dire que tu fais donc une bonne job de donner du lait à ton bébé. Fac félicite toi tout seul, tu le mérites. Tu applaudiras les mamans qui donnent le sein à ce rythme. J’imagine qu’elles ne s’attendaient pas un jour à ce que quelqu’un passe 30 à 40 minutes à jouer après leur nipples, et ce de 10 à 12 fois par jours. Pis fais toi en pas, même si ton p’tit à été nourri au lait formule, il est pas r’viré tout croche et il ne torture pas les animaux pour le plaisir.

Tu vas brailler. Genre beaucoup. Comme une feluette. Comme quelqu’un qui est à bout de souffle, à bout de ressources. Tu vas pleurer parce que ton bébé est tellement beau et parfait que t’as l’impression que ton coeur peut pas contenir autant d’amour et est sur le point d’exploser (American Beauty style). Tu vas aussi brailler parce que t’es fatigué et dépassé par les événements, tu vas brailler parce que tu ne sais pas pourquoi le bébé braille. Tu vas brailler parce que ton émission préféré termine. Tu vas brailler beaucoup.

Il va y avoir des nuits où tu es tellement fatigué que tes jambes en tremblent, littéralement. Tu vas tenir ton bébé, ou plutôt cet espèce de créature chaude et humide qui hurle sans arrêt et qui se calme seulement quand tu marches dans la maison. Tu vas sentir ta rage et ta colère graduellement bouillir dans ton corps, tes émotions vont tilter, tu vas avoir envie de crier: »Pourquoi tu rends ça difficile de même! Laisse toi donc t’aimer! ». C’est là que tu dois déposer le bébé, right now d’ailleurs, puis chrisser le camp. Hors de la chambre, hors de la maison. Même si le bébé braille, même s’il hurle. T’es pas un mauvais parent. T’es un humain, pis les humains sont fait pour agir quand ils entendent de la détresse chez un autre humain. Pis des fois, le mieux pour tout le monde, c’est que tu prennes une p’tite ou grosse pause.

Il va y avoir des moments où ton p’tit va être couvert de morve et de bave et de vieilles traces de compote ou résidus étranges. Il va sentir la marde et la pisse et il ne sera pas du tout mignon et attendrissant. Tu vas juste avoir envie de le mettre dans le bain et le laver avec une hose.

Tu vas faire ton gros possible pour rester en vogue et être drôle et intéressant, mais rapidement toutes tes conversations vont tourner autour du caca de bébé. Tu vas être bizarrement trop intéressé par le caca de bébé. Sa couleur, sa consistance, sa fréquence. Tu vas en parler avec ton conjoint et tous ceux qui vont te demander comment tu vas. Tu vas même prendre en photo ledit caca et l’envoyer à ton conjoint à sa job. Slack un peu.

Il y a des jours où le plus grand défi qui existe est juste de lui chrisser la cuillère de bouffe dans la bouche. Tu vas juste avoir envie de lui forcer sa p’tite bouche ouverte avec une main et d’y enfoncer son dîner dans la gorge avec l’autre. À la place, laisse le jouer dans la bouffe qu’il a pis va t’asseoir plus loin. Tu ramasseras plus tard, c’est pas grave.

Il va y avoir des après-midis où le p’tit va hurler et lancer ses jouets partout parce qu’il veut surtout pas faire de maudite sieste. Tu vas juste avoir envie de le lancer violemment dans son lit. À la place, reste dans ta chambre à toi et écoute tes vidéos de 30 Rock sur le iPad. En braillant, mais c’pas grave. Il veut pas dormir, qu’il dorme pas d’abord.

Il va y avoir des moments où après avoir relu la même fucking histoire pour la quarantième fois, tu vas juste avoir envie de lancer le livre dans le foyer en criant: « J’ÉCOEURÉ DE TON ESTI D’ÉCUREUIL FRISSONS! » À la place, relie l’histoire une 41e fois. Pis vas achetez des nouveaux livres en espérant d’en trouver un autre qui va intéresser le p’tit.

Tu risques de vouloir étrangler et embrasser ton conjoint quand il revient de sa job. Simultanément.

Parfois tu vas avoir le goût de tout abandonner, te coucher en position fœtale tout en regardant ton album photos souvenirs de l’Université, t’sais la fois où on t’avait élu « Party Animal » pis que tu étais on top of the world. Tu peux faire ça. Tu peux aussi faire un liste de tous les gens que tu connais qui ont eut des enfants. J’suis certain qu’il y en a une couple qui sont pas si hot que ça. Donc si eux ont été capable d’élever un enfant sans problème majeur, tu devrais t’en sortir pas trop pire aussi. Tu peux aussi écouter du Adele en boucle.

Finalement, si tu es en train de douter de quoi que ce soit, demande toi: « Est-ce que le bébé est toujours vivant? Bon. Parfait, tu fais une bonne job. »

Dada Blaise

Le Parent Idiot

Être parent signifie échouer. Échouer tous les jours pour toutes sortes de raisons. Échouer quand ton p’tit mange pas ses légumes au complet. Échouer quand ton p’tit ne veut pas embarquer dans le bain. Échouer quand ton p’tit joue avec son pénis devant grand-maman. Échouer de façon grandiose en public, devant une foule de gens magnifiques, branchés et pimpants de bonheur pendant que tu ramasses les morceaux d’un pot de tapenade aux olives noires fracassé sur le carrelage d’une épicerie fine tout en retenant ton enfant qui a décidé qu’il voulait ingurgiter les morceaux de verres comme collation santé. Et même lorsque tu crois être le meilleur des meilleurs, tu es toujours sous le regard des gens, scruté et analysé dans tes moindres faits et gestes parce que tu as osé transporté ton p’tit dans tes bras au Zoo au lieu de le faire marcher sur le sol brûlant (oui, un véritable fait vécu par Dada lui-même…).

À ce que je peux comprendre avec cette mentalité de jugement qui est constante dans notre société, c’est que nous sommes tous une belle gang de caves quand viens le temps d’être parent. Qu’un parent est programmé pour fucker son enfant de mille façons différentes, soit en étant trop présent, trop impliqué, trop détaché, en offrant du miel avant 4 ans ou en lui essuyant les fesses trop fort. Ce que je trouve étrange c’est que tant de gens, et surtout d’autres parents, se sentent aussi confortables pour vous donner une opinion sur l’éducation de votre enfant. Certains en font même un métier semble-t-il. Pourtant le temps n’est pas si loin où moi aussi j’avais une opinion sur les parents. Le temps B.C. (Before Children) Je me rappelle très bien d’observer une famille et de me demander pourquoi leurs enfants étaient aussi bruyants, pourquoi ils les laissaient brailler ou ne les chicanaient pas plus que ça, pourquoi ils les laissaient manger telle ou telle affaire et pourquoi les parents étaient autant en amour avec leurs enfants.

Of course, j’ai ravalé ben vite mes beaux jugements de « moi ça va être différent », « moi chui capable, moi j’vais être un peu mieux que les autres », « moi il va m’écouter quand j’vais dire non. » quand j’suis devenu un Dada à mon tour. J’ai alors compris que la tâche parentale est énorme, intimidante et énervante, un projet sans fin semble-t-il, qui vous laisse toujours pantois et sur le qui-vive. Au départ, quand le petit n’est qu’un bébé, quand tu commences à peine à déchiffrer tout ce quoi implique la vie avec un bébé, tu te sens un peu plus insécure donc plus prompt à juger rapidement les autres. Tu sens une p’tite pointe de jalousie émerveillé également à voir certains parents aller, de voir à quel point ça semble facile et béatifique pour d’autres, que ce soit les nuits, calmer les pleurs, changer les couches ou réussir à partir du point A au point B dans un endroit public sans t’être arrêté 4 fois parce que le p’tit veut pas suivre. Chaque action commise semble énorme et irréversible, chaque cuillerée de crème glacée de trop semble la prémisse de l’obésité infantile, chaque câlin de trop semble être le début d’une relation malsaine, chaque « là ça va faire » semble être les premiers pas vers de l’abus verbale. Mais évidemment, plus mon enfant a grandit, plus mon jugement s’est estompé peu à peu, ainsi que ma jalousie et mes revendications de « ouain mais c’est pas juste! ». Je comprend mieux que les parents interagissent différemment avec leurs enfants selon leurs humeurs, leurs envies, leurs valeurs et leurs défauts.

J’aimerais terminer en affirmant que le jugement c’est out et qu’il faut arrêter immédiatement, mais c’est inutile. Je ne suis pas encore assez optimiste pour croire que le jugement va s’estomper aussi facilement. Parce que oui, c’est l’fun passer un commentaire disgracieux envers un autre. C’est méchant pis bitch pis c’est un plaisir malsain qu’on peut faire un soir entre copines. Le jugement restera présent parce qu’il est inné pour l’être humain de le faire et il est inné pour un parent de se sentir jugé. Essayons au moins d’être plus discret dans notre jugement public, gardons-le pour les soirées arrosé de vin, là où elles ont leur place.

Dada Blaise

Les Nouveaux Stades de Développement d’un Enfant

Je ne suis pas un parent incroyablement complexe et nuancé. Je suis comme tous vous autres. J’aime faire pipi avec un enfant à quelques centimètres de moi, j’aime mettre mon gilet préféré et apercevoir qu’il y a une énorme tache de yogourt dessus, j’aime ramasser des Legos et des billes dans les craques du divan et, j’aime surtout aller fouiller sur le Net et me mettre à paniquer parce que mon enfant n’a pas l’air d’atteindre les stades de développement de son développement dans le temps « normal ». Lors des rencontres de sensibilisation sur l’adoption, j’avais été prévenu que mon enfant serait différent. Qu’il aurait parfois des comportements étranges, difficiles à gérer, voire terrifiants. Qu’il aurait une courbe de développement différente, en dent de scie, c’est-à-dire que par bout il semble régresser et d’autres il fait d’énormes bonds en avant. Mais j’me disais « bof…j’suis DONC un être merveilleux et supérieur à la norme, fac MOI j’vais comprendre, MOI j’me stresserai pas avec ça, MOI j’mange du kale et des chips aux épinards pis j’suis donc compréhensif et serein. »

Fac le p’tit est arrivé chez nous, ben beau, ben pimpant, sourire pis fossettes pis yeux bleus. La DPJ nous a offert le merveilleux recueil Naître et Grandir et une bonne amie m’a donné un guide de développement de l’enfant. « Tiens. Des fois ça nous calme un peu de vérifier des trucs dans ce livre-là. Mais revire pas fou non plus! » qu’elle me dit. Sauf que j’allais découvrir que concernant mon enfant, j’étais BATSHIT CRAZY. J’me suis mis à paranoïer pis je checkais ce maudit guide cent fois par jour. Je me suis retrouver sur des forums de Mamanpourlavie ou Doctissimo afin d’écrire des commentaires terrifiés, borderline psychotiques:

Moi: J’panique! Mon enfant devrait être capable de faire des bye bye par lui-même, non?
Personne sensée et calme: Inquiète toi pas, les bébés ont chacun leur rythme de faire les choses.
Moi: Ouain mais #lesgens vont penser qu’il est stupide! Pire encore, que je l’ai mal élevé!
Personne sensée et calme: Comment est-ce qu’il réagit quand tu lui fais des bye bye?
Moi: J’sais-tu! J’en fais pas vraiment encore. Je le stimules pas assez, c’est ça?

Avec le recul, j’me trouve un peu idiot de m’être autant énervé pour des peccadilles. Oui taper dans les mains et faire des bye bye c’est mignon, mais il y a beaucoup d’autres étapes et stades de développement importants dans la vie d’un enfant et surtout, d’un parent. Par contre, en fouillant Naître et Grandir, j’me suis rendu compte que, horreur, ces étapes n’y apparaissaient pas! Il y a une grave lacune de leur part. Afin d’y remédier derechef, voici une nouvelle liste d’étapes importantes dans le développement de votre enfant:

La Première Mordée de Chair Humaine

Les premières dents apparaîtrons dans la douleur et les pleurs, ainsi que le violent désir de tester leur durabilité en mordant quelque chose. Que ce soit votre mamelon préféré (le droit) ou votre épaule ou votre jambe, votre bébé aura vite fait de vous prouver son amour avec sa bouche et, si possible, quelques gouttes de sang. Gardez-le sourire et votre calme et réprimandant doucement et allez sacrer dans la salle de bain en passant vos seins sous l’eau froide. #nosexforyoutonight

La Première Fois qu’Il Sâcre le Camp en Bas de Quelque Chose

Vous venez de le déposer sur le divan et lui chantonner des trucs, puis vous avez tourné le dos UNE SECONDE, genre moins d’une seconde, le quart d’une seconde, puis dans le temps de le dire, votre p’tit à rouler vers le vide et s’est précipité vers le sol à une vitesse vertigineuse. Une peur glacée vous a enserré l’estomac pis vos réflexes vont ont fait tendre les bras et vous avez pogné le p’tit juste à temps (ou pas, pis il s’est cogné sur le tapis). Le p’tit a bel et bien lâché un whack de surpris et vous avez immédiatement proliférez toutes les plus belles promesses et dévotions, mais vous n’oublierez jamais le regard empli de déception de votre petit envers vos capacités parentales.

La Premier Bain de Sang

Vous les regardiez depuis un bout de temps, ces fins petits ongles blancs et immaculés, semblable à des coquillages délavés par le vent et le soleil tant ils semblent purs. Il était temps, alors vous avez décidé de couper avec grande finesse et préciosité les petits ongles de votre doux, oh si doux bambin avec les petits ciseaux assortis à sa douillette. Et puis, fouille-moi de kessé que l’câlisse qui est arrivé, mais vous avez coupé plus loin pis la lame s’est enfoncé dans le doigt rose de votre bébé pis le sang toé qui jaillit comme dans un film d’horreur, avec les larmes et les cris de panique. Définitivement le meilleur moment pour vous faire appeler par votre mère pour savoir si tout se passe bien.

 Le Premier Caca Apocalyptique

Le p’tit avait fait une drôle de face et vous avez senti les effluves nauséabondes. Évidemment, vous étiez en plein centre du DIX/30 avec vos sacs de Pottery Barn et votre bel espoir de faire des emplettes sous les légers flocons de neige. But shit is going down, littéralement. Armé de vos maigres lingettes humides, vous avez amené votre p’tit dans la salle de bain privé puis vous avez réalisé avec horreur que le caca semblait avoir explosé partout sur votre bébé. Il y en avait partout. Son dos, ses pantalons bleu sarcelle, ses p’tits bas, sa tuque, même l’habit de neige était souillé. Les plus chanceux auront par hasard du linge de rechange. Les autres devront se débrouiller avec les lingettes, du papier de toilette et l’eau intermittente du robinet public. #nevergobacktothatbathroom

La Première Érection Malaisante

Non, pas celle de votre conjoint pendant qu’il écoute la télévision la main dans les culottes effouaré sur le divan. Plutôt celle de votre p’tit, qui est anormalement tranquille dans le bain et qui se lève subitement pour vous montrer fièrement son p’tit tuyau ben drette, sourire extatique aux lèvres: « Dada, gros pénis moi hein? ». Heu…#theygrowupsofastlitteraly

La Première Nuit Où Vous Vous Demandez Comment Vous Avez Ben Fait Pour Passer Au Travers

Vous la reconnaîtrez quand elle arrivera. Il n’y aura aucun présage, aucun signe pour vous annoncer que la nuit de marde arrive. Pourtant, vous allez couchez votre p’tit et il se réveillera au 10 minutes en larmes et vous ne saurez pas pourquoi. Ce sera ainsi toute la soirée, pour avoir un léger break au moment où vous irez vous coucher. Puis le tout recommencera à nouveau. Aussitôt que le sweet, sweet sommeil semblera se présenter à vous, votre bébé se réveillera à nouveau. Il n’aura pas faim, ne voudra pas se faire bercer, ne voudra pas dormir avec vous. Vous aurez beau le changer de couche, le tapoter doucement, vous promener avec dans toute la maison, faire un massage apaisant et réaligner ses chakras, sweet fuck all. Rien ne marchera. Après 3 heures de cris stridents, vous vous questionnerez sérieusement sur la solidité de votre lien parental. Vous vous surprendrez à calculer combien d’argent cela vous prendrait pour fuir le pays illégalement et refaire votre vie au Guatemala à vendre des coquillages sur le bord de la mer. Pis vous allez voir le soleil se lever, votre pyjama trempé de sueur de la furie retenue et vous allez apercevoir votre enfant à semi endormi, toujours vivant. Vous vous souviendrez toujours de cette nuit-là.

 

Malgré tout ces belles étapes, ne faites pas comme moi. Ne paniquez pas si votre enfant ne parle pas autour du moins qu’il est supposé le faire et s’il ne marche toujours pas après tant de mois. Je sais que c’est plus fort que vous, mais don’t, ça ne vaut pas la peine. Je n’ai pas grand conseil à vous donner, sauf qu’il faut vraiment apprendre à let it go pis accepter que votre p’tit va ben finir par tout faire comme le reste. Par contre, si autour de 18 mois il n’a toujours pas fracassé l’écran de votre iPhone en le lançant violemment sur le sol dans un élan de furie rageuse, il faudrait peut-être consulter pour un petit retard de développement.

Dada Blaise

P.S: J’ai même quelques étapes importantes pour l’enfance et l’adolescence!

La Première Fois Que Votre Enfant Fouille Dans Votre Sacoche Pour Vous Prendre un 20$!

La Première Fois Où Vous Entrez Dans Sa Chambre et le Surprenez à Se Passer Un Poignet!

La Première Fois Que Votre Enfant Vous Insulte en Public!

La Première Fois Que Votre Enfant Vous Appelle Drunk Pour Venir le Chercher

Gratienne et Françoise-Rutabaga se brossent les dents

mother and daughter baby girl brushing their teeth together

Brosser les dents de la petite Françoise-Rutabaga est un vrai plaisir pour Gratienne. Elle utilise une pâte à dent qu’elle a concocté elle-même avec son lait maternel et de l’huile de noix de coco. La petite peu ainsi en ingurgiter des tonnes sans danger. C’est l’activité idéale pour tisser des liens solides entre la mère et la fille et également relaxer un peu après une longue journée à la garderie/boulot. Remarquez comment la petite ne mord pas la brosse à dent ni les doigts de sa maman comme un chien galeux devant un os. Elle ne gigote pas non plus comme une pieuvre paniquée et ne tente pas de s’assommer sur le comptoir afin de terminer la besogne plus rapidement. L’évier, le comptoir, les armoires et les murs restent immaculés et ne sont nullement tâché de dentifrice ou de salive violemment craché par le bambin. La mère et la fille ressortent à chaque fois de ce moment transcendé et plus proche l’une de l’autre comme c’est pas possible. #youmustbedoingsomethingwrong

Gratienne vous dit « bonjour » de Paris!

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Il y a de ces journées où tout va mal. Le lave-vaisselle déborde, les pivoines n’ont pas la bonne couleur de blanc pour les photos Instagram, la petite a égaré son Etch-a-Sktech Swarovski et les macarons n’ont tout simplement pas la bonne teinte de bleu pervenche. Quoi de mieux pour remonter le moral d’une Gratienne qui a le blues qu’une petite virée surprise à Paris pour participer à la Fashion Week? Et hop, allez, on prend la vie du bon côté, on met de côté les pressions inutiles comme la performance et l’argent et on PROFITE de la vie, tout simplement. Une fois là-bas, Gratienne habille la petite Françoise-Rutabaga d’une simple robe de dentelles Sophie Hallette qu’elle avait heureusement amenée avec elle, prend la poussette vintage qu’elle a retapée comme projet/bricolage avec sa meilleure amie Vanessa Sicotte et sort avec quelque chose de confortable et sans artifices inutiles, faisant fi des codes vestimentaires que lui impose la société, c’est-à-dire ses sous-vêtements Victoria’s Secret. #takingtimeforyourself #feelingpretty