L’Enfant Autiste et la Garderie (3ième partie)

Après bien des péripéties et des aventures plates, pas souvent très drôles et surtout déchrissantes à souhait, Papa pis Dada ont atterri à la bonne garderie pour leur enfant.

Je la nomme, roulement de tambour pis trompettes pis feux d’artifices:

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Je pourrais vous dire ben des affaires sur cette garderie. Je pourrais vous parler de la propreté de l’endroit, les locaux grands et aérés, rempli de belle lumière et joliment décoré, du ratio des enfants de chaque groupe, du fait qu’il y a un gym à l’intérieur pour que les enfants dépensent leur énergie par mauvais temps, d’une cour à l’extérieur et d’un parc tout près des services. Je pourrais vous beurrer ça ben épais avec une proclamation dithyrambique sur les nombreuses activités offertes, aussi bien motrices que artistiques ou pré-scolaire, de l’organisation super bien pensé et détaillé, l’aspect sécurisant pour l’enfant et le parent. Je pourrais vous parler de l’horaire giga, méga flexible, celui qui permet à un parent d’arriver APRÈS 5 heures et de venir porter son enfant avant huit heures sans se faire faire de gros yeux ronds parce que mon doux qu’on est donc de bonne heure. Je pourrais vous dire ben ben des affaires merveilleuses, mais je vais juste vous parler d’une chose:

Les éducatrices.

On pense souvent à tord qu’être éducatrice c’est facile, que c’est une job pour celles qui aiment les enfants et qui veulent jouer à la maman, que c’est comme être une petite gardienne du voisinage, mais avec juste une couple d’enfants de plus. Ben évidemment, on se fourre royalement en pensant cela, parce que la plupart d’entre nous aurait lancé un enfant par la fenêtre après une semaine ou se retrouverait enfermé dans les p’tites toilettes en braillant pis en lançant des Goldfish aux enfants pour qu’ils nous laissent tranquille. Ceci étant dit, laissez-moi maintenant faire les louanges des éducatrices de la garderie Boule d’Énergie, parce qu’elles le méritent en siouplait:

Disons d’abord une affaire, mon garçon, qui a été diagnostiqué TSA en septembre 2017 rappelons-nous-en, n’est pas un enfant facile, il n’y a pas trente-six façons de le décrire, il est juste pas facile au quotidien, spécialement lorsqu’il est avec un groupe d’enfants dans un environnement rempli de trop de stimuli pour son petit cerveau sensible. Voici tous les comportements dérangeants qu’il a pu avoir pendant qu’il a fréquenté cette garderie:

  • Pleurer, crier, hurler
  • Crises de bacon
  • Lancer des jouets
  • Lancer son assiette pleine de nourriture
  • Lancer sa chaise (WTF?)
  • Frapper tout ce qui était autour de lui
  • Se frapper la tête contre un mur, plancher, name it
  • Se griffer, se faire mal
  • Frapper les autres
  • Griffer les autres
  • Mordre et étrangler les autres amis
  • Descendre un escalier en marchant comme une araignée
  • Parler une langue étrangère, genre le vieux latin
  • Vomir une étrange bouilli verte
  • Dire qu’il va voter pour Trump
  • (J’en ai inventé quelque uns, à vous de deviner lesquels)

Avec tout ça, tous ces comportements dérangeants et franchement terrifiants par certain moment, on ne m’a appelé une fois, une seule fois, pour me dire de venir le chercher car ça devenait trop dangereux pour mon garçon. Une seule fois. Les éducatrices et la direction se sont toujours arrangés pour gérer les crises, trouver des solutions calmantes, aimantes, aidantes. Et surtout, SURTOUT, à chaque fois que je suis venu le chercher et qu’il avait passé une journée horrible, ce genre de journée que tu te demandes si un si petit enfant est capable de supporter autant de colère dans un si petit corps, hé bien je n’ai jamais été accueilli avec le désespoir d’une éducatrice. Jamais. Il y avait toujours un côté positif, encourageant, un mot pour nous supporter, nous faire sentir qu’elles comprenaient et que ce n’était pas de sa faute. C’était ce qu’il y avait de plus important pour moi. Dans tout mon désespoir et mon sentiment d’inutilité face aux comportements de mon enfant, c’était de voir qu’elles comprenaient que même lui n’était pas capable de se gérer. Ce n’était pas des caprices ou bien pour mal faire, c’était tout simplement hors de son contrôle.

Nous avons toujours été informé comme il se doit, il n’y a jamais eu de moments surprises et surtout, dans les bouttes rough, nous nous sommes assis avec les diverses intervenantes pour discuter et tenter de trouver des solutions.

Les éducatrices sont merveilleuses, il n’y a pas d’autres mots. C’est le genre d’endroit, malgré que ce soit très grand et avec beaucoup de groupes d’âge, où elles connaissent tous les enfants par leur nom. Elles saluent mon garçon à chaque matin, même s’il n’est pas leur groupe. Et surtout, elles aiment les enfants. Elles sont dévouées et patientes et tout ce que tu peux penser.

Pis il faut que je finisse par remercier MON éducatrice, celle qui a pris soin de mon Petit Pou depuis presque deux ans maintenant. Celle qui a aimé, bercé, rassuré, consolé, fait rire, raconté des histoires, supervisé les repas, qui a calmé, apaisé, soigné, nettoyé le vomi, essuyé la morve, lavé les foufounnes sales, tenu dans ses bras afin qu’il ne se blesse pas, pris à part pour gérer les nombreuses crises, bercé et câliné, lui a appris les lettres et les chiffres et l’anglais et l’espagnol, le Chili et les recettes de biscuits « spécial », celle qui a chanté, donné, celle qui s’est dévoué. Celle qui nous a accueilli, et ce à chaque maudit matin, CHAQUE MATIN, avec le sourire franc et pimpant de la bonne humeur, celle qui nous a accompagné dans toutes les démarches d’éducatrices spécialisées, de remplissage de formulaire pour ci pis pour ça, d’inquiétudes, de questionnements, d’observation par toutes sortes de monde. C’est une éducatrice qui a pleuré de joie avec nous quand nous avons eu des bonnes nouvelles, qui s’est fâché avec nous quand notre garçon semblait vivre des injustices par notre système de santé et scolaire, c’est une éducatrice comme j’en souhaite à tous ceux qui le méritent.

Kim Fréchette de son prénom. Elle est belle, drôle, dynamique, enjouée, pétillante, intelligente, passionnée et surtout, elle aime notre enfant. Pas moyen de passer à côté. C’est la base. Malgré tout ce que mon petit homme a pu lui faire vivre, elle l’aime.

Donc merci à elle et à toutes les autres éducatrices. Pis si jamais vous êtes du coin de Saint-Jean-sur-le-Richelieu et que vous vous cherchez une garderie, ben bonyeu, qu’est-ce que vous attendez? Go à Garderie Boule d’Énergie c’t’affaire. It’s the best, parole de Dada.

Dada Blaise

 

Garderie Boule d’Énergie

196 Rue Saint-Louis, Saint-Jean-sur-Richelieu

Téléphone : (450) 376-7933

http://www.bouledenergie.ca

 

 

 

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