40 Choses qui gossent un parent (Summer 2017 version)

C’est l’été au cas où vous ne vous en êtes pas rendu compte!

Il fait chaud, fait frette, des alertes aux tornades menacent notre pique-nique champêtre, les annonces de retour à l’école sont déjà sur nos écrans pis mon enfant me tourne autour parce qu’il s’ennuie pis ne sait pas quoi faire de lui mis à part faire des cascades entre le divan pis la table du salon au lieu de jouer à faire du coloriage en silence pendant 6 heures d’affilée comme je le souhaiterais.

Hé oui! Je suis maussade et grognon pis j’ai le goût de chialer, sue me! C’est supposé être la belle saison du bonheur pis du plaisir en famille, mais moi y’a plein de choses qui me gossent ces temps-ci. Les voici dans le désordre:

1. Regarder un enfant mettre ses sandales pendant 45 minutes.

2. Les vieillards ben trop en forme qui font de la bicyclette avec des cuissards serrés.

3. Les flushs automatiques des toilettes publiques.

4. Les apps pour enfants « gratuites » qui coûtent finalement un bras pis un montant équivalent au downcash d’une première maison.

5. Le film Emoji

6. Les employés du Rona.

7. Oublier un papier dans la poche de mes shorts pis le ramasser en 33 bouttes dans la sécheuse.

8. Beurrer un épi de blé d’Inde avec un couteau.

9. Les enfants qui jouent à faire r’virer une bouteille d’eau à l’endroit.

10. Internet qui chie.

11. Ouvrir une petite salade de fruit pis me faire éclabousser immanquablement.

12. Le monde à l’épicerie.

13. Le monde au Zoo de Granby.

14. Le monde qui marche trop lentement.

15. Le monde à la plage.

16. Le monde en général.

17. Faire du camping.

18. Le poster de De Père en Flic 2.

19. La tension sexuelle palpable entre Ryder et Katie.

20. Les pantalons de yoga

21. Les « Life Hacks »

22. La maison à vendre de Mario Tessier

23. Le retour des pots suspendu en macramé

24. Les décomptes de 30 secondes avant Les Chefs

25. #blessed

26. Les machines à bonbons qui sont partout

27. Faire du compost

28. Les costumes d’Halloween au Costco

29. Les mouches à chevreuil

30. Suer sur une terrasse avec un drink ben trop cher

31. Cueillir des belles fleurs de dehors pis les rentrer en dedans pis avoir un shitload de fourmis

32. Les p’tits jouets du McDonald’s

33. Être obligé de porter un casque de vélo pour montrer le bon exemple

34. La personne (the boyfriend!!!) qui bourre le congélateur de popsicles et fudges engraissant sur lesquels je n’ai aucun self-control

35. Le sable de la plage ou d’un lac

36. Le sable qui s’infiltre dans le sac de plage

37. Le sable qui reste collé dans les sandales

38. Le sable collé dans craque

39. Ceux qui ont des bons conseils pour éviter le sable qui s’infiltre partout

40. Les vacances qui achèvent déjà

Bonne semaine là!

Dada Blaise

10 Choses Que Vous Devriez Faire Pour Avoir Un Enfant À Succès

Arrêtez de vous mentir pis de vous faire des à croires que ce maillot de bain vous fait encore, que ce gâteau-là à presque pas de calories pis que vous allez faire du vélo tous les jours cet été. Regardez la vérité en face: tous les parents ont à peu près le même but pour leurs enfants, peu importe leurs opinions ou valeurs, nous voulons que nos enfants grandissent pour devenir un être humain heureux, en santé et avec toutes les qualités qui feront de lui une personne merveilleuse, aimé, adulé et ayant un succès interplanétaire.

Alors, comme une belle bande de caves qui savent pas trop ce qu’ils font, les parents punissent pis encouragent pis inscrivent à des cours de soccer valorisant l’esprit d’équipe. La plupart des parents s’en sortent pas trop mal avec cette technique à tâtons, seulement voilà, un article sur I Fucking Love Science m’a expliqué clairement que je devais en faire BEAUCOUP PLUS!

Selon la SCIENCE pis une petite dose de Beyoncé, les parents d’enfants à succès ont beaucoup de choses en commun, mis à part la chance et quelques millions en trop. Donc voici quelques petits trucs simples que vous devriez inculquer à vos enfants et ce le PLUS TÔT POSSIBLE enfin que votre enfant fasse des millions à 14 ans et que vous puissiez enfin vous acheter votre machine à smoothie Vitamix pis un chalet sur le bord de la mer avec beaucoup de grandes fenêtres pis un hamac à bananes.

  1. Donnez des tâches à votre enfant

C’est important d’instiller une bonne éthique de travail à votre enfant, c’est pourquoi mon enfant, qui a encore de la difficulté à mettre ses souliers tout seul, doit passer la tondeuse quotidiennement. Parfois il se plaint que c’est difficile à pousser la tondeuse et qu’il a peur que la lame coupe ses orteils, ce à quoi je lui réponds: « Ben mets les tes estis de souliers! »

2. Apprenez à vos enfants des compétences sociales

Mon enfant apprend ses compétences sociales en me regardant, donc il sait maintenant passer un petit commentaire sarcastique, éviter le regard des vendeuses dans les grands magasins, se fâcher rapidement pis grogner en guise de réponse lorsqu’il est 6 heures du matin.

3. Placez vos attentes très hautes 

Mes attentes sont que mon enfant puisse allumer la télévision par lui-même le samedi matin.

4. Ayez des relations harmonieuses dans votre couple

Selon l’article, l’harmonie du couple aide l’enfant à avoir confiance en lui. Hourra, ici on s’obstine à savoir quel émission regarder jusqu’à ce que Dada boude dans sa chambre, so, win?

5. Apprenez à vos enfants les mathématiques le plus tôt possible

Mon enfant n’a pas le droit de regarder Pat Patrouille. Je lui fais écouter des vieilles cassettes de Télé-Universitaire qui parle d’algèbre en grichant. #happychildhood

6. Les parents ont un statut socio-économique élevé

Aaaaahhh! C’est sûr que ça aide d’engager un chef pis une bonne et ainsi j’aurais le temps d’apprendre la grammaire allemande à mon enfant et lui enseigner les bases pour se créer une PME qui génère des millions avant son dix-huitième anniversaire.

7. Les parents sont moins stressés

Ahahahaahhaha! #crazylaugh #uglycrying

8. La maman devrait avoir un travail 

Shit, y’a pas de maman ici. We are doomed! 

9. Enseignez à vos enfants d’avoir du cran

 Pour l’instant je lui enseigne à ne pas avoir peur d’allumer tout seul la lumière de la salle de bain. 

10. Soyez autoritaire au lieu d’être permissif ou dominant

Autoritaire comme dans le fameux « On part dans 5 minutes! » qui finalement deviens « Là un dernier 5 minutes pis c’est tout! ». 

 

Cette liste prouve également qu’il y a une seule façon d’avoir des enfants qui ont du succès, donc si vous êtes divorcé, venez d’un milieu économique plus ou moins élevé, êtes différent ou que vous vous êtes levé du mauvais pieds votre enfant ne réussiront pas dans la vie, fac too bad!

                                                           Dada Blaise

 

C’est d’la marde! (Littéralement)

Un parent se dévoue corps et âme pour son enfant. La maman, bless her vagina, se fend littéralement en quatre pour lui donner la vie. Un parent donne de son temps, son savoir et surtout, son énergie vitale pour que son enfant apprenne à parler, marcher, sauter, compter, reconnaitre ses couleurs et écrire son nom, pour qu’il soit un adulte fonctionne et SURTOUT pour impressionner les autres parents de la garderie. Mais s’il y a bien une facette de l’apprentissage qui est ingrate pour un parent, c’est l’apprentissage de la propreté.

 

Un enfant devient ou bedonc propre d’un coup ou il s’en sacre complètement. Il n’y a pas d’entre deux semble-t-il. Pis vous aurez beau avoir tout acheté la panoplie de Pull-Ups qui s’illuminent ou qui ont un signal d’alarme quand c’est mouillé, les tableaux de récompenses, les promesses de Skittles et les beaux collants, il n’y a rien qui pourra vous préparez à shaker un petit pot de plastique au-dessus d’une toilette afin d’y décoller la crotte humide qui descend d’une lenteur d’escargot. Vous aimez laver des traces de break dans des petites culottes? Vous aimez arracher des petits morceaux de caca séchés dans le fond de ladite culotte? Alors l’apprentissage de la propreté sera une partie de plaisir pour vous! Vous adorerez également l’appel élégant qui résonne dans toute la maison : « J’AI FINI! », et vous serez aux anges lorsque vous arriverez dans la salle de bain pour voir votre enfant se présenter les fesses en l’air. Torche et essuie esclave. Si vous avez un chien, il faut également surveiller le p’tit fucker qui peut MANGER LE CACA alors que vous essuyez les fesses gigotantes de votre enfant. Aussi, à force de passer des heures à laver et essuyer du caca frais, l’odeur s’imprègnera à vos cheveux et poils de narines et vous aurez l’impression que tout dans votre maison sent la marde. Ne vous en faites pas, en fait ce n’est que vous qui sentez la marde parce que vous en avez en-dessous des ongles et vous ne vous en êtes pas rendu compte! Des heures et des heures de plaisir.

Bon, bon, d’accord. Nous ici nous avons un cas spécial, normalité adoptive pis toute venant jouer sur le comportement propreté de notre enfant. L’âge moyen d’un enfant propre est autour de 2, 3 ans selon les matantes. Ici, Petit Pou a été propre autour de 2 ans. Whoah, pourquoi tu chiales espèce de beau menteur aux yeux d’azur vous demandez-vous? Mon enfant à été propre pour le pipi en une journée. Pipi dans la toilette, pas de petites culottes ou draps mouillés. Facile, facile, facile. Tellement que j’étais prêt à me vanter à quiconque que, phhhff, y’a rien là voyons donc. Surtout que dans les cas d’adoption, l’apprentissage à la propreté peut s’étirer jusqu’à cinq, six ans et plus selon les cas. Mais le numéro 2. Oh numéro 2….tu me fais vraiment chier. Petit Pou étant qui il est, c’est à dire insécure et anxieux, a développé une peur bleu de faire caca sur une toilette. Il a donc l’habitude de se retenir avec élégance lorsque le cigare se présente au bord des lèvres. Subtilement, il se cache derrière une colonne ou un divan, les jambes croisés, les yeux cross side, pis il attend que ça passe, en espérant qu’on ne le remarque pas. Il faut donc s’armer de patience et de vitamines jujubes en forme de poisson, pour le convaincre d’aller sur le petit pot pour faire son trésor brun.

Il a aussi la folle habitude d’avoir envie de caca aux meilleurs moments, soit lorsqu’on vient de s’asseoir pour souper, à la piscine, à un party de fête extérieur avec aucune toilette en vue, en visite chez l’arrière-grand-mère dans un centre de personnes âgées ou lorsque Papa pis Dada se magasinent se font à croire qu’ils sont riches en regardant de nouveaux meubles chez Roche Bobois. Enfant qui se retient avec la force du désespoir égale généralement des petites fesses beurré bien épais. Essayez d’essuyer ça avec 3 petites serviettes humides Pampers tout en gardant un jeune bambin immobile.

Mais pourquoi a-t-il peur de faire caca ainsi?

Voici la coupable:

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Cue musique de Psycho: Twii! Twii! Twii!

 

Les toilettes publiques. Apprendre la propreté à un enfant veut dire qu’il vous faudra visiter les toilettes publiques, genre TOUTES les toilettes publiques que vous rencontrerez lors de vos périples hors de la maison. Petit Pou en était à ses débuts de la propreté. Pis comme tout enfant, il a eut envie de caca. Il voulait aller sur la toilette, tout seul, comme un grand. Il voulait lui aussi faire l’expérience de siège imbibé de vieille urine dans une odeur de négligence humide. Alors le voilà assis sur la toilette, s’accrochant aux rebords de la toilette comme Jack et Rose s’accrochaient à la vie sur leur petit radeau. Il pousse son petit caca lorsque, HORREUR, la toilette, écœuré d’attendre après mon enfant, a décidé de flusher toute seule. Si pensiez avoir déjà vu une expression de terreur pure sur un visage, vous n’avez pas vu celle qui était sur le visage de mon enfant. Et depuis ce jour, mon cher petit est terrifié à l’idée de s’asseoir sur le bol de toilette, de peur qu’elle décide de flusher toute seule et qu’elle l’avale.

La solution?

Y’en a pas. Pas à pas, caca par caca, encouragements par encouragements, on s’éloigne du petit pot et on s’approche de la toilette. Et je me suis aussi résigné que mon enfant devrait être propre d’ici son entrée au secondaire.

Ou vous pouvez faire comme ce couple de pédiatres Californiens qui ont mis leur nouveau-né propre à 1 mois. Ou fuck you tout simplement.

Dada Blaise

 

Comment sâcrer son camp du zoo (ou autres endroits amusants) avec un semblant d’élégance

Comme beaucoup de parents en manque d’imagination, Papa pis Dada se ruent généralement vers toutes les activités typiques des familles de la classe moyenne lorsque le beau temps le permet: Parcs, jeux d’eau, musées pour enfants, marché d’antiquités, route des vins, tournées des terrasses, spa massage, vous voyez le genre. Le plus populaire chez nous, The Zoo.

Le parent moyen se fend généralement en quatre pour amuser son p’tit. Pacter les glacières, se chicaner sur le choix de sandwich, préparer le serviettes et trucs pour se baigner, mettre la crème solaire aux enfants, brailler, se fâcher, se compresser dans une voiture, endurer les questions incessantes de « Quand est-ce qu’on arrive? », brailler, trouver un stationnement, brailler, avoir chaud, payer le prix d’entrée pour l’activité, brailler, attendre en file pour avoir du plaisir pis attendre son destin ne fait partie des choses les plus amusantes à faire pour un adulte qui se respecte. Bref, le parent moyen aime mieux généralement fouarrer sur son patio et regarder les voisins de chicaner plutôt que de souffrir pour le plaisir de son enfant. Mais nous le faisons tous, non? It’s all for the kids! Pour le bien-être de notre enfant, pour lui créer de beaux souvenirs et surtout pour lui faire plaisir.

C’est pourquoi l’autre jour, après une belle journée ou le p’tit s’excite, joue dans les beaux manèges, mange une crème glacée qui coule sur ses belles shorts neuves, rigole pis s’esclaffe dans les jeux d’eaux, que lorsque vient le temps de partir et qu’on propose au p’tit qu’on pourrait aller souper au restaurant (chose qu’il adore généralement), le voici qui pète violemment sa coche au lieu de nous remercier en récitant l’alphabet en anglais tout en exigeant qu’il va s’occuper de laver la glacière à notre retour à la maison. Mais non toé, la crise, comme les cent mille autres avant celle-ci.

So… De rien, ça fait plaisir mon p’tit câlisse chéri de t’avoir amené au Zoo?

Si vous êtes comme moi, vous êtes toujours un peu surpris par une nouvelle crise de bacon parce que dans vôtre tête, vous vous étiez dit qu’à l’âge où vôtre enfant est rendu, me semble que c’était supposé être fini ces maudites crises d’hystéries-là. Heh non. Les crises perdurent FOREVER, que votre enfant est 2 ans, 3 ans, 4 ans ou ben 13 ans et que vous lui ayez refusé de lui acheter un nouveau iPhone et que vous êtes la pire mère bitch du monde parce que TOUS les autres parents permettent à leurs enfants un téléphone dernier cri. Bref, quitter un endroit public bondé comme un parc d’amusement ou un zoo n’est pas chose simple comme lorsque vous allez au parc. En effet, vous avez à gérer un enfant qui s’effouare sur l’asphalte gommante, la foule de gens accusateur, le soleil brûlant, les odeurs nauséabondes de friture et de gens en sueur, les boutiques souvenirs qui étalent leur petits toutous cheaps affriolants comme des femmes de basses vertus du Red Light District, la glacière qui risque de sâcrer le camp par terre et la mascotte terrifiante qui twerk comme Miley Cyrus sur un fond de musique boboche.

Alors, comment quitter au plus chriss? Accrochez-vous à vôtre crème solaire et le peu d’argent qu’il vous reste, m’a vous dire ça:

Première étape – La Décision

Après avoir fait le petit manège qui tourne tellement vite que votre chemisier explose sous la pression de la force G et que vous ayez attendu en file une heure pour faire un tour de poney, votre tendre moitié vous annonce qu’il commence à avoir la magie dans l’cul et qu’il est pas mal l’heure de partir. Regardez-vous avec l’angoisse apparente dans les yeux. Jouer à roche/papier/ciseau pour choisir qui devra l’annoncer aux enfants.

Deuxième étape – L’Annonce

Annoncez d’une voix douce et compréhensive qui est également ferme et convaincue qu’il est temps de quitter et de dire au revoir aux animaux. Dîtes à votre progéniture que vous allez faire telle affaire une dernière fois et qu’ensuite vous allez quitter, d’accord? L’enfant acquiescera de façon saine et rationnelle, car il aura compris qu’il est donc chanceux d’avoir passé une belle journée et que ses parents méritent maintenant une pause bière/chips tout en détachant leur bouton de shorts trop serrés sans entendre des demandes incessantes d’un enfant.

Troisième étape – « Bon, on s’en va! »

Vous l’aviez prévenu. Vous l’aviez dit! Après avoir fait un autre tour de poney, chameau, manège de petit train qui tourne en rond, saut sur la trampoline et visite dans la salle de bain qui ressemble à une zone sinistré, il est maintenant temps de partir, pour le vrai de vrai cette fois-ci! L’écume qui sort de la bouche de Papa en est la preuve! Mais qu’est-ce que ce cri strident et suraigu qui s’élève dans l’air humide subitement? Un dauphin? Un vélociraptor? Un petit castrat qui pratique sa gamme mineure? Nope! C’est votre enfant qui vous fait comprendre qu’il n’avait pas réellement saisi que vous vouliez partir immédiatement et vous le fait savoir de façon coquine et attendrissante avec un hurlement.

Quatrième étape – Le Time Out

Vous êtes maintenant un parent évolué et vous avez appris de vos erreurs passés. Pas question de finir une si belle journée dans une crise de larmes et de cris. No way! Vous allez mettre à profit tous les beaux trucs que vous avez appris dernièrement grâce aux nombreux conseils provenant des différents blogues que vous passez votre temps à lire au lieu de faire votre beau projet DIY de décaper le buffet ancestral de votre grand-mère.

Essayez d’abord la technique la plus simple: Le time-out. Vous devriez préalablement avoir aménagé un coin de retrait pour votre enfant à même le zoo/parc d’attractions, préférablement éloigné, avec un bean bag pour se défouler et une fontaine de jardin japonais pour relaxer. S’il est difficile pour vous de trouver un coin retrait en pleine foule, c’est que vous êtes un mauvais parent, tout simplement. Passez à la prochaine étape.

Cinquième étape – L’Amour

Vous l’aviez oublié, mais l’amour guéri tous les maux! Penchez-vous vers l’enfant en crise et faites lui un câlin de l’amour qui saura apaiser sa grosse colère tout en lui chuchotant que vous comprenez l’injustice qu’il subit, qu’il est vrai que c’est terrible de quitter un tel endroit merveilleux. Relevez-vous rapidement lorsque l’enfant tente de vous mordre l’épaule pour vous faire comprendre que vous dites n’importe quoi.

Sixième étape – Les Distractions

Sortez la collation secrète qui était bien caché dans le fin fond du sac de plage, sous les serviettes humides et les maillots de bain juteux. Brandissez votre biscuit devant l’enfant et faites des pas furtifs vers la sortie. L’enfant devrait vous suivre à petits pas, grognant et en frappant le sol de ses petits pieds. Surtout pas de mouvement brusque ou l’enfant pourrait se sauver!

Septième étape – Les Belles Promesses

Continuez de baragouiner n’importe quoi pour que le p’tit vous suive jusqu’au char.

« Oui vous allez arrêter manger une crème en glace sur le chemin du retour! Oui, promis juré! »

Puis une fois en chemin, vous pouvez toujours mentir que le magasin de crème glacée est fermé. #cruelbutnecessary

Huitième étape – Pour les Autres

La plupart des enfants sont dociles et suivront avec bonheur leurs parents jusqu’à la voiture pour avoir la chance de dévorer ledit biscuit ou bien de croire béatement à la crème glacée miraculeuse et inexistante. Pis il y a les autres enfants…

Pour les autres, passez à l’étape neuf dès que vous n’en pouvez plus d’entendre les jérémiades de votre enfant, c’est-à-dire dès le début du processus.

Neuvième étape – Le Boulet Humain

L’enfant wise a compris que de manger le biscuit n’équivaut pas au plaisir hilarant de faire un petit tour d’hélicoptère qui monte et descend. Il se peut qu’il boque encore et reste planté là devant le stand de popcorn. Empoignez simplement votre enfant par le bras et marchez d’un pas décidé vers la sortie pendant que votre conjoint se sauve avec le reste des trucs à un kilomètre plus loin, prenant bien soin de mettre le plus de distance entre lui et l’enfant qui hurle tout en faisant semblant qu’il ne vous connait pas. Le petit risque alors de perdre subitement l’usage de ses jambes et son poids peut augmenter drastiquement. Suffit simplement de la tirer par le bras tout en évitant de lui casser la clavicule tout en proférant des menaces au travers vos dents serrés.

« On remettra plus jamais les pieds icitte. »

« Arrête de te mettre mou! »

« Aide toi un peu! »

« Tout le monde nous regarde!

« C’est la dernière fois que tu m’fais honte de même. »

« Tes fonds universitaires tu peux leur dire adieu, je m’achète une nouvelle barre de son SONOS pis c’est toute! »

Dixième étape – La Ride en Char

Victoire! Tout le monde est assis dans la voiture et est prêt à faire le chemin du retour vers le domicile. Ouvrez les fenêtres pour ne plus entendre les pleurs qui peuvent perdurer et surtout, ne manquez pas de parler plus fort dès que vous voyez votre enfant somnoler derrière. Parce qu’il y a bien pire qu’un enfant qui pique une crise au départ du Zoo…un enfant qui s’endort en char et qui n’est pas couchable le soir venu.

Dada Blaise

 

 

 

Sâcrons-nous patience avec les téléphones!

L’été s’en vient ce qui signifie nécessairement visite au Zoo de Granby, piochage de petits pieds sur le siège, crème glacée qui coule et visite au parc tout en se sentant coupable parce que vous regardez votre téléphone au lieu de vous extasier devant les pirouettes de votre enfant. Cette rengaine semble indémodable dans le monde de la parentalité. Les technologies sont le mal incarné, regarder notre téléphone est l’équivalent de forcer notre enfant à boire l’urine de Satan, nos enfants grandissent dans l’ignorance et sont livrés à eux-mêmes, ils vont grandir pour devenir des ignares qui ne sauront plus comment interagir entre eux sauf par le moyen d’emojis et ainsi de suite.

Évidemment, quand je lis ce genre d’article, c’est quand je suis sur mon téléphone en train d’ignorer mon enfant tout en lisant un article qui me dit de NE PAS ignorer mon enfant avec mon téléphone. #worstparentever

Fac là après of course j’me sens donc coupable et je me fais des belles promesses que je vais passer moins de temps à jouer sur mon téléphone et apprendre à aimer, faire mon propre jardin et perdre quelques livres du même coup. Pis après ben j’me sens en esti. Comme ce soir. Comme quand je vois des chicanes Facebook éclater parce que quelqu’un clame qu’il a vu un parent ne pas décrocher de son téléphone l’autre jour au parc alors que le p’tit pétait une coche, indignation pis arrachage de cheveux pis « mon doux » advienne que pourra. Oui le message véhiculé est bien, qu’on devrait toujours un peu slaquer sur le téléphone/télévision/jeux vidéo/cocaïne de temps en temps, l’argument principal est que la technologie et les tendances modernes sont à blâmer sur tout ce qui va mal dans le monde et dans les enfants, et ça ça m’irrite le poil des jambes. Je me suis déjà exprimé sur le sujet, mais j’avais encore le goût de chialer à nouveau, avec une liste parce que tsé, c’est plus agréable à lire:

  1. J’ignore mon enfant de toutes sortes de manières, pas juste avec mon téléphone!

 

Que ce soit avec la préparation du souper, plier des draps contours en sacrant ou en rêvassant que j’suis sur une plage à me faire masser par Heny Cavill tout en me saoulant avec des mojitos bien frais, j’ignore constamment mon enfant. Ça en est devenu un vrai sport! Je suis capable d’ignorer mon enfant sans l’aide de la technologie! Tous comme les autres générations avant nous! Avez-vous déjà vu ma mère en train de lire un roman avec intensité? Et qu’elle était tellement « concentrée » qu’elle n’entendait pas mes demandes incessantes pour une gorgée de Pepsi Diet à même son verre? Me semble qu’elle lisait si intensément qu’elle n’entendait pas ma voix suppliante et stridente!

Je crois avoir été ignoré bien des fois étant jeune, tout comme vous autres.  Je crois aussi que la génération actuelle de parents, c’est-à-dire la mienne, a un peu le sens de la compétition dans le derrière en ce qui attrait à c’est quoi être un « bon » parent. Jouer et se rouler par terre constamment à été remplacer par la création de châteaux dans des boites de frigidaires avec un pont levis qui marche qu’il faut vite aller poster sur Pinterest tout en proposant 8 trucs pour faire de la pâte à modeler avec de la gélatine industrielle pas trouvable nulle part.

2. Ignorer votre enfant est bon pour lui

Croyez-le ou non, mais votre enfant n’est pas le centre de l’univers. Il l’apprendra bien vite une fois à la garderie et encore plus à l’école. Des générations entières de unique et magnifique entrent peu à peu dans la société. Vous savez ces nombreuses émissions de recherche de talent qui pleuvent la tivi? Vous savez ce genre de participant qui est donc persuadé qu’il est la renaissance de Jésus avec la voix de Dalida? On voit alors sa famille extatique dans les coulisses, leurs visages crispés par l’énergie du désespoir? Pis là vous vous demandez comment ce genre de monde peut bien penser qu’il chante bien? Guess who had too much attention as a kid? Demandez aux profs de votre entourage. Les classes sont rempli maintenant de ces enfants qui demandent, voire exigent que les choses soient fait que pour eux, à leur envies, leur besoin, leur right here right now.

De toute façon, qui a le temps et l’énergie de s’asseoir pendant des heures à crier des encouragements à son enfant pendant qu’il joue? J’passe ma vie à parler dans le vide à mon conjoint et mes collègues de travail ou ben me faire ignorer par la caissière du IGA, se faire ignorer est un des plaisir dans la vie. Aussi ben que votre enfant l’apprenne au plus chriss.

 

3. Utilisons les outils qu’on nous offre!

Imaginez nos pauvres parents. Il n’y a pas si longtemps, quand le p’tit pétait une coche et se faisait aller bras et jambes sur le carrelage, il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre en regardant par la fenêtre ou ben en faisant semblant de bizouner dans le frigo. Maintenant, quand un enfant fait sa crise, zoup le téléphone dans les mains et allez hop sur Facebook! C’est simple, facile et occupe votre esprit tout en permettant à l’enfant de s’exprimer adéquatement en frappant dans les portes d’armoires avec ses pieds.

S’occuper d’un enfant toute la journée, tout seul, c’est long. S’occuper d’un enfant toue la journée, tout seul, par jour de pluie ou grand frette déguelasse qui remonte les testicules dans le bas-ventre, c’est fucking long. Avant il fallait passer le temps en lisant un livre, YARK! Maintenant, les possibilités sont infinis! Le petit peut être désennuyer à l’aide de la télévision, la bébèlle électronique qui avance tout seul, la tablette! Pis en plus il y a une multitude de apps sensationnels pour jeunes enfants! Il peut apprendre à lire, faire des casse-têtes, réviser ses chiffres, chanter l’alphabet, apprendre l’espagnol et trouver la valeur au carré d’une sphère. Astheure, la tablette sert de mère, père, prof, gardienne et voisine sensuelle!

Conclusion: vous savez quoi faire. Vous êtes le premier à vous sentir coupable après trop temps sur votre téléphone. Fac sâcrons-nous patience collectivement. On ignore pas notre enfant, on capote pas non plus, yadadada. #cbencorrect

Dada Blaise

Là Fois Que J’Suis Devenu Un Parent Classique

Un jour, genre hier, mon p’tit a retonti dans la cuisine avec un beau sourire dans sa face. Vous connaissez de quel sourire je parle. Le sourire qui veut dire que j’vais être en beau tabarnak dans quelques instants.

« Qu’est-ce qu’il y a mon cher enfant? » demandais-je alors avec un empressement anxieux dans le fond du trémolo.

« Rien. »

« Qu’est-ce que tu faisais dans le bureau depuis tantôt? »

« Je sais pas. »

Le « je sais pas » est généralement signe qu’il sait exactement, mais joue la carte évasive pour voir ma réaction. Alors donc, pendant que je cuisinais un délicieux plat exquis (fine, fine, pendant que je gossais sur mon téléphone alors que les Pogos cuisaient dans le four), ce cher poussinot qui est mien à procédé à découper avec ses petites cideaus quelques crayons de cire de son coffre à dessin. Oh, et pas juste égrainer genre, mais bel et bien découpé pour ensuite bien les effouarer sur le plancher, de façon à ce que ça rentre entre les craques pis toute. Sur mon plancher neur. TOUT NEUF bâtard! #firstworldproblem

Faque c’est à ce moment que j’suis devenu un véritable parent. Dans le sens connu, comme un parent de sitcom, un papa universelle, l’archétype:

D’abord, j’étais sous le choc. La bouche ouverte, pas capable de parler, alternant entre mon fiston et le ramassis de couleurs chatoyantes, les mains bien placés sur les hanches. J’entendais quasiment les rires de l’audience.

Ensuite, j’suis sorti de la pièce ben vite, comme si j’espérais qu’en revenant j’allais réaliser que c’était juste un glitch dans la Matrice ou ben qu’une bulle m’étais monté au cerveau pis que j’avais imaginé tout le désordre.

Puis est venu le boutte des questions. Vous savez de quel genre de questions. Ce genre de questions rhétoriques et bien au-dessus de la capacité de mon enfant à répondre correctement:

« Pourquoi t’as fait ça? »

« À quoi t’a pensé!?! »

« Qu’est-ce que t’essayait de faire au juste?!! »

« Tu le sais ben que le orange et le mauve ça clash ensemble! Rappelle-toi ton cercle chromatique! »

La colère est arrivé. La grosse. Celle-qui fait bouillir le sang, prendre 40 lbs pis fait twitcher l’œil gauche avec force violence. J’ai tombé dans la tactique « j’prend une décision sur le coup de la colère. » J’me précipite sur TOUT le contenu du bac à bricolage pis j’menace que j’vais sâcrer ça aux vidanges parce que ça a pas de bon sens, qu’il est pas assez grand pour jouer avec ça pis que là ça va faire pis la vie pis la guerre pis les pauvre p’tits Africains qui se fendraient en quatre pour jouer avec des crayons comme du monde. Le p’tit me regarde de ses deux confus yeux.

Évidemment, rendu à la poubelle, la froide claque de la raison m’assène une bonne gifle et me fait me calmer un peu. Je déposai alors ledit bac pis me rappelle en farfouillant bien fort mon esprit que j’ai déjà dû faire pire à ma maman. Genre couper des glaïeuls du jardin, me sâcrer dans du plâtre tout nu, faire jouer mon disque de Passe-Partout en boucle ou ben allumer des allumettes en cachette au-dessus de l’évier de la cave. Karma baby que j’me dis.

Fac je ramène le bac, sors tout ce qu’il faut pour nettoyer pis aweille mon beau, j’frotte pis j’essuie pis je refrotte pis je ressuie pis j’gratte entre les p’tites craques pis j’serre les dents. J’suis encore en chriss, fac j’ose pas trop répondre aux « Dada » incessants de mon enfant.  Après le 54e appel envers ma personne, je réponds d’un gratieux et pas du tout impatient: « QUOI? »

Il me regarde avec la p’tite lèvre tremblotante.

« Je veux pas toi fâché. »

Il n’y a pas grand chose à faire dans ce temps-là. J’ai pas ben l’choix de ne plus être fâché, pas avec le trémolo pis les grands yeux bleus pis la p’tite face cutie d’un enfant de 4 ans. J’ai fait le câlin de l’amour, dit que c’était pas ben grave, pendant que mon cerveau hurlait que c’était chrissement grave mais bon, le plancher est pas détruit, la maison a pas pris feu pis personne est mort. Le p’tit est finalement retourné jouer plus loin (parce que j’ai quand même prévenu qu’il fallait un p’tit 2 minutes à Dada), pis j’ai fini de ramasser le tout. J’me suis ensuite assis tout près de mon enfant sur le divan, enfin, à la place qu’il daignait me laisser parce que le reste était envahi par Marcus, Chase, Ruben pis toutes les autres.

Quand mon p’tit est arrivé chez nous, j’suis devenu un Dada. Pis par moment, j’deviens un parent classique. Celui qui réagit toujours de la façon la plus primaire, basique, celle que les guides nous prescrivent toujours de ne pas faire. Être Dada, c’est facile. Aimer, cajoler, c’est facile. Agir de la bonne façon, être un vrai de vrai parent, c’est plus rough.

Dada Blaise

Parler Avec Son Enfant (Ou le plaisir d’entendre son nom être répéter 45 mille fois)

Avant d’avoir un enfant, je m’imaginais moi, mince et avec un sourire blanc scintillant, parlant des heures avec ma progéniture. Je me disais qu’une des plus belles facettes d’être parent était sûrement les conversations amusantes et attendrissantes entre un parent et son enfant. Oh mon doux que j’allais jaser avec mon p’tit! Les heures que j’allais passer avec lui, riant, répondant à tous ses questionnements sur le monde, lui ouvrant la porte sur la philosophie et l’esprit critique, lui faisant découvrir mers et mondes, forêts de l’imaginaire et vaste circonférences astrales. Nos discussions seraient pas mal le ciment qui souderait notre lien si fort et si puissant.

Quand j’voyais les autres parents à l’épicerie ou ben au parc ou bedonc dans des situations sociales agir du genre:

Enfant: J’veux c’t’affaire-là!

Parent: Sâcre-moi la paix!

Enfant: Pourquoi l’auto est rouge?

Parent: Parce que c’est d’même!!!!

 

J’avais alors presque envie de courir jusqu’à ce pauvre enfant et lui demander de venir vivre avec moi, loin de ces ingrats de parents qui ne savaient donc pas écouter leur enfant.

Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de me sacrer patience. Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de se la fermer. JAMAIS! Non, moi et mon enfant utopique nous irions courir dans les paquerettes, sous la voûte des cieux azur et observerions les nuages et parlerions toute la journée des mystères de la vie.

Fac quand Petit Pou est bel et bien arrivé dans mon foyer, tu peux t’imaginer que j’avais donc hâte qu’il me parle. J’avais vraiment hâte qu’il dise « Dada ». Qu’il m’appelle, moi. Qu’il est besoin de moi. Qu’il veule me parler, à moi. Je passais mes avants-midis à répéter « Dada » comme un forcené devant les yeux curieux de mon bel enfant, qui déjà semblait se dire « voyons qu’est-ce qu’il me veut lui calisse? ».

Puis un jour, c’est enfin arrivé. Le p’tit a bel et bien dit « Dada ». Pis pas juste par hasard ou ben entre deux prouts plein de bave. Un vrai « Dada » bien senti, qui allait drette dans le coeur. Les jours ont commencés à défiler à la vitesse de la lumière, pis le p’tit y allait de bon train avec « Dada » par ici pis « Dada » par là. Pis ben vite, ça a commencé à ressembler à des situations que j’avais déjà vu…

Le p’tit a vite catché d’autres mots également. Dans le temps de le dire, il savait comment demander « Pourquoi ». Une belle combinaison avec le mot « Dada ». Dans le genre:

Dada, pourquoi la carotte est orange?

Dada, pourquoi toi un gros ventre?

Dada, pourquoi le monsieur est foncé?

Dada, pourquoi le chat vomi?

Dada, pourquoi toi tu bois du gin à même la bouteille?

Je m’étais ben promis comme un épais de ne jamais dire à mon enfant de se la fermer, que j’allais apprécier chaque petites questions, mais tsé…Quand le p’tit m’a demandé pourquoi il y avait des trous dans son nez, j’ai failli répondre: « Pour que tu puisses respirer chriss de cave! » Mais comme je sais comment me contenir, j’ai juste répondu: « Là j’m’en vais aux toilettes deux minutes, Dada a besoin d’un p’tit break my love. »

Mais tu ne peux pas t’échapper de la parole de tes enfants. Il n’y a aucun endroit pour se cacher. Ils savent toujours vous retrouver…Ma fantaisie que j’ai écris plus haut, où je roule dans un champ de fleurs pis que je réponds aux sempiternelles questions de mon enfant? Ouain…ma fantaisie a changé astheure. Ma fantaisie est maintenant que j’aille aux toilettes 5 minutes sans entendre une question, varger dans la porte ou voir retontir mon enfant à deux pouces de ma face pour me faire demander si je fais caca ou pipi ou me faire dire « Je veux voir dans la toilette ce que tu as fait! »

Ces dernier temps, le p’tit a commencé à utiliser le mot « Dada » comme une arme de destruction massive. Sa cible? Ma santé mentale.

Le P’tit: Dada?

Dada: Quoi minou?

Le P’tit: Dada?

Dada: Oui?

Le P’tit: Dadaaaa?

Dada: Qu’est-ce que tu veux?

Le P’tit: Dadaaaaaaaa?

Dada: OUI? QUOIIIIIIIIIIII?

Le P’tit: Dadddddda? Dada? Dadaaa?

Dada: KESS TU VEUX!!??!?!???!???!??!!??!???!???!????!?

 

La meilleure solution dans ce temps-là?

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Tiens, un beau bol de poissons. Astheure va jouer plus loin là. 

Dada Blaise,

pour qui les Goldfish sont souvent la solution universelle

 

Invasion Dans Le Lit

Papa pis Dada ont une nouvelle maison, ce qui veut dire que la plupart de mes temps libres sont maintenant consacrés à peindre des cadrages de portes, monter des armoires IKEA, admirer mon plancher neuf en me frottant flambant nu dessus et manger ben du riz blanc parce que je n’ai plus d’argent pour faire l’épicerie. Bref, nous sommes ben occupés et ça explique un peu pourquoi j’ai un peu slaqué sur les textes sur le blog, pas parce qu’il ne m’arrive plus de situations embarrassantes ou bien que mon enfant est subitement devenu un ange qui dit toujours « oui Dada » et va se laver tout seul dans le bain tout en prenant soin de ne pas tout chrisser par terre en chemin, mais bien parce que quand arrive le temps libre, je m’effouare pour écouter la tivi 5 minutes pis je m’endors dessus. L’âge adulte est si gratifiant!

Comme mon enfant est qui il est, j’avais donc ben peur que le gros changement de maison le rende complètement fou et qu’il se mette à arracher les rideaux ou autre terrifiante notion que mon cerveau ne pouvait imaginer. Finalement, le déménagement et les grosses-giga-rénovations-de-la-mort-avec-de-la-poussière-partout-interminable-pis-avec-ben-du-sâcrage-pis-du-bourrage-dans-les-chips-pour-éviter-de-s’entre tuer sont passés, et le petit s’en est pas trop mal tiré. SAUF, pour ce qui attrait à le « drette au milieu de la nuit ». Si vous lisez les péripéties ridicules de mon humble famille moderne, vous savez peut-être déjà que mon enfant n’a jamais vraiment aimé dormir avec nous. Lorsqu’il était bébé ou même jusqu’à récemment, lorsque l’enfant se réveillait en pleine nuit, l’emmener dans notre lit était l’équivalent à le forcer d’écouter en rafale Unité 9 avec comme collation un petit bol de chips aux bananes, bref, une vraie corvée. (Désolé aux fans de Unité 9).

Mais nouvelle maison et nouvelle chambre font que l’enfant est un peu inquiet la nuit et vient donc rejoindre son duo de papas pour se faire réconforter et dormir tout écarquiller. Je sais ben, je sais, je sais, JE SAIS qu’il faudrait en fait que je me relève pis que je le ramène dans son p’tit lit pour qu’il apprenne à vaincre sa frousse tout seul, dans le silence, la constance pis toute pis bla bla bla mais la fatigue man, la fatiguante fatigue empêche souvent pas mal de faire la bonne chose et mon jugement est un peu tout croche à 3hres du matin avec un pli de drap au travers la face pis de tenter de trouver mes p’tites culottes dans le noir, fac j’opte souvent pour la solution facile, c’est-à-dire d’amener l’enfant dans le lit. Le scénario idéal est bien évidemment que le petit se pelotonne contre moi et s’endort paisiblement derechef. Ce qui arrive…parfois…

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Préférablement dans de beaux draps blancs immaculés avec une douce odeur de lavande et non pas un flot incessant de flatulences

Comme c’est tout nouveau pour Papa pis Dada de se faire envahir ainsi nuit après nuit (je dis Papa pis Dada, mais c’est pas mal juste Dada parce que Papa est quasiment coma quand il dort et remarque la présence de son enfant le matin seulement) voici donc en quoi consiste une invasion de lit par chez nous:

L’Arrivée

D’abord, Dada se réveille en sursaut parce qu’une présence maléfique se tient à quelques pouces de sa face, mais c’est finalement que son enfant qui le fixe avec des yeux sur le bord d’être creepy, chuchotant son nom encore et encore.

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« Dada réveille-toi! J’ai envie d’ouvrir la porte des ténèbres et des souffrances éternelles…pis j’ai envie de pipi pis j’ai peur d’y aller tout seul. »

Le « Je me mets confortable pis fuck tout le monde pis toute le reste »

Le petit s’infiltre sournoisement au pied du lit et glisse comme un amphibien pas de colonne entre les énormes montagnes de jambes poilus qui gisent sous les couvertures. Le p’tit se retrouve assez facilement entre Papa pis Dada, mais il a pas mal la tangente d’étouffer de se coller sur Dada. Par « coller » je veux dire se greffer direct sur mon omoplate. Le p’tit entame ici le ballet nocturne de l’enfant qui se cherche une position pour dormir. Aweille à droite, à gauche, à 3 millimètres de la face, les bras dans les airs, les jambes dans les airs, les fesses dans les airs, alouette! À le regarder aller, on croirait qu’il fait exprès et…c’est pas mal ça. #soblessed

Les Chansons

Si l’enfant n’arrive pas à s’endormir rapidement, il va saisir l’occasion pour s’entertainer tout seul. Il débute alors avec la bonne idée de chanter. Le p’tit s’imagine qu’il chuchote à voix basse et se met à fredonner les airs qu’il connaît un à la suite de l’autre avec une voix apaisante et pas du tout à 4 pouces de mon oreille droite. Il fait alors un remix de Pat Patrouille, Lana Del Rey, The Nightmare Before Christmas, comptines de la garderie et Sia. En même temps.

Le Sommeil

Après 2 heures de retournage d’un bord pis de l’autre, de soupirs pis de « esti » ravalés par un de ses parents parce que leurs schnolls ont été percutés, l’enfant se trouve ENFIN une position confortable, la tête à 2 centimètres de la face de Dada, le derrière vers son Papa. L’enfant préfère dormir la bouche grande ouvarte, respirant son haleine chaude et qui sent vaguement le ketchup et le concombre. Oh, et bien entendu, le petit respire avec force et bruyamment. Un peu comme Papa qui ronfle de son bord de lit. On penserait qu’une fois endormi l’enfant serait plus facile à gérer, MAIS NON, parce que tsé hein, la vie. Non, un enfant qui dort ne dort pas paisiblement comme on vous le fait croire Hollywood depuis des années. Non, non, non. Un enfant qui dort ça BOUGE comprends-tu? Un enfant ça fait des culbutes pis des salut au soleil pis ça fait des contorsions digne des petites Chinoises du Cirque du Soleil. ET, un enfant ça MORVE et ça BAVE quand ça dort. Après un boutte, Papa chrisse habituellement le camp du lit et se réfugie sur le divan et Dada fini en position fœtale pour éviter les coups, se tenant de façon précaire à semi dans le vide sur le bord du lit, partageant le même oreiller que son enfant. #cododoisnotforme

 

Le plus ironique c’est qu’une fois qu’il va pogner l’âge ingrat du début de l’adolescence pis que j’vais être un vieux Gay Dad tout ratatiné avec une brassière double C pour mes manboobs, j’vais regretter ces jours où mon cher petit dormait lové contre moi avec tout l’abandon d’un enfant envers son parent.

Dada Blaise

 

 

Comment Se Faire des Amis « Parents » PART 2

Voilà maintenant que vous êtes  un adulte fonctionnel qui marche, parle et dépense plus de 300$ pour une Nintendo Switch au lieu de payer l’épicerie, parce que tsé, priorities! Vous avez un conjoint merveilleux qui est capable de parker le char en parallèle sur la rue St-Denis avec une sex face irrésistible. Vous avez un bambin relativement attendrissant, surtout quand il dort et après avoir affronté le PARC, les COURS DE PISCINE et vous questionner sur QUEL PARENT VOUS DEVRIEZ ÊTRE AMI AVEC, vous avez enfin trouvé un autre adulte/parent qui semble pas trop psychotique sur les bords et qui porte des vêtements agréables. Maintenant, reste à savoir si cette rencontre fortuite avec ce parent rencontré purement par hasard et non du stlaking intense au parc sera une relation qui durera pour toujours ou un simplement une aventure d’un après-midi.

Première affaire: comment aborder ledit adulte? Comment de kessé lui parler? De kessé que vous allez jaser?

D’abord, spottez le parent qui vous ressemble, c’est-à-dire avec du linge mou un peu taché, les cheveux épars et légèrement gras et leurs enfants qui répondent seulement aux pots-de-vin sous forme de bonbons. Le fait de passer beaucoup de temps avec un jeune enfant à aussi tendance à alourdir vos facultés à jaser avec un autre être humain de votre âge et vous pouvez oublier certaines fonctions sociales importantes. Vous pouvez aborder l’autre parent avec des banalités du genre la pluie et le beau temps, ou y aller straight dans le vif. Voici quelques exemples:

« Admettons  que tu as un gun sur la tempe, lequel de tes enfants tu sacrifierais en premier mettons? »

« Fait combien de jours que tu t’es pas lavé? »

« Quand tu es sur le bord d’une crise de nerf, quel bouffe tu aimes le plus manger en cachette? Sucré ou salé? »

« As-tu déjà fantasmé d’être arrêté par la police, juste pour la possibilité d’être logé et nourris sans personne pour t’achaler? »

« As-tu déjà fait un achat impulsif à 3hres du matin pendant que tu donnais le biberon à ton enfant, genre une série de DVD Work That Ass mettons? »

« Est-ce que tu t’y connais beaucoup en démangeaison rectale? »

« Mélatonine? »

 

Ensuite, une fois la conversation bien engagé, poursuivez avec les activités suivantes:

 

Une P’tite Marche avec les Poussettes

Commencer par quelque chose de simple. Le but ultime est que vous l’invitiez à souper et vous louer un chalet dans les Laurentides pendant les vacances de la construction, mais partez pas en grandes histoire de ne pas effrayer votre future best friend. Première affaire, si elle a une montre GPS, des poids pour les chevilles et une poussette « jogging » pis que toi tu as un sac de fromage en crottes dans le cup holder, ça part un peu mal. Faites un petit tour du quartier en vous dirigeant vers sa maison en premier. Si elle a la giga-barraque, vous pouvez continuer l’amitié bourgeonnante dans l’espoir qu’elle vous invite à faire du bateau en moment donné.

Les « Playdates »

Testez la solidité de votre fragile amitié en envoyant vos enfants chez votre nouvelle amie le temps d’une playdate, un après-midi où vous domper vos enfants chez quelqu’un d’autre pendant que vous allez à votre « rendez-vous » important, c’est-à-dire Netflix. Demandez les impressions sur votre future nouvelle amie à votre progéniture.

Si il y a trop de projets de bricolage, de biscuits fait maison et de parcours motricité organisé par le parent elle-même, peut-être avez-vous trouvé la personne idéale qui viendra contrebalancer votre désinvolture parentale. Ou bedonc le restant de votre vie vous serez constamment comparé à l’autre maman, celle qui est donc cool pis à quel point vous vous êtes poche. À vous d’y voir.

Magasiner

La prochaine étape naturelle. Votre nouvelle amie adulte doit vous comprendre et être aussi misérable que vous lorsque viens le temps de s’acheter des vêtements, pas quelqu’un de trop confiant qui va courir d’un magasin à l’autre avec toute l’aise du monde sans une seule fois se plaindre de son gros cul, d’à quel point plus rien ne lui fait pis qu’elle n’es juste pas capable de s’arrêter de manger.

S’inviter à souper chez l’un pis chez l’autre

Si ils vous serve du filet mignon, du melon avec des cerises glacées, des asperges enrobés de prosciutto et du sorbet à la mangue fait maison, vous le savez ben que ça cliquera juste pas en fin de compte. Parce que vous saurez ben que même s’ils vous disent à quel point votre poulet au beurre était bon, vous le savez ben qu’elle voulait pas vraiment la recette, surtout quand elle saura que vous l’avez pogné sur la cane de soupe directement.

 

Si votre amie adulte passe tout ces tests rigoureux, alors félicitations! Vous aurez maintenant un ou une nouvelle best friend forever! Ensuite, assurez-vous que vos enfants s’entendent bien, forcez les dans une relation amoureuse lorsqu’ils vont pognez l’adolescence et ensuite vous serez unis pour toujours par les liens sacrés du mariage. Deux familles réunis FOREVER! Si c’est pas de l’amitié ça, j’sais pas ce que c’est. Bonne chance dans les parcs cet été!

Dada Blaise

Pour de vrais de vrais conseils sur comment vous faire des amis parents, lisez ceci: 

Comment se faire plein d’amis parents, partie 1 : premier contact

Comment Se Faire Des Amis « Parents » PART 1

Il serait simple de penser qu’une fois devenu parent se faire de nouveaux amis parents serait facile comme tout, après tout, vous êtes tous les deux parents! De jeunes enfants, à la même école/garderie/parc/cours de poterie de réalignement de chakra! Un petit sourire, une petite blague et pouf, vous vl’à ti-pas avec un nouvel meilleur ami! Vos enfants vont avoir du gros fun noir pendant que vous et votre nouvelle copine allez vous faire des tresses, boire du vin et divulguez vos histoires de baises de l’ancien temps en vous esclaffant et vous caressant mutuellement les seins.

Et pourtant, non. C’est pas si simple finalement. L’art délicat de l’amitié parental est difficile à maîtriser. Prenez les différents facteurs qui viennent compliquer l’amitié régulière, tel les horaires, intérêts, valeurs et venez tripler les complications en rajoutant un enfant ou trois. Qui plus es, le parent que vous apercevez de temps en temps au parc/école peut paraître bien sympathique mais peut cacher des secrets terribles une fois que vous vous mettez à le fréquenter de façon sérieuse. Vos enfants aiment peut-être tout deux se rouler de pâmoison devant Pat Patrouille, mais tout plein de facteurs peuvent venir fausser l’amitié bourgeonnante, comme par exemple:

« Oh moi et ma femme avons réservé nos vacances à OKApulco cet été! Vous devriez venir avec nous, il n’y a rien de tel que la douce brise sur un scrotum fraîchement rasé! »

« J’ai lu un reportage hier de Jenny McCarthy qui disait qu’il est très dangereux de faire vacciner son enfant. »

« Voici ma collection de Beanie Babies! »

« Est-ce que ces biscuits son vegan? »

« Kim Kardashian a tellement de talent! »

« En fait, il faut prononcer JIF et non GIF… »

Et en plus il faut également naviguer les différents parents et leur style de « parenting« .

« Notre petite Elaura ne porte jamais de couche. Nous pratiquons la méthode naturelle, c’est-à-dire d’attraper ses défécations avec nos mains. »
« Spartacus ne joue pas avec des jouets de plastique, désolé. »
« Sharone joue seulement avec des jouets non-genré et qui développe ses capacités motrices. »
« Ici c’est une maison où les enfants participent à l’élaboration des règlements! Ils peuvent décider eux-mêmes des règles qu’ils nous impose. »
Bref, se faire de nouveaux amis parents est aussi complexe que de rencontrer l’âme sœur. Peut-être faudrait-il, pour faciliter la chose, créer un réseau de rencontre, du genre Réseau Contact ou Tinder, avec des petites annonces présentant les différents candidats:
« Elle est une maman à la maison qui cuisine une lasagne comme pas une mais qui fabrique elle-même les meubles de la chambre du bébé avec du bois de grange, elle aime utiliser la phrase: « C’est dans les mains de l’Univers! » et regarde de vieux épisodes de One Tree Hill en boucle; Lui est un amateur de bon vin et aime mordre dans la vie, mais disparait quand c’est le temps de faire la vaisselle. Leur petite Mélissa ne dit jamais « merci » ou « s’il-vous-plaît » mais aucun de ses parents ne semblent intéresser à lui apprendre à le faire. »
« Jeune mère œuvrant dans le monde du cinéma, adore les marches en forêt, les coupes de cheveux en forme de bol, se regarder dans le miroir et faire à semblant qu’elle aime la littérature québécoise. Vit seule avec sa petite Régine, mignonne mais qui a tendance à hurler dans sa chambre, marcher à l’envers dans les escaliers et cracher du sang. Elle parle couramment le latin. »
Mais avec tout ça je n’ai toujours pas dit comment se faire des amis parents!
Alors le voici: vous êtes sûrement aussi fucké que les autres parents. On a tous nos petits secrets, fac, baissez vos attentes, restez ouvert d’esprit pis laissez tomber vos grands principes parentaux pis le jugement. On est tous dans le même bateau, c’est nous contre les p’tits, pis ben vite ils vont rire de nous, de nos coupes de cheveux pis nous goûts musicaux.

Dada Blaise

P.S: Ne manquez pas la suite de mes conseils pour vous faire des amis parents dans quelques jours à peine! Avec mon aide, vous serez les plus populaires!