Comment garder votre maison propre quand vous avez des enfants

C’est bien connu, quand votre vie chie dans le ventilo, que ça va donc mal, que vous avez oublié de squeezer le p’tit jus dégueulasse de moutarde avant de l’étendre sur votre sandwich, que votre chum est laissé un bout de facture dans sa poche de jeans pis que là toute la batch de linge était rempli de p’tits chriss de bouttes de papiers qui part pas pis que vous pensiez qu’on était jeudi mais que finalement on est juste fucking mercredi, la seule solution afin de retrouver votre sourire et votre zénitude: c’est de saigner du nez violemment faire le ménage!

Quoi, vous n’êtes pas d’accord? Allons donc! Quoi de mieux que de vous retrouver à quatre pattes le nez à deux pouces du bol de toilette à frotter l’urine de votre jeune bambin qui ne semble pas pouvoir contrôler sa bizoune, avec Patricia Kaas en musique de fond? Qui plus es, le ménage et la propreté de votre maison est ce qui fait de vous un être humain de qualité aux yeux de la société Facebookienne et sa cousine la salope Instagram. N’oubliez pas de prendre le plus de photos possibles de votre décor peint à la main, cadres et breloques en or massif, shitloat de couleurs Pinterest et tête de cerfs, lit baldaquin fait avec un vieux tonneau et du bois de grange et bien sûr, des pots de cactus dans des supports fait de macramé.

 

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N’oubliez pas qu’avant de faire du ménage avec votre enfant votre maison devrait être préalablement spotless. Et n’hésitez pas à donner des produits nocifs à votre enfant. Les fumes des produits nettoyants devraient faciliter la sieste!

Je sais, je sais. JE LE SAIS, OK LÀ? Faire le ménage quand on a des enfants dans une maison, particulièrement de jeunes enfants, c’est next to IMPOSSIBLE. Un jeune enfant peut réagir vivement, voir violemment quand il voit un environnement bien rangé. La propreté vient déranger leur sensibilité et ne soyez pas surpris lorsque vous les verrez vous suivre de pièces en pièces, éparpillant avec un certain sadisme les jouets que vous venez tout juste de ranger alors que vous tentez de replacer pour la quarante dix-huitième mille fois les ostis de coussins décoratifs qui jonchent sur le plancher. Qu’à cela ne tienne, attrapez vos gants jaunes, votre nettoyant multi-surfaces et votre joli sourire, pis suivez à la lettre ces bons conseils propreté:

 

  1. Apprenez à votre enfant à regardez ses jouets au lieu de les toucher, comme un objet dans un musée. La stimulation visuelle est aussi importante que la motricité fine.
  2. Cessez de préparer de la nourriture pour la maisonnée, évitant ainsi toutes traces de miettes sur votre plancher. Mangez plutôt au restaurant en permanence ou allez au Costco sur l’heure du souper pour vous empiffrez dans les dégustations gratuites, une activité familiale qui vous permettra de tisser de beaux liens.
  3. La balayeuse devrait maintenant faire partie intégrale de votre famille. Amenez-là avec vous dans vos sorties familiales et le dimanche à l’épicerie. Passez la balayeuse aux vingt minutes, peu importe l’heure ou le jour.
  4. N’hésitez pas à repartir la sécheuse fréquemment avec la brassée dedans. On n’est jamais trop prudent avec ces plis malfaisants dans les petites culottes ou la belle chemise fleurie.
  5. Agencez votre décor avec les piles d’assiettes sales et les bols de céréales à moitié vide qui traînent sur les comptoirs et dans les éviers au lieu de les laver.
  6.  Faites un estifi de gros ménage au moins une fois pis prenez toutes les pièces en photos. Regardez ces photos de temps en temps en position fœtale dans le corridor tout en braillant dans les minous de poussières gigantesques qui flottent autour de vous.

Donc, cher restant des gens des Zinternet, moms et dads, n’oubliez pas qu’il est normal que votre maison ressemble en partie à une zone sinistré où règne en permanence restant de Goldfish, bas solitaire, calisse de bébèlles inutiles, balles quelconques et bols de yogourt dangereusement proche de prendre vie. Votre job première est de gardez votre enfant en vie pis le faire sourire de temps en temps. Tout le reste n’est que broutille.

#cbencorrect

Dada Blaise

 

Plot Twist: Autisme!

ADVENTURES IN ADOPTIONLAND PART 4: PLOT TWIST: AUTISME!

 

Ouf! J’sais pas vous autres, mais ici on a eu toute qu’une rentrée scolaire! Une nouvelle école pour Dada, un nouveau bébé chaton qui nous réveille la nuit en nous sautant sur les gosses, des chaleurs intenses, le retour d’Occupation Double, mon p’tit qui a embrassé sa p’tite copine de garderie SUR LA BOUCHE, ma soeur qui s’est marié, j’me suis mis à faire du sport, pis, oh, oui, un p’tit diagnostic sur mon enfant, la déclaration officielle TSA. Il n’y a pas trente-six milles façon de l’annoncer. Après plus d’un an d’observation par divers petites madames bien intentionnés, du CLSC au pédiatre en passant par une voyante d’Outremont qui lit dans des boules de crystal, nous avons enfin eu notre verdict: notre p’tit garçon est autiste. Enfin, le nouveau terme est qu’il a un trouble du spectre de l’autisme.

La question qui reste est celle-ci: vais-je pouvoir devenir meilleur amis avec toutes les célébrités à la mode qui campagne pour la cause des enfants autistes? Peut-on toujours faire des blagues sur notre enfant et écrire les hauts et les bas de la vie familiale lorsqu’il y a un enfant TSA sous notre toit? Est-ce que mon enfant va être comme Dustin Hoffman dans Rainman et m’aider à faire fortune en escroquant les casinos?

Bien sûr, bien sûr au départ tout n’était pas hilarant et rose fleuri avec de la dentelle pis des pétales de fleurs. J’pensais être pas mal prêt à tout tsé. J’avais lu mes livres sur la normalité adoptive, sur les enfants adoptés. J’avais fait mes devoirs avec les livres sur les bébés, parcouru les forums, interrogés les matantes pis les belles-soeurs. J’avais réécouté De Quoi J’Me Mêle. J’étais prêt.

Pis of course, mon bébé est arrivé pis surprise, j’étais pas prêt finalement! T’as beau avoir lu ben des livres pis des regardé ben des films, y’a pas grand chose qui te prépare à changer une couche abondante dans une salle de bain sans table à langer dans un restaurant de Westmount tout en chantonnant Somewhere Over the Rainbown à un enfant pour qu’il se calme.

J’étais par contre pas vraiment préparé à me sentir poche la plupart du temps. J’étais pas mal confiant en mes habiletés parentales pourtant. Après tout, en tant que prof au primaire, j’étais capable de contrôler un groupe d’une vingtaine d’élèves, calmer des crises et attacher des souliers pis rezipper des manteaux d’hiver j’fais ça de toute ma sainte journée, fac j’pensais que je l’aurais facile. Quand j’ai vu mon p’tit la première fois, quand je l’ai pris dans mes bras pis que je l’ai bercé pendant que mon chum était parti acheté des trucs pis respirer dans un sac de papier avant d’hyperventiler par la nouvelle responsabilité d’un bébé, j’me trouvais pas mal bon. J’trouvais que ce p’tit-là pis moi, qu’on était pas mal destiné d’être ensembles. J’trouvais qu’il était à la bonne place, pis qu’on s’rait ben. Le sentiment était bien réel, bien incrusté dans mon coeur. On était meant to be. Flashfoward deux ans plus tard. Quand le Terrible Two commençait. Les crises, les pleurs, les demandes, les cris, les larmes, les crises, encore et encore.

Me semble que c’était difficile que j’me disais. Me semble que c’est, genre, câlissement difficile. Mais bon, l’internet tout entier semblait me dire que oui, élever des enfants était difficile. Pis que oui, le Terrible Two était assez intense, mais que c’était une phase. Une phase pis une autre pis une autre. Fac alors que le temps passait, j’en revenais à ce moment au tout début, entre mon p’tit pis moi, celui qui me disait qu’on était ben ensembles, que j’étais celui dont il avait besoin. Pis je continuais à me sentir poche, malgré les beaux compliments des amis pis de la famille pis du boyfriend. Fac j’ai persévéré, pis j’ai fait comme tout bon parent overwhelmed, j’me suis pitché un peu partout pour essayer à peu près n’importe quoi. Parce que les crises, elles arrêtaient pas. Les tantrums interminables, ils arrêtaient pas. Peut-être qu’on avait besoin de plus d’Omega-3. Peut-être qu’on avait besoin de plus d’air frais. Plus d’espace. Moins de gras trans. Une nouvelle chambre. Plus de probiotiques. Être plus sévère. Moins sévère. Parler en anglais. Une chambre avec des couleurs pastels. Des spinners? Jésus?

« C’est son âge. C’est normal. » ou « Le mien était pareil. Le mien a fait ça aussi. »Voilà ce que j’entendais à droite pis à gauche. Fac j’me disais que j’devais capoter. Ou ben que c’était l’adoption, la normalité adoptive. J’ai même écris là-dessus, parce que tsé, j’vide mon âme à tout bout de champ. Ce qui devenait mélangeant, c’est que mon cher et tendre démon aux yeux bleux et aux cheveux dorés comme le blé ne présente pas les signes habituellement associés à l’autisme. Ou du moins, l’image de l’enfant autiste que je m’était fait. Il est super affectueux. Me regarde dans les yeux. Veut mon attention. Parle comme nous. Puis, les signes pis les petites alarmes ont commencés à s’accumuler. Pis j’ai appris peu à peu à mieux comprendre l’autisme. 

Malgré la normalité adoptive, malgré son âge, malgré ceci pis cela, quelque chose semblait incertain. Il est vraiment doué avec les chiffres, genre un peu trop. Il alignait ses petites autos. Il a un gros imaginaire. Il a une obsession pour les horloges. Il a de la difficulté à jouer seul (voir incapable). Il frappait les amis, s’obstinait, se braquait aux changements. Et les crises…Oh boy. J’en ai parlé quelques fois sur le blog, mais des crises j’en ai vu, et ce de toutes les couleurs. Des crises terrifiantes où mon enfant se frappait la tête avec sa main, se cognait la tête sur le plancher, hurlait à en faire saigner les oreilles. J’exagérais pas quand je le comparais à Regan dans The Exorcist. Les chriss de crises, celles où j’allais m’enfermer dans ma propre chambre, que je devais barrer la porte et respirer à grand coups pour être certain de pas craquer. Parce que j’ai failli. Mon chum aussi. On a compris les parents qui pouvaient r’virer sur le capot. Ceux dont-on entend parler dans les nouvelles. Ceux qui ont enfermés leur p’tit dans la cave ou ben dans un garde-robe, ceux qui ont shakés l’enfant pour qu’il se ferme. Des sentiments noirs pis poisseux pis terrifiants. Pis au travers tout cela, il y avait toujours le même refrain d’un peu tout le monde:

« C’est son âge. C’est normal. » ou « Le mien était pareil. Le mien a fait ça aussi. »

J’ai essayé plus fort, plus ardemment. Aweille les ateliers créatifs pis les marionnettes pis les flûtes de pan relaxantes pis la lavande ingurgité de force. Ignorer ou ben tenir tête, les timeouts, les punitions, les récompenses, la prise de poids excessive pour noyer sa peine avec les chips du désespoir, tout y a passé. Arriver jour après jour à la garderie pis entendre les difficultés, les épreuves, les crises. Se débiner à tenter de trouver exactement où était le problème, parce que damn it, dans mon fin fond du fond, j’savais qu’il y avait quelque chose qui clochait. Pis finalement, ça s’est fait. Pas plus tard que la semaine passé. Fidèle à nous-mêmes, Papa pis Dada ont rigolés avec les pédopsychiatres et les spécialistes. Il n’y a pas eu d’énormes crises de larmes, pas d’arrachage de linge, pas de « DAMN YOU LIFE! » en hurlant vers le ciel. Juste un soulagement. Un énorme poids sur les épaules qui a disparu. Une piste à suivre. Un p’tit sentiment de: sti j’avais raison.

Fac on en est là. Savoir que mon enfant à un trouble du spectre de l’autisme a pas changé mon amour pour lui. Ça ne l’a pas changé non plus. L’étiquette que lui colle et qu’il aura toute sa vie ne le change aucunement à mes yeux. Il reste pareil, il est le même ti-gars qu’avant. Je ne crains pas l’étiquette qu’il a. Je ne crains pas le mot. Je sais simplement maintenant comment mon enfant fonctionne et comment j’vais faire pour l’aider au maximum de mes capacités.

Donc voilà pourquoi il y a longtemps que je n’ai pas écris. Il m’a fallu du temps pour savoir si je devais continuer ou pas. On est encore là finalement. Tant de questions et beaucoup d’incertitude, c’est pas mal le deal avec tout, n’est-ce pas?

Papa pis Dada pis le p’tit; notre famille juste un peu différente, avec maintenant un p’tit extra de pas pareil comme les autres!

 

Dada Blaise

Pour lire les autres aventures de l’adoption, c’est drette-là: 

Adventures in Adoptionland, PART 1: Ze Commencement

Adventures in Adoptionland, Part 2: Petit Pou Contre-Attaque! (Avec de l’amour!)

Adventures in Adoptionland, part 3: Ze Boutte Rough!

 

Comment Vivre une Rentrée Scolaire Gracieuse et Sans Vomi du Désespoir

S’il y a bien une chose sur laquelle on peut tous s’entendre c’est que la rentrée scolaire vous fera vivre toutes sortes d’émotions contradictoires. Quand votre enfant n’est que nourrisson, une rentrée scolaire ne vous fait pas un pli sur la poche. Ce n’est qu’un jour parmi tant d’autres alors que vous êtes assis dans votre chaise berçante avec votre bébé qui tête votre lait et votre énergie vitale d’heures en heures. Pour les parents d’enfants d’âge scolaire, la rentrée scolaire signifie les devoirs, les lunchs (aaaaaaahhhhhh nooooooonnnnn je t’en prie Dieu, nooooonnn!), les rencontres profs/parents, les projets scolaires, faire des soupers nourrissants, brailler dans le couloir en regardant vos jeans qui ne vous font plus et le stress de garder tout le monde relativement sain d’esprit qui monte d’un cran de semaines en semaines.

Qu’à cela ne tienne, voici voilà votre liste à garder précieusement pour les années futures, vous rappelant comment procéder afin d’être semblable à un de ces parents chiants d’Instagram ou de Pinterest qui préparent des lunchs en forme de Pokémon ou bien qui tricotent des sac à dos en macramé et en laine d’alpagas.

Première Étape: Paniquez

Alors que vous venez de vous asseoir sur votre chaise longue pour vous faire bronzer, réalisez qu’il ne reste que quelques jours avant la rentrée scolaire. Faites vous bombarder par des annonces navrantes de rentrée scolaire et de spéciaux sur les laptops qui sont absolument nécessaires pour le bien être de votre enfant en maternelle. Hyper-ventilez en pensant à tout ce qu’il vous reste à faire, puis finalement restez sur votre chaise longue en vous disant que vous ferez tout cela le lendemain. Pratiquez-vous le soir même afin de vous préparez aux nombreux matins qui viendront sous peu en éparpillant du beurre de pinotte sur la table et sur le chandail de votre petit, en maugréant que vous allez être en retard et en cachant les souliers de votre enfant.

Deuxième Étape: Allez Magasiner

Attrapez au plus chriss la liste d’effets scolaire que vous aviez fourré au fin fond d’une armoire puis courez jusqu’au Bureau en Gros avec vos marmots derrière qui chiale sur tous les choix de couleurs de cartables et de coffre à crayons. Foncez dans la foule d’autres parents et faites vous secrètement des high five afin de célébrer le fait que bientôt vos enfants ne seront plus dans vos pattes à longueur de journée. Cherchez dans les allées bondées pour des crayons de couleurs à fine pointes, gras, sans tâche, aux couleurs chatoyantes et pastels en sâcrant. Ne trouvez pas les bonnes grandeurs de cartables nécessaires et sâcrer à nouveau. Demandez de l’aide à une jeune employée boutonneuse qui ne sait pas où se trouve les cahiers à anneaux Hilroy mais qui sait où sont les fidget spinners. Saignez du nez et passez votre chemin au plus vite.

Troisième Étape: Magasinez à Nouveau

Ô Joie! Vos enfants ont grandi pendant l’été et/ou trouve leur linge trop laid et défraichi, donc aweillez chu Sears pour acheter du nouveau linge. Défrayer une somme faramineuse pour du nouveau linge ainsi que des sacs à dos brodés à la main sur Etsy. Étudier la liste des allergies présentes à l’école de votre enfant et faite le tour des épiceries pour trouver des collations santé contenant du vert, sans lactose ni colorant ni sucre rajouté, qui goûte bon, pas trop cher, préparé par de jeunes vierges un soir de pleine lune, et évidemment, sans gluten.

Quatrième Étape: Préparez le Stock

Faites les lunchs en vous inspirant des belles idées trouver sur Pinterest, puis finalement câlissez le tout dans un plat Tupperware. Écrivez une petite note d’encouragement pour la première journée d’école. La petite note est maintenant de 3 pages de long et réalisez que votre enfant de maternelle ne sait pas encore lire. Scrappez la petite note. Après vos taches habituelles, soit de partir la sécheuse, faire le souper, partir la sécheuse à nouveau parce que vous avez pas eu le temps de plier le linge, donner le bain, plier un chandail puis repartir la sécheuse, puis finalement coucher le p’tit, allez dans votre salon et amusez-vous follement en étiquetant chacun des fucking articles de la liste d’effet scolaire. Terminez à minuit le soir avec les yeux cross-side et en réalisant que pour les derniers articles, vous avez écrit votre prénom ou lieu de celui de votre enfant. Braillez.

Cinquième Étape: Annoncez le Au Monde Entier

Comme tout le monde le sait, le plus important pour la rentrée scolaire et de faire un photoshoot de une heure qui mettra votre enfant en retard pour sa première journée. Préparez une photobooth avec de beaux tableaux noirs et de belles phrases écrites à la craie avec une calligraphie soignée. Mettez le tout sur Facebook et vous assurant d’annoncer à tous et chacun à quel point ça va donc vite la vie et à quel point ce bel enfant grandi vite pis toute (oui j’le fais moi avec, kess tu veux on est toute fait pareil, mais le monde s’en sâcre généralement un peu).

Sixième Étape: Choisissez Votre Camp

Étape cruciale ici. Allez vous être un parent sans-coeur qui se moque de son enfant en postant des photos rigolotes de vous qui célébrez avec bouteille de champagne alors que l’autobus part au loin ou bien allez vous être un parent émotif qui écrit un long post émo en braillant sur la chair de sa chair qui le quitte pour le monde des grands, petit train va loin, vise la lune tu vas arriver dans les étoiles pis all that?

Septième Étape: L’École

Trouvez vous une place de parking et mettez vous beau pour ce premier jour d’école, il y a du monde à la messe! Dîtes au revoir à votre enfant et allez brailler dans votre char pendant vingt minutes pour diverses raisons: soit parce que votre enfant fait son entrée dans le grand monde et que vous perdez votre bébé; soit parce que votre enfant vous a à peine dit bye et s’est presque enfui pour retrouver sa gang. Réalisez que vous n’avez pas d’enfants dans les jambes. Retournez chez vous et écouter Game of Thrones en rafale.

Huitième Étape: Le Retour

Attendez patiemment que votre enfant revienne et souhaitez ardemment qu’il est été classé dans la maison des Gryffondor.

 

Et voilà! Plus d’excuses maintenant, vous allez être prêt! Pis que j’vous vois être à la dernière minute pis acheter des crayons cheap du Dollarama parce qu’il n’y en a plus dans les autres magasins!

 

Bonne rentrée, aux p’tits, aux grands pis à toutes les autres entre les deux.

 

Dada Blaise

 

40 Choses qui gossent un parent (Summer 2017 version)

C’est l’été au cas où vous ne vous en êtes pas rendu compte!

Il fait chaud, fait frette, des alertes aux tornades menacent notre pique-nique champêtre, les annonces de retour à l’école sont déjà sur nos écrans pis mon enfant me tourne autour parce qu’il s’ennuie pis ne sait pas quoi faire de lui mis à part faire des cascades entre le divan pis la table du salon au lieu de jouer à faire du coloriage en silence pendant 6 heures d’affilée comme je le souhaiterais.

Hé oui! Je suis maussade et grognon pis j’ai le goût de chialer, sue me! C’est supposé être la belle saison du bonheur pis du plaisir en famille, mais moi y’a plein de choses qui me gossent ces temps-ci. Les voici dans le désordre:

1. Regarder un enfant mettre ses sandales pendant 45 minutes.

2. Les vieillards ben trop en forme qui font de la bicyclette avec des cuissards serrés.

3. Les flushs automatiques des toilettes publiques.

4. Les apps pour enfants « gratuites » qui coûtent finalement un bras pis un montant équivalent au downcash d’une première maison.

5. Le film Emoji

6. Les employés du Rona.

7. Oublier un papier dans la poche de mes shorts pis le ramasser en 33 bouttes dans la sécheuse.

8. Beurrer un épi de blé d’Inde avec un couteau.

9. Les enfants qui jouent à faire r’virer une bouteille d’eau à l’endroit.

10. Internet qui chie.

11. Ouvrir une petite salade de fruit pis me faire éclabousser immanquablement.

12. Le monde à l’épicerie.

13. Le monde au Zoo de Granby.

14. Le monde qui marche trop lentement.

15. Le monde à la plage.

16. Le monde en général.

17. Faire du camping.

18. Le poster de De Père en Flic 2.

19. La tension sexuelle palpable entre Ryder et Katie.

20. Les pantalons de yoga

21. Les « Life Hacks »

22. La maison à vendre de Mario Tessier

23. Le retour des pots suspendu en macramé

24. Les décomptes de 30 secondes avant Les Chefs

25. #blessed

26. Les machines à bonbons qui sont partout

27. Faire du compost

28. Les costumes d’Halloween au Costco

29. Les mouches à chevreuil

30. Suer sur une terrasse avec un drink ben trop cher

31. Cueillir des belles fleurs de dehors pis les rentrer en dedans pis avoir un shitload de fourmis

32. Les p’tits jouets du McDonald’s

33. Être obligé de porter un casque de vélo pour montrer le bon exemple

34. La personne (the boyfriend!!!) qui bourre le congélateur de popsicles et fudges engraissant sur lesquels je n’ai aucun self-control

35. Le sable de la plage ou d’un lac

36. Le sable qui s’infiltre dans le sac de plage

37. Le sable qui reste collé dans les sandales

38. Le sable collé dans craque

39. Ceux qui ont des bons conseils pour éviter le sable qui s’infiltre partout

40. Les vacances qui achèvent déjà

Bonne semaine là!

Dada Blaise

10 Choses Que Vous Devriez Faire Pour Avoir Un Enfant À Succès

Arrêtez de vous mentir pis de vous faire des à croires que ce maillot de bain vous fait encore, que ce gâteau-là à presque pas de calories pis que vous allez faire du vélo tous les jours cet été. Regardez la vérité en face: tous les parents ont à peu près le même but pour leurs enfants, peu importe leurs opinions ou valeurs, nous voulons que nos enfants grandissent pour devenir un être humain heureux, en santé et avec toutes les qualités qui feront de lui une personne merveilleuse, aimé, adulé et ayant un succès interplanétaire.

Alors, comme une belle bande de caves qui savent pas trop ce qu’ils font, les parents punissent pis encouragent pis inscrivent à des cours de soccer valorisant l’esprit d’équipe. La plupart des parents s’en sortent pas trop mal avec cette technique à tâtons, seulement voilà, un article sur I Fucking Love Science m’a expliqué clairement que je devais en faire BEAUCOUP PLUS!

Selon la SCIENCE pis une petite dose de Beyoncé, les parents d’enfants à succès ont beaucoup de choses en commun, mis à part la chance et quelques millions en trop. Donc voici quelques petits trucs simples que vous devriez inculquer à vos enfants et ce le PLUS TÔT POSSIBLE enfin que votre enfant fasse des millions à 14 ans et que vous puissiez enfin vous acheter votre machine à smoothie Vitamix pis un chalet sur le bord de la mer avec beaucoup de grandes fenêtres pis un hamac à bananes.

  1. Donnez des tâches à votre enfant

C’est important d’instiller une bonne éthique de travail à votre enfant, c’est pourquoi mon enfant, qui a encore de la difficulté à mettre ses souliers tout seul, doit passer la tondeuse quotidiennement. Parfois il se plaint que c’est difficile à pousser la tondeuse et qu’il a peur que la lame coupe ses orteils, ce à quoi je lui réponds: « Ben mets les tes estis de souliers! »

2. Apprenez à vos enfants des compétences sociales

Mon enfant apprend ses compétences sociales en me regardant, donc il sait maintenant passer un petit commentaire sarcastique, éviter le regard des vendeuses dans les grands magasins, se fâcher rapidement pis grogner en guise de réponse lorsqu’il est 6 heures du matin.

3. Placez vos attentes très hautes 

Mes attentes sont que mon enfant puisse allumer la télévision par lui-même le samedi matin.

4. Ayez des relations harmonieuses dans votre couple

Selon l’article, l’harmonie du couple aide l’enfant à avoir confiance en lui. Hourra, ici on s’obstine à savoir quel émission regarder jusqu’à ce que Dada boude dans sa chambre, so, win?

5. Apprenez à vos enfants les mathématiques le plus tôt possible

Mon enfant n’a pas le droit de regarder Pat Patrouille. Je lui fais écouter des vieilles cassettes de Télé-Universitaire qui parle d’algèbre en grichant. #happychildhood

6. Les parents ont un statut socio-économique élevé

Aaaaahhh! C’est sûr que ça aide d’engager un chef pis une bonne et ainsi j’aurais le temps d’apprendre la grammaire allemande à mon enfant et lui enseigner les bases pour se créer une PME qui génère des millions avant son dix-huitième anniversaire.

7. Les parents sont moins stressés

Ahahahaahhaha! #crazylaugh #uglycrying

8. La maman devrait avoir un travail 

Shit, y’a pas de maman ici. We are doomed! 

9. Enseignez à vos enfants d’avoir du cran

 Pour l’instant je lui enseigne à ne pas avoir peur d’allumer tout seul la lumière de la salle de bain. 

10. Soyez autoritaire au lieu d’être permissif ou dominant

Autoritaire comme dans le fameux « On part dans 5 minutes! » qui finalement deviens « Là un dernier 5 minutes pis c’est tout! ». 

 

Cette liste prouve également qu’il y a une seule façon d’avoir des enfants qui ont du succès, donc si vous êtes divorcé, venez d’un milieu économique plus ou moins élevé, êtes différent ou que vous vous êtes levé du mauvais pieds votre enfant ne réussiront pas dans la vie, fac too bad!

                                                           Dada Blaise

 

C’est d’la marde! (Littéralement)

Un parent se dévoue corps et âme pour son enfant. La maman, bless her vagina, se fend littéralement en quatre pour lui donner la vie. Un parent donne de son temps, son savoir et surtout, son énergie vitale pour que son enfant apprenne à parler, marcher, sauter, compter, reconnaitre ses couleurs et écrire son nom, pour qu’il soit un adulte fonctionne et SURTOUT pour impressionner les autres parents de la garderie. Mais s’il y a bien une facette de l’apprentissage qui est ingrate pour un parent, c’est l’apprentissage de la propreté.

 

Un enfant devient ou bedonc propre d’un coup ou il s’en sacre complètement. Il n’y a pas d’entre deux semble-t-il. Pis vous aurez beau avoir tout acheté la panoplie de Pull-Ups qui s’illuminent ou qui ont un signal d’alarme quand c’est mouillé, les tableaux de récompenses, les promesses de Skittles et les beaux collants, il n’y a rien qui pourra vous préparez à shaker un petit pot de plastique au-dessus d’une toilette afin d’y décoller la crotte humide qui descend d’une lenteur d’escargot. Vous aimez laver des traces de break dans des petites culottes? Vous aimez arracher des petits morceaux de caca séchés dans le fond de ladite culotte? Alors l’apprentissage de la propreté sera une partie de plaisir pour vous! Vous adorerez également l’appel élégant qui résonne dans toute la maison : « J’AI FINI! », et vous serez aux anges lorsque vous arriverez dans la salle de bain pour voir votre enfant se présenter les fesses en l’air. Torche et essuie esclave. Si vous avez un chien, il faut également surveiller le p’tit fucker qui peut MANGER LE CACA alors que vous essuyez les fesses gigotantes de votre enfant. Aussi, à force de passer des heures à laver et essuyer du caca frais, l’odeur s’imprègnera à vos cheveux et poils de narines et vous aurez l’impression que tout dans votre maison sent la marde. Ne vous en faites pas, en fait ce n’est que vous qui sentez la marde parce que vous en avez en-dessous des ongles et vous ne vous en êtes pas rendu compte! Des heures et des heures de plaisir.

Bon, bon, d’accord. Nous ici nous avons un cas spécial, normalité adoptive pis toute venant jouer sur le comportement propreté de notre enfant. L’âge moyen d’un enfant propre est autour de 2, 3 ans selon les matantes. Ici, Petit Pou a été propre autour de 2 ans. Whoah, pourquoi tu chiales espèce de beau menteur aux yeux d’azur vous demandez-vous? Mon enfant à été propre pour le pipi en une journée. Pipi dans la toilette, pas de petites culottes ou draps mouillés. Facile, facile, facile. Tellement que j’étais prêt à me vanter à quiconque que, phhhff, y’a rien là voyons donc. Surtout que dans les cas d’adoption, l’apprentissage à la propreté peut s’étirer jusqu’à cinq, six ans et plus selon les cas. Mais le numéro 2. Oh numéro 2….tu me fais vraiment chier. Petit Pou étant qui il est, c’est à dire insécure et anxieux, a développé une peur bleu de faire caca sur une toilette. Il a donc l’habitude de se retenir avec élégance lorsque le cigare se présente au bord des lèvres. Subtilement, il se cache derrière une colonne ou un divan, les jambes croisés, les yeux cross side, pis il attend que ça passe, en espérant qu’on ne le remarque pas. Il faut donc s’armer de patience et de vitamines jujubes en forme de poisson, pour le convaincre d’aller sur le petit pot pour faire son trésor brun.

Il a aussi la folle habitude d’avoir envie de caca aux meilleurs moments, soit lorsqu’on vient de s’asseoir pour souper, à la piscine, à un party de fête extérieur avec aucune toilette en vue, en visite chez l’arrière-grand-mère dans un centre de personnes âgées ou lorsque Papa pis Dada se magasinent se font à croire qu’ils sont riches en regardant de nouveaux meubles chez Roche Bobois. Enfant qui se retient avec la force du désespoir égale généralement des petites fesses beurré bien épais. Essayez d’essuyer ça avec 3 petites serviettes humides Pampers tout en gardant un jeune bambin immobile.

Mais pourquoi a-t-il peur de faire caca ainsi?

Voici la coupable:

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Cue musique de Psycho: Twii! Twii! Twii!

 

Les toilettes publiques. Apprendre la propreté à un enfant veut dire qu’il vous faudra visiter les toilettes publiques, genre TOUTES les toilettes publiques que vous rencontrerez lors de vos périples hors de la maison. Petit Pou en était à ses débuts de la propreté. Pis comme tout enfant, il a eut envie de caca. Il voulait aller sur la toilette, tout seul, comme un grand. Il voulait lui aussi faire l’expérience de siège imbibé de vieille urine dans une odeur de négligence humide. Alors le voilà assis sur la toilette, s’accrochant aux rebords de la toilette comme Jack et Rose s’accrochaient à la vie sur leur petit radeau. Il pousse son petit caca lorsque, HORREUR, la toilette, écœuré d’attendre après mon enfant, a décidé de flusher toute seule. Si pensiez avoir déjà vu une expression de terreur pure sur un visage, vous n’avez pas vu celle qui était sur le visage de mon enfant. Et depuis ce jour, mon cher petit est terrifié à l’idée de s’asseoir sur le bol de toilette, de peur qu’elle décide de flusher toute seule et qu’elle l’avale.

La solution?

Y’en a pas. Pas à pas, caca par caca, encouragements par encouragements, on s’éloigne du petit pot et on s’approche de la toilette. Et je me suis aussi résigné que mon enfant devrait être propre d’ici son entrée au secondaire.

Ou vous pouvez faire comme ce couple de pédiatres Californiens qui ont mis leur nouveau-né propre à 1 mois. Ou fuck you tout simplement.

Dada Blaise

 

Comment sâcrer son camp du zoo (ou autres endroits amusants) avec un semblant d’élégance

Comme beaucoup de parents en manque d’imagination, Papa pis Dada se ruent généralement vers toutes les activités typiques des familles de la classe moyenne lorsque le beau temps le permet: Parcs, jeux d’eau, musées pour enfants, marché d’antiquités, route des vins, tournées des terrasses, spa massage, vous voyez le genre. Le plus populaire chez nous, The Zoo.

Le parent moyen se fend généralement en quatre pour amuser son p’tit. Pacter les glacières, se chicaner sur le choix de sandwich, préparer le serviettes et trucs pour se baigner, mettre la crème solaire aux enfants, brailler, se fâcher, se compresser dans une voiture, endurer les questions incessantes de « Quand est-ce qu’on arrive? », brailler, trouver un stationnement, brailler, avoir chaud, payer le prix d’entrée pour l’activité, brailler, attendre en file pour avoir du plaisir pis attendre son destin ne fait partie des choses les plus amusantes à faire pour un adulte qui se respecte. Bref, le parent moyen aime mieux généralement fouarrer sur son patio et regarder les voisins de chicaner plutôt que de souffrir pour le plaisir de son enfant. Mais nous le faisons tous, non? It’s all for the kids! Pour le bien-être de notre enfant, pour lui créer de beaux souvenirs et surtout pour lui faire plaisir.

C’est pourquoi l’autre jour, après une belle journée ou le p’tit s’excite, joue dans les beaux manèges, mange une crème glacée qui coule sur ses belles shorts neuves, rigole pis s’esclaffe dans les jeux d’eaux, que lorsque vient le temps de partir et qu’on propose au p’tit qu’on pourrait aller souper au restaurant (chose qu’il adore généralement), le voici qui pète violemment sa coche au lieu de nous remercier en récitant l’alphabet en anglais tout en exigeant qu’il va s’occuper de laver la glacière à notre retour à la maison. Mais non toé, la crise, comme les cent mille autres avant celle-ci.

So… De rien, ça fait plaisir mon p’tit câlisse chéri de t’avoir amené au Zoo?

Si vous êtes comme moi, vous êtes toujours un peu surpris par une nouvelle crise de bacon parce que dans vôtre tête, vous vous étiez dit qu’à l’âge où vôtre enfant est rendu, me semble que c’était supposé être fini ces maudites crises d’hystéries-là. Heh non. Les crises perdurent FOREVER, que votre enfant est 2 ans, 3 ans, 4 ans ou ben 13 ans et que vous lui ayez refusé de lui acheter un nouveau iPhone et que vous êtes la pire mère bitch du monde parce que TOUS les autres parents permettent à leurs enfants un téléphone dernier cri. Bref, quitter un endroit public bondé comme un parc d’amusement ou un zoo n’est pas chose simple comme lorsque vous allez au parc. En effet, vous avez à gérer un enfant qui s’effouare sur l’asphalte gommante, la foule de gens accusateur, le soleil brûlant, les odeurs nauséabondes de friture et de gens en sueur, les boutiques souvenirs qui étalent leur petits toutous cheaps affriolants comme des femmes de basses vertus du Red Light District, la glacière qui risque de sâcrer le camp par terre et la mascotte terrifiante qui twerk comme Miley Cyrus sur un fond de musique boboche.

Alors, comment quitter au plus chriss? Accrochez-vous à vôtre crème solaire et le peu d’argent qu’il vous reste, m’a vous dire ça:

Première étape – La Décision

Après avoir fait le petit manège qui tourne tellement vite que votre chemisier explose sous la pression de la force G et que vous ayez attendu en file une heure pour faire un tour de poney, votre tendre moitié vous annonce qu’il commence à avoir la magie dans l’cul et qu’il est pas mal l’heure de partir. Regardez-vous avec l’angoisse apparente dans les yeux. Jouer à roche/papier/ciseau pour choisir qui devra l’annoncer aux enfants.

Deuxième étape – L’Annonce

Annoncez d’une voix douce et compréhensive qui est également ferme et convaincue qu’il est temps de quitter et de dire au revoir aux animaux. Dîtes à votre progéniture que vous allez faire telle affaire une dernière fois et qu’ensuite vous allez quitter, d’accord? L’enfant acquiescera de façon saine et rationnelle, car il aura compris qu’il est donc chanceux d’avoir passé une belle journée et que ses parents méritent maintenant une pause bière/chips tout en détachant leur bouton de shorts trop serrés sans entendre des demandes incessantes d’un enfant.

Troisième étape – « Bon, on s’en va! »

Vous l’aviez prévenu. Vous l’aviez dit! Après avoir fait un autre tour de poney, chameau, manège de petit train qui tourne en rond, saut sur la trampoline et visite dans la salle de bain qui ressemble à une zone sinistré, il est maintenant temps de partir, pour le vrai de vrai cette fois-ci! L’écume qui sort de la bouche de Papa en est la preuve! Mais qu’est-ce que ce cri strident et suraigu qui s’élève dans l’air humide subitement? Un dauphin? Un vélociraptor? Un petit castrat qui pratique sa gamme mineure? Nope! C’est votre enfant qui vous fait comprendre qu’il n’avait pas réellement saisi que vous vouliez partir immédiatement et vous le fait savoir de façon coquine et attendrissante avec un hurlement.

Quatrième étape – Le Time Out

Vous êtes maintenant un parent évolué et vous avez appris de vos erreurs passés. Pas question de finir une si belle journée dans une crise de larmes et de cris. No way! Vous allez mettre à profit tous les beaux trucs que vous avez appris dernièrement grâce aux nombreux conseils provenant des différents blogues que vous passez votre temps à lire au lieu de faire votre beau projet DIY de décaper le buffet ancestral de votre grand-mère.

Essayez d’abord la technique la plus simple: Le time-out. Vous devriez préalablement avoir aménagé un coin de retrait pour votre enfant à même le zoo/parc d’attractions, préférablement éloigné, avec un bean bag pour se défouler et une fontaine de jardin japonais pour relaxer. S’il est difficile pour vous de trouver un coin retrait en pleine foule, c’est que vous êtes un mauvais parent, tout simplement. Passez à la prochaine étape.

Cinquième étape – L’Amour

Vous l’aviez oublié, mais l’amour guéri tous les maux! Penchez-vous vers l’enfant en crise et faites lui un câlin de l’amour qui saura apaiser sa grosse colère tout en lui chuchotant que vous comprenez l’injustice qu’il subit, qu’il est vrai que c’est terrible de quitter un tel endroit merveilleux. Relevez-vous rapidement lorsque l’enfant tente de vous mordre l’épaule pour vous faire comprendre que vous dites n’importe quoi.

Sixième étape – Les Distractions

Sortez la collation secrète qui était bien caché dans le fin fond du sac de plage, sous les serviettes humides et les maillots de bain juteux. Brandissez votre biscuit devant l’enfant et faites des pas furtifs vers la sortie. L’enfant devrait vous suivre à petits pas, grognant et en frappant le sol de ses petits pieds. Surtout pas de mouvement brusque ou l’enfant pourrait se sauver!

Septième étape – Les Belles Promesses

Continuez de baragouiner n’importe quoi pour que le p’tit vous suive jusqu’au char.

« Oui vous allez arrêter manger une crème en glace sur le chemin du retour! Oui, promis juré! »

Puis une fois en chemin, vous pouvez toujours mentir que le magasin de crème glacée est fermé. #cruelbutnecessary

Huitième étape – Pour les Autres

La plupart des enfants sont dociles et suivront avec bonheur leurs parents jusqu’à la voiture pour avoir la chance de dévorer ledit biscuit ou bien de croire béatement à la crème glacée miraculeuse et inexistante. Pis il y a les autres enfants…

Pour les autres, passez à l’étape neuf dès que vous n’en pouvez plus d’entendre les jérémiades de votre enfant, c’est-à-dire dès le début du processus.

Neuvième étape – Le Boulet Humain

L’enfant wise a compris que de manger le biscuit n’équivaut pas au plaisir hilarant de faire un petit tour d’hélicoptère qui monte et descend. Il se peut qu’il boque encore et reste planté là devant le stand de popcorn. Empoignez simplement votre enfant par le bras et marchez d’un pas décidé vers la sortie pendant que votre conjoint se sauve avec le reste des trucs à un kilomètre plus loin, prenant bien soin de mettre le plus de distance entre lui et l’enfant qui hurle tout en faisant semblant qu’il ne vous connait pas. Le petit risque alors de perdre subitement l’usage de ses jambes et son poids peut augmenter drastiquement. Suffit simplement de la tirer par le bras tout en évitant de lui casser la clavicule tout en proférant des menaces au travers vos dents serrés.

« On remettra plus jamais les pieds icitte. »

« Arrête de te mettre mou! »

« Aide toi un peu! »

« Tout le monde nous regarde!

« C’est la dernière fois que tu m’fais honte de même. »

« Tes fonds universitaires tu peux leur dire adieu, je m’achète une nouvelle barre de son SONOS pis c’est toute! »

Dixième étape – La Ride en Char

Victoire! Tout le monde est assis dans la voiture et est prêt à faire le chemin du retour vers le domicile. Ouvrez les fenêtres pour ne plus entendre les pleurs qui peuvent perdurer et surtout, ne manquez pas de parler plus fort dès que vous voyez votre enfant somnoler derrière. Parce qu’il y a bien pire qu’un enfant qui pique une crise au départ du Zoo…un enfant qui s’endort en char et qui n’est pas couchable le soir venu.

Dada Blaise

 

 

 

Sâcrons-nous patience avec les téléphones!

L’été s’en vient ce qui signifie nécessairement visite au Zoo de Granby, piochage de petits pieds sur le siège, crème glacée qui coule et visite au parc tout en se sentant coupable parce que vous regardez votre téléphone au lieu de vous extasier devant les pirouettes de votre enfant. Cette rengaine semble indémodable dans le monde de la parentalité. Les technologies sont le mal incarné, regarder notre téléphone est l’équivalent de forcer notre enfant à boire l’urine de Satan, nos enfants grandissent dans l’ignorance et sont livrés à eux-mêmes, ils vont grandir pour devenir des ignares qui ne sauront plus comment interagir entre eux sauf par le moyen d’emojis et ainsi de suite.

Évidemment, quand je lis ce genre d’article, c’est quand je suis sur mon téléphone en train d’ignorer mon enfant tout en lisant un article qui me dit de NE PAS ignorer mon enfant avec mon téléphone. #worstparentever

Fac là après of course j’me sens donc coupable et je me fais des belles promesses que je vais passer moins de temps à jouer sur mon téléphone et apprendre à aimer, faire mon propre jardin et perdre quelques livres du même coup. Pis après ben j’me sens en esti. Comme ce soir. Comme quand je vois des chicanes Facebook éclater parce que quelqu’un clame qu’il a vu un parent ne pas décrocher de son téléphone l’autre jour au parc alors que le p’tit pétait une coche, indignation pis arrachage de cheveux pis « mon doux » advienne que pourra. Oui le message véhiculé est bien, qu’on devrait toujours un peu slaquer sur le téléphone/télévision/jeux vidéo/cocaïne de temps en temps, l’argument principal est que la technologie et les tendances modernes sont à blâmer sur tout ce qui va mal dans le monde et dans les enfants, et ça ça m’irrite le poil des jambes. Je me suis déjà exprimé sur le sujet, mais j’avais encore le goût de chialer à nouveau, avec une liste parce que tsé, c’est plus agréable à lire:

  1. J’ignore mon enfant de toutes sortes de manières, pas juste avec mon téléphone!

 

Que ce soit avec la préparation du souper, plier des draps contours en sacrant ou en rêvassant que j’suis sur une plage à me faire masser par Heny Cavill tout en me saoulant avec des mojitos bien frais, j’ignore constamment mon enfant. Ça en est devenu un vrai sport! Je suis capable d’ignorer mon enfant sans l’aide de la technologie! Tous comme les autres générations avant nous! Avez-vous déjà vu ma mère en train de lire un roman avec intensité? Et qu’elle était tellement « concentrée » qu’elle n’entendait pas mes demandes incessantes pour une gorgée de Pepsi Diet à même son verre? Me semble qu’elle lisait si intensément qu’elle n’entendait pas ma voix suppliante et stridente!

Je crois avoir été ignoré bien des fois étant jeune, tout comme vous autres.  Je crois aussi que la génération actuelle de parents, c’est-à-dire la mienne, a un peu le sens de la compétition dans le derrière en ce qui attrait à c’est quoi être un « bon » parent. Jouer et se rouler par terre constamment à été remplacer par la création de châteaux dans des boites de frigidaires avec un pont levis qui marche qu’il faut vite aller poster sur Pinterest tout en proposant 8 trucs pour faire de la pâte à modeler avec de la gélatine industrielle pas trouvable nulle part.

2. Ignorer votre enfant est bon pour lui

Croyez-le ou non, mais votre enfant n’est pas le centre de l’univers. Il l’apprendra bien vite une fois à la garderie et encore plus à l’école. Des générations entières de unique et magnifique entrent peu à peu dans la société. Vous savez ces nombreuses émissions de recherche de talent qui pleuvent la tivi? Vous savez ce genre de participant qui est donc persuadé qu’il est la renaissance de Jésus avec la voix de Dalida? On voit alors sa famille extatique dans les coulisses, leurs visages crispés par l’énergie du désespoir? Pis là vous vous demandez comment ce genre de monde peut bien penser qu’il chante bien? Guess who had too much attention as a kid? Demandez aux profs de votre entourage. Les classes sont rempli maintenant de ces enfants qui demandent, voire exigent que les choses soient fait que pour eux, à leur envies, leur besoin, leur right here right now.

De toute façon, qui a le temps et l’énergie de s’asseoir pendant des heures à crier des encouragements à son enfant pendant qu’il joue? J’passe ma vie à parler dans le vide à mon conjoint et mes collègues de travail ou ben me faire ignorer par la caissière du IGA, se faire ignorer est un des plaisir dans la vie. Aussi ben que votre enfant l’apprenne au plus chriss.

 

3. Utilisons les outils qu’on nous offre!

Imaginez nos pauvres parents. Il n’y a pas si longtemps, quand le p’tit pétait une coche et se faisait aller bras et jambes sur le carrelage, il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre en regardant par la fenêtre ou ben en faisant semblant de bizouner dans le frigo. Maintenant, quand un enfant fait sa crise, zoup le téléphone dans les mains et allez hop sur Facebook! C’est simple, facile et occupe votre esprit tout en permettant à l’enfant de s’exprimer adéquatement en frappant dans les portes d’armoires avec ses pieds.

S’occuper d’un enfant toute la journée, tout seul, c’est long. S’occuper d’un enfant toue la journée, tout seul, par jour de pluie ou grand frette déguelasse qui remonte les testicules dans le bas-ventre, c’est fucking long. Avant il fallait passer le temps en lisant un livre, YARK! Maintenant, les possibilités sont infinis! Le petit peut être désennuyer à l’aide de la télévision, la bébèlle électronique qui avance tout seul, la tablette! Pis en plus il y a une multitude de apps sensationnels pour jeunes enfants! Il peut apprendre à lire, faire des casse-têtes, réviser ses chiffres, chanter l’alphabet, apprendre l’espagnol et trouver la valeur au carré d’une sphère. Astheure, la tablette sert de mère, père, prof, gardienne et voisine sensuelle!

Conclusion: vous savez quoi faire. Vous êtes le premier à vous sentir coupable après trop temps sur votre téléphone. Fac sâcrons-nous patience collectivement. On ignore pas notre enfant, on capote pas non plus, yadadada. #cbencorrect

Dada Blaise

Là Fois Que J’Suis Devenu Un Parent Classique

Un jour, genre hier, mon p’tit a retonti dans la cuisine avec un beau sourire dans sa face. Vous connaissez de quel sourire je parle. Le sourire qui veut dire que j’vais être en beau tabarnak dans quelques instants.

« Qu’est-ce qu’il y a mon cher enfant? » demandais-je alors avec un empressement anxieux dans le fond du trémolo.

« Rien. »

« Qu’est-ce que tu faisais dans le bureau depuis tantôt? »

« Je sais pas. »

Le « je sais pas » est généralement signe qu’il sait exactement, mais joue la carte évasive pour voir ma réaction. Alors donc, pendant que je cuisinais un délicieux plat exquis (fine, fine, pendant que je gossais sur mon téléphone alors que les Pogos cuisaient dans le four), ce cher poussinot qui est mien à procédé à découper avec ses petites cideaus quelques crayons de cire de son coffre à dessin. Oh, et pas juste égrainer genre, mais bel et bien découpé pour ensuite bien les effouarer sur le plancher, de façon à ce que ça rentre entre les craques pis toute. Sur mon plancher neur. TOUT NEUF bâtard! #firstworldproblem

Faque c’est à ce moment que j’suis devenu un véritable parent. Dans le sens connu, comme un parent de sitcom, un papa universelle, l’archétype:

D’abord, j’étais sous le choc. La bouche ouverte, pas capable de parler, alternant entre mon fiston et le ramassis de couleurs chatoyantes, les mains bien placés sur les hanches. J’entendais quasiment les rires de l’audience.

Ensuite, j’suis sorti de la pièce ben vite, comme si j’espérais qu’en revenant j’allais réaliser que c’était juste un glitch dans la Matrice ou ben qu’une bulle m’étais monté au cerveau pis que j’avais imaginé tout le désordre.

Puis est venu le boutte des questions. Vous savez de quel genre de questions. Ce genre de questions rhétoriques et bien au-dessus de la capacité de mon enfant à répondre correctement:

« Pourquoi t’as fait ça? »

« À quoi t’a pensé!?! »

« Qu’est-ce que t’essayait de faire au juste?!! »

« Tu le sais ben que le orange et le mauve ça clash ensemble! Rappelle-toi ton cercle chromatique! »

La colère est arrivé. La grosse. Celle-qui fait bouillir le sang, prendre 40 lbs pis fait twitcher l’œil gauche avec force violence. J’ai tombé dans la tactique « j’prend une décision sur le coup de la colère. » J’me précipite sur TOUT le contenu du bac à bricolage pis j’menace que j’vais sâcrer ça aux vidanges parce que ça a pas de bon sens, qu’il est pas assez grand pour jouer avec ça pis que là ça va faire pis la vie pis la guerre pis les pauvre p’tits Africains qui se fendraient en quatre pour jouer avec des crayons comme du monde. Le p’tit me regarde de ses deux confus yeux.

Évidemment, rendu à la poubelle, la froide claque de la raison m’assène une bonne gifle et me fait me calmer un peu. Je déposai alors ledit bac pis me rappelle en farfouillant bien fort mon esprit que j’ai déjà dû faire pire à ma maman. Genre couper des glaïeuls du jardin, me sâcrer dans du plâtre tout nu, faire jouer mon disque de Passe-Partout en boucle ou ben allumer des allumettes en cachette au-dessus de l’évier de la cave. Karma baby que j’me dis.

Fac je ramène le bac, sors tout ce qu’il faut pour nettoyer pis aweille mon beau, j’frotte pis j’essuie pis je refrotte pis je ressuie pis j’gratte entre les p’tites craques pis j’serre les dents. J’suis encore en chriss, fac j’ose pas trop répondre aux « Dada » incessants de mon enfant.  Après le 54e appel envers ma personne, je réponds d’un gratieux et pas du tout impatient: « QUOI? »

Il me regarde avec la p’tite lèvre tremblotante.

« Je veux pas toi fâché. »

Il n’y a pas grand chose à faire dans ce temps-là. J’ai pas ben l’choix de ne plus être fâché, pas avec le trémolo pis les grands yeux bleus pis la p’tite face cutie d’un enfant de 4 ans. J’ai fait le câlin de l’amour, dit que c’était pas ben grave, pendant que mon cerveau hurlait que c’était chrissement grave mais bon, le plancher est pas détruit, la maison a pas pris feu pis personne est mort. Le p’tit est finalement retourné jouer plus loin (parce que j’ai quand même prévenu qu’il fallait un p’tit 2 minutes à Dada), pis j’ai fini de ramasser le tout. J’me suis ensuite assis tout près de mon enfant sur le divan, enfin, à la place qu’il daignait me laisser parce que le reste était envahi par Marcus, Chase, Ruben pis toutes les autres.

Quand mon p’tit est arrivé chez nous, j’suis devenu un Dada. Pis par moment, j’deviens un parent classique. Celui qui réagit toujours de la façon la plus primaire, basique, celle que les guides nous prescrivent toujours de ne pas faire. Être Dada, c’est facile. Aimer, cajoler, c’est facile. Agir de la bonne façon, être un vrai de vrai parent, c’est plus rough.

Dada Blaise

Parler Avec Son Enfant (Ou le plaisir d’entendre son nom être répéter 45 mille fois)

Avant d’avoir un enfant, je m’imaginais moi, mince et avec un sourire blanc scintillant, parlant des heures avec ma progéniture. Je me disais qu’une des plus belles facettes d’être parent était sûrement les conversations amusantes et attendrissantes entre un parent et son enfant. Oh mon doux que j’allais jaser avec mon p’tit! Les heures que j’allais passer avec lui, riant, répondant à tous ses questionnements sur le monde, lui ouvrant la porte sur la philosophie et l’esprit critique, lui faisant découvrir mers et mondes, forêts de l’imaginaire et vaste circonférences astrales. Nos discussions seraient pas mal le ciment qui souderait notre lien si fort et si puissant.

Quand j’voyais les autres parents à l’épicerie ou ben au parc ou bedonc dans des situations sociales agir du genre:

Enfant: J’veux c’t’affaire-là!

Parent: Sâcre-moi la paix!

Enfant: Pourquoi l’auto est rouge?

Parent: Parce que c’est d’même!!!!

 

J’avais alors presque envie de courir jusqu’à ce pauvre enfant et lui demander de venir vivre avec moi, loin de ces ingrats de parents qui ne savaient donc pas écouter leur enfant.

Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de me sacrer patience. Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de se la fermer. JAMAIS! Non, moi et mon enfant utopique nous irions courir dans les paquerettes, sous la voûte des cieux azur et observerions les nuages et parlerions toute la journée des mystères de la vie.

Fac quand Petit Pou est bel et bien arrivé dans mon foyer, tu peux t’imaginer que j’avais donc hâte qu’il me parle. J’avais vraiment hâte qu’il dise « Dada ». Qu’il m’appelle, moi. Qu’il est besoin de moi. Qu’il veule me parler, à moi. Je passais mes avants-midis à répéter « Dada » comme un forcené devant les yeux curieux de mon bel enfant, qui déjà semblait se dire « voyons qu’est-ce qu’il me veut lui calisse? ».

Puis un jour, c’est enfin arrivé. Le p’tit a bel et bien dit « Dada ». Pis pas juste par hasard ou ben entre deux prouts plein de bave. Un vrai « Dada » bien senti, qui allait drette dans le coeur. Les jours ont commencés à défiler à la vitesse de la lumière, pis le p’tit y allait de bon train avec « Dada » par ici pis « Dada » par là. Pis ben vite, ça a commencé à ressembler à des situations que j’avais déjà vu…

Le p’tit a vite catché d’autres mots également. Dans le temps de le dire, il savait comment demander « Pourquoi ». Une belle combinaison avec le mot « Dada ». Dans le genre:

Dada, pourquoi la carotte est orange?

Dada, pourquoi toi un gros ventre?

Dada, pourquoi le monsieur est foncé?

Dada, pourquoi le chat vomi?

Dada, pourquoi toi tu bois du gin à même la bouteille?

Je m’étais ben promis comme un épais de ne jamais dire à mon enfant de se la fermer, que j’allais apprécier chaque petites questions, mais tsé…Quand le p’tit m’a demandé pourquoi il y avait des trous dans son nez, j’ai failli répondre: « Pour que tu puisses respirer chriss de cave! » Mais comme je sais comment me contenir, j’ai juste répondu: « Là j’m’en vais aux toilettes deux minutes, Dada a besoin d’un p’tit break my love. »

Mais tu ne peux pas t’échapper de la parole de tes enfants. Il n’y a aucun endroit pour se cacher. Ils savent toujours vous retrouver…Ma fantaisie que j’ai écris plus haut, où je roule dans un champ de fleurs pis que je réponds aux sempiternelles questions de mon enfant? Ouain…ma fantaisie a changé astheure. Ma fantaisie est maintenant que j’aille aux toilettes 5 minutes sans entendre une question, varger dans la porte ou voir retontir mon enfant à deux pouces de ma face pour me faire demander si je fais caca ou pipi ou me faire dire « Je veux voir dans la toilette ce que tu as fait! »

Ces dernier temps, le p’tit a commencé à utiliser le mot « Dada » comme une arme de destruction massive. Sa cible? Ma santé mentale.

Le P’tit: Dada?

Dada: Quoi minou?

Le P’tit: Dada?

Dada: Oui?

Le P’tit: Dadaaaa?

Dada: Qu’est-ce que tu veux?

Le P’tit: Dadaaaaaaaa?

Dada: OUI? QUOIIIIIIIIIIII?

Le P’tit: Dadddddda? Dada? Dadaaa?

Dada: KESS TU VEUX!!??!?!???!???!??!!??!???!???!????!?

 

La meilleure solution dans ce temps-là?

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Tiens, un beau bol de poissons. Astheure va jouer plus loin là. 

Dada Blaise,

pour qui les Goldfish sont souvent la solution universelle