Comment sâcrer son camp du zoo (ou autres endroits amusants) avec un semblant d’élégance

Comme beaucoup de parents en manque d’imagination, Papa pis Dada se ruent généralement vers toutes les activités typiques des familles de la classe moyenne lorsque le beau temps le permet: Parcs, jeux d’eau, musées pour enfants, marché d’antiquités, route des vins, tournées des terrasses, spa massage, vous voyez le genre. Le plus populaire chez nous, The Zoo.

Le parent moyen se fend généralement en quatre pour amuser son p’tit. Pacter les glacières, se chicaner sur le choix de sandwich, préparer le serviettes et trucs pour se baigner, mettre la crème solaire aux enfants, brailler, se fâcher, se compresser dans une voiture, endurer les questions incessantes de « Quand est-ce qu’on arrive? », brailler, trouver un stationnement, brailler, avoir chaud, payer le prix d’entrée pour l’activité, brailler, attendre en file pour avoir du plaisir pis attendre son destin ne fait partie des choses les plus amusantes à faire pour un adulte qui se respecte. Bref, le parent moyen aime mieux généralement fouarrer sur son patio et regarder les voisins de chicaner plutôt que de souffrir pour le plaisir de son enfant. Mais nous le faisons tous, non? It’s all for the kids! Pour le bien-être de notre enfant, pour lui créer de beaux souvenirs et surtout pour lui faire plaisir.

C’est pourquoi l’autre jour, après une belle journée ou le p’tit s’excite, joue dans les beaux manèges, mange une crème glacée qui coule sur ses belles shorts neuves, rigole pis s’esclaffe dans les jeux d’eaux, que lorsque vient le temps de partir et qu’on propose au p’tit qu’on pourrait aller souper au restaurant (chose qu’il adore généralement), le voici qui pète violemment sa coche au lieu de nous remercier en récitant l’alphabet en anglais tout en exigeant qu’il va s’occuper de laver la glacière à notre retour à la maison. Mais non toé, la crise, comme les cent mille autres avant celle-ci.

So… De rien, ça fait plaisir mon p’tit câlisse chéri de t’avoir amené au Zoo?

Si vous êtes comme moi, vous êtes toujours un peu surpris par une nouvelle crise de bacon parce que dans vôtre tête, vous vous étiez dit qu’à l’âge où vôtre enfant est rendu, me semble que c’était supposé être fini ces maudites crises d’hystéries-là. Heh non. Les crises perdurent FOREVER, que votre enfant est 2 ans, 3 ans, 4 ans ou ben 13 ans et que vous lui ayez refusé de lui acheter un nouveau iPhone et que vous êtes la pire mère bitch du monde parce que TOUS les autres parents permettent à leurs enfants un téléphone dernier cri. Bref, quitter un endroit public bondé comme un parc d’amusement ou un zoo n’est pas chose simple comme lorsque vous allez au parc. En effet, vous avez à gérer un enfant qui s’effouare sur l’asphalte gommante, la foule de gens accusateur, le soleil brûlant, les odeurs nauséabondes de friture et de gens en sueur, les boutiques souvenirs qui étalent leur petits toutous cheaps affriolants comme des femmes de basses vertus du Red Light District, la glacière qui risque de sâcrer le camp par terre et la mascotte terrifiante qui twerk comme Miley Cyrus sur un fond de musique boboche.

Alors, comment quitter au plus chriss? Accrochez-vous à vôtre crème solaire et le peu d’argent qu’il vous reste, m’a vous dire ça:

Première étape – La Décision

Après avoir fait le petit manège qui tourne tellement vite que votre chemisier explose sous la pression de la force G et que vous ayez attendu en file une heure pour faire un tour de poney, votre tendre moitié vous annonce qu’il commence à avoir la magie dans l’cul et qu’il est pas mal l’heure de partir. Regardez-vous avec l’angoisse apparente dans les yeux. Jouer à roche/papier/ciseau pour choisir qui devra l’annoncer aux enfants.

Deuxième étape – L’Annonce

Annoncez d’une voix douce et compréhensive qui est également ferme et convaincue qu’il est temps de quitter et de dire au revoir aux animaux. Dîtes à votre progéniture que vous allez faire telle affaire une dernière fois et qu’ensuite vous allez quitter, d’accord? L’enfant acquiescera de façon saine et rationnelle, car il aura compris qu’il est donc chanceux d’avoir passé une belle journée et que ses parents méritent maintenant une pause bière/chips tout en détachant leur bouton de shorts trop serrés sans entendre des demandes incessantes d’un enfant.

Troisième étape – « Bon, on s’en va! »

Vous l’aviez prévenu. Vous l’aviez dit! Après avoir fait un autre tour de poney, chameau, manège de petit train qui tourne en rond, saut sur la trampoline et visite dans la salle de bain qui ressemble à une zone sinistré, il est maintenant temps de partir, pour le vrai de vrai cette fois-ci! L’écume qui sort de la bouche de Papa en est la preuve! Mais qu’est-ce que ce cri strident et suraigu qui s’élève dans l’air humide subitement? Un dauphin? Un vélociraptor? Un petit castrat qui pratique sa gamme mineure? Nope! C’est votre enfant qui vous fait comprendre qu’il n’avait pas réellement saisi que vous vouliez partir immédiatement et vous le fait savoir de façon coquine et attendrissante avec un hurlement.

Quatrième étape – Le Time Out

Vous êtes maintenant un parent évolué et vous avez appris de vos erreurs passés. Pas question de finir une si belle journée dans une crise de larmes et de cris. No way! Vous allez mettre à profit tous les beaux trucs que vous avez appris dernièrement grâce aux nombreux conseils provenant des différents blogues que vous passez votre temps à lire au lieu de faire votre beau projet DIY de décaper le buffet ancestral de votre grand-mère.

Essayez d’abord la technique la plus simple: Le time-out. Vous devriez préalablement avoir aménagé un coin de retrait pour votre enfant à même le zoo/parc d’attractions, préférablement éloigné, avec un bean bag pour se défouler et une fontaine de jardin japonais pour relaxer. S’il est difficile pour vous de trouver un coin retrait en pleine foule, c’est que vous êtes un mauvais parent, tout simplement. Passez à la prochaine étape.

Cinquième étape – L’Amour

Vous l’aviez oublié, mais l’amour guéri tous les maux! Penchez-vous vers l’enfant en crise et faites lui un câlin de l’amour qui saura apaiser sa grosse colère tout en lui chuchotant que vous comprenez l’injustice qu’il subit, qu’il est vrai que c’est terrible de quitter un tel endroit merveilleux. Relevez-vous rapidement lorsque l’enfant tente de vous mordre l’épaule pour vous faire comprendre que vous dites n’importe quoi.

Sixième étape – Les Distractions

Sortez la collation secrète qui était bien caché dans le fin fond du sac de plage, sous les serviettes humides et les maillots de bain juteux. Brandissez votre biscuit devant l’enfant et faites des pas furtifs vers la sortie. L’enfant devrait vous suivre à petits pas, grognant et en frappant le sol de ses petits pieds. Surtout pas de mouvement brusque ou l’enfant pourrait se sauver!

Septième étape – Les Belles Promesses

Continuez de baragouiner n’importe quoi pour que le p’tit vous suive jusqu’au char.

« Oui vous allez arrêter manger une crème en glace sur le chemin du retour! Oui, promis juré! »

Puis une fois en chemin, vous pouvez toujours mentir que le magasin de crème glacée est fermé. #cruelbutnecessary

Huitième étape – Pour les Autres

La plupart des enfants sont dociles et suivront avec bonheur leurs parents jusqu’à la voiture pour avoir la chance de dévorer ledit biscuit ou bien de croire béatement à la crème glacée miraculeuse et inexistante. Pis il y a les autres enfants…

Pour les autres, passez à l’étape neuf dès que vous n’en pouvez plus d’entendre les jérémiades de votre enfant, c’est-à-dire dès le début du processus.

Neuvième étape – Le Boulet Humain

L’enfant wise a compris que de manger le biscuit n’équivaut pas au plaisir hilarant de faire un petit tour d’hélicoptère qui monte et descend. Il se peut qu’il boque encore et reste planté là devant le stand de popcorn. Empoignez simplement votre enfant par le bras et marchez d’un pas décidé vers la sortie pendant que votre conjoint se sauve avec le reste des trucs à un kilomètre plus loin, prenant bien soin de mettre le plus de distance entre lui et l’enfant qui hurle tout en faisant semblant qu’il ne vous connait pas. Le petit risque alors de perdre subitement l’usage de ses jambes et son poids peut augmenter drastiquement. Suffit simplement de la tirer par le bras tout en évitant de lui casser la clavicule tout en proférant des menaces au travers vos dents serrés.

« On remettra plus jamais les pieds icitte. »

« Arrête de te mettre mou! »

« Aide toi un peu! »

« Tout le monde nous regarde!

« C’est la dernière fois que tu m’fais honte de même. »

« Tes fonds universitaires tu peux leur dire adieu, je m’achète une nouvelle barre de son SONOS pis c’est toute! »

Dixième étape – La Ride en Char

Victoire! Tout le monde est assis dans la voiture et est prêt à faire le chemin du retour vers le domicile. Ouvrez les fenêtres pour ne plus entendre les pleurs qui peuvent perdurer et surtout, ne manquez pas de parler plus fort dès que vous voyez votre enfant somnoler derrière. Parce qu’il y a bien pire qu’un enfant qui pique une crise au départ du Zoo…un enfant qui s’endort en char et qui n’est pas couchable le soir venu.

Dada Blaise

 

 

 

Sâcrons-nous patience avec les téléphones!

L’été s’en vient ce qui signifie nécessairement visite au Zoo de Granby, piochage de petits pieds sur le siège, crème glacée qui coule et visite au parc tout en se sentant coupable parce que vous regardez votre téléphone au lieu de vous extasier devant les pirouettes de votre enfant. Cette rengaine semble indémodable dans le monde de la parentalité. Les technologies sont le mal incarné, regarder notre téléphone est l’équivalent de forcer notre enfant à boire l’urine de Satan, nos enfants grandissent dans l’ignorance et sont livrés à eux-mêmes, ils vont grandir pour devenir des ignares qui ne sauront plus comment interagir entre eux sauf par le moyen d’emojis et ainsi de suite.

Évidemment, quand je lis ce genre d’article, c’est quand je suis sur mon téléphone en train d’ignorer mon enfant tout en lisant un article qui me dit de NE PAS ignorer mon enfant avec mon téléphone. #worstparentever

Fac là après of course j’me sens donc coupable et je me fais des belles promesses que je vais passer moins de temps à jouer sur mon téléphone et apprendre à aimer, faire mon propre jardin et perdre quelques livres du même coup. Pis après ben j’me sens en esti. Comme ce soir. Comme quand je vois des chicanes Facebook éclater parce que quelqu’un clame qu’il a vu un parent ne pas décrocher de son téléphone l’autre jour au parc alors que le p’tit pétait une coche, indignation pis arrachage de cheveux pis « mon doux » advienne que pourra. Oui le message véhiculé est bien, qu’on devrait toujours un peu slaquer sur le téléphone/télévision/jeux vidéo/cocaïne de temps en temps, l’argument principal est que la technologie et les tendances modernes sont à blâmer sur tout ce qui va mal dans le monde et dans les enfants, et ça ça m’irrite le poil des jambes. Je me suis déjà exprimé sur le sujet, mais j’avais encore le goût de chialer à nouveau, avec une liste parce que tsé, c’est plus agréable à lire:

  1. J’ignore mon enfant de toutes sortes de manières, pas juste avec mon téléphone!

 

Que ce soit avec la préparation du souper, plier des draps contours en sacrant ou en rêvassant que j’suis sur une plage à me faire masser par Heny Cavill tout en me saoulant avec des mojitos bien frais, j’ignore constamment mon enfant. Ça en est devenu un vrai sport! Je suis capable d’ignorer mon enfant sans l’aide de la technologie! Tous comme les autres générations avant nous! Avez-vous déjà vu ma mère en train de lire un roman avec intensité? Et qu’elle était tellement « concentrée » qu’elle n’entendait pas mes demandes incessantes pour une gorgée de Pepsi Diet à même son verre? Me semble qu’elle lisait si intensément qu’elle n’entendait pas ma voix suppliante et stridente!

Je crois avoir été ignoré bien des fois étant jeune, tout comme vous autres.  Je crois aussi que la génération actuelle de parents, c’est-à-dire la mienne, a un peu le sens de la compétition dans le derrière en ce qui attrait à c’est quoi être un « bon » parent. Jouer et se rouler par terre constamment à été remplacer par la création de châteaux dans des boites de frigidaires avec un pont levis qui marche qu’il faut vite aller poster sur Pinterest tout en proposant 8 trucs pour faire de la pâte à modeler avec de la gélatine industrielle pas trouvable nulle part.

2. Ignorer votre enfant est bon pour lui

Croyez-le ou non, mais votre enfant n’est pas le centre de l’univers. Il l’apprendra bien vite une fois à la garderie et encore plus à l’école. Des générations entières de unique et magnifique entrent peu à peu dans la société. Vous savez ces nombreuses émissions de recherche de talent qui pleuvent la tivi? Vous savez ce genre de participant qui est donc persuadé qu’il est la renaissance de Jésus avec la voix de Dalida? On voit alors sa famille extatique dans les coulisses, leurs visages crispés par l’énergie du désespoir? Pis là vous vous demandez comment ce genre de monde peut bien penser qu’il chante bien? Guess who had too much attention as a kid? Demandez aux profs de votre entourage. Les classes sont rempli maintenant de ces enfants qui demandent, voire exigent que les choses soient fait que pour eux, à leur envies, leur besoin, leur right here right now.

De toute façon, qui a le temps et l’énergie de s’asseoir pendant des heures à crier des encouragements à son enfant pendant qu’il joue? J’passe ma vie à parler dans le vide à mon conjoint et mes collègues de travail ou ben me faire ignorer par la caissière du IGA, se faire ignorer est un des plaisir dans la vie. Aussi ben que votre enfant l’apprenne au plus chriss.

 

3. Utilisons les outils qu’on nous offre!

Imaginez nos pauvres parents. Il n’y a pas si longtemps, quand le p’tit pétait une coche et se faisait aller bras et jambes sur le carrelage, il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre en regardant par la fenêtre ou ben en faisant semblant de bizouner dans le frigo. Maintenant, quand un enfant fait sa crise, zoup le téléphone dans les mains et allez hop sur Facebook! C’est simple, facile et occupe votre esprit tout en permettant à l’enfant de s’exprimer adéquatement en frappant dans les portes d’armoires avec ses pieds.

S’occuper d’un enfant toute la journée, tout seul, c’est long. S’occuper d’un enfant toue la journée, tout seul, par jour de pluie ou grand frette déguelasse qui remonte les testicules dans le bas-ventre, c’est fucking long. Avant il fallait passer le temps en lisant un livre, YARK! Maintenant, les possibilités sont infinis! Le petit peut être désennuyer à l’aide de la télévision, la bébèlle électronique qui avance tout seul, la tablette! Pis en plus il y a une multitude de apps sensationnels pour jeunes enfants! Il peut apprendre à lire, faire des casse-têtes, réviser ses chiffres, chanter l’alphabet, apprendre l’espagnol et trouver la valeur au carré d’une sphère. Astheure, la tablette sert de mère, père, prof, gardienne et voisine sensuelle!

Conclusion: vous savez quoi faire. Vous êtes le premier à vous sentir coupable après trop temps sur votre téléphone. Fac sâcrons-nous patience collectivement. On ignore pas notre enfant, on capote pas non plus, yadadada. #cbencorrect

Dada Blaise

Là Fois Que J’Suis Devenu Un Parent Classique

Un jour, genre hier, mon p’tit a retonti dans la cuisine avec un beau sourire dans sa face. Vous connaissez de quel sourire je parle. Le sourire qui veut dire que j’vais être en beau tabarnak dans quelques instants.

« Qu’est-ce qu’il y a mon cher enfant? » demandais-je alors avec un empressement anxieux dans le fond du trémolo.

« Rien. »

« Qu’est-ce que tu faisais dans le bureau depuis tantôt? »

« Je sais pas. »

Le « je sais pas » est généralement signe qu’il sait exactement, mais joue la carte évasive pour voir ma réaction. Alors donc, pendant que je cuisinais un délicieux plat exquis (fine, fine, pendant que je gossais sur mon téléphone alors que les Pogos cuisaient dans le four), ce cher poussinot qui est mien à procédé à découper avec ses petites cideaus quelques crayons de cire de son coffre à dessin. Oh, et pas juste égrainer genre, mais bel et bien découpé pour ensuite bien les effouarer sur le plancher, de façon à ce que ça rentre entre les craques pis toute. Sur mon plancher neur. TOUT NEUF bâtard! #firstworldproblem

Faque c’est à ce moment que j’suis devenu un véritable parent. Dans le sens connu, comme un parent de sitcom, un papa universelle, l’archétype:

D’abord, j’étais sous le choc. La bouche ouverte, pas capable de parler, alternant entre mon fiston et le ramassis de couleurs chatoyantes, les mains bien placés sur les hanches. J’entendais quasiment les rires de l’audience.

Ensuite, j’suis sorti de la pièce ben vite, comme si j’espérais qu’en revenant j’allais réaliser que c’était juste un glitch dans la Matrice ou ben qu’une bulle m’étais monté au cerveau pis que j’avais imaginé tout le désordre.

Puis est venu le boutte des questions. Vous savez de quel genre de questions. Ce genre de questions rhétoriques et bien au-dessus de la capacité de mon enfant à répondre correctement:

« Pourquoi t’as fait ça? »

« À quoi t’a pensé!?! »

« Qu’est-ce que t’essayait de faire au juste?!! »

« Tu le sais ben que le orange et le mauve ça clash ensemble! Rappelle-toi ton cercle chromatique! »

La colère est arrivé. La grosse. Celle-qui fait bouillir le sang, prendre 40 lbs pis fait twitcher l’œil gauche avec force violence. J’ai tombé dans la tactique « j’prend une décision sur le coup de la colère. » J’me précipite sur TOUT le contenu du bac à bricolage pis j’menace que j’vais sâcrer ça aux vidanges parce que ça a pas de bon sens, qu’il est pas assez grand pour jouer avec ça pis que là ça va faire pis la vie pis la guerre pis les pauvre p’tits Africains qui se fendraient en quatre pour jouer avec des crayons comme du monde. Le p’tit me regarde de ses deux confus yeux.

Évidemment, rendu à la poubelle, la froide claque de la raison m’assène une bonne gifle et me fait me calmer un peu. Je déposai alors ledit bac pis me rappelle en farfouillant bien fort mon esprit que j’ai déjà dû faire pire à ma maman. Genre couper des glaïeuls du jardin, me sâcrer dans du plâtre tout nu, faire jouer mon disque de Passe-Partout en boucle ou ben allumer des allumettes en cachette au-dessus de l’évier de la cave. Karma baby que j’me dis.

Fac je ramène le bac, sors tout ce qu’il faut pour nettoyer pis aweille mon beau, j’frotte pis j’essuie pis je refrotte pis je ressuie pis j’gratte entre les p’tites craques pis j’serre les dents. J’suis encore en chriss, fac j’ose pas trop répondre aux « Dada » incessants de mon enfant.  Après le 54e appel envers ma personne, je réponds d’un gratieux et pas du tout impatient: « QUOI? »

Il me regarde avec la p’tite lèvre tremblotante.

« Je veux pas toi fâché. »

Il n’y a pas grand chose à faire dans ce temps-là. J’ai pas ben l’choix de ne plus être fâché, pas avec le trémolo pis les grands yeux bleus pis la p’tite face cutie d’un enfant de 4 ans. J’ai fait le câlin de l’amour, dit que c’était pas ben grave, pendant que mon cerveau hurlait que c’était chrissement grave mais bon, le plancher est pas détruit, la maison a pas pris feu pis personne est mort. Le p’tit est finalement retourné jouer plus loin (parce que j’ai quand même prévenu qu’il fallait un p’tit 2 minutes à Dada), pis j’ai fini de ramasser le tout. J’me suis ensuite assis tout près de mon enfant sur le divan, enfin, à la place qu’il daignait me laisser parce que le reste était envahi par Marcus, Chase, Ruben pis toutes les autres.

Quand mon p’tit est arrivé chez nous, j’suis devenu un Dada. Pis par moment, j’deviens un parent classique. Celui qui réagit toujours de la façon la plus primaire, basique, celle que les guides nous prescrivent toujours de ne pas faire. Être Dada, c’est facile. Aimer, cajoler, c’est facile. Agir de la bonne façon, être un vrai de vrai parent, c’est plus rough.

Dada Blaise

Parler Avec Son Enfant (Ou le plaisir d’entendre son nom être répéter 45 mille fois)

Avant d’avoir un enfant, je m’imaginais moi, mince et avec un sourire blanc scintillant, parlant des heures avec ma progéniture. Je me disais qu’une des plus belles facettes d’être parent était sûrement les conversations amusantes et attendrissantes entre un parent et son enfant. Oh mon doux que j’allais jaser avec mon p’tit! Les heures que j’allais passer avec lui, riant, répondant à tous ses questionnements sur le monde, lui ouvrant la porte sur la philosophie et l’esprit critique, lui faisant découvrir mers et mondes, forêts de l’imaginaire et vaste circonférences astrales. Nos discussions seraient pas mal le ciment qui souderait notre lien si fort et si puissant.

Quand j’voyais les autres parents à l’épicerie ou ben au parc ou bedonc dans des situations sociales agir du genre:

Enfant: J’veux c’t’affaire-là!

Parent: Sâcre-moi la paix!

Enfant: Pourquoi l’auto est rouge?

Parent: Parce que c’est d’même!!!!

 

J’avais alors presque envie de courir jusqu’à ce pauvre enfant et lui demander de venir vivre avec moi, loin de ces ingrats de parents qui ne savaient donc pas écouter leur enfant.

Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de me sacrer patience. Moi, je ne dirais jamais à mon enfant de se la fermer. JAMAIS! Non, moi et mon enfant utopique nous irions courir dans les paquerettes, sous la voûte des cieux azur et observerions les nuages et parlerions toute la journée des mystères de la vie.

Fac quand Petit Pou est bel et bien arrivé dans mon foyer, tu peux t’imaginer que j’avais donc hâte qu’il me parle. J’avais vraiment hâte qu’il dise « Dada ». Qu’il m’appelle, moi. Qu’il est besoin de moi. Qu’il veule me parler, à moi. Je passais mes avants-midis à répéter « Dada » comme un forcené devant les yeux curieux de mon bel enfant, qui déjà semblait se dire « voyons qu’est-ce qu’il me veut lui calisse? ».

Puis un jour, c’est enfin arrivé. Le p’tit a bel et bien dit « Dada ». Pis pas juste par hasard ou ben entre deux prouts plein de bave. Un vrai « Dada » bien senti, qui allait drette dans le coeur. Les jours ont commencés à défiler à la vitesse de la lumière, pis le p’tit y allait de bon train avec « Dada » par ici pis « Dada » par là. Pis ben vite, ça a commencé à ressembler à des situations que j’avais déjà vu…

Le p’tit a vite catché d’autres mots également. Dans le temps de le dire, il savait comment demander « Pourquoi ». Une belle combinaison avec le mot « Dada ». Dans le genre:

Dada, pourquoi la carotte est orange?

Dada, pourquoi toi un gros ventre?

Dada, pourquoi le monsieur est foncé?

Dada, pourquoi le chat vomi?

Dada, pourquoi toi tu bois du gin à même la bouteille?

Je m’étais ben promis comme un épais de ne jamais dire à mon enfant de se la fermer, que j’allais apprécier chaque petites questions, mais tsé…Quand le p’tit m’a demandé pourquoi il y avait des trous dans son nez, j’ai failli répondre: « Pour que tu puisses respirer chriss de cave! » Mais comme je sais comment me contenir, j’ai juste répondu: « Là j’m’en vais aux toilettes deux minutes, Dada a besoin d’un p’tit break my love. »

Mais tu ne peux pas t’échapper de la parole de tes enfants. Il n’y a aucun endroit pour se cacher. Ils savent toujours vous retrouver…Ma fantaisie que j’ai écris plus haut, où je roule dans un champ de fleurs pis que je réponds aux sempiternelles questions de mon enfant? Ouain…ma fantaisie a changé astheure. Ma fantaisie est maintenant que j’aille aux toilettes 5 minutes sans entendre une question, varger dans la porte ou voir retontir mon enfant à deux pouces de ma face pour me faire demander si je fais caca ou pipi ou me faire dire « Je veux voir dans la toilette ce que tu as fait! »

Ces dernier temps, le p’tit a commencé à utiliser le mot « Dada » comme une arme de destruction massive. Sa cible? Ma santé mentale.

Le P’tit: Dada?

Dada: Quoi minou?

Le P’tit: Dada?

Dada: Oui?

Le P’tit: Dadaaaa?

Dada: Qu’est-ce que tu veux?

Le P’tit: Dadaaaaaaaa?

Dada: OUI? QUOIIIIIIIIIIII?

Le P’tit: Dadddddda? Dada? Dadaaa?

Dada: KESS TU VEUX!!??!?!???!???!??!!??!???!???!????!?

 

La meilleure solution dans ce temps-là?

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Tiens, un beau bol de poissons. Astheure va jouer plus loin là. 

Dada Blaise,

pour qui les Goldfish sont souvent la solution universelle

 

Invasion Dans Le Lit

Papa pis Dada ont une nouvelle maison, ce qui veut dire que la plupart de mes temps libres sont maintenant consacrés à peindre des cadrages de portes, monter des armoires IKEA, admirer mon plancher neuf en me frottant flambant nu dessus et manger ben du riz blanc parce que je n’ai plus d’argent pour faire l’épicerie. Bref, nous sommes ben occupés et ça explique un peu pourquoi j’ai un peu slaqué sur les textes sur le blog, pas parce qu’il ne m’arrive plus de situations embarrassantes ou bien que mon enfant est subitement devenu un ange qui dit toujours « oui Dada » et va se laver tout seul dans le bain tout en prenant soin de ne pas tout chrisser par terre en chemin, mais bien parce que quand arrive le temps libre, je m’effouare pour écouter la tivi 5 minutes pis je m’endors dessus. L’âge adulte est si gratifiant!

Comme mon enfant est qui il est, j’avais donc ben peur que le gros changement de maison le rende complètement fou et qu’il se mette à arracher les rideaux ou autre terrifiante notion que mon cerveau ne pouvait imaginer. Finalement, le déménagement et les grosses-giga-rénovations-de-la-mort-avec-de-la-poussière-partout-interminable-pis-avec-ben-du-sâcrage-pis-du-bourrage-dans-les-chips-pour-éviter-de-s’entre tuer sont passés, et le petit s’en est pas trop mal tiré. SAUF, pour ce qui attrait à le « drette au milieu de la nuit ». Si vous lisez les péripéties ridicules de mon humble famille moderne, vous savez peut-être déjà que mon enfant n’a jamais vraiment aimé dormir avec nous. Lorsqu’il était bébé ou même jusqu’à récemment, lorsque l’enfant se réveillait en pleine nuit, l’emmener dans notre lit était l’équivalent à le forcer d’écouter en rafale Unité 9 avec comme collation un petit bol de chips aux bananes, bref, une vraie corvée. (Désolé aux fans de Unité 9).

Mais nouvelle maison et nouvelle chambre font que l’enfant est un peu inquiet la nuit et vient donc rejoindre son duo de papas pour se faire réconforter et dormir tout écarquiller. Je sais ben, je sais, je sais, JE SAIS qu’il faudrait en fait que je me relève pis que je le ramène dans son p’tit lit pour qu’il apprenne à vaincre sa frousse tout seul, dans le silence, la constance pis toute pis bla bla bla mais la fatigue man, la fatiguante fatigue empêche souvent pas mal de faire la bonne chose et mon jugement est un peu tout croche à 3hres du matin avec un pli de drap au travers la face pis de tenter de trouver mes p’tites culottes dans le noir, fac j’opte souvent pour la solution facile, c’est-à-dire d’amener l’enfant dans le lit. Le scénario idéal est bien évidemment que le petit se pelotonne contre moi et s’endort paisiblement derechef. Ce qui arrive…parfois…

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Préférablement dans de beaux draps blancs immaculés avec une douce odeur de lavande et non pas un flot incessant de flatulences

Comme c’est tout nouveau pour Papa pis Dada de se faire envahir ainsi nuit après nuit (je dis Papa pis Dada, mais c’est pas mal juste Dada parce que Papa est quasiment coma quand il dort et remarque la présence de son enfant le matin seulement) voici donc en quoi consiste une invasion de lit par chez nous:

L’Arrivée

D’abord, Dada se réveille en sursaut parce qu’une présence maléfique se tient à quelques pouces de sa face, mais c’est finalement que son enfant qui le fixe avec des yeux sur le bord d’être creepy, chuchotant son nom encore et encore.

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« Dada réveille-toi! J’ai envie d’ouvrir la porte des ténèbres et des souffrances éternelles…pis j’ai envie de pipi pis j’ai peur d’y aller tout seul. »

Le « Je me mets confortable pis fuck tout le monde pis toute le reste »

Le petit s’infiltre sournoisement au pied du lit et glisse comme un amphibien pas de colonne entre les énormes montagnes de jambes poilus qui gisent sous les couvertures. Le p’tit se retrouve assez facilement entre Papa pis Dada, mais il a pas mal la tangente d’étouffer de se coller sur Dada. Par « coller » je veux dire se greffer direct sur mon omoplate. Le p’tit entame ici le ballet nocturne de l’enfant qui se cherche une position pour dormir. Aweille à droite, à gauche, à 3 millimètres de la face, les bras dans les airs, les jambes dans les airs, les fesses dans les airs, alouette! À le regarder aller, on croirait qu’il fait exprès et…c’est pas mal ça. #soblessed

Les Chansons

Si l’enfant n’arrive pas à s’endormir rapidement, il va saisir l’occasion pour s’entertainer tout seul. Il débute alors avec la bonne idée de chanter. Le p’tit s’imagine qu’il chuchote à voix basse et se met à fredonner les airs qu’il connaît un à la suite de l’autre avec une voix apaisante et pas du tout à 4 pouces de mon oreille droite. Il fait alors un remix de Pat Patrouille, Lana Del Rey, The Nightmare Before Christmas, comptines de la garderie et Sia. En même temps.

Le Sommeil

Après 2 heures de retournage d’un bord pis de l’autre, de soupirs pis de « esti » ravalés par un de ses parents parce que leurs schnolls ont été percutés, l’enfant se trouve ENFIN une position confortable, la tête à 2 centimètres de la face de Dada, le derrière vers son Papa. L’enfant préfère dormir la bouche grande ouvarte, respirant son haleine chaude et qui sent vaguement le ketchup et le concombre. Oh, et bien entendu, le petit respire avec force et bruyamment. Un peu comme Papa qui ronfle de son bord de lit. On penserait qu’une fois endormi l’enfant serait plus facile à gérer, MAIS NON, parce que tsé hein, la vie. Non, un enfant qui dort ne dort pas paisiblement comme on vous le fait croire Hollywood depuis des années. Non, non, non. Un enfant qui dort ça BOUGE comprends-tu? Un enfant ça fait des culbutes pis des salut au soleil pis ça fait des contorsions digne des petites Chinoises du Cirque du Soleil. ET, un enfant ça MORVE et ça BAVE quand ça dort. Après un boutte, Papa chrisse habituellement le camp du lit et se réfugie sur le divan et Dada fini en position fœtale pour éviter les coups, se tenant de façon précaire à semi dans le vide sur le bord du lit, partageant le même oreiller que son enfant. #cododoisnotforme

 

Le plus ironique c’est qu’une fois qu’il va pogner l’âge ingrat du début de l’adolescence pis que j’vais être un vieux Gay Dad tout ratatiné avec une brassière double C pour mes manboobs, j’vais regretter ces jours où mon cher petit dormait lové contre moi avec tout l’abandon d’un enfant envers son parent.

Dada Blaise

 

 

Comment Se Faire des Amis « Parents » PART 2

Voilà maintenant que vous êtes  un adulte fonctionnel qui marche, parle et dépense plus de 300$ pour une Nintendo Switch au lieu de payer l’épicerie, parce que tsé, priorities! Vous avez un conjoint merveilleux qui est capable de parker le char en parallèle sur la rue St-Denis avec une sex face irrésistible. Vous avez un bambin relativement attendrissant, surtout quand il dort et après avoir affronté le PARC, les COURS DE PISCINE et vous questionner sur QUEL PARENT VOUS DEVRIEZ ÊTRE AMI AVEC, vous avez enfin trouvé un autre adulte/parent qui semble pas trop psychotique sur les bords et qui porte des vêtements agréables. Maintenant, reste à savoir si cette rencontre fortuite avec ce parent rencontré purement par hasard et non du stlaking intense au parc sera une relation qui durera pour toujours ou un simplement une aventure d’un après-midi.

Première affaire: comment aborder ledit adulte? Comment de kessé lui parler? De kessé que vous allez jaser?

D’abord, spottez le parent qui vous ressemble, c’est-à-dire avec du linge mou un peu taché, les cheveux épars et légèrement gras et leurs enfants qui répondent seulement aux pots-de-vin sous forme de bonbons. Le fait de passer beaucoup de temps avec un jeune enfant à aussi tendance à alourdir vos facultés à jaser avec un autre être humain de votre âge et vous pouvez oublier certaines fonctions sociales importantes. Vous pouvez aborder l’autre parent avec des banalités du genre la pluie et le beau temps, ou y aller straight dans le vif. Voici quelques exemples:

« Admettons  que tu as un gun sur la tempe, lequel de tes enfants tu sacrifierais en premier mettons? »

« Fait combien de jours que tu t’es pas lavé? »

« Quand tu es sur le bord d’une crise de nerf, quel bouffe tu aimes le plus manger en cachette? Sucré ou salé? »

« As-tu déjà fantasmé d’être arrêté par la police, juste pour la possibilité d’être logé et nourris sans personne pour t’achaler? »

« As-tu déjà fait un achat impulsif à 3hres du matin pendant que tu donnais le biberon à ton enfant, genre une série de DVD Work That Ass mettons? »

« Est-ce que tu t’y connais beaucoup en démangeaison rectale? »

« Mélatonine? »

 

Ensuite, une fois la conversation bien engagé, poursuivez avec les activités suivantes:

 

Une P’tite Marche avec les Poussettes

Commencer par quelque chose de simple. Le but ultime est que vous l’invitiez à souper et vous louer un chalet dans les Laurentides pendant les vacances de la construction, mais partez pas en grandes histoire de ne pas effrayer votre future best friend. Première affaire, si elle a une montre GPS, des poids pour les chevilles et une poussette « jogging » pis que toi tu as un sac de fromage en crottes dans le cup holder, ça part un peu mal. Faites un petit tour du quartier en vous dirigeant vers sa maison en premier. Si elle a la giga-barraque, vous pouvez continuer l’amitié bourgeonnante dans l’espoir qu’elle vous invite à faire du bateau en moment donné.

Les « Playdates »

Testez la solidité de votre fragile amitié en envoyant vos enfants chez votre nouvelle amie le temps d’une playdate, un après-midi où vous domper vos enfants chez quelqu’un d’autre pendant que vous allez à votre « rendez-vous » important, c’est-à-dire Netflix. Demandez les impressions sur votre future nouvelle amie à votre progéniture.

Si il y a trop de projets de bricolage, de biscuits fait maison et de parcours motricité organisé par le parent elle-même, peut-être avez-vous trouvé la personne idéale qui viendra contrebalancer votre désinvolture parentale. Ou bedonc le restant de votre vie vous serez constamment comparé à l’autre maman, celle qui est donc cool pis à quel point vous vous êtes poche. À vous d’y voir.

Magasiner

La prochaine étape naturelle. Votre nouvelle amie adulte doit vous comprendre et être aussi misérable que vous lorsque viens le temps de s’acheter des vêtements, pas quelqu’un de trop confiant qui va courir d’un magasin à l’autre avec toute l’aise du monde sans une seule fois se plaindre de son gros cul, d’à quel point plus rien ne lui fait pis qu’elle n’es juste pas capable de s’arrêter de manger.

S’inviter à souper chez l’un pis chez l’autre

Si ils vous serve du filet mignon, du melon avec des cerises glacées, des asperges enrobés de prosciutto et du sorbet à la mangue fait maison, vous le savez ben que ça cliquera juste pas en fin de compte. Parce que vous saurez ben que même s’ils vous disent à quel point votre poulet au beurre était bon, vous le savez ben qu’elle voulait pas vraiment la recette, surtout quand elle saura que vous l’avez pogné sur la cane de soupe directement.

 

Si votre amie adulte passe tout ces tests rigoureux, alors félicitations! Vous aurez maintenant un ou une nouvelle best friend forever! Ensuite, assurez-vous que vos enfants s’entendent bien, forcez les dans une relation amoureuse lorsqu’ils vont pognez l’adolescence et ensuite vous serez unis pour toujours par les liens sacrés du mariage. Deux familles réunis FOREVER! Si c’est pas de l’amitié ça, j’sais pas ce que c’est. Bonne chance dans les parcs cet été!

Dada Blaise

Pour de vrais de vrais conseils sur comment vous faire des amis parents, lisez ceci: 

Comment se faire plein d’amis parents, partie 1 : premier contact

Comment Se Faire Des Amis « Parents » PART 1

Il serait simple de penser qu’une fois devenu parent se faire de nouveaux amis parents serait facile comme tout, après tout, vous êtes tous les deux parents! De jeunes enfants, à la même école/garderie/parc/cours de poterie de réalignement de chakra! Un petit sourire, une petite blague et pouf, vous vl’à ti-pas avec un nouvel meilleur ami! Vos enfants vont avoir du gros fun noir pendant que vous et votre nouvelle copine allez vous faire des tresses, boire du vin et divulguez vos histoires de baises de l’ancien temps en vous esclaffant et vous caressant mutuellement les seins.

Et pourtant, non. C’est pas si simple finalement. L’art délicat de l’amitié parental est difficile à maîtriser. Prenez les différents facteurs qui viennent compliquer l’amitié régulière, tel les horaires, intérêts, valeurs et venez tripler les complications en rajoutant un enfant ou trois. Qui plus es, le parent que vous apercevez de temps en temps au parc/école peut paraître bien sympathique mais peut cacher des secrets terribles une fois que vous vous mettez à le fréquenter de façon sérieuse. Vos enfants aiment peut-être tout deux se rouler de pâmoison devant Pat Patrouille, mais tout plein de facteurs peuvent venir fausser l’amitié bourgeonnante, comme par exemple:

« Oh moi et ma femme avons réservé nos vacances à OKApulco cet été! Vous devriez venir avec nous, il n’y a rien de tel que la douce brise sur un scrotum fraîchement rasé! »

« J’ai lu un reportage hier de Jenny McCarthy qui disait qu’il est très dangereux de faire vacciner son enfant. »

« Voici ma collection de Beanie Babies! »

« Est-ce que ces biscuits son vegan? »

« Kim Kardashian a tellement de talent! »

« En fait, il faut prononcer JIF et non GIF… »

Et en plus il faut également naviguer les différents parents et leur style de « parenting« .

« Notre petite Elaura ne porte jamais de couche. Nous pratiquons la méthode naturelle, c’est-à-dire d’attraper ses défécations avec nos mains. »
« Spartacus ne joue pas avec des jouets de plastique, désolé. »
« Sharone joue seulement avec des jouets non-genré et qui développe ses capacités motrices. »
« Ici c’est une maison où les enfants participent à l’élaboration des règlements! Ils peuvent décider eux-mêmes des règles qu’ils nous impose. »
Bref, se faire de nouveaux amis parents est aussi complexe que de rencontrer l’âme sœur. Peut-être faudrait-il, pour faciliter la chose, créer un réseau de rencontre, du genre Réseau Contact ou Tinder, avec des petites annonces présentant les différents candidats:
« Elle est une maman à la maison qui cuisine une lasagne comme pas une mais qui fabrique elle-même les meubles de la chambre du bébé avec du bois de grange, elle aime utiliser la phrase: « C’est dans les mains de l’Univers! » et regarde de vieux épisodes de One Tree Hill en boucle; Lui est un amateur de bon vin et aime mordre dans la vie, mais disparait quand c’est le temps de faire la vaisselle. Leur petite Mélissa ne dit jamais « merci » ou « s’il-vous-plaît » mais aucun de ses parents ne semblent intéresser à lui apprendre à le faire. »
« Jeune mère œuvrant dans le monde du cinéma, adore les marches en forêt, les coupes de cheveux en forme de bol, se regarder dans le miroir et faire à semblant qu’elle aime la littérature québécoise. Vit seule avec sa petite Régine, mignonne mais qui a tendance à hurler dans sa chambre, marcher à l’envers dans les escaliers et cracher du sang. Elle parle couramment le latin. »
Mais avec tout ça je n’ai toujours pas dit comment se faire des amis parents!
Alors le voici: vous êtes sûrement aussi fucké que les autres parents. On a tous nos petits secrets, fac, baissez vos attentes, restez ouvert d’esprit pis laissez tomber vos grands principes parentaux pis le jugement. On est tous dans le même bateau, c’est nous contre les p’tits, pis ben vite ils vont rire de nous, de nos coupes de cheveux pis nous goûts musicaux.

Dada Blaise

P.S: Ne manquez pas la suite de mes conseils pour vous faire des amis parents dans quelques jours à peine! Avec mon aide, vous serez les plus populaires! 

 

L’Enfant Têtu a.k.a Tête de Cochon

Il n’y a pas 36 façons de l’expliquer: ou bedonc ton enfant a la détermination et la force de caractère équivalent à un cadre d’entreprise international ou ben non. Il n’y a pas d’entre deux. L’enfant têtu à toujours la switch à on, testant constamment l’autorité, les limites de toutes les situations possibles et imaginables. Pourquoi? Parce que. C’est de même. Ils sont fait comme ça. Ils peuvent être TDAH, TSA, syndrome de ci ou de ça, whatever, ça n’a pas d’importance. On dit de ces enfants qu’ils ont du « caractère », qu’ils sont « strong-willed », qu’ils ont un « tempérament ». Bla bla bla. Quand ton enfant à ce trait de personnalité communément appelé « têtu » ou « tête de cochon » ou « My God arrête d’argumenter! », tu le sais. Oh boy que tu le sais et ce très très tôt. Aussitôt que le petit est en mesure d’exprimer quelque chose autre que des pleurs, le parent sait immédiatement à quel genre d’enfant il a à faire.

Être parent d’un enfant têtu n’est pas seulement difficile, c’est aussi freaking épuisant.

Comment ça? Laissez moi vous l’expliquer à l’aide d’une liste:

 

1. Le combat est éternel

On penserait associer la tête de cochon à une phase, à un âge en particulier, au temps gris ou à la tempête de neige, Vénus qui se fend le Scorpion ou whatever, mais malheureusement, il n’y a pas de temps de répit. Dès que le matin se pointe le bout de la craque, les arguments et les questions arrivent, et souvent avant même que j’aille réussi à ouvrir les yeux. Mon enfant est capable de me tenir tête sur le choix de la chaussette jusqu’à quel toilette il devrait utiliser dans la maison avant de partir. Il n’y a pas de solutions faciles, un matin telle truc peut marcher sur des roulettes pis la semaine d’après, surprise motherfucker!, c’est drette pas ça qu’il fallait faire.

2. Les « bons conseils » arrivent facilement

Les gens, vous les connaissez, ils aiment donc ça nous rappeler comment faire. Oh souvent ils le font subtilement, en affirmant qu’avec LEUR enfant ça marchait de même pis c’était merveilleux. Ben guess what, ça marche pas icitte. Un peu de « discipline » pis de « tableau récompense » pis de « coin de la punitance », ça marche pas pour un enfant têtu/opposant. Ça te force plutôt à constamment te réinventer et à surtout ne plus juger les méthodes des autres parents.

3. Tu te sens poche ben plus souvent qu’autrement

Les autres enfants, mon doux que ça a l’air facile pour eux autres. « Viens dans le bain pour chéri! » pis zoop le p’tit a enlevé son pyjama pis il est dans le bain en train de se laver les cheveux avec de l’huile de noix de coco. Est-ce qu’il est réellement possible de demander seulement UNE fois à un enfant d’arrêter de jouer pis de venir dans l’auto? Vraiment? Pour la plupart c’est facile, facile, de petits événements quotidiens qu’on ne remarque pas, mais quand ton enfant est un têtu/opposant, tu te poses sans arrêt des questions, tu lis tous les bons conseils sur le net pis dans les bons livres, tu essayes toutes les fucking méthodes inimaginables pis souvent tu finis ta soirée dans ton lit avec les oreilles qui résonnent par les résidus de crises intenses en priant le ciel qu’il s’endorme rapidement avant que tu prennes 300 lbs en chips de la désolation.

4. Tu te découvres plein de nouvelles émotions pis tu grandis (une p’tite affaire)

Parfois le combat entre moi et mon enfant est si intense qu’il dure jusqu’au réveil, où mon petit me réveille avec la petite lèvre qui se mordille, l’air songeur pis le gros câlin. C’est notre petit répit, une petite déclaration de paix, même si je sais qu’elle ne durera pas très longtemps. Il tiendra son point sur n’importe quel sujet qu’il trouvera. Le petit défiant est très bon pour trouver les pitons, la faille et m’a fait ressortir plus d’une fois une émotion terrifiante et noire que je ne pensais pas posséder. Il m’a également fait découvrir des nouvelles sources d’énergie que j’ignorais que je possédais. Et m’a appris que j’aimais cet enfant-là plus que tout.

5. Mais…

 

La Nature a fait que mon bambin est extra, triple crème mignon, ce qui l’aide beaucoup à ce qu’il gagne certaines de nos batailles. Mais punitions il y a, conséquences et récompenses, yeux piteux et Dada qui tient son bord, le plus serré qu’il peut pour que la leçon soit comprise. Mais l’est-elle vraiment? Fuck if I know. Pour une heure, un jour, puis la belle leçon semble s’effriter, à refaire, à recommencer. Mais j’ai toujours espoir qu’il reste tout de même une petite trace, une poussière, peu importe la grosseur, juste quelque chose, puis qu’à chaque leçon, chaque bataille, ce petit point grandisse et grossisse, jusqu’à ce qu’il emplisse complètement mon enfant et le modifie de l’intérieur, peu à peu, à son rythme à lui. Et c’est pas mal le côté le plus difficile de la vie d’un parent, non?

Dada Blaise, caché dans sa chambre entrain de manger des chips

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Le Meilleur Avantage d’Avoir des Enfants

Être parent signifie beaucoup de troubles, désavantages, moments de terreur, solitude, position fœtale sous la table à sucer la nappe, braillage, perte de cheveux et cul qui épaissit violemment. MAIS attendez! Non, revenez, restez, c’est pas SIIIII PIRE que ça. Il n’y a pas que des mauvais côtés à être parent. Oh non. Il y a aussi une chose, UNE CHOSE incroyable, et c’est celle-ci: utiliser votre enfant comme excuse pour ne pas faire quelque chose qui ne vous tente pas pantoute. C’est l’excuse parfaite, idéale, magique pour vous esquiver de toutes situations sociales dans lequel vous avez zéro, fuck all intérêt, parce que dans l’fond, qui oserait mentir à propos de son propre enfant?

Papa pis Dada. Eux autres ils mentent. Pis vous aussi, avouez-le.

Exemple: Vous êtes invité à un super brunch d’anniversaire de la nouvelle copine, vingtaine et seins rebondies qui font chier, de l’ami de  votre conjoint. La place va être rempli à craquer de jeunes professionnels urbains et tendances qui ont des chalets à Charlevoix, aime les cactus et font du tennis le jeudi soir, bref vous avez rien à leur dire. Comment vous défiler de l’invitation? La solution est simple: votre enfant: « Oh, nous adorerions y aller, mais mon garçon à son cours de natation en même temps. J’aimerais bien mieux être à une fête, mais bon, pas ben le choix! » Tadam! Vous avez votre dimanche libre et vous pouvez en profiter pour faire ce qui vous tente! (Écouter la TV en petites culottes, faites moi pas chier avec « de l’exercice » ou « je fais du cannage pour l’hiver entier. » )

C’est la règle du monde des parents après tout. Pose moi pas de questions, pis je t’en poserai pas non plus. Les parents, ils savent, ils comprennent, ils compatissent avec vous parce qu’ils vivent la même affaire. Ils ne questionnent pas votre excuse parce qu’ils ont utilisé la même deux jours auparavant pour pas aller à la fête de votre enfant quand leur fillette supposément vomissait du sang (yeah right!).

Et si vous avez à faire avec un de ces Moldus, un des nombreux adultes sans enfant, ben comment dire, ils n’ont aucune idée ce que c’est avoir un enfant, fac vous pouvez les bourrer d’excuses et ils auront rien à redire parce qu’ils ne savent pas vraiment de quoi il en retourne (mon p’tit fait ses dents, mon p’tit a la diarrhée, mon p’tit vient de se faire vacciner, mon p’tit ne dors pas depuis 3 jours pis moi non plus pis j’ai l’impression que j’vois dans une nouvelle dimension tellement chu fatigué.)

Certains d’entre vous se sentiront peut-être inconfortable de mentir, parce que you know, intégrité, valeurs, éthique et autre bullshit du genre, alors que d’autres sont juste pas bon pour mentir,donc pour vous aider voici quelques excuses  déjà toute prêtes qui vous éviteront de dire: « C’est parce que je t’aime pas la face. »

1. On vous invite à une petite soirée amicale entre voisins, avec du Ariana Grande en musique de fond, parce que tsé, les « jeunes » écoutent ça et des promesses de discussions approfondies sur Mémoires Vives, Le Banquier, La Voix et les crottes de chien. 

Excuse parfaite: « Oh désolé, mon garçon a son cours de karaté demain matin et il doit être en forme! »

2. Vos collègues de travail veulent que vous vous inscriviez avec eux à un marathon/cross country à Magog et juste vous lever de votre chaise vous fait râler comme un soufflet de forge.

Excuse parfaite: « Super, j’embarque dans l’équipe! Oh…attendez que je regarde mon calendrier, c’est le 14? Oh, c’est la même journée que le spectacle de ma fille pour son ballet jazz. Maudit, j’avais tellement envie de courir dans la bouette humide! »

3. Votre cousin et son groupe de musique font un pestacle au cabaret du coin et aimerait beaucoup que vous soyez là.

Excuse parfaite: « J’adorais y aller, mais c’est la soirée cabane à sucre à la garderie de mon p’tit, faut que tous les parents soient-là. Shit, c’est plate hein? »

4. Vos amis du secondaire se font un petit get together plaisant et un peu pitoyable au Scores et insiste donc pour que vous veniez vous joindre à eux pour parler de Nick Carter pis d’à quel point chose à grossi.

Excuse parfaite: « Le p’tit a la gastro. »

5. Souper avec votre belle-mère.

Excuse parfaite: « Le p’tit a la gastro. »

6. Gardez les enfants de vos amis pour la nuit.

Excuse parfaite: « Le p’tit a la gastro. » (Sérieux, la gastro est l’excuse passe-partout pour toutes les situations, surtout pour annuler quelque chose au dernier moment.)

Vous pouvez bien évidemment mixer les excuses selon votre bon plaisir et autant de fois que vous le voulez.  Pis que j’vous voye à vous sentir coupable pis mal parce que vous utilisez votre enfant ainsi. Vous l’élever 24h sur 24h, 7 jours sur 7 c’t’enfant-là, fac vous pouvez ben profitez de lui une fois de temps en temps bonyeu.

Dada Blaise

La Semaine de Relâche Du Plaisir

Vous venez peut-être tout juste de terminer une semaine de relâche. Ou ben vous êtes en plein dedans. Ou bedonc vous ne connaissez pas ce terme »semaine de relâche » parce que vous n’avez pas d’enfant, ni de travail relié à l’éducation et vous êtes sur votre yacht à vous faire bronzer les seins nus ressuillant d’huile de noix de coco alors qu’un bel éphèbe d’une vingtaine d’années s’approche avec un verre de champagne dans une main, un bol de chips au vinaigre dans l’autre et une érection qui pourrait détruire tout Tokyo en entier.

Le monde entier sait habituellement que c’est la semaine de relâche par le simple fait que les familles heureuses aiment donc broadcaster sur leur Facebook quelles activités amusantes ils ont de prévu ou ils ont fait pendant ces sept jours de congé. Les plus nantis d’entre eux révéleront que leur croisière dans les Bahamas était donc merveilleuse, que cette semaine en Jamaïque était donc relaxante, que ce chalet à Tremblant était donc rustique chic, alors que le reste d’entre nous se contente de faire à semblant qu’ils sont content de rester à la maison pour faire du « cocooning » tout en braillant dans leur relevé de compte hypothécaire.

Bref, voici un résumé d’une semaine de relâche « typique » pour le commun des mortels:

Lundi: 

Hourra! C’est le lundi pis il n’y a pas d’école, pas de garderie! Heille, on fait ça « spécial » pis on reste en pyjama toute la journée! Pour garder l’illusion que vous n’êtes pas mortifié à l’idée d’endurer votre enfant pendant une semaine entière, confectionner un petit déjeuner avec crêpe, œufs, bacon croustillant et fruits variés et colorés qui donneront l’effet d’un tableau impressionniste dans l’assiette de votre enfant. Ou ben câlisser le tout aux vidanges et servez l’habituelle toast beurre de pinotte puis manger dans le salon devant la tivi, c’est selon. Restez dans cette position jusqu’à midi, puis voyez comment votre enfant pogne rapidement la gigote et l’ennui et vous achale pour une activité quelconque.

Suggestion de Dada: Pognez des petites bébèlles et gugusses inutiles et mettez ça dans un gros bac à glace. Congelez. Dîtes au p’tit qu’il doit creusez et détruire la glace pour pogner ses jouets. Entertainement garanti pendant des HEURES! (P.S.: C’est une vraie affaire là, c’est pas une blague!)

Mardi:

Proposez une nouvelle journée pyjama! Recevez un accueil plutôt mitigé ainsi qu’un coussin par la tête. Cessez de jalousez ces familles parfaites et leurs photos de ventres plats et ciel azur sur mer des Caraïbes, et participez vous aussi à une activité digne d’un voyage dans le sud: Allez à la piscine municipale! D’accord, vous aurez à partager l’espace avec les 300 autres familles qui ont eut la même idée, mais c’est pas grave, l’expérience est presque la même que dans un resort à Cuba: il faut chaud, c’est humide, c’est bondé de gens et vous risquez de pogner le va-vite à force de patauger dans le jus sale de la ville entière!

Mercredi: 

Votre enfant n’en peut plus de votre unique compagnie et vous sentez que votre relation prend une tournure Psycho avec Norman Bates tellement vous et votre enfant passez du temps ensembles? Invitez des amis à passer du temps à la maison! Sortez des jeux de société divers, des jouets amusants et des repas équilibrés et voyez comment votre propre enfant devient une peste et ne veut RIEN faire de vos activités pendant que les autres s’amusent comme des fous. Rassurez les mamans qui vous demandent si vous serez bien capable de gérer autant d’enfants dans votre maison puis terminez la journée avec un enfant en pleurs, un autre couvert de bouette et votre propre petit avec le front en sang parce qu’il a foncé dans le mur en jouant à tag. #bestbabysitterever #noworries #Idrankwineduringlunch

Jeudi:

Planifier une journée empreinte de découvertes et de magie en sortant un peu de la maison et en proposant à votre enfant que vous devez aller chercher le plancher de céramique pour la chambre de bain. Ajoutez également que vous irez marcher en forêt ou regarder les canards se geler le derrière ou whatever pour que le p’tit entre dans le satané char. N’oubliez pas que vous vivez au Québec et que nous sommes en plein mois de Mars, ce qui veut dire qu’il faudra donc planifier d’apporter les mitaines, tuque et foulards ainsi que la crème solaire et les bottes de pluie pour votre petite virée dans la nature. Si vous arrêtez dans un parc, préparez-vous à pousser votre enfant sur les balancoires alors que vous enfoncez de 13 pieds dans la gadoue.

Vendredi: 

Bon, c’est ben beau le plaisir gratuit, mais il faut un peu de travail manuel pour cet enfant, non? Attrapez moppe, balais, éponge et vieille guenilles rapiécé dans la blouse de votre grand-mère et nettoyez la maison de fond en comble. Le p’tit n’a pas de fun? Faite un concours à savoir qui trouvera le plus de petits morceaux de LEGO, d’élastiques colorés et de billes qui sont supposés aller dans le jeu Hungry Hungry Hippo. Mettez de la musique qui groove et qui donne le goût de danser, la musique que vous écoutiez sur votre Discman avec vos copines du Cégep genre. Faites vous chicaner par votre enfant. Changez de tounes et mettes la calisse de bande sonore du film Trolls. Moppez le plancher tout en chantant avec Anna Kendrick. Faites vous chicaner par votre enfant qui n’aime pas que vous chantiez par-dessus la musique.

Samedi: 

C’est le temps de relaxer! La raison? Les virus étranges et autres trucs qui flottaient dans la piscine municipale risque d’avoir assez incuber dans le ventre de votre petit ange pour afin le rendre malade! résultait, le pauvre p’tit pit feel pas et dors sur le divan. Célébrez brièvement puis rappelez-vous que vous devez vous occupez de votre enfant malade malgré tout, et qu’en plus vous allez sûrement être malade par la suite! Écoutez Riverdale et fantasmez sur Archie comme jamais vous auriez pensé le faire.

Dimanche:

Planifiez tout de suite un plan d’épargne afin que vous puissiez vous payez des vacances l’an prochain.

Dada Blaise